De Dresde à Gaza : certains individus ne changent jamais

SOTT.net
Vendredi 13 février 2009

 

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© Richard Peter, 1946, Air Force Magazine

«La Bonté», sculpture en grès par August Schreitmüller sur l’Hôtel de Ville de Dresde dominant la ville en 1946, après le bombardement ayant duré du 13 au 15 février 1945

64 années après le jour tragique où Dresde fut complètement détruite par les forces alliées et où des civils sans défense périrent dans le brasier des bombardements, des questions restent en suspens. L’une des villes d’Europe les plus belles et les plus verdoyantes, «bien située et jouissant d’un climat clément près de l’Elbe, une ville d’architecture baroque comptant nombre de musées et de collections d’art de réputation mondiale, Dresde fut baptisée ‘Elbflorenz’ (la Florence de l’Elbe).» Les descriptions de cette ville ainsi que les photos d’époque nous donnent une idée des gens qui y vivaient: ce devait être des individus accordant de l’importance à la beauté, à l’art et à la nature, généralement cultivés et raffinés, des traits de caractère qui se reflètent dans la physionomie de la ville. Mais leurs vies étaient destinées à changer du jour au lendemain, la belle ville défigurée par les événements atroces de la Saint Valentin 1945, ses vestiges calcinés témoignant de l’oppression sans relâche que les psychopathes exercent sur l’Humanité.

 

Comme nous le savons désormais, après des années passées à suivre les événements internationaux et à observer comment les pathocrates font des guerres une excuse pour «étancher leur soif de sang et de souffrance», l’attaque délibérée des individus les plus humains constitue l’une des techniques favorites, offrant l’avantage supplémentaire de supprimer certaines lignées et certains héritages génétiques. Il ne serait pas étonnant que les pathocrates aient voulu détruire Dresde pour les valeurs qu’elle représentait, afin d’envoyer un avertissement symbolique au reste de l’humanité. Et les dirigeants psychopathes de l’époque avaient accompli et même dépassé cette mission s’arrêtant seulement lorsque l’humanité montra son opposition. C’est ainsi que les psychopathes évaluent les limites, puisqu’ils ne disposent pas d’une «alarme interne» commandant la fin des brutalités. C’est la même histoire pour le récent carnage de Gaza. Sans les protestations de l’humanité (les citoyens plutôt que les chefs d’État et leurs gouvernements), Israël aurait totalement «effacé» Gaza. C’est ainsi que les forces britanniques et étasuniennes, exécutant des ordres venant d’en haut, ont plongé la ville de Dresde en enfer.

Le bombardement

 Et aussi cette vidéo.

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, les nations impliquées dans le conflit avaient grandement amélioré leurs technologies aéronautiques, leur permettant de faire plus de victimes plus efficacement que jamais. Pour les individus détenant le pouvoir et animé d’intentions néfastes, le nouveau «jouet de guerre» proposait un bonus inattendu: il fournissait des excuses bien pratiques pour chaque nouveau carnage – crime que la plupart d’entre nous considéreraient comme immoral et impardonnable - Oh! Désolé, nous ciblions les bases militaires mais, zut! Nous avons involontairement tué des milliers de civils innocents. Mea culpa.

Algis Valiunas écrivit le passage suivant sur ce thème:

En 1921, Giulio Douhet, poète, compositeur de pièces de théâtre, et chef visionnaire de l’armée de l’air italienne que les quatre rédacteurs considèrent légitimement comme l’inventeur du concept de «puissance aérienne», a publié La maîtrise de l’air. Il y écrit:

Le champ de bataille sera seulement limité par les frontières des nations en guerre, et chacun de leur citoyen sera un combattant, puisque tous subiront les attaques aériennes ennemies. Il n’y aura plus de distinction entre soldats et civils.

Deux années plus tard, Hugh Trenchard, principal architecte de l’armée de l’air britannique (RAF) insista sur le fait que la meilleure défense était une bonne attaque, et que l’arme offensive la plus sûre était le bombardier: «c’est sur la destruction des industries de l’ennemi, et par-dessus tout, sur la démoralisation…causées par les bombardements que se fonde l’ultime victoire.»

En 1931, Stanley Baldwin, Premier ministre britannique, connu pour sa grande pusillanimité – Churchill l’immortalisa sous le nom de «parangon de la passivité» – expliqua pourquoi il était certain qu’un désarmement complet constituait l’unique solution. L’ «homme de la rue», déclara Baldwin doit «comprendre qu’aucune puissance sur cette planète ne peut empêcher qu’il soit bombardé. Quoiqu’on lui dise les bombardiers continueront à larguer leurs bombes.»

