Relier les points : Mélodrame sioniste, terrorisme intérieur, bulle papale

Éditeurs SOTT
Sott.net
Lundi 5 avril 2010

© SOTT.net

Alors que l’hémisphère Nord lutte pour sortir d’un des hivers les plus rigoureux de mémoire d’homme, la controverse à Sion intensifie la course au pouvoir suprême. Une rupture aux proportions séismiques a-t-elle projeté les États-Unis et Israël sur des routes de collision dont les conséquences affecteront la planète entière ? Ou assistons-nous à un drame programmé à l’avance qui constitue simplement le dernier coup sur le grand échiquier ? L’élite secrète espère piper les dès en sa faveur quelque soit l’issue.

Pourra-t-on encore longtemps contenir la pression exercée par le mouvement pour la vérité sur le 11 septembre ? Après 9 années d’endiguement réussi, brise-t-il finalement le mur de l’information ? Nous allons nous pencher sur la récente série de tentatives visant à préparer les Étasuniens à la notion de « terrorisme intérieur » en parallèle aux actions entreprises en coulisse pour réduire au silence le mouvement pour la vérité sur le 11 septembre avant qu’il ne devienne viral. Les attentats du métro de Moscou portent tous les stigmates des opérations faux-drapeau menées dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, remplies de preuves révélées prématurément par des experts, l’histoire officielle contredisant les rapports des témoins oculaires et un message vidéo à la Ben Laden. La première question qu’on doit toujours se poser est, qui bono ? (À qui profite le crime).

Toutes les prières du monde ne permettront pas au pape de terminer ce mois indemne. Que la hiérarchie de l’Église catholique recoure à l’insulte la plus crasse dont elle dispose pour repousser le jour où elle devra rendre des comptes donne une idée de la magnitude manifeste de sa pathologie, et en agissant de la sorte, elle s’aligne résolument avec cette autre secte mortifère qui invoque la « religion » pour justifier son existence toxique en Palestine. Le climategate a fermement exclu l’église du réchauffement climatique anthropogénique de sa paroisse, la seule élévation des eaux est celle du déni, avec la majorité du troupeau toujours convaincu que les excréments bovins sont la cause des changements climatiques et doivent être limités d’urgence grâce à la « dette verte » sous forme d’échanges de crédits carbone.

Nous pouvons vous assurer qu’il n’existe pas de réel antisémitisme ou « fascisme islamique » justifiant qu’on en perde le sommeil, mais on perçoit un fort relent de fascisme avec une nuance distincte de sionisme chrétien s’élever des profondeurs comme le méthane depuis les fonds océaniques. Nous allons suivre la montée en puissance des fantassins Uruk-Hai [Dans l'œuvre de J. R. R. Tolkien, les Uruk-hai sont une race d'Orques – NdT] de la pathocratie et nous pencher sur la progression des partis d’extrême droite au cours de ce mois de mars. La mobilisation contre les marées fascistes grandissantes est le signe encourageant du pouvoir et de la résistance du peuple face à la dérive entropique.

Rejoignez-nous pour relier les points de ce mois de mars…

Controverse à Sion

[allusion à l’ouvrage de Douglas Reed, La controverse de Sion, seulement disponible sur Internet – NdT]

La colonisation de la Palestine par Israël est implacable. C’est devenu un problème central dans les relations entre Israël et les autres nations, mais seulement dans la mesure où des non-Israéliens répètent le même discours de désaccord pendant les conférences de presse tout en pliant l’échine une fois que les portes sont closes. La capacité paradoxale de cette petite nation à exercer une pression formidable sur les dirigeants du reste de la planète illustre la capacité du psychopathe à soumettre la volonté d’autrui à ses propres désidératas, la seule différence est qu’ici cela se produit à une échelle macro-sociale. Les psychopathes en Israël ne sont pas la seule cause de cette situation bizarre qui nécessite la participation et le soutien actif « d’individus similaires » à tous les niveaux de la hiérarchie. Ils acceptent implicitement, ou même explicitement dans certains cas, de se mettre d’accord sur les « problèmes » qui seront discutés publiquement, alors qu’en parallèle des manœuvres extraordinaires dont la portée et la roublardise sont dignes de Machiavel sont entreprises derrière le rideau médiatique. Malgré le voile de l’information ; il n’est pas difficile de distinguer les dynamiques sous-jacentes, même si sur ce point il est certainement utile d’éviter la nourriture et l’eau empoisonnées, la télévision hypnotique et de consentir des efforts soutenus pour accroître ses connaissances.

© rafahtoday
Gaza enregistre le millième jour de son siège brutal

Quand on en vient au « problème » des « colonies israéliennes illégales » dans les territoires occupés, la contestation est permise tant qu’elle se limite à critiquer les colonies futures. C’est aussi ridicule que d’essayer d’apaiser un psychopathe en lui disant : « s’il vous plaît Monsieur le psychopathe, arrêtez maintenant, c’en est assez ?! » Ce n’est jamais assez. Ils ne peuvent être apaisés. Une fois que le drapeau israélien est planté, les politiciens qui regardent vers le passé sont honnis. Dans le monde politique, le dirigeant qui s’approche le plus de la vérité est Mahmoud Ahmadinejad. De temps en temps, il nous rappelle que TOUTES les colonies israéliennes sont illégales, immorales et constituent une malédiction pour la planète. Et pour cette raison, Israël veut l’éliminer.

Alors que Gaza enregistrait son millième jour d’un siège brutal, le vice-président étasunien Biden est arrivé en « terre sainte » pour discuter avec son partenaire local dans le domaine des crimes de guerre. En guise de bienvenue le gouvernement israélien lui a donné une gifle en plein visage en annonçant la construction de 1600 foyers à Jérusalem-Est destinés à des fanatiques orthodoxes juifs, juste au moment où il allait s’assoir pour le dîner d’État. Biden aurait pu embarquer dans son avion et retourner à la maison, mais il a feint l’humiliation et a faiblement condamné cette décision, ouvrant la porte à un mois de spéculations par les médias de masse quant à « des tensions dans les relations entre les États-Unis et Israël. » Mais si Biden percevait cette tension, il l’a certainement bien caché, déclarant au cours de sa visite de la tombe de Theodore Herzl : « Vous n’avez pas à être juif pour être sioniste. Je me vois aussi comme un sioniste » Selon l’Associated Press, la secrétaire d’État américaine Clinton « a adressé une vive réprimande » à Netanyahu, qui a affirmé éhontément qu’il « ne savait pas » que le ministre de l’Intérieur israélien envisageait d’annoncer l’annexion d’une banlieue de Jérusalem le jour de la visite de Biden. Israël avait certainement anticipé la réaction palestinienne à cette annonce, bouclant la Cisjordanie pendant plusieurs jours alors que des protestations de masse se développaient. Netanyahu est habile comme un singe lorsqu’il s’agit d’appliquer la théorie des jeux afin de maximiser l’avantage territorial potentiel. Il a utilisé la même manœuvre du « qui, moi ? » au cours de son premier mandat dans les années 90 en tant que psychopathe en chef de l’État d’Israël :

La Jordanie avait signé un traité de paix avec Israël en 1994 pour voir au final l’architecte de cet accord, le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin, tué par balle par un terroriste israélien en 1995. Lorsque Netanyahu remporta les élections suivantes, le roi Hussein avait bon espoir de pouvoir travailler avec Bibi. Hussein avait tenté d’établir un rapport de confiance en recevant le Premier ministre israélien à Amman en août 1996, pour découvrir quelques jours plus tard que les Israéliens creusaient un tunnel sous les lieux saints musulmans de Jérusalem. En février 1997, Hussein avait de nouveau invité Netanyahu à Amman, dans l’espoir de réchauffer l’atmosphère, mais le lendemain Israël avait annoncé son accord pour la construction d’Har Homa, une toute nouvelle colonie juive à Jérusalem-Est. Dans ces deux cas le timing semblait préparé à l’avance afin de mettre non seulement le roi Hussein dans l’embarras mais aussi pour l’impliquer dans cette affaire et l’affaiblir.

Au final, le roi Hussein a écrit sans prendre de gants à Netanyahu : « vous détruisez la paix. Je ne vous fais nullement confiance. » En réponse au roi, Netanyahu a déclaré être « stupéfait par cette attaque personnelle. »



Bibi n’était pas très content d’apprendre que Barry [Barack Obama - Ndt] ne l’avait pas invité au dîner

Tandis qu’Obama bredouillait les mêmes tirades sur « le processus de paix », « les colonies illégales » et « la nécessité d’affronter l’Iran », les chiens fous de l’extrême droite israélienne sont allés loin dans la dérision en le traitant d’ « antisémite, de pro-arabe, et d’agent de l’OLP. » Même le beau-frère de Netanyahu s’est joint au bal. Pendant ce temps-là, l’IRmep (Institut de Recherche sur la politique au Moyen-Orient) publiait des documents relatifs aux enquêtes actuellement menées par le FBI et d’autres agences gouvernementales étasuniennes sur l’AIPAC, un groupe de pression israélien. Ces documents détaillent la manière dont les Israéliens « compromettent l’autorité du président des États-Unis » en organisant des fuites à destination du Congrès étasunien, en divulguant au moment opportun des documents classifiés dans le dos des géants de l’industrie étasunienne, en « usurpant » l’autorité du gouvernement étasunien et en confirmant qu’au moins un des membres de l’AIPAC fait partie des services secrets israéliens. Étant donné que le numéro deux du gouvernement étasunien est un ardent sioniste et probablement un agent du Mossad, qu’Obama peut-il faire d’autre pour tempérer les exubérances israéliennes ? Hé bien commençons par le dossier suivant. Cela couvait depuis un moment. Le département étasunien de la justice a été formellement saisi (le communiqué de presse ne disait pas par qui, mais nous pouvons supposer que cela vient de quelqu’un de la maison Blanche) afin de commencer à réguler les activités de l’AIPAC en tant qu’agence du ministère israélien des Affaires étrangères.

Cela semble prometteur n’est-ce pas ? Israël veut trop en faire, humiliant au passage son papa gâteau, par conséquent les États-Unis réagissent en gardant ses agents sous contrôle et en s’assurant qu’il ne sera pas entraîné dans une nouvelle guerre au bénéfice d’Israël. Toutefois, il reste un petit problème. Au-delà des communiqués de presse et des éditoriaux publiés dans les médias contrôlés par les sionistes, rien n’a changé sur le terrain. Le lobby exerce une pression totale dans les couloirs du Congrès, écrivant pratiquement les lois qui marqueront bientôt le début du siège de l’Iran. Les avions de chasse israéliens (fabriqués aux États-Unis) ont pilonné Gaza à la mi-mars tandis qu’un silence assourdissant régnait outre-Atlantique. Tandis que le « problème » des colonisations illégales se focalisait sur les 1600 constructions annoncées pendant la visite de Biden, les médias ont complètement ignoré une autre déclaration faite par le gouvernement israélien concernant l’autorisation de construire 50 000 nouveaux foyers à Jérusalem-Est !

Les médias ont épilogué sur la décision d’Obama de dérouter un cargo rempli de « bombes anti-bunkers intelligentes » destinées à Israël, vers Diego Garcia dans l’océan Indien. Rares sont les médias de masse ayant souligné que cette décision trompeuse met ces munitions à portée de tir de l’Iran. C’est depuis cette île jouissant d’une excellente position géostratégique (volée par les Britanniques qui ont expulsé les populations autochtones avant de la céder aux États-Unis qui en ont fait une base aérienne) que les frappes aériennes ont été lancées contre l’Irak pendant l’opération Tempête du désert et contre l’Afghanistan actuellement. Nous pensons que Keith Johnson a parfaitement cerné le problème dans son analyse sur cette manœuvre de prestidigitateur :

Cette annonce a provoqué joie et satisfaction aux deux extrêmes du spectre politique tandis qu’au milieu on restait pour ainsi dire… perplexe. […] La pantomime diplomatique entre Israël et l’administration Obama a dupé tout le monde. Mais tout ce cirque politique est entièrement destiné à la scène publique. L’objectif à court terme est de créer l’illusion qu’il existe une tension entre les deux nations, tandis que le dessein global est de disculper totalement Israël lorsque les États-Unis décideront finalement d’attaquer l’Iran. […]

Mais en créant l’illusion que ces armes devaient être livrées à Israël, cette décision tirée par les cheveux de les dérouter à la dernière minute pour être stockées à Diego Garcia apparaît simplement comme une anodine décision logistique. […] Ce n’est pas un endroit pour entreposer des bombes. C’est l’endroit d’où on les lance. […]

Ces stratégies visant à donner à Israël le rôle d’un enfant abandonné lui permettront de décliner toute responsabilité lorsque les bombes commenceront à tomber. Ils croient que cette querelle simulée entre Israël et les États-Unis leur permettra de démentir toute allégation de collusion. Mais en coulisse, ils espèrent provoquer chez les Iraniens une frappe de représailles contre Israël qui justifiera qu’ils entrent dans le conflit et qui poussera le peuple étasunien à prendre leur défense. […]

Voici le jeu que l’on joue avec nous en ce qui concerne Obama, ses motivations et ses véritables rapports avec Israël. Il est musulman… Il est juif… Il est noir… Il est blanc…Il est pro-israélien…Il est anti-israélien. Tout cela est une mise en scène, visant à plonger le public dans la confusion et dans l’erreur[…]

© superficiala.com

Gaza subit une nouvelle attaque tandis que les Israéliens font planer la menace d’un nouveau carnage.

