Relier les points – début d’un empoisonnement de masse, suite des tours passe-passe de l’Équipe secrète, fin de la suprématie du dollar

SOTT.net
Jeudi 5 novembre 2009

 

© Cagle.com

Le terrorisme a été défini comme « un acte criminel dont les répercussions dépassent la victime immédiate ». Nous sommes d’accord. Reste la question de savoir qui peut le mieux perpétrer des actes criminels dont les répercussions dépassent la victime immédiate. Si vous parvenez à y répondre, vous tenez les vrais terroristes.

Mais tout d’abord, passons en revue quelques-unes des influences subies au cours du mois d’octobre. La vaccination saisonnière a démarré aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni. Obama a qualifié la grippe porcine d’« urgence nationale ». Si c’est M. Charme-Espoir-de-Changement soi-même qui le dit… c’est que ça doit être vrai ! Non ? Mais attendez un peu de lire ce qui suit… Par ici, m’sieur dame, n’oubliez pas le guide !

 Logique porcine

 

Beaucoup de bruit pour rien

L’image ci-contre (cliquez pour  l’agrandir) oppose la mortalité des trois-cents derniers jours pour cause de « grippe porcine » à celle due à d’autres causes, « maladies contagieuses » incluses. Sans nous appesantir sur les détails, plus de huit millions de gens sont morts de maladies contagieuses, et presque trente millions de maladies non contagieuses. Par opposition, un peu plus de cinq mille sont prétendument morts de la « grippe porcine ». Si nous disons « prétendument », c’est à cause des extraits de presse à l’effet qu’un grand nombre de cas de « grippe porcine » n’en étaient en fait pas du tout !

En voici un, de CBS News, qui précise :

 

 

 

En bref, sur les trois-cents derniers jours, il y a eu plus de deux fois plus de décès pour cause d’encéphalite que de grippe porcine, et plus de trois fois plus pour cause de dengue que de grippe porcine. Alors, pourquoi n’entendons-nous pas parler des pandémies d’encéphalite et de dengue ?

Ce qui devient de plus en plus manifeste, c’est que les millions de morts prédites par la propagande des médias, de l’OMS et des grandes puissances occidentales relèvent de l’exagération la plus grossière. Et pourtant, la vague mondiale de panique et de peur qu’elle a suscitée redouble d’intensité.

Les États-Unis ont mis en marche un programme de vaccination de masse contre la grippe porcine en focalisant le débat sur leur capacité à fournir à temps les vaccins en quantité suffisante - quand les vraies questions portent sur leur sûreté et leur nécessité alors qu’on les sait contenir des toxines. Le Royaume-Uni cible les sujets supposés à « haut risque » - personnels de santé et autres sujets sensibles - et le Canada, quant à lui, prend prétexte de l’urgence pour sortir des vaccins blindés d’additifs controversés. Les gouvernements du monde entier entretiennent la peur en fermant des écoles et en interdisant les rassemblements publics. Le gouvernement ukrainien en est le parfait exemple : saisi d’une panique de grippe porcine, il a fermé les écoles trois semaines et banni toute manifestation publique.

Pour maximiser la prise des vaccins, on retrouve là le cocktail classique de peur, de menaces, et d’usage de la rhétorique du « C’est pour votre bien ». La déclaration d’Obama sur la grippe porcine comme « urgence nationale » a permis au ministre de la Santé de suspendre les pré-requis fédéraux d’usage. Un hôpital new-yorkais a mis en demeure son personnel de se faire vacciner contre les deux grippes, saisonnière et H1N1, sous peine de licenciement. En dépit des résistances, la Hospital Corp. of America a enjoint ses cent-vingt mille employés de se faire vacciner, faute de quoi ils perdraient leur emploi. Les militaires américains devraient recevoir sous peu des injections contre la grippe porcine et ils serviront de cobayes :

 « J’ai le pouvoir de les y forcer, c’est pourquoi ils seront nombreux à se faire vacciner » a affirmé Renuart, commandant en chef de l’US Northern Command. « Cela fera un pourcentage de la population vacciné bien avant les autres. Comme ça, on pourra en constater objectivement le résultat, pour le meilleur ou pour le pire. »

 

© Anonyme

Les vaccins boostés présentent des dangers de plus en plus évidents. À Washington, une pom-pom girl des RedSkins s’est retrouvée infirme à vie après avoir été vaccinée. En Suède, l’un des premiers pays à avoir mis en place un plan de vaccination, les décès attribués au vaccin de la grippe porcine en portent le total à quatre. Si ces morts ne constituent pas un avertissement suffisant contre la vaccination, les infirmières suédoises font état d’effets secondaires et de maladies liées au vaccin. L’incompétence du personnel médical qui « sur-dose » les vaccins H1N1 des enfants ajoute à la crainte qu’ils suscitent déjà.

De plus en plus de médecins font entendre leur colère et leur souci des dangers du vaccin H1N1. De précieuses études mettent en avant le fait que la prévalence de l’autisme double chez les enfants, à l’heure où les vaccins empoisonnent toute une génération et où les faits passés nous montrent que ce ne sont pas les vaccins qui nous ont sauvé des pandémies précédentes.

Face aux progrès de la santé, la médecine scientifique a été coiffée de lauriers immérités. La plupart des gens croient que l’invention des immunisations est venue à bout des maladies infectieuses du siècle dernier. En réalité, le choléra, la typhoïde, la diphtérie, la coqueluche, etc. ont décliné bien avant que les vaccins correspondants n’aient été disponibles - et ce, du fait de l’amélioration de l’hygiène, du réseau d’eaux usées, et de l’approvisionnement en eau et en nourriture.

Les gens témoignent une fois de plus, en s’abstenant du vaccin, de cette prise de conscience individuelle croissante qu’on leur ment :

Une enquête de The Guardian auprès de directeurs d’hôpitaux britanniques affirme que seulement 10 % du personnel de santé se fera inoculer. Aux États-Unis, beaucoup d’employés des hôpitaux se rebiffent contre les règles qui leur imposent de se faire vacciner, ou de perdre leur emploi. [...] D’après un sondage de l’Université du Michigan, 40 % des parents étasuniens affirment refuser de faire vacciner leurs enfants. Nombre de parents et d’employés estiment que la grippe porcine n’est pas assez dangereuse pour justifier d’encourir les effets secondaires du vaccin.

Cette révolte populaire s’exprime également en Finlande où, d’après les sondages, 75 % des Finlandais refuseraient de se faire vacciner.

En Allemagne, la question de créer un plan de vaccination à deux vitesses, où politiciens et militaires se seraient fait administrer un vaccin exempt d’additifs douteux, a suscité la controverse.

 

© Newsweek

On doute toujours de la façon dont la pandémie progressera, tout comme on laisse sans réponse la question de savoir si oui ou non elle touchera davantage les populations noires ou hispaniques. S’agit-il juste là d’un cadeau de Noël anticipé à l’industrie pharmaceutique, qui fait partie des entreprises à tirer les marrons du feu de la grippe porcine ? Ou bien cela cache-t-il de plus sombres desseins ? La monnaie papier pourrait bien faire partie des victimes de la « pandémie » : les puces RFID susceptibles d’attester de la vaccination, et une société sans argent ne sont-elles pas les deux faces d’une même médaille ?

Cela pourrait bien faire partie du paysage, comme en atteste la réaction de l’Agence fédérale des mesures d’urgence (FEMA) à la déclaration d’Obama, et le fait que la cote des actions VeriChip - l’entreprise qui promeut l’usage de puces RFID jetables - a bondi après s’être vue attribuer le contrat H1N1, et que la Homeland Security va avoir le droit d’interdire l’accès à certains sites Web. Tout cela nous indique que nos prédictions risquent de se réaliser bientôt.

Mais pourquoi vous en faire ? Un bon vaccin, et LE TOUR EST JOUÉ !

 

Jeux de guerre du Moyen-Orient au sud de l’Asie

Iran

Les big boys[1] viennent enfin d’accorder une « audience civile » à l’Iran pour traiter de son programme nucléaire militaire inexistant. Les dignitaires étasuniens, français et britanniques souhaitaient parler calendrier, et mettre en garde l’Iran contre le développement de sa production d’énergie nucléaire, mais les Iraniens ont profité de l’occasion pour affirmer que « personne ne devrait disposer de l’arme nucléaire ». Mohamed ElBaradei, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, a rejeté les affirmations du renseignement britannique à l’effet que l’Iran fabriquait la bombe en secret depuis quatre ans, affirmant lui-même qu’il n’y avait « aucune preuve que l’Iran développe l’arme atomique ». Même le conseiller à la Sécurité nationale des États-Unis, James Jones, s’est déclaré en accord avec lui, tandis que la Turquie et la Russie faisait de leur côté bloc avec le gouvernement iranien. Imperturbable face à la propagande des fauteurs de guerre, l’Iran a ajouté qu’il prévoyait lancer un satellite en orbite au printemps prochain.

Ayant échoué en juin à provoquer un changement de régime avec la « révolution douce », les grands de ce monde se sont rabattus sur une tactique qui leur est familière : au Sistan-Balouchistan, leur groupe terroriste par procuration, Jundullah, s’en est pris au cours d’une attaque sophistiquée aux principaux membre de partis, faisant quarante-deux morts, dont cinq membres seniors des Gardes de la révolution iranienne. Deux policiers ont été abattus dans la région quelques jours après. D’après le chercheur Mahdi Darius Nazemroaya, Jundullah, contrairement à l’image de mouvement légitime de résistance que les médias occidentaux donnent de lui, est une organisation terroriste basée au Pakistan créée par les services secrets britanniques, étasuniens et pakistanais, dont les activités ne disposent d’aucun soutien populaire.

Le séparatisme baloutche n’a aucun poids en Iran, alors qu’au Pakistan, c’est une force avec laquelle il faut compter. Soutenu par l’Angleterre et les États-Unis, et fort d’une vraie base populaire au Pakistan, le Front populaire du Balouchistan, qui d’Angleterre prétend aussi le représenter en Iran, n’y dispose pourtant d’aucun soutien populaire.

L’état de guerre entre les combattants baloutches et l’armée pakistanaise paraît quantité négligeable aux mêmes journalistes des principaux organes de presse qui font rimer Jundullah et allégations de mauvais traitements systématiques administrés aux Baloutches en Iran.

 

© Reuters

Gardes révolutionnaires iraniens portant le cercueil de l’un de leurs dirigeants séniors tué lors de l’explosion de Sarbaz, au sud de l’Iran.