À l’instar d’Adolf Hitler, il était, selon les mots de Jörg Friedrich, «un fervent douhetiste». En 1934, Alfred Rosenberg, le théoricien du Parti nazi, décrivit la guerre aérienne comme une solution salutaire permettant d’unir à nouveau l’«homme de la rue» au soldat combattant sur le front. D’après Friedrich, Rosenberg était convaincu que «la guerre du futur serait menée sous l’étendard des flottes aériennes…et impliquerait la nation entière dans la lutte pour la survie.»

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Extrait du rapport officiel écrit en 1945 par Arthur Harris, commandant des forces britanniques de bombardement sur l’Allemagne.

Et ainsi, les civils de Dresde firent partie intégrante de la guerre; sans aucun doute ce bombardement constitue un acte délibéré de terrorisme d’État. Après que le monde se soit élevé contre l’holocauste de Dresde, Arthur Harris, commandant des forces britanniques de bombardement sur l’Allemagne, répondit, en des termes révélateurs de son profil pathologique, à la suggestion de Winston Churchill visant à arrêter le bombardement de zones urbaines puisque la guerre touchait à sa fin:

Comme tout autre acte de guerre, des attaques ciblant des villes sont intolérables, à moins qu’elles ne soient justifiées stratégiquement. Et elles sont justifiées stratégiquement dans la mesure où elles permettent de réduire la durée du conflit et d’épargner ainsi la vie de soldats alliés. À mon avis, nous n’avons absolument pas le droit d’abandonner ces bombardements à moins que nous ne soyons certains qu’ils n’auront pas de tels effets. Personnellement, je considère que l’ensemble des villes allemandes restantes ne vaut pas la vie d’un seul grenadier britannique.

Cela rappelle fort les péroraisons sionistes actuelles, n’est-ce pas? Le même Harris, au moment d’expliquer pourquoi il avait ordonné le bombardement de Dresde, écrivit dans son autobiographie:

Je sais que la destruction d’une ville si importante et si majestueuse aussi tard dans le conflit ne fut pas perçue comme nécessaire par nombre de gens de bien qui reconnaissent que nos attaques antérieures étaient totalement justifiées à l’instar de tout autre acte de guerre. À ce sujet, je dirais seulement que le bombardement de Dresde était considéré à l’époque comme une nécessité militaire par des gens bien plus haut placés que moi, et que si leur jugement était fondé, alors s’applique le même argument que celui présenté dans un chapitre précédent où je précisais mes pensées quant à l’éthique du bombardement dans son ensemble.

Et c’est l’argument mis en avant par la plupart des défenseurs du bombardement de Dresde, selon lequel ils étaient justifiés car ils servaient des objectifs stratégiques; par conséquent, Dresde fut décrite comme un maillon essentiel dans l’appareil de guerre allemand. Cela est cohérent dans la mesure où l’Allemagne de cette époque, dirigée par des psychopathes comme Hitler et ses nazis, était obsédée par la guerre. Mais étaient-ils les seuls psychopathes au pouvoir à cette époque?

En ce qui concerne cette justification militaro-stratégique, un commentateur a écrit:

Dresde était considérée par une grande majorité comme une ville de faible importance stratégique et disposant de peu d’industries liées à la guerre, quoique, après les faits, Winston Churchill l’ait décrite dans ses mémoires comme «le centre de communication de l’Allemagne pour le front de l’Est.» On a prétendu que le bombardement avait été exécuté sur ordre de l’Union Soviétique, afin d’attaquer des divisions blindées allemandes en transit dans la ville. Toutefois, les rapports de préparation de mission de la RAF montrent que l’une des raisons était de montrer «aux Russes lorsqu’ils arriveraient, ce dont le commandement des forces de bombardement était capable» (c’est-à-dire intimider les Soviétiques).

En outre, combien cette notion de sacrifice de civils pour atteindre un objectif stratégique est-elle humaine? Est-ce que l’immolation d’une ville entière dont la population avait atteint le double de sa densité normale – en raison de sa réputation de refuge sécuritaire dans un monde de démence – peut être considérée autrement qu’un acte sans conscience de terrorisme d’Etat, provenant de la même mentalité pathologique qui sème la terreur actuellement à Gaza, en Iraq et en Afghanistan?