Cette crise publique entre les États-Unis et Israël qui a explosé la veille de la foire à la guerre de l’AIPAC tenue à Washington… avec Netanyahu comme invité d’honneur, ne peut être une coïncidence. Cette fois-ci, il n’y a pas eu de « vive réprimande » de la part de Clinton puisqu’elle a dit aux délégués exactement ce qu’ils voulaient entendre. Que pouvait-elle dire d’autre sachant que quasiment tous les membres du Congrès ont signé une lettre à son attention soutenant le droit donné par Yahvé à Israël de conquérir ce qu’il reste de la Palestine ? La meilleure carte que l’empereur Obama pouvait jouer dans cette mascarade était de ne pas inviter Netanyahu à dîner. La conférence s’est terminée sur l’information selon laquelle Israël envisageait d’accélérer la colonisation de la Cisjordanie, tandis que les bombardements s’intensifiaient sur la malheureuse bande de Gaza. Oh, et le ministre de la « Défense » israélienne Ehud Barak a profité de son passage dans les quartiers généraux de l’Empire pour boucler une nouvelle commande d’armes auprès du Pentagone. Voilà ce que vous réserve la chutzpah [Terme hébreu signifiant « toupet », « culot », « agressivité », « insolence » - NdT]

Et pourtant, nous nous demandons vraiment si un véritable schisme est en train de se développer entre les États-Unis et Israël. Gordon Duff a présenté sur VeteransToday.com une thèse convaincante allant dans ce sens. Le problème est que les États-Unis sont tellement trahis par leur allié à tous les niveaux que toute tentative de retirer les tentacules du parasite mettrait le pays face à un risque mortel. Pour l’instant, Obama s’en tient au message selon lequel les bombes nucléaires iraniennes sont un fantasme israélien. Cet épisode a seulement contribué à accroître les violences perpétrées par Israël à l’encontre des Palestiniens, leurs avions de chasse faits sur commande par les États-Unis, leurs tanks et leurs hélicoptères terrorisant les Gazaouis pendant le week-end pascal. En fait, Israël menace tous ses voisins sachant qu’il tient les États-Unis sous son contrôle.



Terroriser le mouvement pour la vérité sur le 11 septembre

S’il a été difficile pour les dirigeants étasuniens d’avoir une influence sur la politique étrangère américaine dont le complexe militaro-industriel conserve le contrôle depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, cela s’est avéré impossible depuis que les États-Unis ont signé leur pacte faustien avec Israël le 11 septembre 2001. L’empire étasunien est damné s’il suspend ses apports financiers et militaires à destination d’Israël et il est damné s’il les poursuit. La vérité concernant le 11 septembre émergera d’une manière ou d’une autre. La manière dont le calendrier sera établi déterminera qui se retrouvera sans chaise lorsque la musique s’arrêtera. Alors qu’il est largement dans l’intérêt des États-Unis et d’Israël de cacher la vérité en semant la confusion au sein de la population étasunienne par tous les moyens, il apparaît qu’un jeu de cache-cache a lieu à travers les médias afin de préparer le terrain et attribuer à l’un des deux le rôle du méchant. Cette tendance a été évidente au cours des dernières semaines où le mouvement pour la vérité sur le 11 septembre a été relayé par les médias de masse comme jamais auparavant.


© Associated Press
Logique psychopathe : bâtiment de grande hauteur + avion + feu + nuage de fumée noire se détachant du ciel bleu = encore une autre opportunité de rappeler aux  Étasuniens pourquoi ils ont besoin de nous.

Plutôt que de diaboliser ceux qui remettent en cause la théorie du complot officielle sur les événements du 11 septembre, le Washington Times a publié un article fin février présentant une synthèse raisonnable des modestes questions soulevées par Architectes et Ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre concernant la présence de « nano thermite (un explosif de dernière génération) dans les poussières du World Trade Center. » Cet événement a été mis entre parenthèses en raison de deux incidents bizarres relevant du « terrorisme intérieur ». Premièrement, au cours d’une mission kamikaze, l’ingénieur en informatique Joe Stack a écrasé son avion de tourisme sur le bâtiment des impôts situé dans le centre-ville d’Austin au Texas. Le texte qu’il a laissé avant son suicide fait certainement appel à tous les bons ingrédients pour décrire un citoyen moyen totalement excédé par le comportement de son gouvernement, mais on se demande pourquoi un véhicule de traitement des déchets dangereux était stationné à proximité comme dans l’attente de cet événement. Les autorités étaient peut-être au courant de son plan et l’ont délibérément laissé agir ? Nous avons ici plusieurs possibilités mais le plus important est de noter que cet événement a marqué le début d’une vague d’actes de « terrorisme intérieur » qui ont émaillé le mois de mars. Seulement 10 jours après la couverture de la démolition du WTC par le Times, tenez-vous bien, un « défenseur des théories du complot sur le 11 septembre » a été abattu au cours d’une fusillade au sein du Pentagone. Le ressentiment de John Patrick Bedell à l’égard de l’armée était soi-disant lié au colonel des Marines James Sabow, mort dans des circonstances suspectes en 1991, mais le point particulier sur lequel les médias se sont centrés est un soi-disant message sur la « démolition du 11 septembre » qu’il a publié sur Internet.

Il s’agit clairement de COINTELPRO [Programme de désinformation et de contre-renseignement] en action, par lequel des actes de violence « aléatoires » sont associés aux personnes qui doutent de la version officielle concernant le 11 septembre. Seulement 24 heures avant la tenue d’une importante conférence sur le 11 septembre en Pennsylvanie, le Southern Poverty Law Center (association de juristes luttant contre les discriminations et le racisme) a publié son rapport intitulé « haine contre la droite » qui étudie « l’incroyable ascension des groupes promouvant la haine contre le gouvernement. » Dans sa liste noire, on trouvait We Are Change, un groupe pour la vérité sur le 11 septembre, en compagnie de véritables antisémites et autres fanatiques racistes. Au cours de cette conférence intitulée Trahison aux États-Unis, le seul représentant des médias de masse était le « journaliste » d’ABC Chris Bury, qui a été l’auteur d’un des grands moments du journalisme mafieux lorsqu’il a interviewé Dylan Avery et Corey Rowe, producteurs du documentaire Loose Change, dans l’espoir de les piéger et de les pousser à tenir des propos « haineux ». Avery et Rowe étaient parfaitement conscients du petit jeu de Bury et ils l’ont brillamment démasqué. Il est intéressant d’étudier les réactions de Bury à leurs réponses – la vérité glisse sur les psychopathes comme sur du téflon.



Titre : À quoi un terroriste ressemble-t-il ?

En dessous : collez votre photo ici.

© John Sherffius

Joe Quinn, l’un de nos propres éditeurs, a souligné la succession d’incidents surmédiatisés relevant du « terrorisme intérieur américano-américain » qui a immédiatement suivi le projet de la draconienne « loi de 2010 sur l’accusation, la détention et les interrogatoires de belligérants ennemis » (Enemy Belligerent, Interrogation, Detention, and Prosecution Act of 2010) déposée par les sénateurs McCain et Lieberman. Cette loi permettrait effectivement de « légaliser l’assertion de Bush selon laquelle il pouvait arrêter et emprisonner indéfiniment même des citoyens étasuniens dans une prison militaire sans accusation ou quelque forme de procès. »

Il serait impossible que cette mesure anticonstitutionnelle devienne une loi sans un prétexte, alors entrent en scène Jihad Jane, Jihad Jamie et leurs amis pour nous vendre cette prochaine étape du plan des psychopathes. Les médias voudraient nous faire croire qu’ils étaient tous des « Étasuniens anti-étasuniens », mais les seules choses qu’ils ont tous en commun sont les soi-disant complots auxquels ils ont supposément contribué via des messages publiés sur Internet, ou alors ils ont été piégés par des agents fédéraux et des complots concoctés par le gouvernement même. Les quatre New-yorkais noirs impliqués dans le « complot visant à faire sauter des synagogues de New York » ont déclaré que le plan était entièrement élaboré et piloté par un informateur fédéral qui a harcelé sans relâche les accusés jusqu’à ce qu’ils acceptent de prendre part au complot.

Ils ont déclaré que l’informateur avait choisi les cibles, fourni de fausses bombes pour les synagogues et un missile factice pour détruire des avions. Selon la motion en jugement, il a également proposé de rémunérer les accusés, dont les avocats ont affirmé qu’ils n’avaient aucune inclinaison criminelle jusqu’à ce que l’informateur commence à les recruter.

Le mois de mars s’est terminé avec un autre incident majeur relevant du « terrorisme intérieur » lorsqu’un obscur groupuscule dénommé Hutaree Militia a été neutralisé au cours d’une intervention musclée type GIGN, manifestement destinée à arrêter un complot boiteux visant à cibler des policiers et à « pousser à la révolution. » Comme il convient, les médias étasuniens ont souligné que tous ses membres étaient des théoriciens du complot pensant que le gouvernement tente de prendre le contrôle, » ce qui implique à nouveau que quiconque se pose des questions sur le 11 septembre est un violent extrémiste. Comme nous l’avons vu à maintes reprises, la milice Hutaree était suivie par un agent du FBI infiltré dont les maîtres tentent désespérément de provoquer la violence et inciter ainsi à la « révolution » dont ils ont besoin pour éliminer les dissidents. Les pouvoirs en place aux États-Unis sont tentés de lancer des emprisonnements de masse avant que le peuple ne réalise que le 11 septembre a été dirigé de l’intérieur. Remarquant les liens étroits de cette milice du Michigan avec le parti républicain et son passé anti-démocratique en tant que casseur de grèves à la manière des SA et des SS de l’Allemagne nazie, Gordon Duff perçoit les « dissidents » Hutaree comme la preuve d’une nouvelle facette des manigances orchestrées par l’élite secrète.

Chemises brunes étasuniennes à embaucher : la milice Hutaree « chrétienne, juive, sioniste, anti-musulmane ».

Si deux individus représentent bien ces milices antigouvernementales, ce sont Glen Beck et Sarah Palin. Je leur attribuerais une forte tendance antigouvernementale mêlée à du patriotisme si je ne connaissais pas le passé du mouvement milicien. Dans le Michigan, le mouvement milicien a été mis en sommeil lorsque « W » [allusion à Georges W. Bush –NdT] a été « élu » déclarant que « les États-Unis n’avaient plus besoin d’être protégés avec quelqu’un comme Bush à la maison Blanche ».

Quelques mois plus tard, le 11 septembre se produisait suivi du Patriot Act, de la nouvelle bureaucratie de la sécurité nationale, l’attaque contre l’Irak, la débâcle Katrina et puis la crise économique. C’est seulement lorsque le secteur de l’assurance s’est trouvé menacé d’une régulation plus rigoureuse que les mouvements miliciens ont à nouveau émergé sous la forme de groupes de « la fin du monde » et du « ravissement/apocalypse ». Quiconque ne renifle pas les dessous de table liés à ces nouvelles milices ne fait pas suffisamment attention.

Avoir des milliers de sionistes chrétiens sans éducation, inconscient de leur propre rôle, ne vous déplaise, en liberté sur le sol étasunien est comme disposer de sa propre 5e colonne du Mossad prête à réagir à tout ordre venant du dessus. Imaginez-les avec leur tenue camouflage, fusils d’assaut, devant la télévision, pleurant avec Glen Beck, attendant le « signal secret » qui annoncera la « fin des temps ». La manière dont nous nous sommes retrouvés avec ces liens étroits entre des générations de sionistes chrétiens et de juifs détestant les fanatiques qui ont planifié la construction des premières chambres à gaz est une énigme de l’Histoire. Appelons cela un « mariage étrange ».