Il n’en demeure pas moins que confondre Baloutches d’Iran et du Pakistan résulte d’une généralisation hâtive. Cette généralisation permet de montrer le Jundullah comme un mouvement intérieur iranien qui serait né des conditions prévalant au Balouchistan iranien, sans intervention de puissances extérieures.

Rien n’est dit non plus des preuves que l’Iran a fournies aux Nations Unies dès 2007, attestant de la véracité des affirmations de Téhéran d’une implication britannique et étasunienne.

Or, dépeindre les objectifs du Jundullah comme partie intégrante du combat baloutche pour les droits civils relève d’une tentative de relier ses activités avec un plus large besoin de réformes en Iran alors qu’à l’origine, ils prétextaient d’une guerre fondamentaliste religieuse contre les musulmans chiites. Pour prendre ses distances par rapport à une identité séparatiste à laquelle les Baloutches d’Iran refusaient leur soutien, l’organisation changea aussi son nom pour devenir le Mouvement de résistance populaire d’Iran.

 [Son leader], Abdul-Malak Rigi, est un ex-combattant Taliban et un trafiquant des cercles internationaux de la drogue actifs aux frontières pakistanaises, afghanes et iraniennes.

Jundullah n’est donc que l’un des visages des Talibans [créé au départ par la CIA/l'ISI]. Ce groupe n’aurait pas pu s’en prendre à la police iranienne et aux gardes iraniens sans aide de la part de l’appareil d’état pakistanais ou de la collusion des puissances d’occupation en Afghanistan.

Il est bien connu que Jundullah recevait des subsides du gouvernement Bush, qui voulait promouvoir un changement de régime en Iran. Et l’on sait que pour la CIA, l’affaire n’était pas de savoir si, mais quand lâcher le Jundullah sur l’Iran. Abdolhamid Rigi, frère du leader du groupe terroriste, lorsqu’il fut pris la main dans le sac pour son implication dans l’attentat d’une mosquée avant les élections iraniennes en juin, confessa que :

 « Lorsque j’ai rencontré les représentants de l’ambassade des États-Unis au Pakistan il y a quatre ans, ils (les représentants) m’ont promis qu’ils nous aideraient pour tout ce dont nous aurions besoin. Les États-Unis nous ont aidé avec des armes et de l’argent… Ils nous ont donné l’ordre de continuer la terreur à l’intérieur de l’Iran. »

Cela ressemble à une autre opération de couverture financée par la CIA. Les Iraniens ont alors immédiatement demandé aux militaires au pouvoir au Pakistan de leur livrer les suspects habituels mais, vu que quelques-uns de leurs membres participent certainement aux efforts de déstabilisation de l’Iran, et vu l’état de décomposition avancé du régime pakistanais suite à plusieurs décennies d’exposition à l’influence de la CIA, il est peu probable qu’ils coopèrent.

Las de l’écran de fumée levé par la fine plaisanterie nucléaire, le gouvernement iranien a mis les États-Unis et le Royaume-Uni face à leur sournoiserie : « Nous savons que vous êtes derrière tout ça ; nous en avons la preuve. » Robert Baer, un ancien officier traitant de la CIA, le confirme : Jundullah est le pitbull des États-Unis en Iran. Hassan Firouzabadi, général-en-chef des forces interarmes iraniennes, désigne avec raison l’audience croissante du wahhabisme, une interprétation extrémiste de l’islam, comme l’un des catalyseurs des massacres qui ensanglantent la région :

 « Aujourd’hui, la pensée wahhabite pave le chemin pour légitimer la présence des forces étasunienne et de l’OTAN. »

Firouzabadi ajoute que les visées occidentales sur la région sont à l’origine « de la guerre, des bains de sang et de la terreur » au Moyen-Orient.

 « Ces mesures brutales ont pour objectif de semer la discorde entre les nations islamiques et d’empêcher qu’elles s’entendent. »

Si le wahhabisme a son utilité pour niveler par le bas les musulmans en les attirant vers la violence religieuse, une propagande idéologique adaptée de la part du monde académique attire par ailleurs les esprits moins critiques à la révolution violente. L’« universitaire » irano-américain Kian Tajbakhsh, arrêté auparavant deux fois, en 2007 et cette année, pour actes de propagande, s’est vu dernièrement condamner à douze ans de prison pour « espionnage et consultance pour l’Open society institute de George Soros », pour qui il avait conçu certains aspects de la « Révolution verte » contre le gouvernement iranien.

Si, sous la pression d’Israël, les États-Unis paraissent prompts à sanctionner un Iran fautif d’insoumission à ses diktats, ce dernier, lorsqu’il annonce la création d’une nouvelle bourse pétrolière internationale à Téhéran, est regardé partout ailleurs comme ouvert aux affaires. Il négocie avec la Russie, la Chine, le Japon et le Venezuela pour accroître son commerce pétrolier en devises autres que le dollar, s’en débarrassant comme d’une patate chaude. La Turquie veut également sa part du gâteau. Ce qui pourrait expliquer pourquoi le premier ministre turc Erdogan considère désormais Ahmadinejad comme son nouveau meilleur ami. Si l’Union Européenne fait les gros yeux à l’Iran, elle se rend pourtant bien à la réalité géopolitique qui veut que l’accès au gaz naturel iranien soit la seule alternative viable à sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie.

Notre dernier article nous voyait nous interroger si cibler l’Iran ne servait pas d’écran au développement d’un programme intégré d’armement spatial de portée vraiment globale, avec les États-Unis aux commandes :

Le complexe militaro-industriel étasunien joue un jeu classique d’appât et de leurre : son bouclier de missiles n’a jamais eu pour but de protéger les États-Unis ni l’Europe de missiles balistiques intercontinentaux iraniens inexistants. Qui plus est, les sites fixes de Pologne et de République Tchèque semblent n’avoir été de bout en bout qu’une ruse pour déployer non loin de la frontière russe un programme océanique et spatial bien plus sophistiqué et de plus large envergure.

Il est donc très intéressant que l’Iran ait porté l’attention des Nations Unies sur le sujet le mois dernier et joint ses efforts à la Russie et à la Chine pour avertir l’opinion mondiale d’une telle éventualité.

Irak

 

© Anonyme

Rassemblement d’Irakiens sur le site d’un attentat majeur à la bombe contre le ministère de la Justice à Bagdad

Deux voitures piégées tuent cent trente-deux Irakiens : des « militants » avaient ciblé deux bâtiments officiels avant les élections.

Pakistan

Le Pakistan a été la cible de tant d’attentats à la bombe ce mois-ci que nous ne sommes pas sûr de les avoir tous couverts. Toutes les principales villes pakistanaises ont été la cible d’une vague d’attentats qui ont fait plus de trois cents victimes. Sans être la majorité, beaucoup de soldats et de personnels de sécurité en faisaient partie. La junte militaire pakistanaise y a répliqué par une offensive terrestre déployant trente mille hommes supplémentaires dans les vallées du Waziristan, le long de la frontière afghane. Les militaires pakistanais, bien que s’étant assurés de la neutralité des seigneurs de la guerre en espèces sonnantes et trébuchantes - à la manière de l’OTAN - (frappant du même coup de ridicule l’idée selon laquelle une telle offensive aurait eu pour objet de les cibler), ont rencontré une telle résistance que plusieurs centaines de milliers de réfugiés ont quitté leur demeure pour se mettre à l’abri.

Maintenant, la version officielle que les États-Unis, le Pakistan et les principaux médias voudraient nous faire croire est que le Pakistan se défend lui-même contre les terroristes du type al-qaïda/Talibans/mettre-un-nom-fictif-ici et/ou contre les militants qui apportent la terreur dans les villes fortement peuplées du Pakistan. Mais, quand on sait que le leader supposé des Talibans pakistanais a accusé Xe (anciennement Blackwater), l’intermédiaire de la CIA étasunienne, d’être derrière une gigantesque explosion ayant eu lieu à Peshawar la dernière quinzaine du mois dernier, la version officielle perd quelque peu de sa crédibilité ! Plus de cent personnes y ont laissé la vie, et plus de cinq cents ont été blessées. Cela faisait à peine cinq heures que la Secrétaire d’État Hillary Clinton était en ville. Sa visite n’était que le dernier effort en date pour amener le gouvernement militaire pakistanais à faire bloc avec l’OTAN pour la « pacification » des Pachtounes afghans et pakistanais. Quel meilleur moyen de les encourager qu’une vague d’attentats horribles sur les marchés, dans les écoles, des baraquements militaires et policiers, et aux Nations-Unies, puis de s’écrier : « Vous voyez ! Nous vous avions bien dit que le terrorisme menaçait votre pays ! Rejoignez notre chasse à l’homme ! Boutons ces terroristes (fantômes) hors les montagnes ! »

Le régime pakistanais a toujours été à un degré plus ou moins fort, depuis sa mise en place en 1947, le béni oui-oui local des États-Unis. Il est tenu en laisse par la nécessité d’éviter toute guerre civile qui menacerait son emprise. Et cependant, le pays ne montre que peu de signes qu’il déviera de cette trajectoire suicidaire. Les journalistes et politiciens pakistanais ont beau faire semblant de résister à l’influence américaine, ils provoquent, puis justifient le massacre et l’oppression de leur population pour bien montrer à leur bienfaiteur qu’eux aussi, ils souffrent du fléau terroriste et qu’ils sont également déterminés à le combattre avec rigueur, et manu militari. Il semble cependant que nombre de gens ordinaires au Pakistan prennent conscience que certains membres de l’establishment militaire chez eux - et notamment l’ISI, la branche pakistanaise de la CIA - ont aidé à créer ces « terroristes », et continuent de les financer, de les entretenir, et vont même jusqu’à se charger eux-mêmes des attentats et de se « tirer dans le pied ». Le Pakistan est au bord du gouffre. Les infortunés civils ont encore eu à subir de nouvelles attaques de drones le mois dernier. Car chaque attentat ne fait qu’appeler à des « représailles » - on ne sait pas très bien contre qui d’ailleurs, et ce sont toujours les gens ordinaires qui prennent les coups, peu importe qui tient le manche.

Comme si mort et tempête ne suffisaient pas à la région sous cette forme, deux forts séismes ont secoué le secteur de l’Hindu Kush, voisin de la frontière nord de l’Afghanistan. Le premier était de magnitude 6,1, et le second 6,2. Six jours seulement les séparaient ; leurs épicentres étaient les mêmes. Lors du second, plusieurs personnes ont trouvé la mort du côté pakistanais de la frontière. Or, d’après l’US Geological Survey, ce dernier séisme ne s’est jamais produit : ils en ont supprimé la mention « après examen par un séismologue » - mais l’événement reste bien mentionné ailleurs. Que cachent-ils donc là ?