 

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© Joerg Friedrich – Brandstaetten

La structure de la cathédrale de Dresde atteignit des températures estimées à 1000° C. Suite à cette intense chaleur les corps de nombreuses victimes fondirent et se soudèrent au sol.

Dans son commentaire sur le livre de Frederick Taylor, un historien britannique qui a écrit Dresden: Tuesday, Feb. 13, 1945, Laura Miller présente une image différente de Dresde, que Taylor appelle «la Dresde réelle» par opposition à «la Dresde mythique»:

Comme décrits par Taylor, les Dresdois vivaient dans un monde onirique «baignant joyeusement dans l’illusion que leur ville était trop belle et trop célèbre pour souffrir comme les autres villes peuplées du Reich.»

C’est seulement lorsqu’il traite de cette croyance que Taylor, écrivain rigoureusement intègre et compatissant verse dans l’exaspération. Il suggère que ce fantasme était une facette du déni allemand plus global par rapport à ce qu’ils acceptaient que leur nation devienne sous le joug d’un maniaque exaltant leur statut de peuple élu.

Comme les dirigeants sionistes israéliens actuels, qui ont convaincu les juifs israéliens de leur «destinée spéciale» et leur ont redu aveugles sur la réalité des crimes perpétrés par ce régime, peu importe combien ses citoyens sont civilisés ou passionnés d’art et de culture. Taylor déclare que les habitants de Dresde n’étaient pas non plus si innocents:

La ville avait un lourd passé en termes d’antisémitisme, et bien qu’elle n’ait jamais disposé de beaucoup de juifs à persécuter, elle fit de son mieux avec les victimes qu’elle avait sous la main. « Dresde était un haut lieu du nazisme avant même qu’Hitler n’accède au pouvoir,» précise Taylor, soulignant que le Parti national socialiste obtint la majorité des suffrages à l’occasion des élections du Reichtag en 1932. Martin Mutschmann, dirigeant local du parti et gouverneur de la province, était particulièrement fanatique et il insista pour que la ville observe un deuil public pendant les huit jours qui séparèrent le suicide d’Hitler de l’arrivée de l’Armée Rouge.

Même si cela est vrai, la ponérisation des villes allemandes justifie-t-elle leur destruction? Une destruction qui fait penser à l’enfer. Voici un extrait du livre de Jörg Friedrich intitulé «L’incendie, l’Allemagne sous les bombes, 1940-1945 » :

Le déluge de feu évoquait l’atmosphère d’une autre planète, incompatible avec toute forme de vie. Les gaz, les radiations de l’uranium, les bactéries ou la chaleur ne provoquent pas de blessures corporelles violentes, ils placent simplement le corps dans un nouveau milieu impropre à la vie. On peut subir une blessure mortelle parce qu’on était au mauvais endroit au mauvais moment, mais cela ne change pas fondamentalement le monde. A contrario, l’annihilation se produit lorsqu’aucun organisme vivant ne peut continuer à exister en un certain lieu… Comme projetés à travers un hachoir à viande, 10 kilomètres carrés de la ville d’Hambourg sont devenus pendant trois heures non pas un lieu où la vie meurt, cela arrive tout le temps – mais plutôt un lieu où la vie est impossible, où elle ne peut exister. Hambourg et Hiroshima sont les symboles d’une guerre qui ôte certains territoires du monde vivant.

Cela n’est pas sans nous rappeler le récent carnage de Gaza, où l’artillerie lourde a déversé phosphore blanc et explosifs à métal dense inerte sur les populations civiles, causant des morts atroces, des blessures difficiles à traiter et un environnement toxique destiné à éliminer les survivants au cours des années à venir.

À Dresde le bombardement «stratégique» s’est déroulé en trois phases. La première provoqua de graves dégâts structurels et piégea les civils terrorisés – en grande majorité des femmes et des enfants – dans les abris souterrains de la ville. La deuxième phase vit le largage de quantités obscènes de bombes incendiaires – sans aucun doute destinées à maximiser le nombre de victimes civiles – incinérant la ville tandis que l’incendie se transformait en une gigantesque colonne de feu qui selon les témoignages fut observée plusieurs centaines de kilomètres alentour. Nous lisons ceci dans les journaux de campagnede la RAF:

796 Lancasters et 9 Mosquitos furent répartis en deux escadrons distincts et larguèrent 1478 tonnes d’explosifs de forte puissance et 1182 tonnes de bombes incendiaires. [...] L’essentiel a été écrit sur les conséquences abominables de ce bombardement. Il suffit de dire à ce sujet qu’un incendie, similaire à celui que connut Hambourg en juillet 1943, se propagea et réduisit en cendre de vastes portions de la ville. Personne n’a jamais été capable d’évaluer le nombre de victimes, mais il est généralement accepté qu’il a dépassé les 40 000 morts pour l’incendie de Hambourg et qu’il pourrait y avoir eu plus de 50 000 victimes à Dresde.