Jesse Ventura était muet de stupeur après que, fin mars, le Huffington Post ait censuré son article sur le 11 septembre, mais il avait eu plus de succès plus tôt dans le mois, faisant une apparition dans l’émission USA Today diffusée par la chaîne MSNBC et révélant aux Étasuniens une partie de l’Histoire qui demeure obérée. Le 10 mars la FAA [équivalent de l’Aviation Civile – NdT] a fait ce qu’elle aurait dû faire le 11 septembre, et a contacté le NORAD concernant un appareil ayant violé l’espace aérien au-dessus de Washington. Le Cessna 172, avion de loisir monomoteur, fut immédiatement intercepté et escorté vers l’aéroport municipal qui se trouvait à proximité. Au milieu de tout cela, l’Univers envoyait un autre subtil indice avec le NORAD (Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord) annonçant qu’il envisageait un autre de ces désormais infâmes « exercices d’entraînement », tandis que la (défunte) vedette de la CIA faisait une nouvelle apparition comique sur la scène de la guerre contre le terrorisme. Voyez-vous cette prise de conscience concernant le 11 septembre doit en déranger certains pour que les élites psychopathes acceptent enfin, après quasiment une décennie, de dédommager le personnel de secours et les volontaires pour les traumatismes incalculables qu’ils ont subis au cours de leur exposition au nuage toxique produit par la vaporisation des bâtiments de Ground Zero.


Si la violence infligée aux civils définit le terrorisme, alors comment les gens se trouvant dans une zone de combat distinguent-ils les forces amies ?

Il est peu étonnant que le gouvernement étasunien ait empêché Russia Today, la chaîne d’information russe en langue anglaise, de faire de la publicité aux États-Unis. Elle a diffusé toutes sortes d’histoires liées à « la vérité sur le 11 septembre » et la suppression des voix dissidentes aux États-Unis. Ce mois-ci elle a diffusé une série d’entretiens avec des personnes recherchant la vérité sur le 11 septembre dont la réponse de Jesse Ventura à la censure de son article par le Huffington Post. Il est évident que le gouvernement russe garde la pression sur les États-Unis. Tout comme le président de l’Iran Ahmadinejad, déclarant cette fois-ci que « le 11 septembre est un gros mensonge et un prétexte pour la guerre contre le terrorisme et l’invasion de l’Afghanistan. » Le Washington Post s’est moqué de Fujita Yukihisa [parlementaire japonais – NdT] lorsqu’il a lancé un nouveau débat sur le 11 septembre au sein du Parlement japonais. Plus difficile à censurer fut la révélation selon laquelle l’Administration Bush a explicitement averti la commission sur le 11 septembre « de ne pas trop fouiller » les sujets mêmes qu’elle était censée étudier minutieusement. À vrai dire, avec des membres sachant que le 11 septembre était un complot initié 30 ans avant l’acte final, elle était peu susceptible de trop s’éloigner de la ligne du parti.


Les médias étasuniens peuvent se gargariser ad vitam aeternam des « théoriciens du complot touchés par la démence », mais dans les faits 100 millions d’Étasuniens, et ce chiffre croît chaque jour, se posent les bonnes questions. Il y a simplement trop de lacunes dans l’explication officielle et pas assez d’experts psychopathes pour les combler. Mais avec les milices, les soldats renégats, les participants aux tea-parties [mouvement nationaliste populiste – NdT] et les programmes de contre-renseignement et de désinformation resurgissant irascibles et armés jusqu’aux dents, les sanglots versés pour l’humanité et la dignité aux États-Unis sont assurés. Peut-être que ce qu’il reste à déterminer est si les factions en concurrence pour le trône du gouvernement mondial peuvent manipuler le 11 septembre pour le présenter comme un acte « venant de l’intérieur » – faisant peser la faute sur le gouvernement étasunien – ou un acte « venant de l’extérieur » – faisant peser la faute sur Israël et le Mossad dans la mesure où les dominionistes auraient décidé qu’il est temps de se débarrasser d’Israël.


Manipulation expresse en coulisse

La veille du « Jour pour la Palestine » et de la « Semaine internationale pour le boycott de l’apartheid mené par Israël », deux bombes ont explosé pendant les heures de pointe dans des stations de métro du centre-ville de Moscou, faisant au moins 38 victimes et 65 blessés. Initialement, l’attentat n’a pas été revendiqué. D’après des témoins oculaires, les bombes pourraient avoir été déclenchées par le mécanisme des portes, car les deux détonations se sont produites lorsque les passagers ont commencé à sortir des rames. Selon l’article publié par Novaya Gazeta :

D’après les employés du métro, la première explosion a eu lieu dans la station de Loubianka à 7 h 52 dans le deuxième wagon du train assurant la ligne « Podbelskaya Street », au moment où les portes se sont refermées. La deuxième explosion a eu lieu dans la station « Park Kultury », elle s’est produite à 8 h 39 dans le 5e wagon en partant de l’arrière du train en provenance de la station de « Yugo-Zapadnaia », au moment où les portes se sont ouvertes pour libérer le flot de passagers. […]

« En provenance du ‘Yugo-Zapadnaia’, le train se déplaçait à faible vitesse, s’arrêtant fréquemment. Petit à petit nous avons atteint la station ‘Park Kultura’. J’étais tout à l’arrière du deuxième wagon, je tournais le dos au troisième (là où l’explosion allait se produire). L’explosion de Loubianka s’était déjà produite, mais évidemment personne dans notre rame n’était au courant. L’ingénieur a annoncé via les haut-parleurs qu’ « en raison de problèmes techniques le train doit s’arrêter, s’il vous plaît veuillez utiliser un autre moyen de transport ».

« Les gens se sont rassemblés pour se préparer à sortir du train, les portes se sont ouvertes. J’ai fait un pas pour sortir, et bang. J’ai senti une pression soudaine contre l’arrière de ma tête et j’ai entendu un impact. Quelque chose d’humide et de mou a percuté mon dos ; j’ai réalisé plus tard que j’étais entièrement couvert du sang des autres passagers. »

Au diable les témoins oculaires, en l’espace de deux heures on informait le public que les auteurs de ces attentats étaient des femmes qui s’étaient fait exploser et les médias n’ont pas hésité à pointer le doigt vers les rebelles islamistes du Caucase du Nord (qui inclut la Tchétchénie et l’Ingouchie). Le directeur des services de sécurité fédéraux (FSB, précédemment connu sous le nom de KGB), Alexander Bortnikov a déclaré que ses enquêteurs croyaient que ces attentats avaient été perpétrés par « des groupes terroristes liés au Caucase du Nord… Des fragments des corps des deux auteurs des attentats suicides ont été retrouvés plus tôt sur la scène de l’incident et les examens montrent que ces individus viennent du Caucase du Nord. »



On n’a pas expliqué comment il avait si rapidement abouti à de telles conclusions. Mais ceux qui participent au commerce de l’information ne se posent pas de telles questions, car ils savent que l’effet traumatique subi pendant les premières heures est un élément clef pour graver une idée dans l’esprit du peuple. Sans aucun doute, ils étaient pleinement conscients que suggérer des « femmes islamistes » rappellerait aux Russes l’horreur de Beslan en 2004. Ces mots clefs ont manifestement bien fonctionné puisque des attaques aléatoires contre des musulmans dans des stations de métro s’en sont suivies.

Les médias russes ont identifié le nom de cette candidate à l’attentat suicide avant qu’elle ne soit veuve, publiant ces photographies de Dzhennet Abdurakhmanova âgée de 17 ans.


© Newsteam/AFP/Getty Images

Dzhennet Abdurakhmanova, qui aurait perpétré l’un des attentats suicides du métro de Moscou, pose avec feu son mari Umalat Magomedov.


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Cette image non datée extraite d’une vidéo a été rendue publique par IntelCenter et publiée mercredi sur un site pro-rebelle. Elle représenterait le chef de guerre tchétchène Doku Umarov.

Le chef des rebelles tchétchènes Doku Umarov est également apparu (à la Ben Laden) dans une vidéo non datée où il revendique ces attentats. Et ce, malgré le démenti de son porte-parole Shemsettin Batukaev émis la veille :

« Nous ne sommes pas les auteurs des attentats de Moscou, et nous ne savons pas qui en est l’auteur, », a déclaré Shemsettin Batukaev, porte-parole de l’Organisation de l’Émirat du Caucase au cours d’un entretien téléphonique avec Reuters en Turquie.

Le porte-parole a déclaré que son groupe avait pour objectif des cibles économiques à l’intérieur de la Russie, mais pas des civils. […]

Hum… Un « attentat suicide islamiste » la veille d’une célébration pro-palestinienne et anti-israélienne, livrée complète avec un conte préfabriqué expliquant les attentats et une vidéo terrifiante montrant un diabolique commanditaire barbu. S’il n’y avait pas eu le porte-parole du Ben Laden tchétchène gâchant la fête de l’élite secrète et de ses amis (c’est-à-dire la CIA, le Mossad et les organisations psychopathes similaires) nous y aurions presque cru… Mais même sans cela, peut-être que nous n’y aurions pas cru.

Il a également été dit que les « candidats à l’attentat suicide » pourraient avoir été motivés par le massacre qui a eu lieu dans une forêt du Caucase du Nord où des villageois récoltant de l’ail ont été pris dans des tirs croisés et puis exécutés par les forces gouvernementales. Il est intéressant de noter que selon le quotidien Kommersant, la deuxième kamikaze, provisoirement identifiée comme étant Markha Ustarkhanova, une Tchétchène âgée de 20 ans, était la veuve d’un leader militant tué en octobre dernier alors qu’il s’apprêtait à assassiner le président tchétchène Ramzan Kadyrov, qui est soutenu par le Kremlin. En septembre, Kadyrov a fait de curieuses remarques sur le conflit en Tchétchénie :

« L’Ouest a un intérêt à séparer le Caucase de la Russie. Le Caucase constitue une frontière stratégique pour la Russie. Enlever le Caucase à la Russie signifie l’amputer de la moitié de son territoire. Ils nous envoient désormais des groupes d’étrangers. Nous combattons les unités spéciales étasuniennes et britanniques dans les montagnes, » a déclaré Kadyrov au cours d’un entretien avec le journal Zavtra.

[…] « Bien entendu. Il y avait ce terroriste dénommé Chitigov, il travaillait pour la CIA. Il avait la nationalité étasunienne. Il était brigadier général sous Khattab. Lorsque nous l’avons éliminé – j’ai dirigé l’opération – nous avons trouvé un permis de conduire étasunien sur lui, et le reste de ses papiers étaient également étasuniens, » a déclaré Kadyrov.

Un autre élément étrange dans cette affaire – ou pas vraiment étrange si vous avez fait attention aux schémas sous-jacents dans les opérations faux drapeau – est que deux jours avant ces attentats plusieurs centaines de personnes ont été évacuées d’une station de métro moscovite en raison de l’apparition de fumées dans une rame, soi-disant due à un problème électrique. Était-ce un galop d’essai, ou peut-être une excuse pour évacuer les gens tandis qu’on menait des « préparatifs spéciaux » ?

Il y a également ce fait curieux : la première bombe a explosé dans la station Lubyanka, qui se trouve juste dessous les quartiers généraux du FSB. Si le FSB était impliqué, a-t-il choisi une station pouvant être aisément surveillée ? Mais s’il n’était pas impliqué, a-t-on envoyé aux services secrets russes un message provocateur, forçant le gouvernement à renforcer son implication dans la guerre contre le terrorisme™ ? En fonction de la manière dont vous l’analysez, la visite de Poutine au Venezuela au cours des jours qui ont suivi les attentats afin de finaliser des accords commerciaux (en particulier des ventes d’armes) et pour apparemment aider au lancement d’un programme spatial et d’un programme nucléaire pour la révolution bolivarienne de Chavez peut avoir deux significations. Soit ces attentats l’ont laissé de marbre car il savait ce qui allait se produire… où alors la généreuse visite accordée à Chavez constituait sa réplique aux attentats du métro moscovite. Il y a sans nul doute d’autres facteurs entrant en jeu, mais le timing en tant que tel est vraiment curieux.

Deux jours après les attentats du métro, deux autres attentats suicide se sont produits dans le Daghestan. Trois jours plus tard, la police a neutralisé une autre bombe, également dans le Daghestan. Apparemment, un véhicule a explosé alors qu’une voiture de police s’approchait. Un homme portant un uniforme de policier s’est alors approché du site et s’est fait exploser tandis que les policiers et les équipes de secours se rassemblaient sur place.

Les autres pays souffrant d’humeur orwellienne importent avec impatience ce type de traumatismes. Les New-Yorkais ont dû subir la présence de policiers armés de fusils d’assaut M16 dans les stations de métro – juste au cas où ces terroristes moscovites aient pris le mauvais train et se soient rendus à Manhattan.