Afghanistan

Le mois dernier, nous formulions l’hypothèse que les pouvoirs en place préparaient un changement de régime en Afghanistan en réarmant les Talibans et lâchant Karzaï :

Quel meilleur moyen pour s’en débarrasser qu’un petit coup de pouce discret des soldats US, des agents de la CIA et de leurs mercenaires chéris pour aider les talibans à reprendre le pays.? Après tout, le gouvernement étasunien ne ressemble-t-il pas à s’y méprendre à un ramassis de seigneurs de guerre misogynes ?

Mais les Karzaï en sont aussi, des seigneurs de guerre - tout contraints qu’ils soient par la nécessité de jouer dans le bac à sable que leurs bienfaiteurs de Washington et de Londres leur ont désigné. Le mince vernis de légitimité électorale et les titres ronflants de « président » et de « gouverneur » ne masqueront pas longtemps la triste vérité, à savoir qu’ils se sont rendus complices de crimes contre leur propre peuple ; mais ils suffisent aux gouvernement occidentaux pour convaincre leurs citoyens de leur probité morale et les empêcher de mesurer l’horreur d’une situation qui met en péril l’existence même de l’Afghanistan et sa région.

 

© Anonyme

On se réconcilie ? Reagan et ses frères talibans, dans les années 1980

À l’heure où le pays devient petit-à-petit un Irak-bis, une question mérite d’être posée : comment se fait-il que la plus grosse armée que le monde ait jamais connu, lorsqu’elle s’adjoint les soldats de près de cinquante autre pays, échoue à venir à bout d’une poignée de milliers de Talibans mal nourris, dans un pays en ruine, exsangue, épuisé par des décennies de guerres incessantes ? L’Amérique est-elle au bord d’une défaite infligée par les Talibans, ou nous pousse-t-on à le croire pour nous préparer à une gigantesque escalade guerrière ?

Vous vous rappelez l’histoire de Stephen Farrell, ce journaliste du New-York Times spectaculairement libéré lors d’un raid audacieux de « commandos de l’OTAN » ? Son interprète, Sultan Munadi, a été « accidentellement » arrosé d’une grêle de balles, bien qu’ayant levé les bras en l’air et crié « Journaliste ! Journaliste ! » en s’approchant du commando, qu’il croyait à tort venu le libérer, lui aussi. Le gouverneur afghan local avait d’abord raconté que Munadi avait été tué par les Talibans lors de l’échange de coups de feu, mais Stephen Farrell, qui se trouvait à ses côtés, dit ne pas savoir qui a abattu son collègue. Comment se fait-il que ce raid d’un « nombreux contingent » de forces spéciales ait échoué à « extraire » l’interprète afghan ?

La réponse nous a été donnée à travers une information dont nous avions depuis longtemps soupçonné la véracité : les forces d’occupation font le taxi aérien pour les Talibans en Afghanistan :

D’après certains diplomates, les forces d’occupation britanniques déplacent les insurgés talibans du sud vers le nord de l’Afghanistan en leurs procurant un moyen de transport.

Certains diplomates, s’exprimant sous couvert d’anonymat, ont affirmé que les insurgés sont transportés par voie aérienne de la province de Helmand, au sud, vers les foyers de violence des confins septentrionaux du pays.

Les avions-taxis ont été identifiés comme des hélicoptères Chinook britanniques.

Les officiels ont affirmé que Sultan Munadi, l’interprète afghan enlevé avec son employeur, le journaliste Stephen Farrell, du New-York Times, a été tué par un « sniper britannique » alors que les commandos exécutaient une mission de sauvetage pour libérer Farrell.

Selon eux, Munadi a été visé parce qu’il était en possession de documents et de photographies mettant en évidence l’implication des militaires britanniques dans les opérations de transfert.

D’après certains diplomates, le journaliste afghan avait également la preuve de la part prise par les forces présentes en Afghanistan dans les tensions qui avaient secoué en Chine la région autonome du Xinjiang.

Des hélicoptères militaires qui font le taxi pour l’« ennemi » à travers tout le pays ? Des « commandos britanniques » qui se servent d’une mission de libération d’otage comme d’un paravent pour l’assassinat du porteur d’une preuve potentiellement dévastatrice de leurs petits jeux guerriers ? Voilà qui illustre parfaitement le concept de « contre-insurrection » : créer un ennemi bidon, qui se livre à des actes haineux contre des civils innocents et des soldats du rang, tout ça pour jeter le discrédit sur une résistance légitime aux forces d’occupation et faire taire ceux qui ont une conscience. Le carnage qui a eu lieu en juillet dans la cité chinoise d’Urumqi jette une lumière intéressante sur le fait qu’une partie de l’information détenue par l’interprète désignait l’Afghanistan comme une base opérationnelle avancée pour des « opérations spéciales ». À ce moment-là, les médias chinois s’étaient faits l’écho des soupçons de leur gouvernement quant à une implication étrangère :

Il existe des preuves démontrant que les séparatistes ouïghoures qui ont orchestré les émeutes du 5 juillet dernier à Urumqi, la capitale ouïghoure de la province autonome du Xinjiang, entretenaient des relations étroites avec la branche afghane d’Al-Qaïda. Ces émeutes, qui ont fait cent quatre-vingt quatre victimes et des centaines de blessés, se sont produites juste après que les États-Unis et les forces alliées aient lancé leur dernière offensive en Afghanistan. Elles ne sont pas des coïncidences, parce que les groupes terroristes d’Asie Centrale ont toujours entretenus entre eux des liens étroits. Les séparatistes ouïghoures ont utilisé une ruse qui a très bien marché auprès des médias occidentaux. Ces derniers ont gobé tout cru les photographies trafiquées que les séparatistes leur avaient envoyées et qui désignaient des Han - pas des Ouïghoures - comme ceux qui répandaient, au Xinjiang, la même violence que dans d’autres contrées chinoises.

Éric Margolis, éditorialiste au Toronto Sun, explique que les États-Unis entraînent les terroristes ouïghoures dans la perspective d’une guerre avec la Chine :

Ben Laden a entraîné les musulmans chinois de la province du Xinjiang, à l’ouest de la Chine, pour combattre les communistes chinois au Xinjiang - et cela, non seulement la CIA ne l’ignorait pas, mais elle y apportait son soutien, dans l’éventualité d’une guerre contre la Chine [...] ou tout simplement pour y semer le désordre.

Pour des psychopathes, semer le désordre chez une puissance nucléaire telle que la Chine fait partie du plaisir du jeu. Tout comme servir de taxi à des commandos déguisés en Talibans. Ahmad Kawoosh, du Asia Times, nous explique que ce genre d’informations courent les rues en Afghanistan :

 « Juste quand l’armée et la police avaient réussi à encercler les Talibans dans un village du district de Qala-e Zaal, nous avons vu des hélicoptères arriver et débarquer des renforts » raconte un soldat du 209ème Shahin Corps de l’armée nationale afghane. « Ils ont réussi à sauver leurs copains même une fois encerclé, et même à nous battre. »

Ce récit se répète à l’identique dans tout le nord de l’Afghanistan, à quelques variantes près. Dans plusieurs provinces, plusieurs dizaines de témoins affirment avoir vu des hélicoptères étrangers débarquer des combattants talibans. Il est fréquent d’entendre que ce déplacement de l’insurrection vers le nord est prémédité - vu le nombre de troupes cosmopolites qu’on transporte depuis le sud déjà en éruption vers un autre endroit à enflammer.

 

© Anonyme

 « Notre combat contre les Talibans, c’est du délire ! » déclare le soldat du Shahin Corps. « Nos “amis” étrangers sont encore plus amis avec l’opposition ! »

Des provinces encore relativement calmes il y a six mois sont désormais la proie d’attaques à main armée, d’attentats suicides et sont même carrément, dans plusieurs districts, aux mains des Talibans.

Comme toujours lors des guerres d’agression étasuniennes, britanniques et israéliennes, lorsqu’il n’y a personne contre qui se battre… on s’invente un ennemi comme prétexte à étendre la guerre.

Les habitants du district de Baghlan-e-Markazi, dans la province de Baghlan, ont été témoins, le mois dernier, d’un combat au cours duquel, déclarent-ils, deux hélicoptères étrangers ont débarqué les combattants talibans qui ont ensuite attaqué le centre du district.

 « J’ai vu les hélicoptères de mes propres yeux ! » s’est exclamé Sayed Rafiq, de Baghlan-e-Markazi. « Ils se sont posés au pied des collines et ont débarqué des dizaines de Talibans enturbannés et portant le patus (un châle de type couverture). »

Selon Rahim Rahimi, professeur à l’université de Balkh, les États-Unis et le Royaume-Uni font leur possible pour maintenir l’insécurité en Afghanistan, de façon que la population ressente la nécessité des forces étrangères.

 « Ils vont s’efforcer de déstabiliser le Nord par tous les moyens », affirme Rahimi. « C’est une bonne excuse pour accroître leur présence dans le secteur, et mettre la main sur le pétrole et le gaz d’Asie Centrale. »

Que ce soit « des contractuels de sécurité privés » qui garde l’ambassade des États-Unis à Kaboul déguisés en combattant moudjahidines et effectuant une opération militaire de nuit non autorisée ou des hélicoptères remplient de soldats étasuniens habillés à l’afghane, le mode d’opération est toujours le même dès que les alliées occidentaux envahissent un endroit. Ces informations permettent d’éclairer deux incidents ayant impliqué des hélicoptères le mois dernier, survenus le même jour dans deux provinces distinctes au sud et à l’ouest de l’Afghanistan. Lors du premier, quatorze soldats américains ont été tués dans la collision de deux hélicoptères et, lors du second, sept soldats et trois « civils » ont trouvé la mort. Sans compter, dans ce second crash, vingt-six autres personnes blessées, dont plus de la moitié afghanes. Cela fait beaucoup de victimes d’« accidents » qu’un commentateur américain a déclaré « ne pas avoir impliqué de tirs ennemis », et dont l’un d’eux s’est produit au retour d’une « mission anti-drogue réussie ». Nous soupçonnons qu’il s’agit d’une couverture pour des missions d’un tout autre genre.

Rien de tout cela n’étonnera les Afghans. Il est utile de se rappeler une version antérieure de l’opération « Airlift of Evil » :

Les Talibans sont un produit de laboratoire, créé pour susciter l’instabilité dans tout le secteur. On rapporte qu’au plus cinq pour cent des Afghans soutenaient ces zélotes en 2001.