311 B-17 étasuniens déversèrent 771 tonnes de bombes sur Dresde le lendemain, les quais de gare étaient leurs cibles. Une partie de leur escorte constituée de chasseurs Mustang reçut l’ordre de mitrailler les axes routiers autour de Dresde pour accroître le chaos. Les Étasuniens bombardèrent à nouveau Dresde le 15 février et le 2 mars, mais il est généralement accepté que le bombardement de nuit mené par la RAF fut le plus destructeur.

Cela fait beaucoup de bombes, n’est-ce pas? L’ampleur phénoménale du bombardement de Dresde fut notablement supérieure à tous les autres, autant pour l’usage intensif de bombes incendiaires que celui de bombes à forte puissance plus «conventionnelles». Et tout cela ciblant manifestement les civils et la ville en tant que telle. Voici l’extrait d’une lettre envoyée au Guardian et publiée le 14 février 2004:

Les doutes de Dresde

Mon père fut l’un des «météorologistes anonymes de la RAF [qui] scellèrent finalement le sort de Dresde» («Mission accomplished», Michael Burleigh, le 7 février). Enseignant souffrant d’un manque chronique d’analyse à long terme, il joignit le bureau de météorologie au début de la guerre qui, espérait-il, n’aurait pas lieu, mais qu’il considérait comme absolument nécessaire. Il savait qu’il ferait partie d’un système qui amène de jeunes hommes à risquer leur vie, et qui inévitablement – étant donné l’incompatibilité entre les techniques de calcul de trajectoire des bombes et les méthodes de prévision météo – provoquerait la mort d’un nombre considérable de civils.

La réunion préparatoire au bombardement de Dresde, était l’une de ces nombreuses rencontres auxquelles il avait pour habitude de participer, et même avant que les équipages ne quittent le sol il était troublé par une omission notable par rapport aux instructions habituelles.

Normalement, on donnait aux équipages une cible stratégique – n’importe quoi allant d’une usine majeure au milieu de nulle part jusqu’à une jonction ferrée, petite mais importante, située en agglomération. Plus la cible était petite et plus la densité urbaine alentours était élevée, plus nombreuses seraient les victimes civiles – mais étant donné que ces bombardements ciblaient un point stratégique ces décès pouvaient être justifiés.

D’après mon père, c’est exclusivement au cours de la réunion de préparation du bombardement de Dresde qu’on ne donna aucune cible stratégique aux équipages. On leur dit simplement que toute zone située dans l’espace urbain conviendrait.

Il comprit que Dresde et sa population civile constituaient la cible principale du bombardement et que sa destruction et leur disparition ne servaient aucun objectif stratégique, même au sens le plus large; il comprit qu’il s’agissait d’un manquement caractérisé au principe selon lequel la mort de civils était une conséquence regrettable mais inévitable des bombardements, et qu’il avait été complice de ce qui fut, au mieux, une opération fort discutable. – David Pedlow

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Les agneaux à l’abattoir: pris en étau entre les divisions alliées de la pathocratie à l’Ouest et les divisions soviétiques de la pathocratie à l’Est, les réfugiés et les Dresdois sont sacrifiés sur l’autel de la victoire.

C’est ainsi que les Britanniques et les Étasuniens mirent Dresde et sa population à genoux. Il est utile de noter qu’en 1915, les forces britanniques coulèrent le Dresden:

New York Times, 17 mars 1915

Une dépêche émise cette nuit par l’Ambassade d’Allemagne à Washington a annoncé que le croiseur allemand Dresden, coulé par une escadre britannique au large de la côte chilienne dimanche «fut apparemment attaqué alors qu’il s’abritait dans des eaux neutres» Les informations de l’Ambassade ont été transmises hier et aujourd’hui par télégrammes depuis Valparaiso au Chili.

Dans certaines tragédies grecques, le terme Prooikonomia caractérise les quelques lignes d’introduction écrites par l’auteur afin de prévenir le lecteur de la tragédie qui est sur le point de s’abattre sur les protagonistes. Le naufrage du Dresden constitua la Prooikonomia d’événements qui allaient se dérouler 30 ans plus tard.