© Post photos: G.N. Miller

Sur la ligne M16. Des membres de l’unité d’élite de la police new-yorkaise Hercules patrouillent dans une rame de métro dans le terminal de Grand Central et montent la garde à la station de la 51e rue en réponse aux attentats de Moscou.

Gordon Duff a souligné que le « célèbre jeu vidéo ‘Call of Duty Modern Warfare 2′ contient même un attentat terroriste prenant place dans le réseau de transport moscovite, une attaque faux-drapeau. Aujourd’hui c’est la version réelle qui s’est produite. » Il pose la première question que chacun d’entre nous devrait se poser lorsqu’il lit ou entend quelque chose : qui tire profit de l’attentat de Moscou ?

La règle de base est simplement la suivante : si les attentats induisent des conséquences négatives pour les terroristes, de vastes représailles, si de nouvelles lois sont adoptées ou si le public se retrouve hystérisé, alors nous faisons probablement face à une opération faux-drapeau, pas un véritable acte terroriste. Si une attaque terroriste, comme « le sous-vêtement piégé » bidon de Détroit, est montée de toutes pièces et que des individus ayant des liens directs avec des agences de sécurité font des millions du jour au lendemain, vous pouvez être absolument certain, pas besoin de se poser des questions.


Big Brother est un maniaque


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Le sceau officiel du Bureau de la Connaissance de l’information (Information Awareness Office – IAO)

Les rapports journaliers sur les nouvelles technologies et initiatives ainsi que sur les mesures de sécurité renforcée nous montrent que le Complexe Industriel de surveillance est devenu partie intégrante et inéluctable de la vie quotidienne. Shane Harris, auteur de How America Became a Surveillance State, montre les efforts faits par le gouvernement étasunien pour voir et entendre davantage face aux attaques terroristes croissantes. Il s’attarde tout particulièrement sur la Connaissance totale de l’information (Total Information Awareness – TIA), un projet créé après le 11 septembre et mené par John Poindexter, ancien Conseiller à la Sécurité nationale :

« Nous sommes arrivés à l’ère où la surveillance et les capacités de surveillance du gouvernement sont devenues une réalité, et je ne pense pas que le Congrès lui retirera ce pouvoir. Ils essaieront de renforcer le contrôle et la supervision. Mais on n’entend personne – en tout cas, aucun des membres influents du Congrès – déclarer sérieusement : « Oui, nous devons nous débarrasser complètement du Patriot Act et revenir à la façon de faire d’avant le 11 septembre. Cela ne risque pas d’arriver. »


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Nulle part où aller, nulle part où se cacher

Malheureusement, voilà la réalité. Tandis que la technologie de surveillance s’étend à pratiquement tous les aspects de notre vie, elle a passé le point de non-retour. Elle deviendra de plus en plus envahissante au fur et à mesure qu’elle se développe. Un coup d’œil aux développements de ce mois-ci ne fait que renforcer l’inquiétude face au terrain gagné par la campagne de Connaissance Totale de l’Information :

  • La sécurité nationale voudrait que les drones soient omniprésents dans le ciel étasunien.
  • L’Agence des projets de recherche avancée de la défense (Defense Advanced Research Projects Agency – DARPA) développe un système de radar « espion dans le ciel » qui voit de manière périscopique et dans les « canyons urbains ». DARPA espère ainsi pouvoir suivre des véhicules à travers une ville entière en n’utilisant que quelques engins pilotés à distance.
  • La popularité croissante des sites de réseaux sociaux a créé de nouvelles possibilités de collecte d’information et d’influence du comportement. Cela est mis en œuvre par de nouveaux outils d’exploration de données (data mining) et grâce à l’infiltration sur le terrain d’agents du FBI qui demandent d’être ajouté à la liste d’amis d’individus ciblés sur Facebook.
  • Un nouveau logiciel qui fait déjà beaucoup de vagues s’appelle Hone. Il permet d’analyser des conversations VOIP, d’identifier biométriquement la voix ou la photo de quelqu’un et de l’associer ensuite à différents numéros de téléphone. Il utilise l’intelligence artificielle pour analyser des courriels, lier des courriels à différents comptes, passer en revue des millions de profils pour rechercher des individus ayant des attributs similaires – des profils de blogueurs ayant la même adresse courriel, par exemple. Il peut rechercher des correspondances les plus statistiquement probables, en étudiant des caractéristiques telles que le sexe, la nationalité, l’âge, la provenance, le domicile ou l’adresse de travail des individus.
  • Le gouvernement du Royaume-Uni a divulgué ses projets de page Internet sur chaque citoyen. Il s’agit d’une sorte de Facebook du gouvernement britannique pour que les citoyens puissent payer leurs taxes, faire diverses demandes d’indemnités, de passeport, de carte d’identité, etc. Mais le but de ce projet est également de devenir un outil de communication pour contacter du personnel médical ou des professeurs.
  • Le mode de collecte de données centralisées par excellence pour les États-Unis et le Royaume-Uni est la carte d’identité, un document pourtant d’apparence inoffensive. Le but est une base de données universelle d’ADN contenant les données biométriques et les informations relatives à l’ADN de tout citoyen. Les sénateurs de droite poussent Obama à introduire la carte d’identité biométrique nationale. Ayant déjà lancé la carte d’identité, le gouvernement britannique force à pas de loup son adoption en ciblant les usagers des bus âgés et les jeunes en leur demandant de prouver leur âge pour acheter de l’alcool ou des cigarettes. Cependant, fauché après avoir aidé les banques à se tirer d’affaire, le gouvernement devra peut-être bien mendier auprès de celles-ci et leur demander de payer la note. En retour, elles pourraient avoir un accès préférentiel aux données financières, personnelles et médicales du public… afin de mieux nous presser jusqu’à la dernière goutte.
  • Même votre promenade en forêt est à présent enregistrée et reportée aux autorités.

Et qu’en est-il des voyages ? Eh bien, l’Administration fédérale pour la sécurité des Transports (Transportation Security Administration – TSA) aux États-Unis envisage l’installation dans les aéroports d’engins qui repèrent et détectent l’équipement électronique personnel. Le but est de vous suivre à la trace, depuis le moment où vous entrez dans l’aéroport jusqu’au moment où vous embarquez – en bref, permettre au gouvernement de suivre les gens partout dans cet endroit.

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Les services de sécurité des aéroports se rincent l’œil

Après avoir affirmé que le balayage corporel intégral serait facultatif, la TSA va maintenant le rendre obligatoire dans les aéroports étasuniens. Un employé d’un aéroport britannique a abusé du scanneur en l’utilisant pour reluquer une collègue. Ceci a relancé les craintes du public quant au « scanneur pour pervers ». Il ne s’agissait donc que d’une coïncidence si le lendemain, le journal populaire de Rupert Murdoch, The Sun a poussé la propagande de la terreur jusqu’au maximum en révélant que des espions britanniques avaient « appris » que le nouveau projet d’Al-Qaida était d’utiliser des explosifs dans des implants mammaires ou fessiers. Le but est de toute évidence d’effrayer les gens et de les faire accepter le scanneur et bien plus encore. Apparemment, la diffusion de cette nouvelle a été retardée jusqu’au moment opportun afin de contrer une réception négative, parce qu’elle avait été initialement publiée par World Net Daily le 1er février.

Quelques spéculations intéressantes à prendre en considération : les scanneurs pourraient-ils avoir pour but la construction d’une base de données d’imagerie de « nus » pour l’identification plus précise d’individus ? Ou une simple étape pour nous conditionner à accepter une puce RFID sous notre peau et qui serait lue par un scanneur chez nous, dans la rue… partout ?

Après avoir fait un battage médiatique et lancé les craintes de cyberattaques et de cybergeddon, le Cyber Command étasunien est maintenant prêt pour le lancement :

Le lieutenant général militaire Keith Alexander, actuel directeur de l’Agence pour la sécurité nationale (National Security Agency – NSA) à Fort Meade, Maryland, a été nommé à la tête du CyberCom. Si cette information se confirme, Alexander serait chargé de commander la NSA et CyberCom et serait promu général.

Que l’homme qui chapeaute la NSA – l’agence d’espionnage étasunienne la plus importante et la plus secrète, une organisation connue pour espionner ses propres employés – chapeautera également la CyberCom étatsunienne, devrait en soi être un indice quant au but réel d’unifier les réseaux numériques du département de la défense. De plus, les rapports des médias chinois disant que Google est lié aux services de renseignements étasuniens donne une dimension réelle et effrayante à la connaissance et le contrôle total de l’information. Mais ça, vous le saviez déjà.

En faisant le compte-rendu de la Brutalité de l’État policier ce mois-ci, on observe peu de différence entre l’Amérique hystérisée et le Royaume-Uni qui l’est tout autant, deux pays où une grande partie de la population – si pas la majorité – ne peut plus faire la différence entre un non-événement et une menace réelle :

  • À la Nouvelle-Orléans, vous risquez l’arrestation si vous prenez la photo d’un policier ou si vous le regardez simplement.
  • Dans sa dernière tentative pour harasser, intimider et harceler des centaines de milliers de résidents non documentés en Arizona, les législateurs républicains essaient de faire passer une loi qui les criminaliserait pour être dans l’état.
  • Au Royaume-Uni, les policiers de Nottingham ont déclaré la guerre aux jeunes, en forçant toute personne de 13 à 24 ans descendant d’un bus en ville à passer au détecteur de métal,  avec les chiens de la brigade des narcotiques prêts à attaquer toute personne se comportant de manière « intolérable ».
  • Avez-vous déjà reçu une vidéo ou une image par courriel, sur laquelle vous avez cliqué afin de voir ce dont il s’agit, et de vous rendre compte qu’elle est choquante ou dégoûtante ? Eh bien, au Royaume-Uni, un homme pourrait bien faire de la prison pour avoir oublié d’effacer un clip « pornographique extrême » qu’on lui avait envoyé. [Nous ne cautionnons pas la pornographie, mais il est aisé de voir comment des peines de prison prononcées pour le visionnement de document non sollicité ouvrent la porte à des arrestations et des condamnations injustifiées.]
  • Au Royaume-Uni toujours, un musicien a été jeté hors du train pour avoir écrit le nom du groupe “The Killers” (Les Meurtriers) sur une liste de chansons. Aucune raison n’a été avancée, mais le contrôleur, pas très malin, aura probablement déduit que l’homme était lui-même un meurtrier.
  • Le Pré-crime est maintenant une réalité : un homme soi-disant « renfrogné » a vu ses armes à feu saisies et s’est rendu « volontairement » à deux équipes SWAT et plusieurs dizaines de policiers, pour un crime qui n’avait pas été commis.

Ces deux pays sont tout à fait prêts au totalitarisme complet.


Des techniques d’administration impérialistes modernes

L’administration et l’expansion de l’Empire des États-Unis et de ses alliés vont très bien, merci. Des gens se réveillent ici et là (le Honduras et l’Italie, par exemple), ce qui est un signe plutôt encourageant. Mais les pathocrates ont plus d’un tour dans leur sac. Ils vont encore faire beaucoup de mal, car 322 milliards de dollars ont été injectés dans la machine de guerre du Pentagone et sont destinés à l’exploitation impérialiste pour les cinq années à venir.

© The Times

Abdul Ghafar se recueille sur la tombe d’un membre de sa famille tué durant un raid nocturne organisé par l’OTAN le 12 février.

L’Irak est maintenant tout à fait assimilé après un programme « conquête et pillages » ayant commencé il y a quelques années, bien avant 2003, grâce au projet des néoconservateurs de « terminer le job » de l’empereur George H. W. Bush. Cette conquête avait été précédée par une campagne de propagande basée sur des mensonges éhontés, un peu comme celle dont nous sommes témoins aujourd’hui à propos de l’Iran. Elle a été suivie d’une invasion et d’une occupation militaire et consolidée en brisant la volonté des Irakiens par le terrorisme et la violence sectaires préfabriqués. Elle s’est achevée par l’élection de la marionnette de la CIA, Ayad Allawi – un psychopathe ayant commis de nombreux meurtres contre son peuple. Ayant face à lui un ennemi bien armé et obstiné, le très populaire ecclésiaste Sadr de la Shia Moqtadar, Allawi peut se réjouir de continuer à faire régner la terreur sur l’Irak pendant de nombreuses années encore.

D’autres pays partagent une destinée similaire, sinon pire. Voici ce que le général Stanley A. McChrystal, à la tête des forces de l’OTAN en Afghanistan a à dire au sujet des tâches quotidiennes de ses troupes dans les champs de bataille afghans :

Nous avons tué un nombre impressionnant de gens, mais, à ma connaissance, aucun d’entre eux ne s’est jamais avéré être une menace.