C’est devenu évident en 2001 en effet, lorsque les forces spéciales étasuniennes, aidées d’une Alliance des pays du Nord dominée par les Tadjiks, les Ouzbeks et les Hazaras, ont traversé l’Afghanistan comme l’éclair et se sont assurées le contrôle du pays tout entier en six semaines chrono sans que les Talibans ne puissent s’y opposer. Bien que l’administration Bush n’en ait pas parlé au début, il devint vite bien connu que Washington avait autorisé le gouvernement pakistanais à se porter au secours de milliers de Talibans afghans, de leurs adjoints pakistanais, de membres de l’ISI pakistanaise et des officiers de l’armée, de volontaires d’Al-Qaïda, et de membres du mouvement islamique d’Ouzbékistan dans la cité de Kunduz, au nord de l’Afghanistan.

Tous les principaux commandants talibans et pakistanais purent s’enfuir en empruntant un corridor aérien dont la sécurité était prétendument assurée par les américains…

Le Times a reçu ce mois-ci par la bande un article démontrant que les Italiens avaient graissé la patte des Talibans pour qu’ils n’attaquent pas leurs bases, tout en négligeant d’informer les Français de cette pratique au moment où ces derniers sont venus prendre leur relève en ces « abris sûrs »… Bilan : dix soldats français tués en août de l’année dernière. Peut-être quelqu’un voulait-il par là délivrer un message au chef d’État italien, Silvio Berlusconi ? Mais c’est de la roupie de sansonnet, dans une guerre où l’OTAN et les États-Unis dépensent plusieurs centaines de millions de dollars à quelque cinq mille milices privées, dont l’allégeance restera de toutes façons au plus offrant.

 

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 « Il est peut-être corrompu, mais nous le soutenons » - a déclaré le 5 novembre au New-York Times le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner.

Quoiqu’il en soit, Karzaï a compris le message. Il a fait semblant de céder aux exigences occidentales de recompter les votes. La comédie qui suivit est une parfaite illustration de la manière dont les régimes fantoches sont managés par les médias : le nouveau comptage ayant fait passer le score de Karzaï juste sous les cinquante pour cent, on a dû procéder à un vote d’urgence pour le départager du deuxième meilleur candidat, Abdullah Abdullah - lui aussi un homme de paille des occidentaux. Abdullah demandait des réformes électorales préalables que le gouvernement Karzaï persistait à ignorer, à la suite de quoi, ce dernier conservant quelques chances de gagner à nouveau, Abdullah s’est retiré de la course. Karzaï a été déclaré vainqueur pour éviter de faire voter les gens pour un seul candidat. La Maison Blanche l’a « félicité » de sa victoire mais, pour satisfaire le haut niveau d’exigence para-morale des États-Unis et de l’Angleterre en matière de « légitimité », l’a averti qu’il devait « venir à bout de la corruption » et s’arranger pour partager le pouvoir avec Abdullah. Et puis, au milieu de tout ça, « des militants habillés en policiers » prennent d’assaut une résidence des Nations-Unies, tuent douze membres du personnel, et tirent des roquettes sur la résidence voisine de Karzaï.

Tandis que, de manière à le rendre plus malléable, les occidentaux lui mettaient la pression pour qu’il joue le jeu, Karzaï pensait de son côté disposer d’un jeu suffisant pour apporter publiquement son soutien à une enquête sur l’opération « Air Taliban », y allant même de son commentaire : « Cela fait bien cinq mois que des hélicoptères transportent de nuit des tireurs vers les provinces de Baghlan, Kunduz et Samangan. » C’est peut-être ce qui a incité l’Équipe secrète à répandre la rumeur - par le New-York Times, un de leurs torchons favoris pour la propagande - selon laquelle le frère de Karzaï émargerait à la CIA et serait un seigneur de la drogue local chez lui, dans le sud de l’Afghanistan. Ahmed Karzaï avait répliqué qu’il ignorait ce à quoi le New-York Times faisait allusion :

Lors d’une interview, Ahmed Karzaï a nié jouer un quelconque rôle dans le commerce de la drogue ni toucher d’argent de la CIA. Il a déclaré recevoir régulièrement de l’argent de son frère, le président, en remboursement de « frais », mais ne pas connaître la provenance de cet argent. Il avait, entre autres choses, présenté aux Américains des insurgés prêts à changer de camp. Et il avait, disait-il, fourni des renseignements aux Américains. Mais, a-t-il ajouté, il n’avait pas été rémunéré pour ce service.

 « Je ne connais personne du nom de “CIA” », a dit monsieur Karzaï. « Je n’ai jamais touché d’argent de la part d’une quelconque organisation. J’aide, ça c’est sûr. J’aide d’autres Américains dès que je le peux. C’est mon devoir, en tant qu’Afghan. »

Étant donné l’imbrication de la CIA au sein du gouvernement étasunien et des structures militaires - des unités entières de l’armée (créées par l’Équipe secrète et ayant souvent opéré depuis des décennies) se consacrent de A à Z aux opérations de la CIA - il est tout à fait concevable qu’Ahmed Karzaï ait émargé à la CIA sans le savoir. Si nous le prenons au mot de sa déclaration d’être un « Afghan responsable », son obéissance à ses supérieurs Américains témoigne qu’il ignorait complètement que les Américains pour qui il intervenait n’étaient pas ce qu’il croyait. La réaction d’Ahmed Karzaï a été de dire tout haut ce que tout le monde sait et ne peut que dire tout bas : les troupes de l’OTAN sont dans le trafic d’héroïne jusqu’au cou. Comme M. K. Bhadrakumar, un diplomate indien, l’écrivait dans le Asia Times :

Le général Khodaidad Khodaidad, le ministre afghan de Lutte contre la drogue, a délivré dimanche dernier un sévère avertissement de la part de Karachi, après avoir déclaré que les contingents de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en provenance des États-Unis, d’Angleterre, et du Canada « taxaient » la production d’opium dans les régions sous leur contrôle.

 

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De l’opium pour le peuple

Mais les agents occidentaux ont fait bien plus que « taxer » la production d’opium : la CIA a créé de toutes pièces le lucratif (cinquante milliards de dollars) marché afghan de la drogue lorsqu’elle est arrivée en 1970. Lors d’une de ses auditions, le Sénat des États-Unis a même été jusqu’à admettre du bout des lèvres que les États-Unis avaient « créé fortuitement cette situation ».

Cela a été fait en partie pour financer ses unités de contre-terrorisme déguisées en résistants « Talibans », ou en agents provocateurs « Jundullah » ou « Ouighours » - tous de faux terroristes sur le modèle d’Al-Qaïda, et tous sont la création du renseignement occidental par l’entremise de son corps local, l’ISI pakistanaise. C’est un schéma récurrent : la production afghane d’héroïne était nulle avant l’arrivée de la CIA et de ses djihadistes entraînés, dans les années 1980. En 2000, à leur arrivée au pouvoir, les Talibans se sont rendus coupables d’un grave « crime » de guerre économique lorsqu’ils ont mis à mal l’industrie de l’opium de la CIA. Maintenant qu’un gouvernement bienveillant a été restauré, et de faux Talibans lâchés, le business a repris de plus belle : l’Afghanistan produit le double de la demande mondiale en héroïne cependant que, partout dans le monde, de plus en plus de jeunes flirtent avec la mort à cause d’elle.

 

Un chemin qui ne mène nulle part

Attentats, manipulations et opérations secrètes ne veulent pas dire relâche de la pression politique. Au contraire, l’Iran et ses voisins recevant un traitement de déstabilisation copyright l’Équipe secrète, on s’achemine lentement vers une guerre prochaine. Bien sûr, il reste encore possible que l’action combinée des coups d’éclat et de la pression conduisent à un changement de régime favorable aux intérêts de l’axe du mal États-Unis/Israël, rendant du même coup caduque toute invasion - mais nous n’y croyons pas. Un tel scénario aurait des conséquences désastreuses pour les droits et le bien-être de la population iranienne mais, d’un autre côté, il y aurait moins de femmes et d’enfants à périr sous les décombres ou empoisonnés à l’uranium appauvri.

 

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Certains experts suggèrent que cet exercice guerrier permettra de tester les missiles des systèmes de défense des deux pays, mettant des technologies à l’épreuve qui pourraient être utilisées pour protéger Israël d’une possible attaque de l’Iran.

Le plus fort signal de ce mois que la guerre reste bien à l’ordre du jour est un jeu de guerre impliquant les missiles de défense israéliens et US.. Le système anti-missiles est inopérant contre les roquettes à courte portée du Hamas et du Hezbollah - roquettes qui, au passage, restent largement inoffensives… et Israël est bien content de les exploiter politiquement : pourquoi les stopperait-il ? Ce système a plutôt pour but d’arrêter les missiles iraniens à longue portée. L’Iran ne commettrait pas l’erreur d’attaquer un Israël équipé de l’arme atomique sans une très bonne raison : c’est pourquoi il est logique de conclure qu’Israël et les États-Unis se préparent à frapper les premiers.

Nous ignorons encore quand et comment cette prochaine agression se produira, mais si les déclarations des politiciens veulent dire quelque chose, il n’y a pas de quoi être optimiste. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a ajouté sa voix au chœur de ceux qui estiment qu’Israël pourrait attaquer. Certains se montrent même enthousiastes à l’idée d’ouvrir tout grand les portes de l’enfer ; l’éminent psychopathe John Bolton conseille même une frappe nucléaire sur l’Iran. Quant au général étasunien à la retraite Charles Wald, ex-commandant en chef de l’État-major américano-européen, son opinion suit la même logique pathologique : si « notre grand allié Israël » décidait « qu’il en avait assez » - c’est-à-dire, de la perspective lointaine d’une bombe atomique iranienne qui rivaliserait avec les deux-cents à quatre-cents têtes nucléaires israéliennes - alors  « nous serions contraints de soutenir Israël » et donc, les États-Unis prendraient part à l’attaque.

Obama, de son côté, joue son rôle en faisant pression par téléphone sur les dirigeants français et russes pour construire une « coalition de nations solidaires » contre l’Iran - formule qu’emploie le Wall Street Journal ou du moins l’une de ses sources, et qui rappelle étrangement la « coalition des volontaires » de George W. Bush contre l’Irak. Encore un autre indice évident à notre attention.

De l’autre côté de l’équation, la Russie a juré de poursuivre sa coopération militaire avec l’Iran, dont la vente de missiles anti-aériens sophistiqués. Alors qu’il reste au gouvernement russe à donner son approbation finale à la vente de missiles S-300, l’Iran a déjà pris livraison de dizaines de missiles russes TOR-M1. Étant donné que cela fait plus d’un mois déjà que la Russie a rejoint la troupe de ceux qui promeuvent des sanctions contre l’Iran, le jeu joué par Medvedev et Poutine manque encore de clarté. Il est certain que la Russie ne ratera pas une occasion de tirer le meilleur parti des problèmes d’autrui.