Il y a aussi cette intéressante découverte issue des recherches menées par Taylor dans le cadre de son livre, qui montre que certains habitants – les juifs en l’occurrence – réussirent à éviter le naufrage de la ville:

Peut-être que la plus importante et la plus étonnante de ces ironies est que Victor Klemperer, célèbre diariste pendant l’ère nazie, devait être déporté le 16 février, en même temps de ce qu’il restait de juifs à Dresde (tous mariés à des «Aryens»). Tout le monde savait ce que cela signifiait: «au mieux une déportation vers le ghetto de Theresienstadt, au pire une marche funèbre similaire à celles qui avaient déjà mené des dizaines de milliers de juifs à une fin amère et brutale alors même que les récentes avancées des Alliés semblaient apporter une délivrance si insoutenablement proche,» écrivit Taylor. Klemperer et son épouse fuirent pendant la phase de chaos qui suivit le bombardement, se faisant passer pour des «Aryens» dont les papiers avaient été détruits par l’incendie. (Les journaux de Kemperer constituent un trésor culturel que le bombardement sauva plutôt que le détruire.) Un autre juif de Dresde, Henny Wolf, écrivit «pour nous, aussi macabre que cela puisse paraître, l’attaque aérienne apporta notre salut, et c’est exactement comme ça que nous l’avons interprétée

Vous les connaîtrez à leurs fruits…

Quoique prévisible, il était étonnant de lire tous les défenseurs de l’annihilation de Dresde déclarer que celle-ci était justifiée car elle servait le «bien», tandis que les agissements d’Hitler et des nazis étaient motivés par le «mal». S’ils avaient lu Ponérologie Politique, ils sauraient que les agissements psychopathes sont commis par des individus revêtant tous types d’uniformes militaires, dissimulés derrière l’idéologie qui les arrange. C’est ce manque de connaissance chez des historiens par ailleurs bien informés qui les empêche de voir les véritables causes des événements internationaux.

Écumant l’Histoire, cette minorité de parasites a tissé sa toile d’illusions. Depuis la nuit des temps ils se faufilent et esquivent, passent d’une organisation à l’autre, d’un pays à l’autre. Ils s’assurent qu’avant de causer la destruction finale de la nation parasitée (qu’ils ont étouffée juste assez longtemps pour que le peuple ait un aperçu de leur hideuse nature) leurs tentacules vénéneux soient régénérés, désormais en place pour détruire l’ordre ancien, et réclamer à cette occasion la confiance du peuple pour qu’ils le sauvent des menaces de ce monde. Et le même scénario se produit encore et encore. Ils commettent les crimes, en président les procès, forcent les autres à payer les pots cassés, et puis recherchent le prochain bouc émissaire servile qui paiera les dettes karmiques pour les crimes qu’ils ont eux-mêmes commis. Et c’est toujours l’humanité qui paye pendant que les responsables quittent la scène sans être inquiétés.

C’est ainsi que le sort de Dresde en 1945 s’applique à la situation actuelle, c’est une prooikonomia de ce qui pourrait nous attendre dans un futur pas si éloigné. Alors que les dirigeants sionistes poursuivent leur extermination du peuple palestinien et que la population mondiale commence à voir derrière leur masque de santé mentale, les psychopathes au pouvoir vont désigner – comme à Dresde – les juifs comme boucs émissaires. Joe Quinn a souligné en 2007 que le rassemblement des juifs en un même lieu n’était pas innocent:

Toute la vérité de cette thèse se retrouve dans ce passage: «la conséquence du sionisme [a été] de regrouper tous les juifs en un même endroit pour qu’ils y soient détruits.»Cette idée, comme suggérée par Greenway, selon laquelle ce fut une erreur de la part des sionistes qui ont créé et continuent à contrôler l’État sioniste est risible, surtout parce qu’il était fort évident, depuis le tout début, que la création en 1948 d’un État destiné aux juifs à travers le vol de terres appartenant à un autre peuple et que l’oppression et les meurtres récurrents infligés à la population locale au cours des 58 années suivantes étaient la meilleure manière d’assurer une menace perpétuelle à l’encontre des juifs d’Israël.

Il est un fait peu connu selon lequel ce n’est pas que le sang palestinien qui a été versé pour créer l’État sioniste d’Israël. Au cours des 100 dernières années, les dirigeants sionistes ont accordé si peu de valeur à la vie des juifs du Moyen-Orient qu’ils les ont utilisés et sacrifiés, pour s’assurer la création de l’expérience psychopathe qu’est l’actuel État d’Israël.

 

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