Vous devriez peut-être relire cette phrase tout haut, pour bien en saisir le sens. Cet homme parle de toute évidence avec la franchise de quelqu’un qui sait qu’il a le pouvoir d’être exempté de toute peine pour exprimer de la fierté d’avoir tué le plus de gens possible sans en être inquiété. C’est l’une des rares occasions où un psychopathe voudra bien dire la vérité.

Pour illustrer comment est organisée la campagne impérialiste en Afghanistan, l’armée étasunienne a récemment déclaré avoir attaqué une ville de 80 000 habitants dans la campagne, au sud-est du pays, soi-disant parce qu’elle serait une base stratégique de l’insurrection. Ils ont déclaré que l’armée obéirait à de nouvelles règles d’engagement destinées à protéger les civils. Lorsqu’elles s’avèrent fructueuses, ils établiront un modèle d’administration de bonne gouvernance. La « ville » en question était en fait un groupe de villages de fermiers éparpillés avec une place de marché centrale. Dès qu’ils sont arrivés, les marines ont commencé les tirs de roquettes dans une maison, tuant ainsi 12 civils innocents, dont des enfants. Finalement, environ 30 civils ont ainsi perdu la vie alors que très peu de combattants Talibans furent capturés ou tués. Lorsque les soldats afghans sont entrés après le passage des marines, ils ont pillé le marché, volant tout ce qui avait de la valeur. Le nouveau « maire » venu de l’étranger pour administrer la région de Marjah « libérée » était en fait un tueur notoire.

Les crimes de guerre, comme d’habitude, sont pétris de mensonges. Lors d’un raid nocturne le 12 février, deux femmes enceintes, une jeune fille et deux fonctionnaires locaux ont été assassinés. Les femmes ont été « attachées, bâillonnées et tuées ». Le porte-parole de l’OTAN canadien, le brigadier-général Éric Tremblay, a fait référence aux « criminels et terroristes qui ne se soucient pas de la vie des civils ». En effet. Ce qu’il a oublié de dire, c’est que les terroristes en question sont des hommes armés de l’OTAN et du gouvernement afghan. D’autres nombreux cas confirmant l’aveu psychopathique mais vrai de McChrystal peuvent être trouvés partout en Afghanistan et au Pakistan, et comprennent des attaques de missiles et de roquettes et des attaques de drones.


« Taxi pour le Côté Sombre » – Productions X-Ray

La première photo publiée de l’intérieur de la prison de Bagram. Un sabord accueille les détenus avant leur transfert vers des cellules-cages.

Le cauchemar prend des proportions monstrueuses avec les prisons secrètes étasuniennes dans lesquelles les meurtres, enlèvements, détentions, interrogations et tortures sont légion. La prison de Bagram est un « complexe ayant la réputation de comportement abusif », y compris la torture brutale et le meurtre de sang froid. L’armée étasunienne réunit des suspects – essentiellement des civils innocents – et les emprisonne pour les interroger, les torturer, les traiter de manière dégradante et abusive dans des sites secrets, en Afghanistan ou à l’étranger. Selon un rapport du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies (UN Human Rights Council – HRC) du 26 janvier, la CIA gère des tonnes de prisons secrètes délocalisées dans plus de 66 pays pour des dissidents et des terroristes supposés. Elles n’incluent pas Guantanamo, l’Irak et l’Afghanistan. Pour avoir une meilleure idée de ce que représente ce panorama infernal des prisons secrètes, pensez au cas horrible d’Aafia Siddiqui, une volontaire pour une œuvre de bienfaisance et docteur en sciences neurocognitives diplômée du MIT (Massachusetts Institute of Technology) qui avait une vie paisible et qui a été arrêtée sans preuve pour terrorisme et a été enlevée ainsi que ses trois enfants par l’ISI pakistanais et donnée aux autorités étasuniennes qui ont procédé à son incarcération à la prison de Bagram. Elle y a subi plus de cinq ans de torture, de violence et de viol. Multipliez cela maintenant par des centaines ou des milliers pour avoir une idée globale de la souffrance infligée dans ces prisons secrètes du Phare de la Démocratie.

À ce stade, il devrait être évident que les manœuvres impérialistes présentées comme des guerres de libération sont en fait mondiales et non pas des cas isolés d’intervention humaine malheureusement nécessaire. En tant que telles, elles sont coordonnées de manière centralisée par les autorités militaires, de renseignements et politiques. Haïti, par exemple, pays envahi récemment après un tremblement de terre arrivé à point nommé, a fourni la campagne de « shock and awe » (choquer pour se faire respecter) afin que les États-Unis puissent intervenir, et est maintenant utilisé comme terrain d’entraînement militaire pour l’Afghanistan. Sous le couvert d’être une « opération humanitaire », bien sûr.


Les avions de la drogue de la CIA: verra, verra pas

Parfois, durant notre tâche quotidienne de ratissage du web à la recherche d’articles, nous tombons sur des articles bizarres qui sont en général publiés sur des sites d’informations locales et qui n’ont pas de signification évidente, à part le fait qu’ils nous donnent l’impression que les détails les plus intéressants ont été omis. C’est le cas avec l’article suivant :

Les autorités enquêtent sur l’avion « mystérieux » ayant disparu du radar

Dominican Today, jeudi 11 mars 2010

Saint-Domingue – Les agences de renseignements enquêtent sur la manière dont un avion « mystérieux » ayant décollé de l’aéroport international d’Higüero avec un enregistrement contrefait et un plan de vol initialement prévu pour Port-au-Prince, mais qui s’est dirigé pour l’Amérique du Sud en cours de route, a disparu des écrans radar.

L’avion Cessna Centurion 210L numéro 21059588 a quitté Higüero dimanche soir, utilisant pour son plan de vol le numéro d’enregistrement d’un autre avion, en réparation dans l’un des hangars de l’aéroport.

Un avion mystérieux ayant un numéro d’enregistrement frauduleux disparaît des écrans radar après avoir éteint l’équipement de communication. On se croirait dans un roman de James Bond, non ? C’est également ce que nous pensons et nous proposons nos amis de « L’Équipe secrète » comme étant les suspects habituels. L’aéroport international d’Higüero cache d’autres mystères. À la fin février, le corps d’un homme non identifié est tombé d’un avion-cargo qui décollait de Saint-Domingue pour Miami. Les médias locaux ont rapporté que l’homme avait environ 30 ans et qu’il s’était caché dans une des roues de l’avion. Les raisons véritables de ses actions resteront probablement inconnues, mais nous nous demandons pourquoi cet endroit en particulier semble attirer ce genre d’incidents.

Fin 2008, un autre avion avait disparu sans laisser de traces, cette fois juste au-dessus des îles Turques et Caïques. L’avion avait disparu dans des circonstances mystérieuses, et était piloté par un pilote sans licence avec 12 personnes à bord. Les autorités aéronautiques ont donné des rapports contradictoires sur l’origine du bimoteur, sa destination et l’endroit où il avait été vu la dernière fois.

Un plan de vol indiquait que l’avion avait décollé de la République dominicaine et devait atterrir aux Bahamas, a déclaré Santiago Rosa, directeur de la navigation aérienne de l’Institut dominicain d’aviation civile.

Mais l’administration aéronautique fédérale des États-Unis a déclaré que l’avion avait disparu peu de temps après avoir décollé de Providenciales dans les îles Turques et Caïques, au sud-est des Bahamas.

Un an plus tard, un autre communiqué de presse décrivait les tentatives des parents désemparés de savoir la vérité quant à l’avion perdu, et ajoutait que selon un rapport du Conseil national de la sécurité des transports aux États-Unis (National Transportation Safety Board – NTSB), qu’environ 35 minutes après le décollage, le pilote Adriano Jimenez avait envoyé un signal d’urgence à l’aéroport international de Providenciales dans les îles Turques et Caïques. L’avion avait ensuite disparu du radar. Les autorités fédérales étasuniennes croient qu’il s’est écrasé dans l’océan 12 miles nautiques au sud de Caïques Ouest, mais aucun débris ni corps n’a jamais été retrouvé. Envolé, juste comme ça.

Bien qu’il soit possible qu’il s’agisse d’un évènement tragique et pénible mais somme toute banal de la réalité humaine, il existe une autre explication, tout aussi pénible et probablement plus exacte : que tous ces avions qui ont disparu, ou en tout cas certains d’entre eux, ont un rapport avec le trafic de drogue. Et l’un de leurs modèles favoris est effectivement l’avion monomoteur Cessna 210 qui peut transporter une charge importante et a des ailes idéales pour l’atterrissage sur routes en terre ou dans le désert. Au Mexique par exemple, les autorités ont saisi plus de 400 avions de la drogue comme celui-ci depuis 2006 – une flotte plus importante que l’armée de l’air mexicaine.

Mais ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas ici de barons de la drogue habituels et de leurs cartels locaux, mais de bien plus gros poissons tirant leurs ficelles. Le trafic et la contrebande de drogue sont les méthodes préférées d’autofinancement des agences de renseignements friponnes comme la CIA et le Mossad. Ironiquement, les autorités mexicaines remercient les États-Unis pour cette aide « précieuse », alors qu’en réalité les États-Unis ou du moins certains groupes étasuniens s’en mettent plein les poches… et le nez.

Prenez cette citation issue du livre « The Secret Team, The CIA and Its Allies in Control of the United States and the World » par L. Fletcher Prouty:

La CIA soutient aussi d’innombrables organisations paramilitaires et pseudo-commerciales qui flirtent avec la légitimité et font des affaires, tout comme leurs contreparties civiles le feraient. La petite compagnie aérienne à laquelle il est fait référence dans l’exemple de Gandia existe vraiment et opère en tout professionnalisme en Amérique latine. Elle opère en tant qu’entreprise viable et a pour concurrentes les autres compagnies aériennes de sa catégorie. La seule différence est que les autorités de ces autres compagnies, qui ont parfois de la difficulté à joindre les deux bouts, se demandent comment leur concurrente fait pour ne pas mettre la clé sous le paillasson année après année tout en ayant le même volume qu’eux. Mais la concurrence se dira alors que ladite compagnie aérienne, qui est en fait une couverture, doit probablement tremper dans des affaires illégitimes, comme la contrebande de drogue ou alors qu’elle est liée à la CIA. Et ils pourraient bien avoir raison sur ces deux points.

La plupart de ces entreprises de couverture doivent être fermées et ré-établies de temps à autre afin de soutenir leur utilité. (Il est peut-être intéressant de noter qu’en septembre 1963, le Secrétaire du Sénat Bobby Baker lui-même s’est retrouvé mêlé à l’une de ses compagnies aériennes de couverture, Fairways Incorporated, sans le savoir, et l’exposition qui a résulté de son utilisation accidentelle de cette compagnie a joué un rôle dans l’écroulement de son château de cartes.

Ce ne sera pas la dernière fois qu’un château de cartes menace de s’écrouler, car de temps à autre, ces avions de la drogue atterrissent au mauvais endroit (ou plutôt au bon, dans ce cas-ci) et exposent alors des connexions avec le gouvernement étasunien ou avec le Mouvement écolo des Entreprises étasuniennes !

Gary Webb: « Suicidé »

Mais les espions sont maîtres dans l’art d’enterrer la vérité, ou tout au moins de se débarrasser et d’enterrer ceux qui posent trop de questions. C’est le sort qui a été réservé au journaliste d’investigation Gary Webb. La nuit du 9 décembre 2004, accablé et dépressif suite à la destruction de sa carrière, Webb dactylographia quatre lettres de suicide pour sa famille, déposa un certificat de crémation, mit un mot sur sa porte pour demander d’appeler le numéro des urgences, prit l’arme à feu de son père de sa boîte et se tira une balle dans la tête… deux fois. Voilà quelqu’un qui voulait vraiment se suicider. Serait-il possible qu’il ait été « aidé », vu le fait que certains groupes avaient intérêt à le faire taire ? La série « Dark Alliance » qu’il a écrit en août 1996 revenait sur l’affaire de l’administration Reagan dans les années 80 qui avait toléré et protégé la contrebande de cocaïne par son armée de rebelles nicaraguayens connus sous le nom de contras :

Bien que des preuves substantielles de ces crimes aient refait surface au milieu des années 80 (initialement dans un article que Brian Barger et moi-même avons écrit pour Associated Press en décembre 1985 et plus tard, lors d’auditions conduites par le sénateur John Kerry), les services médiatiques les plus importants avaient subi la pression de l’administration Reagan et avaient refusé de prendre ces révélations au sérieux.