Mais nous sommes naturellement invités à sourire de la perspective de paix qui accompagne le projet d’accord des Nations-Unies, lequel propose que de l’uranium retraité en Russie et en France soit utilisé pour produire à l’intention de l’Iran des pastilles de combustible prêtes à l’emploi. Même Netanyahu est d’accord avec cette proposition. Il est curieux que quelques jours auparavant, on ait entendu parler de prétendus pourparlers secrets sur le nucléaire qui se seraient tenus au Caire entre un expert israélien et un éminent officiel iranien : nous sommes donc priés de croire que tout va pour le mieux en coulisses. Cependant, l’Iran a nié cette rencontre secrète avec Israël. Nous nous demandons donc si tout cela ne sert pas des fins de relations publiques. En d’autres termes, tout cela rappelle le pas-de-deux auquel on a assisté avant la guerre en Irak, lequel avait pour but de donner l’impression à l’opinion publique que nos braves dirigeants faisaient tout ce qu’ils pouvaient pour arrêter une guerre qui s’est finalement, par malheur, avérée inévitable. Qui plus est, les négociations n’ont pas eu l’air de compter pour grand chose, vu que le panel bancaire du Sénat étasunien vient de passer une motion autorisant de nouvelles sanctions contre l’Iran et les entreprises avec lesquelles ce dernier ferait affaire.

 

Un autre « Docteur Kelly » sort du chapeau

C’est dans le contexte des négociations des Nations-Unies que la saga iranienne prend des allures de roman policier évoquant de manière frappante un épisode peu glorieux de la guerre en Irak. Vous vous souvenez peut-être du docteur David Kelly, ce microbiologiste anglais inspecteur des Nations-Unies que quelque agence à acronyme avait manifestement « suicidé »… Les supérieurs du docteur Kelly au ministère de la Défense britannique avaient découvert que celui-ci, non content d’entretenir en secret les journalistes de l’absence d’armes de destruction massive en Irak, se préparait également à écrire un livre sur son travail. Pas besoin de s’appeler Sherlock pour découvrir le pot-aux-roses.

C’était en 2003. Faites-un saut jusqu’au 20 octobre de cette année, jour où l’expert atomique britannique Timothy Hampton, lequel avait rejoint aux Nations-Unies l’équipe des pourparlers entre l’Iran, la France, la Russie et les États-Unis, est décédé des suites d’une chute du dix-septième étage du Centre International à Vienne. Ce coup-ci, la police n’a pas rejeté l’hypothèse d’un meurtre. Il n’en reste pas moins qu’un porte-parole des Nations-Unies a déclaré qu’il n’y avait aucune « circonstance suspecte » entourant ce décès. Mais bien entendu, tomber du dix-septième étage d’un immeuble des Nations-Unies alors qu’on est au centre de négociations internationales qui pourraient aboutir à des sanctions ou à une guerre, tout cela n’a rien de suspect, vraiment ! Dieu sait ce que savait Hampton, et ce qu’il s’apprêtait peut-être à révéler. Une semaine plus tard, la veuve d’Hampton, insatisfaite de l’autopsie pratiquée initialement, en réclamait une autre. Cette fois-ci, le nouveau médecin conclut au meurtre.

 

Le domino étasunien est sur le point de s’effondrer

 

© Rex

L’Iran a annoncé à la fin du mois dernier que ses réserves en devises étrangères seraient dorénavant libellées en euros plutôt qu’en dollars US.

 

Imaginez un monde sans le dollar US comme devise mondiale dominante. C’est difficile, mais pas impossible; il y a des signes qui montrent que le monde se détourne du billet vert:

- La Turquie utilisera sa devise nationale au lieu des dollars US et des euros dans son commerce avec l’Iran et la Chine pour environ 20% de son chiffre d’affaires commercial. Elle l’a déjà fait avec la Russie.

- Le président Hugo Chavez a révélé que les pays de l’OPEP comme le Venezuela, l’Iran et la Russie, entre autres, pensent que le dollar US devrait être remplacé en tant que devise pour le commerce du pétrole.

- Chavez a aussi assisté en Bolivie à un sommet du groupe de l’Alternative Bolivienne pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (ALBA). Les neuf chefs d’État de gauche d’Amérique Latine se sont entendus pour utiliser une nouvelle devise pour le commerce intra-régionale dénommée Sucre, en remplacement du dollar US et qui sera instaurée en 2010.

- Daisuke Uno, stratège en chef de Sumitomo Mitsui Corp, a prédit que le dollar pourrait chuter à 50 yens l’an prochain et finalement perdre son rôle en tant que monnaie de réserve mondiale. « L’économie étasunienne se détériorera en 2011 à mesure que les effets de la consommation excessive et de la bulle financière se prolongeront… La chute du dollar ne s’arrêtera pas tant qu’il n’y aura pas un changement du système monétaire mondial. »

- Apparemment, les efforts d’Obama et du G20 pour sortir les États-Unis et le monde de la crise par une augmentation des dépenses sont en train de miner le dollar. Comme l’a expliqué Edmund Phelps, Prix Nobel d’Économie 2006:

« Le dollar a été fort parce que les États-Unis étaient un refuge au milieu de la tempête et maintenant que la tempête se calme, qui a besoin du dollarUS ? »

- D’après les données compilées par Bloomberg, les banques centrales snobent de plus en plus les dollars US en faveur des euros et du yen. Selon Steven Englander, le stratège en chef concernant le dollar US à la banque Barclays à New York, « Les banques centrales mondiales prennent la question de la diversification plus au sérieux, alors que par le passé elles avaient l’habitude de juste en parler… Il semble qu’elles sont vraiment en train de s’éloigner du dollar US. »

- Le prix de l’or a battu un record absolu au début du mois d’octobre et le dollar US a chuté après la publication d’un rapport faisant état d’un plan des pays du Golfe pour stopper l’utilisation du billet vert dans le commerce du pétrole.

- L’ancien agent de change Max Keiser croit que la Chine et la Russie cherchent à faire effondrer l’économie des États-Unis en rejetant le dollar US.

 

 

 

Barry Grey écrit dans un article récent :

Il y a des signes croissants d’un changement majeur des équilibres entre les devises mondiales. Depuis mars, le dollar US a décliné constamment, se dépréciant de 13,3% en se basant sur le commerce extérieur. La semaine dernière le déclin s’est accéléré, poussant les prix de l’or à des niveaux record et amenant nombre de banques centrales asiatiques à intervenir sur les marchés des devises pour ralentir la chute du dollar US.

Et sur les conséquences pour les masses, Grey commente :

Les États-Unis vont devenir un producteur à bas coût de biens pour le marché mondial. La classe ouvrière étasunienne va vivre des niveaux d’exploitation qu’elle n’a pas rencontré depuis un siècle. Ses salaires et standards de vie vont se rapprocher de ceux des travailleurs sur-exploités de l’Asie.

Que pourrait également signifier la fin de l’hégémonie du dollar US pour le peuple ? Pour ceux qui vivent aux États-Unis, cela signifie une période d’(hyper) inflation. Puisque le dollar US a été utilisé comme devise mondiale pour le commerce et les réserves, il y a un excès de dollars US qui stagne dans le monde entier. Si le monde décide de ne plus utiliser les dollars, ou de les utiliser nettement moins, cet excès reviendra finalement aux États-Unis, où ils sont toujours utilisés. Cela ne signifie pas plus de richesse, mais simplement plus de papiers représentant la même richesse. Avec plus de papiers entre leurs mains, les gens achètent plus et les prix montent. Ou exprimer de façon différente : si hier il y avait une pomme pour un dollar US, demain il y aura une pomme pour dix dollars US ; résultant en une augmentation de la valeur de la pomme, ou plus précisément, une baisse dans le pouvoir d’achat du dollar US.

Une augmentation du coût de la vie aux États-Unis aboutira en fin de compte à des pertes d’emplois et à une pauvreté accrue. En retour, toutes les économies mondiales seront affectées. Comme cela arrive souvent, si les pays développés attrapent un rhume, le Tiers Monde attrape une pneumonie. Vous parlez d’une épidémie!

Une période de transition traumatisante en conformité avec la Stratégie du Choc nous emporterait sans nul doute dans une situation dans laquelle l’élite financière mondiale, en accord avec son équipe de relations publiques (c’est à dire les gouvernements mondiaux) offrira une solution impopulaire mais ‘nécessaire’. Un Nouvel Ordre Mondial économique, peut-être, dans lequel une monnaie mondiale unique facilitera le travail du conseil d’administration de notre planètepour tirer les ficelles du pouvoir ?

Ils voulaient sûrement dire l’Oscar ?

Si vous avez lu jusqu’ici, vous pouvez imaginer notre surprise quand un beau jour nous avons lu les nouvelles pour découvrir qu’Obama avait reçu le Prix Nobel de la Paix – et ce n’était pas une plaisanterie! Au lieu de cela, la distopie de George Orwell avait définitivement fusionné avec notre réalité et la guerre était la paix. (Lisez le commentaire de John Pilger pour avoir un bon résumé du passé impressionnant de « Barack le Barbare »). Mais peut-être sommes-nous fautifs d’attendre du Comité du Prix Nobel de la Paix qu’il fasse son travail:

Nommer Obama comme le lauréat de 2009 ne fera qu’ébranler la réputation du Comité du Prix Nobel de la Paix…. Le comité a un passif d’attribution du Prix Nobel de la Paix à des individus qui étaient tout sauf des hommes diffusant la paix. L’ancien secrétaire d’État à la Guerre américain Elihu Root (un des bellicistes sionistes d’origine déguisé en Américain) reçut le Prix Nobel de la Paix en 1912. Ceci en dépit du fait que Root avait dirigé la politique américaine aux Philippines à la suite de la guerre américano-espagnole. Du fait de l’occupation américaine, des centaines de milliers de Philippins – certaines estimations vont jusqu’à 1,5 million – sont morts entre 1899 et 1902.

Et une autre indication évidente que le passé est le prologue du futur selon un cycle de tragédies et de farces toujours répétées, Obama a qualifié le Rapport Goldstone – qui accusait Israël,notre allié très proche, de crimes de guerre dans sa plus récente attaque sur les 1,5 million de captifs détenus dans la plus grande prison en plein air au monde à Gaza – de «défectueux». Hélas, c’est le collaborateur Mahmoud Abbas, chef de l’autorité des Palestiniens privés de tout, qui a retiré l’ébauche de résolution au Conseil de Sécurité National qui devait étudier les résultats du rapport pour un possible référé de l’affaire devant la Cour criminelle internationale de La Haye. Et en ce qui concerne le Congrès dirigé par les Démocrates? Ils ont condamné le rapport, bien que Richard Goldstone ait demandé en personne aux États-Unis d’indiquer ne serait-ce qu’un défaut dans le rapport.

 

© Devil’s Due Publishing

Affirmons une fois de plus l’évidence et disons clairement que les Présidents ne sont pas responsables. Ils servent une élite mondiale plus intéressée dans les actions des sociétés et les profits financiers que la volonté du peuple; une élite qui est bien connectée et souvent se superpose à l’armée et aux services secrets mondiaux. Le rôle de nos gouvernements est de convaincre le public que tout va raisonnablement bien. Ils sont le visage souriant du département des Relations publiques et non les décideurs, ce qui explique pourquoi Obama se comporte de manière très similaire à Bush.

Une fois que ce fait fondamental a été compris, il convient de se demander s’il existe une raison logique motivant le décernement du Prix Nobel de la Paix à Obama autre que celle de faire partie de la campagne marketing destinée à justifier les guerres actuelles et futures qu’il a été chargé de mener? Si le Prix Nobel de la Paix envoie 13000 soldats supplémentaires en Afghanistan en plus des 21000 déjà annoncés en mars, c’est sûrement moral et nécessaire. S’il corrige l’Iran pour ses armes nucléaires inexistantes mais qu’il excuse Israël, nul doute que c’est la chose juste à faire. Comme Michel Chossudovsky l’a dit:

Nous sommes à la croisée des chemins de la crise la plus sérieuse de l’histoire moderne. Les États-Unis en partenariat avec l’OTAN et Israël ont initié une aventure militaire globale qui, dans un sens très réel, menace l’avenir de l’humanité.

À ce moment critique de notre histoire, la décision du Comité Nobel norvégien d’accorder le Prix Nobel de la Paix au Président et commandeur en chef Barack Obama constitue un outil de propagande et de distorsion absolu qui soutient sans réserve la « Longue Guerre » du Pentagone. « Une guerre sans frontières » dans le vrai sens du mot, caractérisée par le déploiement mondial de la puissance militaire des États-Unis peut… Attribuer le Prix Nobel de la Paix à Barack Obama procure la légitimité aux pratiques illégales de la guerre, à l’occupation militaire de pays étrangers, aux meurtres implacables de civils au nom de la « démocratie ».

Obama a reçu la distinction malgré le fait que trois membres sur cinq du jury aient soulevé des objections, ce qui rend la décision encore plus déroutante. Peut-être que Obama a eu un peu d’aide de Thorbjørn Jagland, ancien Premier ministre de Norvège et président du Comité Nobel, un homme qui, avec Obama et Madeleine Albright, en tant que membres du cirque des opérations psychologiques de la Secret Team, a eu un rôle à jouer dans la déstabilisation du processus électoral kenyan en 2007 pour aider à placer l’homme attitré Raila Odinga au poste de Premier ministre sous couvert d’une «révolution orange». Oh, quelle toile emberlificotée tissent-ils.

Ne faites pas attention au BOUM !!

En parlant de la toile emmêlée des demi-vérités, des omissions délibérées et de la science émasculée, il est temps de présenter notre rapport mensuel sur les évènements cosmiques :

25 septembre : Bolide spectaculaire au-dessus du Canada

28 septembre : Choc et effroi cosmiques : Un météore explose au-dessus de l’Argentine

5 octobre: Vidéo : un météore éclaire le ciel de l’Islande.

8 octobre : Un astéroïde en Indonésie a explosé dégageant l’énergie d’une ‘petite bombe atomique’

9 octobre : Pris en vidéo : une météorite a traversé le ciel du Nouveau Mexique

13 octobre: Des centaines de personnes voient un météore qui explose dans le ciel des Pays-Bas et de l’Allemagne

26 octobre: Canular ? Une vidéo d’une météorite en feu en Lettonie.

On prévoit une augmentation graduelle de l’activité des météores et des explosions en altitude dans le monde entier. Malheureusement, nous ne pouvons vous conseiller de suivre les actualités ou les prévisions astronomiques, parce qu’il n’y en aura probablement pas. Pour développer ce point, concentrons-nous sur deux des événements listés.

Le premier concerne un possible objet enflammé qui s’est écrasé en campagne près d’une petite ville dans le Nord de la Lettonie, juste au moment de la pluie de météores des Orionides – le passage de la Terre à travers un flot de débris de poussières de la comète de Halley. Le crash supposé de la météorite a reçu une grande attention dans le monde entier à cause de la vidéo spectaculaire prise par un groupe d’étudiants en cinéma qui ont déclaré avoir entendu l’impact de la météorite.

 

 

 

Mais cette histoire étonnante (et pour votre serviteur, pas vraiment surprenante) a été rapidement rejetée en tant que canular. Les versions proposées par les différents médias varient, certains disant que la mauvaise blague avait été faite par un groupe des étudiants mentionnés ci-dessus, et d’autres disant que l’opérateur téléphonique Tele2 de Lettonie était impliqué dans le canular. Après quelques jours de frénésie sur Internet, les chacals des médias se sont dirigés vers de meilleurs terrains et Tele2 n’avait plus qu’à recueillir les résultats de leurs efforts.

Fin de l’histoire ? Apparemment. Considérez ce que le rapport du groupe Robertson recommandait en 1953 au sujet des OVNIs, et qui peut être facilement imputé à tous les objets étrangers et inexpliqués qui traversent les cieux de notre petite planète:

Que de l’insistance continuelle des rapports sur ces phénomènes, en ces temps précaires, résulte une menace contre le fonctionnement discipliné des organismes protecteurs du corps politique.

Nous citons comme exemples l’obstruction des canaux de communication par des rapports non pertinents, le danger d’être poussé par de fausses alarmes continuelles à ignorer les réelles… indications d’une action hostile et la culture d’une psychologie nationale morbide dans laquelle une propagande hostile et adroite pourrait induire un comportement hystérique et une méfiance nuisible de l’autorité constituée…

Pour renforcer de la manière la plus efficace possible les moyens nationaux dans le cadre de la reconnaissance opportune et le traitement approprié des véritables indications d’une action hostile et pour minimiser les dangers concomitants s’y rapportant, le groupe recommande… que ces buts puissent être réalisés par un programme intégré conçu pour rassurer le public au sujet du manque total de preuves de forces hostiles derrière le phénomène, de former le personnel à reconnaître et rejeter rapidement et efficacement les fausses indications et de renforcer les canaux réguliers pour l’évaluation et une prompte réaction aux véritables indications des mesures hostiles.

Que ce soit un canular ou une dissimulation particulièrement minutieuse (et nous soupçonnons que cet évènement était un authentique impact de météore, mais que le contrôle des dommages est passé à la vitesse supérieure), ce qui s’est passé en Lettonie aura une influence dommageable en ajoutant un facteur de ridicule, similaire aux références aux OVNI dans les rapports concernant des observations ou des impacts de météores. Nous espérons qu’il n’est pas nécessaire de vous rappeler l’histoire du garçon qui criait au loup et sur la possibilité réelle que le prochain impact se produira dans une région à forte densité de population, très dévastateur et attribué à des terroristes pour continuer l’ordre du jour mondial ?

Ce qui nous amène à un autre événement qui s’est produit le 8 octobre au-dessus de l’Indonésie. Un astéroïde d’une taille de 10 mètres a explosé dans l’atmosphère avec l’énergie d’une petite bombe atomique. C’est-à-dire environ 50 kilotonnes de TNT, équivalent à deux ou trois fois la puissance des bombes atomiques de l’époque de la Seconde Guerre mondiale.

Mais apparemment, et d’après spaceweather.com, l’explosion qui a secoué la Terre a reçu remarquablement peu de couverture médiatique dans la presse occidentale. Et même si spaceweather.com a été prompt à calmer les lecteurs en ajoutant que les scientifiques experts des météores lui ont accordé toute leur attention, dans le paragraphe suivant ils ont confessé que l’astéroïde était en fait inconnu avant son impact et a pris les astronomes complètement par surprise. Eh bien, au moins nous savons que la curiosité n’est pas entièrement morte chez les scientifiques de la Terre. Mais ce que nous avons été capables de recueillir durant le long processus de recherche et de travail pour notre projet « surveiller le ciel », est que, malheureusement, les mêmes scientifiques sont soit dans le noir complet quand on en vient à la véritable nature du danger cosmique, ou soit des outils volontaires aux mains du système de contrôle qui a pour but de supprimer le progrès de la vraie science, mettant par conséquent toute la population humaine en grand danger.

La prochaine fois qu’on vous présentera une information soutenue par la communauté scientifiqueofficielle comme une vérité absolue (que la Terre n’est pas en danger cosmique immédiat) ou pour votre propre bénéfice (vaccinations obligatoires), considérez les commentaires suivants de Laura Knight-Jadczyk :

« Dans le livre sur D.D. Home, on apprend que Michael Faraday, le scientifique le plus influent de son époque, fut d’accord pour « mettre à l’épreuve » Home (à la demande de Crooks et d’autres qui l’avaient déjà mis à l’épreuve et avaient été satisfaits) à la seule condition que Home signe une déclaration disant que si ses capacités étaient réelles, il les désavouerait comme étant mauvaises. Pourquoi ? Parce que – entendez ça – Faraday était un religieux fondamentaliste ! Oui. Il croyait à la mort et à la résurrection de Jésus… mais ne pouvait permettre que la conscience présente à jamais dans toute la création fasse partie intégrante des êtres humains normaux! Il était, en bref, programmé par, et un outil, des psychopathes.

Entre temps, bien entendu, l’idée de catastrophisme avait été reléguée avec les choses irréalistesparce qu’elle y avait été attachée par les fondamentalistes du 19e siècle comme une explication pour tous les fossiles…

Nous reconnaissons que, bien que la philosophie ait une longue histoire en tant que discipline académique avec une vaste littérature d’autocritique, il y a un manque de cette littérature – et d’activité – dans le domaine des sciences plus exactes comme, mais non limité à, l’astronomie et la physique.[...]

Il n’y a pas de tribunal pour l’étude de l’influence de la structure sociale dominante de la science dans laquelle travaillent les scientifiques, et encore moins pour l’examen des moyens dans lesquels cette structure est utilisée de manière négative pour freiner la recherche innovante et même détruire les carrières de ceux qui osent sortir des paradigmes scientifiques dogmatiques.

Actuellement, il y a peu de publications académiques où les scientifiques peuvent exprimer leur opinion sur l’establishment scientifique. Dans le passé pas si éloigné, il y avait des journaux astronomiques où ces questions étaient soulevées, mais ces journaux ont cessé d’exister sous la pression de l’establishment scientifique ou ont été remis dans le rang pour n’y présenter que la « recherche pure ».