Mais la série écrite par Webb a remis le scandale à la une en faisant le lien entre le trafic de drogue des contras et l’épidémie de crack qui avait ravagé Los Angeles et d’autres villes étasuniennes dans les années 1980. À cause de cela, les communautés afro-américaines s’échauffaient et les représentants qu’elles avaient élus également. Bientôt, le New York Times et le Los Angeles Times se mirent à railler Webb. Les journaux importants donnèrent trop d’importance aux rapports internes de la CIA de 1987 et 1988 qui, soi-disant blanchissaient l’agence de tout rôle dans la contrebande de cocaïne des Contras.

L’opération de camouflage commença à faiblir lorsque l’inspecteur général Frederick Hitz concéda devant le Comité de renseignement du Sénat (Senate Intelligence Committee – SIC) le 24 octobre 1996 que la première enquête de la CIA n’avait duré que douze jours et la seconde trois jours. Il promit un rapport plus complet. La ligne de défense de la CIA contre les allégations de trafic de drogue des Contras commença à prendre du plomb dans l’aile lorsqu’elle publia le premier volume des conclusions de l’inspecteur général Hitz le 29 janvier 1998. Malgré un communiqué de presse disculpatoire, le rapport confirma non seulement les allégations de Webb mais prouva qu’il avait en fait sous-estimé l’implication de la CIA dans les crimes liés à la drogue des Contras :


Selon des preuves citées par Bromwich, l’administration Reagan savait depuis pratiquement le début de la guerre des Contras que les trafiquants de cocaïne étaient impliqués dans l’opération paramilitaire. L’administration ne fit pratiquement rien pour exposer ou mettre fin aux crimes.

Le rapport de justice révéla également les exemples répétés en Amérique centrale de la CIA et d’ambassades étasuniennes décourageant les enquêtes de la Drug Enforcement Administration (Équivalent étasunien de la brigade des stupéfiants – Ndt), notamment une enquête concernant des cargaisons de cocaïne Contras qui passaient par l’aéroport international du El Salvador.

Et pour ajouter une autre coïncidence tout à fait malheureuse à tout cela, vous souvenez-vous du vol 447 d’Air France qui avait disparu au-dessus de l’Atlantique ?

Au milieu de toute l’hystérie médiatique qu’avait provoquée cette disparition, la mort de deux figures proéminentes de la guerre contre le trafic illégal d’armes et du trafic international de drogue est passée complètement inaperçue.

Pablo Dreyfus, un Argentin de 39 ans qui voyageait avec son épouse Ana Carolina Rodrigues à bord du vol maudit de Rio de Janeiro pour Paris, avait travaillé sans relâche avec les autorités brésiliennes pour endiguer le flot d’armes et de munitions qui avait pendant des années alimenté les guerres territoriales sanglantes des gangs liés à la drogue dans les favelas tentaculaires de Rio.

Tant de morts, de mensonges, de tromperies. Mais ne soyez pas désespérés. Pour citer Winston Churchill : « La vérité est incontournable. La panique peut lui en vouloir ; l’ignorance peut s’en moquer ; la malice peut la déformer ; mais elle demeure vérité. »


Le Pouvoir violet

Tout n’est pas désespéré en ce bas monde. Ici et là, des gens se réveillent, et nous applaudissons chacun des efforts faits dans le sens de la justice et de l’empathie pour nos semblables qui souffrent. Le 22 mars, Nir Barkat, le maire de Jérusalem, directement responsable des nouveaux logements, était en visite à Londres et a été reçu par des membres du public – y compris des organisations juives – qui manifestaient contre l’oppression de la Palestine.



Au Honduras, les auteurs du coup d’État de l’an dernier soutenu par les États-Unis sont restés en fonction et les meurtres des escadrons de la mort continuent. En février, le ministre de la Sécurité hondurien Oscar Álvarez et l’ambassadeur étasunien Hugo Llorens se sont rencontrés pour signer un accord bilatéral selon lequel le flot d’aide militaire étasunien aux forces armées et à la police du pays reprendra. L’administration Obama fait de son mieux pour vendre au monde entier comme les signes de l’arrivée de la « démocratie » l’élection de novembre qui a eu lieu en état de siège et l’inauguration de Porfirio « Pepe » Lobo comme président.


© Rodrigo Abd/AP

Les partisans du Président déchu Manuel Zelaya manifestent devant les policiers.

Tout le monde n’est pas dupe, cependant. En fait, les Honduriens eux-mêmes font de la résistance pacifique, pleinement conscients que leur démocratie a été volée, arme au poing. Ils ont tout notre respect et nous les remercions d’être une source d’inspiration lorsqu’ils manifestent ainsi et marchent pour leurs droits, et nous espérons qu’ils continueront à résister aux Golpistas avec courage.

De même, la patience des Italiens a enfin atteint ses limites en ce qui concerne le bouffon psychopathe qui leur sert de Premier ministre, Silvio Berlusconi, une créature cynique et écœurante qui fait de la corruption un sport. Le dernier de ses scandales concerne l’attribution de contrats pour des travaux publics pour le sommet du G8 en Italie qui fût « pimentée » par les faveurs sexuelles d’un réseau de 350 prostituées fournies aux autorités par les hommes d’affaires qui se disputaient le marché. Le bras droit de Berlusconi et coordinateur du sommet du G8, Guido Bertolaso, a fait l’objet d’une enquête judiciaire. Ses conversations téléphoniques, qui avaient été enregistrées, ont révélé qu’il avait reçu de ces « faveurs », appelées euphémistiquement « massages ».


© European Press Agency

Prenant le rôle de la victime une fois encore dans le but de détourner l’attention de son dernier scandale, Berlusconi a affirmé avoir reçu une balle de revolver par courrier, signe de menace typique de la mafia. Mais l’a-t-il vraiment reçue ? Ou est-ce donc là sa dernière tentative en date de manipuler l’Italie ? C’est ce que nous soupçonnons, surtout si l’on considère qu’il s’agit d’un homme qui, il y a quatre ans, se comparait à Jésus-Christ, car selon lui : « Je suis une victime patiente. Je supporte tout. Je me sacrifie pour tout le monde. »

Il semble pourtant maintenant que les gens ne veulent plus le soutenir. Nous lisons avec beaucoup de plaisir que des dizaines de milliers d’Italiens descendent dans la rue s’appelant le Peuple violet, sorte de mouvement spontané sans leader et anti-Berlusconien, né sur Facebook et Twitter. Il regroupe 257 000 « fans » à ce jour, et ne s’identifie à aucun parti politique. Sott.net les salue pour l’éveil de leur conscience.


Les fantassins de la Pathocratie

Feriez-vous confiance à Berlusconi ou à des personnages similaires pour diriger votre gouvernement ? Apparemment, il existe encore beaucoup d’Italiens pour qui c’est le cas. Lors d’élections locales récentes, le mouvement conservateur du Peuple de la Liberté (Il Popolo della Libertà – PdL) de Berlusconi a gagné six régions, ce qui représente un gain de quatre régions par rapport à la gauche. Le parti d’extrême droite La Ligue du Nord (Liga Nord), en partie formé par la coalition de Berlusconi, a également remporté plusieurs victoires clés. Ce parti qui ne cache pas ses idéaux anti-immigration et anti-musulmans, a vu son soutien doubler durant ces cinq dernières années. C’est une tendance inquiétante, car les partis d’extrême droite en Hongrie, aux Pays-Bas et en France ont récemment gagné en popularité.

Il est déjà difficile d’accepter le fait que la plupart de nos dirigeants ne veulent pas notre bien. Mais comment expliquer alors que certaines personnes aident l’élite en prenant des positions radicales d’extrême droite ? Dans son analyse des profils psychologiques composant un régime pathologique, c.-à-d. la pathocratie, Andrew M. Lobaczewski définit les schizoïdes comme suit :

Le schizoïde est hypersensible et méfiant, mais il ne fait pas grand cas des sentiments d’autrui, il tend à adopter des positions extrêmes, est prompt à la vengeance pour des offenses mineures. Il est parfois excentrique et bizarre. Mauvais juge d’une situation psychologique, il est enclin à interpréter de façon erronée, péjoratives, les intentions d’autrui. Il s’implique volontiers dans des activités qui semblent morales mais qui en fait sont dommageables pour lui-même et pour autrui. Sa vision psychologique du monde étant tronquée, il est très pessimiste vis-à-vis de la nature humaine. Il peut aller jusqu’à affirmer que : « La nature humaine est tellement mauvaise que dans la société humaine l’ordre ne peut être maintenu que par un pouvoir fort établi par des individus hautement qualifiés, au nom d’une idée supérieure ». Appelons cette expression typique le « discours schizoïde ». [Ponérologie politique, p. 128]

Lobaczewski décrit aussi le profil des skirtoïdes :

Les skirtoïdes sont des individus dynamiques, égocentriques, au « cuir épais » qui font de bons soldats grâce à leur endurance et à leur résistance psychologique. Mais en temps de paix ils sont incapables de comprendre les subtilités de la vie ou d’éduquer avec prudence la jeune génération. Ils se sentent bien dans un environnement primitif ; un environnement confortable peut provoquer de l’hystérie en eux. Ils se révèlent rigidement conservateurs dans tous les domaines, et soutiennent les gouvernements qui dirigent d’une main de fer. [Ponérologie politique, p. 140]

 

© Gili Yaari/EPA

Un jeune garçon ultra-orthodoxe observe une affiche du Président Obama recevant une médaille de la part d’un dirigeant arabe non identifié. Sur l’affiche est écrit en hébreu :  « Attention! Agent de l’OLP à la Maison Blanche! »

Apparemment, nous assistons à l’activation de groupes de personnes ayant ces caractéristiques – comme pour compenser les exemples d’éveil des gens normaux cités plus haut. Les schizoïdes et les skirtoïdes travaillant comme fantassins de l’élite sont disponibles en grande quantité et très utiles pour créer des conflits pratiques au sein d’une société afin qu’une répression accrue puisse s’ensuivre.

En Israël fasciste, un groupe d’activistes d’extrême droite colle des affiches dans tous le pays décrivant le Président étasunien Barack Obama comme « agent de l’OLP ».

En Allemagne, les chiffres officiels montrent que les actes de violence motivés politiquement ont atteint leur plus haut niveau depuis 2001. Bien qu’ils soulignent que les actes de violence d’extrême gauche ont augmenté davantage que l’extrémisme de droite, « les gauchistes restent loin derrière les partisans de groupes d’extrême droite en ce qui concerne les actes criminels et de vandalisme. Quelque 19 468 cas sur 20 000 étaient attribués à des extrémistes de droite. »

Entre-temps, la droite anti-musulmane de la Ligue de Défense anglaise (English Defence League – EDL) a organisé un rassemblement à Bolton au Royaume-Uni. Les manifestants anti-fascistes les ont affrontés et des conflits entre ces derniers et la police ont eu lieu. Quelques jours plus tard, 2 000 membres de l’EDL ont affronté la police à Dudley tandis qu’ils manifestaient contre le projet de construction d’une mosquée. (Imaginez le tollé mondial s’il s’était agi d’une synagogue.)



Il est très révélateur de leur vision du monde que les schizoïdes et les skirtoïdes de l’EDL s’appellent « anglais » mais sont très prompts à soutenir les États-Unis et Israël, à en juger par les drapeaux qu’ils arborent, tout en rejetant les anglais musulmans.


Une secte malfaisante vieille de 2 000 ans

L’arrogance, la corruption et le secret ont toujours collé comme une mauvaise odeur à l’Église catholique, mais le nombre des histoires sinistres en rapport avec le Vatican et l’abus systématique de ses fidèles a explosé au cours du mois. L’année passée, nous avions discuté des constatations accablantes du gouvernement irlandais à propos de la connivence entre l’État et l’Église pour dissimuler les générations d’abus d’enfants et de manipulation et prédation psychopatiques du troupeau de gens vulnérables que l’Église avait promis de protéger. Les autorités catholiques d’Irlande ont décidé que la meilleure politique était d’acheter le silence des gens, mais cela n’a fait que retarder la minute de vérité de l’Église.


© Vincent West/Reuters

Quelqu’un a-t-il parlé de KKKulte ? Croyez-le ou non, voilà le code vestimentaire chez certains « chrétiens » pendant la Semaine sainte pour commémorer la torture et la crucifixion d’un homme dont ils ignorent de toute évidence les enseignements.