Les physiciens n’ont pas de publications pour exprimer leurs points de vue sur la manière dont leur domaine sert leurs besoins en tant que chercheurs et les besoins de la société en tant que bénéficiaires de leurs idées. Il y a peu de possibilité d’exprimer des points de vue non orthodoxes sur la nature de la méthode scientifique ou comment la structure sociale affecte négativement la science. 

Nous reconnaissons les difficultés auxquelles sont confrontés les scientifiques qualifiés qui défient l’orthodoxie scientifique, la censure illicite et honteuse et le chantage des scientifiques qui a lieu quotidiennement. Les élites scientifiques sous le contrôle des élites politiques qui sont le plus souvent pathologiques, contrôlent le système scientifique. L’anonymat dans le système d’évaluation par les pairs est particulièrement sensible à la corruption et interfère avec l’examen objectif des idées extraordinaires sur leurs propres mérites. Ces problèmes de la science sont globaux et encore plus présents dans les nations riches et industrielles où la science est l’épine dorsale du pouvoir et du contrôle.

Les mêmes problèmes dans le domaine de la physique et de l’astronomie sont répandus dans tous les domaines de la science et dans tous les domaines de la recherche réalisée par les hommes où le premier critère de ponérogénèse est toujours présent. Que les idées qui sont supprimées ou ignorées soient correctes est un autre sujet.

Nous reconnaissons que la suppression des idées nouvelles et de la discussion libre et ouverte n’est pas le moyen pour filtrer la science et promouvoir le progrès de la connaissance humaine, et elle est nocive pour la recherche de la Vérité. Nous reconnaissons que l’état de la science aujourd’hui est celui de la pourriture menant à la mort et nous déclarons notre droit – le droit de l’humanité – à la liberté académique et scientifique. »

  

Une réflexion effrayante pour la période d’Halloween

 

© © AP / Joseph Kaczmare

Les tempêtes de feu créées par les armes thermonucléaires seraient la cause principale des morts. Le rayon du dommage de la tempête de feu serait deux à cinq fois le rayon détruit par le souffle.

Pas un seul philosophe ne contesterait qu’une technologie puisse améliorer la vie ou la diminuer. Quelle option? Seul un idiot accueillerait allègrement toute technologie sans avoir réfléchi sérieusement à la question.

-Neil Postman

Le 15 octobre 2009, CBC News a publié un article concernant une étude étonnante réalisée sur les mouches intitulée « Faux souvenirs ‘écrits’ dans le cerveau des mouches »

Dans le premier paragraphe nous apprenons que :

Des scientifiques ont donné à des mouches à fruits des souvenirs d’expérience traumatisantes qui ne sont jamais arrivées, en manipulant directement des cellules nerveuses dans leurs cerveaux.

En continuant à lire, nous apprenons pourquoi cette technologie est en train d’être développée :

…cette technique pourrait aboutir à une meilleure compréhension de la manière dont fonctionne le cerveau en stimulant directement des circuits des cellules nerveuses… l’étude du cerveau de la mouche à fruits peut révéler beaucoup de choses sur la manière dont fonctionnent les cerveaux plus complexes.

Autrement dit, l’expérimentation « réussie » sur les mouches à fruits, dont le but était de créer un traumatisme, n’était qu’un moyen afin de découvrir comment « fonctionnent les cerveaux plus complexes. » De quels cerveaux plus complexes s’agit-il ici ? Ceux des lézards? Des oiseaux ? Des mammifères ? Des hommes ?

Pourquoi y a-t-il un tel désir de maîtriser la technologie pour injecter dans des organismes vivants des émotions négatives sur des événements qui ne sont jamais arrivés ? Comme toute technologie peut être utilisée pour le bien ou le mal, on se demande à quels fins cette technologie sera appliquée.

Ce n’est pas une vaine question alors que le 20e siècle et les neuf premières années du 21e siècle ont donné au monde des «avancées» qui pourraient détruire non seulement la vie comme nous la connaissons – mais toute vie, point à la ligne. Prenez par exemple le «succès» de la fabrication de la bombe atomique. Comme Daniel Ellsberg l’écrit dans le chapitre d’ouverture de son livre A Hundred Holocausts: An Insider’s Window Into U.S. Nuclear Policy (Une Centaine d’Holocaustes: Un Coup d’Œil d’Initié dans la Politique Nucléaire) :

Un jour du printemps 1961, peu après mon 30e anniversaire, on me montra comment notre monde finirait. Pas la Terre, pas – pour autant que je le sache alors – toute l’humanité ou la vie, mais la destruction de la plupart des villes et des gens dans l’Hémisphère Nord.

Ce qu’on me donna dans un bureau de la Maison Blanche, était une seule feuille de papier avec quelques chiffres et lignes. Elle était intitulée « Top Secret- Sensible » ; avec écrit en dessous « For the President’s Eyes Only (>A l’attention uniquement du Président – NdT). »

La désignation « Eyes Only » signifiait qu’en principe elle ne devait être vue et lue que par la personne à laquelle elle était personnellement adressée, donc ici le Président. En pratique, cela signifiait habituellement qu’elle serait vue également par une ou plusieurs secrétaires et un ou plusieurs assistants: en sommes une poignée de personnes, parfois un peu plus, au lieu des centaines qui voient habituellement les exemplaires d’un document « Top Secret-Sensible ».

Plus tard, en travaillant au Pentagone en tant qu’assistant spécial auprès de l’assistant du secrétaire à la Défense, je me trouvais souvent en train de lire des copies de câbles et de mémorandums marqués « Eyes Only » pour quelqu’un, bien que je n’en fusse pas le destinataire et mon chef non plus. Et déjà à l’époque où je les lisais, en tant que consultant au Bureau du secrétaire à la Défense, lire des documents « Top Secret » était pour moi routinier. Mais je n’avais jamais vu auparavant un document marqué « À l’attention uniquement du Président, » et jamais plus après.

L’assistant adjoint au Président sur la sécurité nationale, mon ami et collègue Bob Komer, me le montra. Une couverture l’identifiait comme la réponse à une question que le président John F. Kennedy avait adressée au Chef d’État-major Interarmes une semaine plus tôt. Komer me la montra parce que j’avais rédigé le brouillon sur cette question que Komer avait envoyé au nom du Président.

La question à l’État-major Interarmes était : « Si vos plans pour une guerre [nucléaire] générale était exécutés comme prévus, combien de personnes seraient tuées en Union soviétique et en Chine ? »

Leur réponse se présentait sous forme d’un graphique (voir la représentation ci-dessous). L’axe vertical représentait le nombre de morts en millions. L’axe horizontal représentait le temps, indiqués en mois. Le graphique était une ligne droite, commençant au temps zéro sur l’axe horizontal – sur l’axe vertical, le nombre des morts immédiates attendues après quelques heures de notre attaque – et atteignant un maximum après six mois, une coupure arbitraire des morts qui augmenteraient avec le temps par les blessures initiales et les retombées des radiations.

 

 

Le chiffre le plus bas, à la gauche du graphique, était de 275 millions de morts. Le chiffre à droite, à six mois, était de 375 millions.

Ce même matin, avec l’approbation de Komer, je rédigeais une autre question à envoyer à l’État-Major Interarmes sous la signature du Président, demandant un classement complet des morts globales suite à nos attaques, pour inclure non seulement tout le bloc sino-soviétique mais aussi tous les autres pays qui seraient affectés par les retombées. Leur réponse fut à nouveau prompte. Komer me la montra environ une semaine plus tard, cette fois sous forme d’une table avec des notes de bas de page explicatives.

Au total, 100 millions de morts en plus, grossièrement, furent prédits dans l’Est de l’Europe. Il pourrait y avoir également 100 millions de morts additionnels en fonction des retombées dans l’Ouest de l’Europe, dépendant de la direction du sens du vent (dans une large mesure une question de saison) Indépendamment de la saison, encore une autre centaine de millions de morts, au moins, étaient prédits pour les retombées dans les pays les plus neutres adjacents au bloc soviétique ou à la Chine: Finlande, Autriche, Afghanistan, Inde, Japon et autres. La Finlande, par exemple, serait anéantie par les retombées des explosions américaines au sol sur les abris de sous-marins soviétiques à Leningrad. (Le nombre total de « pertes » – blessés et tués – n’avaient pas été demandé et ne fut pas estimé, ni non plus les pertes des frappes de représailles soviétiques.)

Les pertes totales telles que calculées par l’État-Major Interarmes, à partir d’une première frappe américaine visant principalement l’Union soviétique et la Chine, seraient grossièrement de 600 millions de morts. Une centaine d’Holocaustes en sommes.

En lisant ce compte-rendu tel que présenté par Ellsberg, on est frappé par le côté ordinaire de la procédure menant à ce rapport. Il y a un chef qui veut une information et des gens auxquels il assigne la tâche de rechercher sur le sujet et d’aboutir à une réponse. À part les titres des personnes impliquées – « le Président », « l’assistant adjoint au président pour la sécurité nationale »; « l’assistant spécial de l’assistant du secrétaire à la Défense » – les personnes travaillant à ce rapport semblent être des gens ordinaires qui font leur travail comme la plupart d’entre nous sommes des gens ordinaires qui font leur travail.

Et c’est justement cela : cette juxtaposition de l’horreur avec le monde ordinaire qui donne au scénario sa qualité cauchemardesque. Car ce qui est investigué ici d’une manière ordinaire, similaire aux affaires est le nombre de personnes – représenté par des chiffres sur un graphique et un tableau – qui seraient tuées en Union soviétique et en Chine, les cibles directes et le nombre qui serait annihilé par les retombées radioactives dans les pays neutres de l’Europe de l’Ouest et de l’Est, la Finlande, l’Autriche, l’Inde, le Japon. En final, il y aurait 100 millions de morts s’il y avait une attaque: et comme Ellsberg le fait remarquer, chaque possibilité n’a pas été prise en compte dans le rapport, bien qu’il fasse remarquer que « la Finlande serait anéantie. »

Donc, à la lumière de l’exemple ci-dessus, nous tendons à ne pas être optimiste à propos des expériences comme celles concernant les mouches à fruits et leurs faux traumatismes créés par l’homme.

Dans un tel cas, il peut nous être utile de demander, comme Neil Postman le fait :

Pour quel problème cette technologie est la solution?