Les retombées se sont poursuivies ce mois-ci au milieu d’une vague de scandales d’agressions sexuelles liés à l’Église en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas. Le Vatican a fait savoir, fait rare, qu’il était conscient que des prêtres d’au moins 23 pays avaient abusé de religieuses, en Afrique surtout. Mais l’attention s’est ensuite portée sur ce que le Pape en fonction savait et dans quelle mesure il était impliqué dans la couverture de ces crimes. Les rapports d’abus généralisés en Allemagne a mis en avant le « représentant de Jésus sur terre », le Pape Benoît XVI, lorsqu’il s’est avéré que lorsqu’il était cardinal en Allemagne, il avait donné son accord pour le transfert d’un prêtre pédophile multi-récidiviste de Haute Bavière dans une autre ville et avait recommandé la « thérapie » pour ce monstre au lieu de le livrer à la police. C’est un schéma qui se répète dans ces histoires sordides et qui reflète la croyance archaïque et paramoraliste au sein de l’Église catholique selon laquelle tout membre du clergé commettant des crimes sexuels affreux souffre d’une « crise morale » ne regardant que l’Église.

Tandis que ces communiqués reçus d’abord au compte-gouttes devenaient petit à petit une véritable marée, le Vatican a commencé à mentir avec abandon : «  Le nombre de cas d’agression sexuelles au sein de l’Église est bas. » Mensonges, mensonges et sales mensonges. Les révélations en Allemagne dévoilèrent des générations d’abus en Autriche (Le Chœur de Garçons de Vienne, rien que cela) et furent suivies en succession rapide par la démission d’un troisième évêque irlandais en autant de mois et de la révélation du Père Lawrence Murphy, prêtre du Wisconsin accusé d’avoir molesté plus de 200 garçons sourds sous sa garde. Nous n’étions donc plus surpris d’apprendre que Ratzinger, cardinal à l’époque, avait fait étouffer l’affaire en 1998, cédant ainsi à la pression des évêques étasuniens anxieux de protéger leurs statuts et, probablement, leurs sales petits secrets personnels. Cette piste obscène mena jusqu’à la Banque du Vatican et l’exposition d’un réseau de prostitution masculine impliquant une secte appelée « Les Gentilshommes de Sa Sainteté » – un groupe d’élite d’hommes vêtus de noir proposant au Pape gratuitement leurs services d’escorte (et Dieu sait quoi d’autre) – négociant avec les membres du Chœur du Vatican pour les services de prostitués mâles. Ensuite, une école pour jeunes garçons sourds en Italie a fait la une, mettant en avant les histoires fétides de prêtres y violant des enfants pendant des décennies. Un diocèse dans le nord de l’Allemagne révéla que 20 prêtres, certains encore en fonction, faisaient l’objet d’une enquête pour de dégoûtants abus d’enfants. Et la liste continue

La chute du Pape est la disculpation de la chanteuse irlandaise engagée Sinéad O’Connor. Dans un article intelligent publié dans un journal étasunien, presque deux décennies après avoir été bannie publiquement pour avoir déchiré une photo du pontife précédent et pour avoir encouragé les téléspectateurs de Saturday Night Live à « se battre contre le véritable mal », O’Connor s’est fait son opinion sur les excuses de mauvaise foi de Ratzinger aux catholiques irlandais :

Les excuses de Benoît XVI donnent l’impression qu’il n’a entendu parler d’abus que récemment, et le mettent dans le rôle de victime : « Je ne peux que partager le désarroi et le sentiment de trahison que nombre d’entre vous ont ressentis en prenant connaissance de ces actes scandaleux et criminels et de la façon dont les autorités de l’Église en Irlande les ont affrontés. » (Traduction du Vatican – Ndt) Mais l’infâme lettre que Benoît XVI a écrite en 2001 aux évêques du monde entier leur demandait de garder secrètes les accusations d’agressions sexuelles sous peine d’excommunication – mettant au goût du jour une politique de l’Église nocive, exprimée dans un document de 1962, selon laquelle tant les prêtres accusés de crimes sexuels que leurs victimes devaient « observer le secret le plus strict » et être « tenus au secret perpétuel ».

 

© Remo Casilli/Reuters

Pas de fumée sans feu…

Avec cette bulle papale venant d’en haut, est-ce vraiment étonnant que l’Église catholique soit pleine de déviants pathologiques ? La défense du Vatican devient de plus en plus désespérée à mesure que chaque horreur fait surface. En fin de compte, Ratzinger n’a pas de défense : en tant qu’homme responsable de l’organisation dont le rôle est de mettre un couvercle sur la marée montante de péchés, il se trouve maintenant intronisé en haut de la pyramide, n’ayant nulle part où aller sauf directement en enfer, un enfer de sa propre création.  Sa réponse face aux demandes de démission ? « Je ne vais pas me laisser intimider par des rumeurs mesquines ». Et ce malgré le fait que la permanence téléphonique qui avait été mise en place pour montrer que l’Église faisait quelque chose de constructif  à propos du traumatisme réprimé ait dû être coupée dès le premier jour, incapable de contenir le flot de milliers d’appels. Nous avons quand même ri lorsque nous avons entendu un prêtre italien connu affirmer que tout ceci était « l’œuvre du diable », mais lorsque le Vatican a montré son vrai visage et sa psychopathologie en utilisant la calomnie la plus vulgaire possible pour défendre ses crimes indéfendables contre l’innocence, nous avons compris que le masque était tombé. Apparemment, la hiérarchie de l’Église catholique a dû observer avec admiration l’utilisation que fait le gouvernement israélien de la calomnie « antisémite » pour détourner l’attention et mettre sous silence ses crimes contre le peuple palestinien sans défense. Entendre le terme utilisé comme arme psychologique de dernier ressort pour défendre sa (Mal)Sainteté Ben XVI contre les « attaques », c’est entendre le glas qui sonne pour cet antre écoeurant d’obscénité et de dégradation.

Sans son masque, l’Église catholique partage les qualités de tous les gouvernements séculaires et religieux traditionnels au pouvoir aujourd’hui, celles d’une union ponérogène par laquelle les esprits pathologiques sont attirés comme des papillons par la lumière. La réalité plus profonde est que les structures hiérarchiques exercent leur contrôle en abusant ses membres les plus vulnérables dont le besoin de protection et de guidance spirituelle est remplacé par du dédain pour ceux ayant des croyances, races ou classes différentes. L’écœurante vérité est que ce sont toujours les femmes et les enfants qui subissent les prédations des hommes sans âme. Que la lumière continue de briller sur les péchés de nos Pères durant cette Pâques sombre. Amen.


Feu et glace

L’ensemble des forts séismes à la fin février et début mars a été mémorable par le manque relatif de forte activité sismique depuis lors. Bien que le mois de mars ait enregistré plusieurs séismes autour de 5,0, la plus haute valeur depuis notre précédent numéro de Relier les Points a été de 6,6 au large des îles Andaman et du Japon. La furie élémentaire de la Nature a néanmoins été exhibée en Islande où le volcan Eyjafjallajokull, malgré qu’il soit en sommeil depuis 1821, est entré en éruption ce mois-ci à travers un des plus grands glaciers du pays. Quoiqu’une petite éruption, les observateurs s’attendent à ce qu’il recommence – et plus fortement la prochaine fois. Le danger pour les Islandais est que, lorsque le Eyjafjallajokull explose, le Katla suit et ce dernier est situé sous une gigantesque calotte de glace qui pourrait inonder les plaines côtières. Il est intéressant que les rapports des grands médias relèvent la corrélation entre l’activité volcanique du passé et les plongées des températures globales ; la cause cosmique dans la réaction en chaîne reste cependant absente. Voici un aperçu du feu et de la glace à venir :



17 volcans d’Indonésie sur 18 sont maintenant en alerte élevée alors que des secousses sont ressenties dedans et autour d’eux. Le volcan Shiveluch au Kamtchatka à l’Est de la Russie, a maintenant un panache de fumée de 7 km de haut et secoue ses voisins de leur sommeil. L’activité sismique chilienne a continué tout au long du mois de mars, avec des secousses notables sous le mont Melimoyu suggérant une autre éruption volcanique. Les nouvelles disant que le plus grand volcan d’Europe, le Marsali au large du sud de l’Italie, est sur le point de se désintégrer « à n’importe quel moment » soutiennent notre argument que le volcanisme sous-marin est aussi en augmentation.

Nous commençons à remarquer réellement les précipitations accrues alors que les rapports de pluies torrentielles, inondations, blizzards et super-tempêtes de grêle ont continué à tomber ce mois-ci. L’Australie est pratiquement hors de la sécheresse après des déluges successifs de pluie qui ont même apporté des inondations étendues dans des régions de l’Est. Perth dans l’Ouest habituellement sec a vu sa plus grosse tempête depuis 50 ans, apportant en quelques heures une précipitation d’un mois et criblant la ville de grêlons de la taille d’une balle de golf.

Les villes jumelles pakistanaises de Rawalpindi et Islamabad ont subi quelque chose de similaire à une super-tempête qui a apporté des nuages de poussière, un orage, un déluge, puis de la grêle en un seul après-midi. Les Fidjiens sont familiers des cyclones, mais les Haïtiens assiégés n’avaient pas d’abris pour se protéger du second déluge depuis de nombreux mois pour inonder leurs villes improvisées de tentes. Le nord-est des États-Unis a été détrempé par des pluies torrentielles qui s’ajoutaient au problème de la neige fondante de l’hiver le plus blanc depuis des décennies. Des « pluies d’orage sans précédent » ont forcé le Massachusetts et Rhode Island à déclarer un état d’urgence, où des niveaux de précipitation de presque deux mois sont tombés en quelques jours.


Un cyclone prolonge l’hiver glacé de l’eEest de la Sibérie à son niveau le plus froid dans l’histoire moderne de la Russie.

Les prévisionnistes gouvernementaux ont averti que de nombreuses régions du pays font face à des « inondations historiques » ce printemps, avec les États du haut du Midwest en situation la plus risquée. Il n’est pas inhabituel pour les Rocheuses d’avoir de fortes chutes de neige en avril, mais il y a eu aussi tard dans le mois des blizzards hors de saison à travers les plaines méridionales.

Le plus dur hiver de l’Europe depuis des décennies a dressé sa tête glacée pour un dernier assaut alors que mars arrivait à sa fin, sans faire attention au changement de l’homme vers le temps estival, alors que des vents de tempête et des températures glaciales apportaient de la neige fraîche au Royaume-Uni et en Irlande. Le météorologue en chef de la Russie a dit que la Sibérie devait encore émerger de ce qui pourrait devenir son hiver le plus froid enregistré, alors qu’un cyclone glacé a déversé encore de la neige dans l’Est du pays à la fin du mois. Au moins 33 personnes ont été tuées au Kazakhstan lorsque de « fortes précipitations et de la neige fondante » ont brisé deux digues et provoqué des inondations massives. Il y a eu une histoire similaire au Daguestan au Nord, où des glissements de terrain ont forcé l’évacuation, mais vers l’est à Xinjiang dans l’ouest de la Chine, il a neigé si fort qu’environ 10 000 maisons se sont effondrées sous le poids de la neige.


Le Climategate rencontre le Cowgate

Il y a eu peu de changement dans la détérioration constante des facultés critiques par rapport au changement climatique ce mois-ci. Une revendication controversée sur une île à l’embouchure d’une rivière séparant l’Inde du Bangladesh a été réglée quand elle a disparu sous les eaux de l’Océan Indien. L’Associated Press a sauté dessus comme une « preuve évidente » de la montée du niveau de la mer (quoiqu’une telle chose ne se produise pas) jusqu’à ce que l’équipe Watts Up With That fasse remarquer que l’île rocheuse était en réalité un banc de sable qui va et vient avec les marées montantes et descendantes. Quand nous avons quitté le mois dernier Phil Jones, il prétendait qu’il avait égaré les données brutes pour soutenir ses croyances du réchauffement global, se désolant que l’enregistrement de ses données « ne soit pas aussi bon qu’il devrait l’être. » Cela a apparemment satisfait le Comité Technologique de la Chambre des Communes britannique qui, après juste un jour d’enquête a déterminé qu’il n’avait pas vu de preuves pour soutenir les accusations que l’Unité de Recherche Climatique de l’université d’East Anglia ou son directeur, Phil Jones, avait falsifié les données ou perverti le processus d’examen par des pairs pour exagérer la menace du réchauffement global. » Phil Willis, le président du comité, a déclaré « Il est évident que nous aurions aimé passer plus de temps sur cela, » mais a ensuite ajouté – apparemment comme une ‘plaisanterie’ – « Nous devions sortir quelque chose avant qu’on se fasse virer. » Pas de complot à voir ici messieurs dames, avancez s’il vous plaît ! Oh regardez, un terroriste !