Car le fait est qu’avant que les expériences sur ces insectes soient faites, avant que les chercheurs ne ramassent leurs mouches à fruits et les apportent à leurs laboratoires, avant qu’ils ne prennent la peine de manipuler directement les cellules nerveuses dans leurs cerveaux, il n’existait pas une telle technologie pour créer des traumatismes imaginaires dans les mouches à fruits. Jusqu’à l’achèvement « réussi » de cette étude, ce genre de traumatismes qui se trouvaient incrustés dans les cerveaux des mouches à fruits arrivaient là par l’expérience directe des insectes avec le monde naturel.

On pourrait faire ici une pause pour réfléchir sur le fait qu’un besoin d’une technologie pour implanter de faux souvenirs dans les mouches à fruits était d’un souci et d’une importance suffisants pour que quelqu’un se voit accorder un financement, que des plans soient réalisés, approuvés, et que du personnel soit engagé pour entreprendre une telle étude.

Pourquoi ?

Comment la capacité à induire de faux souvenirs chez les mouches à fruits rendra la vie meilleure pour les mouches à fruits ou pour nous ?

Quiconque a financé cette étude qui a développé la technologie pour planter de faux souvenirs dans les cerveaux de mouches à fruit limitera-t-il l’application de cette technologie seulement aux cerveaux de leurs sujets d’origine ?

On doit seulement regarder un certain nombre de percées technologiques récentes pour avoir un sens des « problèmes » identifiés par ceux qui ont assez d’argent et d’influence pour financer des études pour trouver une « réponse » à ces « problèmes ». Voici les applications pour lesquelles certain des recherches réussis ont été utilisés :

Un laser de Boeing tire sur un véhicule en mouvement

La Marine israélienne va déployer une embarcation robot

Royaume Uni : Des instruments de mesure intelligents dans les domiciles pourraient être piratés.

Des ondes radio voient à travers les murs

L’intelligence artificielle pour la nouvelle génération de jeux video : rencontrez Milo

Le Complexe pharmaceutique industriel : Un conte de fées mortel

Un groupe de travail étasunien sur la crise alimentaire critique les idées erronées de l’initiative de Global Harvest pour nourrir le monde

Pathocratie maintenant : Opération Hammer Anvil de la police de Pittsburgh pendant le G20

En scannant les titres, on remarque que les technologies listées ci-dessus ont quelques thèmes en commun. Les développements en armement et contrôle de foule sont un thème et les méthodes de surveillance améliorées en sont un autre. Nous remarquons aussi qu’il y a une référence à une crise alimentaire, (N’y avait-il pas une « Révolution Verte » pour résoudre ce problème ou se pourrait-il que la solution soit devenue le problème ?), entre autre choses.

Pourtant il semble raisonnable de penser que ceux qui bénéficient des technologies comme celles employées dans « Opération Hammer Anvil » ou bien les ondes radio qui « voient à travers les murs » ne voient pas ces technologies comme des problèmes mais comme des moyens pour une fin.

Quels buts possibles mèneraient au développement de technologies qui donnent à leurs maîtres le pouvoir de tirer un laser contre un véhicule en mouvement ou lancer une embarcation robot? Quel type de conscience concevrait même ce genre de choses ? Pour y répondre, considérons un moment l’immense influence que les propriétaires et les superviseurs de ces technologies seraient capables de créer à leur profit. À un tel point qu’ils pourraient changer les structures de pouvoir existantes, la civilisation telle que nous la connaissons et décider de l’avenir de la race humaine.

Richard Dolan, historien et ufologue, aborde ces soucis dans sa conférence de 2009: L’exopolitique vue sous un nouvel angle : (comment) déterminer une nouvelle feuille de route.

Le terme « exopolitique » suggère un phénomène en dehors de ce à quoi la plupart d’entre nous pensent ordinairement en tant que « réalité », qui affecte néanmoins nos infrastructures, nos systèmes politiques et nos technologies. Son influence est si grande que Dolan n’hésite pas dire que ceux avec lesquels il collabore auront les moyens de développer des technologies si avancées qu’elles donneront à ceux qui y ont accès une compréhension de la réalité que le reste d’entre nous ne pourrait même pas imaginer et encore moins comprendre.

Les mouches à fruits sont-elles conscientes des scientifiques qui les étudient ? Sont-elles conscientes que le laboratoire dans lequel elles se trouvent n’est pas leur monde naturel et que la réalité de leurs clôtures n’est pas leur état véritable? Si les mouches à fruits emprisonnées devaient recevoir la visite d’un membre de leur espèce qui n’avait jamais été retenu captif ni subi d’expériences, seraient-elles capables d’accepter ou même de concevoir le monde d’où elles étaient venues? Ou bien se retourneraient-elles, comme les prisonniers dans l’allégorie de la caverne de Platon, contre cet étranger, le diffameraient, le ridiculiseraient, et peut-être même exigeraient qu’il soit mis à mort?

Et donc, comme les insectes sont inconscients des scientifiques qui se déplacent parmi eux, nous en tant qu’espèce sommes collectivement inconscients de la présence extraterrestre qui se déplace parmi nous.

De la même manière, comme les scientifiques (dont l’espérance de vie s’étend devant eux à une échelle qui ressemblerait à une éternité pour une mouche à fruits) ont étudié et manipulé des générations de mouches à fruits – de même ce phénomène (dont la durée est par rapport à notre espérance de vie comme l’est celle des mouches à fruits par rapport à la nôtre) nous a étudié depuis des générations.

Qui sont-ils ?

Selon Dolan :

  • Ils agissent en secret
  • Il y a probablement plus d’une espèce impliquée dans les différents ordres du jour.
  • Ils sont fortement télépathiques.
  • Ils ont la capacité de manipuler l’esprit et les émotions humaines.
  • Ils semblent avoir maîtrisé la capacité à manipuler l’espace et le temps.

 Qu’avons-nous besoin d’apprendre sur eux?

  • Nous ressemblent-ils ?
  • D’où sont-ils ?
  • Désirent-ils nous tromper, nous manipuler ?
  • Nous ont-ils créé ?

 Pourquoi avons-nous besoin de le savoir ?

Des citoyens non informés dans une démocratie est une chose très, très dangereuse. Nous devons nous détromper de la notion que nous avons un processus vraiment ouvert – du point de vue politique ou académique ou dans nos grands médias. Cela est important quand nous discutons de sujets comme la divulgation des OVNIs et des extra-terrestres. » Richard Dolan.

Pourquoi est-ce important ?

La réponse semble tourner autour de la montée rapide de la technologie d’avant-garde qui a changé spectaculairement notre monde au cours des 100 dernières années – et pas pour le mieux.

Au cours d’une durée de vie humaine, nous avons été témoins du décodage du génome humain, de la création de l’intelligence artificielle, de l’épuisement de nos ressources naturelles et de la bombe nucléaire. Et les échecs des infrastructures qui se sont produits dans un « contexte de transformation globale. »

 En 1991, nous avons vu l’effondrement de l’Union Soviétique, la naissance de l’ordinateur personnel, la montée de l’influence d’Internet, ce qui semble être le décès de l’État-nation, et la montée d’un Nouvel Ordre Mondial contrôlé par les corporations et le secteur financier.

D’où vient l’argent qui permet que ces changements se produisent ?

Dolan prétend que beaucoup de ces «avancées» dans les technologies viennent de ce qu’il appelle « Programmes à accès spécial(PAS) » qui sont peu ou pas du tout surveillés et sont financés par de l’argent illégal qui vient des fraudes sur les valeurs boursières et du trafic de stupéfiants. Les organismes gouvernementaux sont devenus dominés par l’argent privé au point que dans de nombreux cas ils n’ont pas du tout idée de ce que ces PAS impliquent.

 Si ceux qui contrôlent l’argent qui entre dans les PAS gardent les technologies qui sont développées pour eux-mêmes, cela a de sérieuses implications pour le reste d’entre nous. Prenez les avancées rapides dans le développement de l’intelligence artificielle, par exemple. Dolan estime que dans dix ans environ l’artificielle artificielle dépassera la nôtre. Cela signifie que nos ordinateurs seront plus intelligents que nous!

Quelles autres technologies d’avant garde sont développées, qui placeront le pouvoir dans les mains des quelques-uns dont les fonds secrets leur permettent de payer pour eux ? Et qui sont les partenaires dans cette entreprise ? Sont-ils humains ? Dolan pense que non. Sont-ils gentils ? Regardez l’état de notre monde et notre environnement.

Dolan argumente qu’il existe une riche documentation tendant à démontrer l’existence d’une présence hyperdimensionnelle dans notre monde, et que nous, en tant que citoyens du monde, avons besoin d’accéder à cette information.

Pour comprendre l’urgence de la situation, Dolan pose cette question :

Est-il important que la divulgation vienne d’un gouvernement démocratique ou d’un état fasciste ?

  • Nous dirigeons-nous vers la démocratie ou le fascisme ?
  • Un monde d’esclaves et d’esclavagistes ?
  • Un monde où les masses s’échappent dans des mondes virtuels ?
  • Eugénisme ? Nanotechnologies ? Création d’une super race ?
  • Élimination des personnes redondantes

Est-il possible que les différences entre les deux groupes – ceux qui possèdent et ceux qui ne possèdent pas – pourraient être un jour si grandes que deux civilisations humaines entièrement séparées pourraient se développer ?

Alors que nous contemplons ces questions et les implications de leurs réponses, nous pouvons sentir que nous sommes dans une position similaire à celle des mouches à fruits qui sont sujettes à des expérimentations. Si nous sommes en effet suspendus maintenant dans un moment dans le temps où la possibilité d’une nouvelle civilisation amorale technologiquement avancée estsur le point d’englober la nôtre, alors le moins que nous puissions faire pour nous-mêmes est d’ouvrir nos esprits et écouter ceux qui ont parcouru ce chemin avant nous.

La peur a toujours été une méthode pour contrôler les masses, donc maintenant plus que jamais, il est impératif que nous perdions pas la tête au milieu de l’hystérie qui est créée par le gouvernement et les médias dans leurs efforts conjoints pour créer un sens de l’urgence pour les vaccinations de masse pour échapper à une certaine pandémie, (disent-ils), qui sera inévitablement apportée par le virus H1N1. Comme la technologie introduite dans le cerveau d’une mouche à fruits pour créer de faux traumatismes, ces tactiques de peur sont introduites dans le monde entier pour pousser la population à accepter cette technologie nouvellement créée.

La connaissance protège – l’ignorance met en péril. L’information est là dehors, c’est à nous de la laisser entrer.

L’exopolitique vue sous un nouvel angle : (comment) déterminer une nouvelle feuille de route de Richard Dolan

 

 

 Traduction française: L’Équipe Futur Quantique

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 [1]  Grands garçons – sens péjoratif

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