Bien que les mensonges sur les glaciers himalayens fondant devant nos yeux ont été concédés par le GIEC comme étant une erreur (Glaciergate) et que les enquêtes résultantes ont révélé un réseau de liens financiers reliant des « universitaires » comme Rajendra Pachurai à des projets énergétiques commerciaux qui profitent de la régulation des gaz à effet de serre, le GIEC se tient fermement sur ses revendications que  40% de la forêt amazonienne est menacée – bien que ce soit manifestement faux. Pourquoi cela ? Eh bien, on ne peut pas faire de l’argent avec les glaciers qui fondent, mais les arbres dans les jungles amazoniennes valent potentiellement des milliards de dollars. L’escroquerie est du genre : chaque tonne de dioxyde de carbone « sauvée » dans les zones protégées (par les charlatans du pétrole qui se nomment eux-mêmes comme administrateurs) devient un crédit de carbone à revendre aux industriels dans le monde développé qui peuvent ensuite spéculer avec ce qui est effectivement une nouvelle monnaie qui a poussé sur les arbres d’Amazonie, faire grimper sa valeur imaginaire sur le nouveau marché des crédits du carbone puis profiter de la situation quand finalement une autre bulle financière va éclater. Tout en continuant leur congestion capitaliste de la planète et à émettre du CO2 à cœur joie. Seul un psychopathe pourrait concevoir le sauvetage de la planète en augmentant les efforts pour la détruire.


© Bok

L’éditorial creux d’Al Gore dans le New York Times, dans lequel il affirmait que « Presque toutes les régions couvertes de glace sur Terre sont en train de fondre, » a été confondu par le Dr Robert Felix de IceAgeNow.com qui a riposté en disant que, en fait, « plus de 90 % des glaciers mondiaux sont en train de croître, [comme] les banquises antarctiques et du Groenland. » Non seulement cela, mais Watts Up With That a illustré que l’étendue de la banquise arctique va s’étendre au-delà de sa limite ‘normale’ à tout moment maintenant. Vous souvenez-vous de l’absurdité de la contribution significative des flatulences des vaches au réchauffement global anthropique ? Ouais, vous avez deviné : une bouse de vache.

Il devient difficile de suivre le rythme avec la vitesse à laquelle la fraude du réchauffement global se démêle maintenant. Le dernier revirement du « consensus » scientifique concerne le bétail et le commerce de la viande comme cause majeure du réchauffement global – un – cinquième de toutes les émissions de gaz à effet de serre, selon les cinglés écolos-végétariens. Maintenant, un rapport scientifique donné à l’American Chemical Society dit que c’est une absurdité. Le Washington Times l’a appelé « Cowgate ». […]

Mitloehner a aussi fait la remarque mortelle : « Produire moins de viande et de lait ne signifiera que davantage de faim dans les pays pauvres. » Précisément. La diabolisation des vaches et des porcs n’est qu’un autre exemple de l’indifférence insensible des partisans du réchauffement envers la famine dans le monde en voie de développement, comme dans le cas de la poussée immorale et irréfléchie pour les biocarburants – verser les ressources de subsistance du Tiers Monde dans les réservoirs de carburant des libéraux occidentaux – et notoirement, le commerce du carbone.

Les réservoirs de carburant des libéraux occidentaux ? L’article ci-dessus est du Telegraph britannique, un journal de droite dont le reportage sur l’effondrement du réchauffement global a été admirable, mais qui nous laisse aussi avec le soupçon harcelant que le feu vert donné pour agir ainsi provient de mouvements plus profonds en cours pour retirer la colère des gens hors de ce complot et la redéployer comme un coin politique de division. Nous avons remarqué le soutien enthousiaste de Sarah Palin pour le scepticisme diffusé dans les feuilles de choux néocons au début de ce mois. Si une forme Royaume-de-Jésus-sur-Terre du Judéo-Christianisme est la religion de la droite, peut-être que le matérialisme scientifique de la « Gaia verte » est la religion de la ‘gauche’ ?

Certains scientifiques se font entendre au dessus du vacarme et soulignent ce que les données désignent – un refroidissement global et notre retour imminent à une ère glaciaire. En février, le physicien croate Vladimir Paar a averti que l’Europe pourrait n’être qu’à cinq ans du début d’un nouvel âge glaciaire : « La réalité est que l’humanité a besoin de commencer à se préparer pour l’âge glaciaire. Nous sommes à la fin de la période de réchauffement global. L’âge glaciaire va suivre. » Le scientifique du GIEC Mojib Latif parle d’un « mini âge glaciaire », reliant le temps déréglé à des changements dans les courants océaniques. Un article du New Scientist en 2005 a rapporté les résultats d’une étude publiée dans Nature qui révélait une réduction frappante de 30 % dans les courants chauds qui transportent l’eau au Nord [de l’Europe] à partir du Gulf Stream. » En examinant le début des anciens âges glaciaires et en notant la chute rapide des températures, l’étude conjecturait que

Le dernier arrêt qui a déclenché une chute de température de 5 °C à 10 °C en Europe occidentale a eu lieu probablement à la fin du dernier âge glaciaire, il y a 12 000 ans. Il a pu y avoir aussi un ralentissement de la circulation atlantique durant le Petit Âge Glaciaire, qui a duré sporadiquement de 1300 à 1850 environ et a créé des températures assez basses pour geler la Tamise à Londres.

Nous soupçonnons que des changements dans les courants océaniques, spécifiquement des changements dans le processus connu comme la circulation thermohaline[1] – le ‘Radiateur Global’ qui réchauffe les latitudes septentrionales, se corrèle avec les températures qui refroidissent, mais ne les provoque pas nécessairement. Pour trouver le phénomène causal, nous devons chercher.


Changement de climat cosmique

Le mois dernier nous proposions le modèle cosmique suivant pour comprendre les changements observés dans notre météo, notre climat et notre planète :

Ce que nous soupçonnons a réellement eu lieu, fondé sur notre recherche jusqu’à présent,  la haute atmosphère se refroidit parce qu’elle est chargée de poussière cométaire, qui apparaît sous forme de nuages noctulescents et autres phénomènes atmosphériques. La poussière cométaire est chargée électriquement, produisant un freinage de la rotation de la planète et la ralentissant marginalement (un processus indubitablement aidé par des facteurs humains, dont l’histoire de l’explosion des bombes atomiques du Pentagone dans la haute atmosphère n’est pas la moindre – libérant de copieuses quantités de métaux lourds – l’activité « chemtrail » dans la même ligne et l’utilisation de HAARP pour créer une cavité neutre entre les couches conductrices de la surface de la Terre et l’ionosphère, dans laquelle de grandes quantités d’ondes électromagnétiques sont envoyées par des antennes ajustées sur les ondes cérébrales humaines, au niveau de dix cycles par seconde, produisant des changements dans les modèles comportementaux). Le ralentissement de la rotation réduit le champ magnétique, exposant ainsi la Terre à des radiations cosmiques plus dangereuses et stimulant l’activité volcanique. Le volcanisme sous les océans échauffe les eaux, ce qui en retour chauffe la basse atmosphère et la charge d’humidité. L’humidité frappe la haute atmosphère plus froide et contribue à un mélange mortel de lourdes pluies et d’inondations, puis de grêle et de lourdes chutes de neige qui se compacte en glace alors que les températures de surface plongent. Comme avec le début soudain des âges glaciaires dans le passé, ils sont précédés pendant une courte période par une augmentation rapide des gaz à effet de serre et des « poches chaudes » localisées dans la basse atmosphère.

 

© Xinhuanet

Le mois de mars a fourni encore plus de signes de cette accumulation de matériaux cosmiques dans l’atmosphère. En quelques jours d’intervalle, il y a eu des rapports de chutes de neige jaune et violette dans l’Est et le Sud de la Russie. Un nuage jaune qui a couvert Pékin, Séoul et Taiwan a été attribué à une tempête de sable soufflant depuis les régions de Chine et Mongolie frappées par la sécheresse. Et pourtant, ces mêmes régions ont rapporté « un hiver inhabituellement humide et de nombreux blizzards », donc nous nous demandons naturellement si l’intensité de la tempête de sable et sa distribution étendue ont été le résultat de l’interaction avec la couche de particules plus fines à plus haute altitude dans l’atmosphère.

Avez-vous vu quelque chose comme cela autour du Soleil ou de la Lune récemment ? Certains habitants du pays ont pensé que c’était « un signe », quoique pas tout à fait dans le sens où nous le percevons !



Une certaine vérification grand public de ce que Sott.net dit depuis des années passe finalement à travers le black-out des informations, avec le Daily Mail britannique qui rapporte que le dernier âge glaciaire a été provoqué par un bombardement cométaire. Une rareté similaire s’est produite en février alors que les grands médias ont « révélé » comment un essaim de débris cométaires a provoqué le ‘Moyen Âge’ vers 500 apr. J.-C. Bill Napier, ainsi que Victor Clube, méritent une reconnaissance majeure pour leur dévouement à assembler les pièces du puzzle. Cycle of Cosmic Catastrophes de Firestone, West et Warwick-Smith est le livre marquant sur l’impact du Dryas récent à la fin du dernier Âge glaciaire.

Mais à part des comètes plus anciennes qui se brisent et laissent des traînées de débris à travers lesquelles la Terre passe périodiquement, la recherche infatigable de Laura Knight-Jadczyk nous a menés à considérer le mécanisme cyclique par lequel les comètes du nuage d’Oort entourant le système solaire extérieur sont projetées dans le système solaire intérieur en premier lieu. Un article récent, ‘Getting WISE about Nemesis,’ corrobore cette recherche :

Notre système solaire est entouré par un grand ensemble de corps glacés appelé le Nuage d’Oort. Si notre Soleil faisait partie d’un système binaire dans lequel deux étoiles liées par gravitation orbitaient autour d’un centre de gravité commun, cette interaction pourrait perturber le Nuage d’Oort périodiquement, envoyant des comètes vers nous.

La NASA a développé un nouveau télescope, le Wide-field Infrared Survey Explorer (WISE) (Explorateur pour l’Étude à Grand Champ dans l’infrarouge[2]) pour enquêter sur ce sujet. Le télescope balaye le ciel pour localiser les naines brunes, y compris l’hypothétique étoile sombre compagne du Soleil – nommée ‘Némésis’ (proposé la première fois en 1983 par Richard A. Muller, physicien à l’université de Californie à Berkeley). En juste six semaines, le télescope a déjà trouvé 16 astéroïdes, inconnus précédemment, qui passent près de la Terre. On s’attend que WISE découvre 1000 NEO (objets près de la Terre), mais les astronomes estiment que le nombre d’objets inconnus avec une masse assez grande pour provoquer des dommages significatifs lors de l’impact se chiffre en dizaines de milliers.

Pour chaque cas de circulation spatial que nous détectons, combien passent inaperçus ? Ce n’est que par hasard que l’astronome amateur Nick Howes a capturé des images de l’explosion d’une comète ce mois-ci, un événement complètement manqué par tout le monde. Voici une liste des observations de météores au cours d’un mois dont Physorg.com dit qu’il est « typiquement une période calme pour l’activité météoritique, » presque toutes provenant des États-Unis :

  • Le 3 mars, un « bolide bleu-vert durant 4 à 5 secondes » a éclairé le ciel du soir au-dessus de la Norvège.
  • Des centaines de témoins à Hudson dans le Wisconsin ont rapporté « des flashs brillants et une explosion » alors qu’un « objet ardent avec une queue multicolore » est tombé du ciel le 4 mars. Initialement silencieuse, la boule de feu flamboyait en l’air à une altitude de quelques centaines de pieds avant de s’écraser dans des champs et produisant des bangs soniques énormes.

“Quand il a touché l’atmosphère, il a tout illuminé, » a dit Waterhouse. « Alors qu’il passait au-dessus, vous pouviez voir qu’il allait se briser. Il y a eu cinq ou six queues toutes groupées, émettant différentes couleurs, rouge devant et genre bleuâtre et blanc le long des queues. »

  • Un fort bang sonique a effrayé les habitants de Louisiane dans la nuit du 8 mars. On a confirmé plus tard que c’était une explosion de météore après qu’un astronome amateur ait photographié « un grand nuage noctulescent en forme d’anneau dans le ciel nocturne. »
  • Le 10 mars, un témoin en Argentine a trouvé des fragments d’une « boule rougeâtre tombant du ciel, laissant derrière elle une traînée très brillante. »


© NASA/JPL/Donald K. Yeoman
Illustration du « nuage d’Oort, » une vaste région de comètes dont on pense qu’elle s’étend à une année-lumière de notre Soleil.

  • Le 15 mars, une « boule de feu brillante avec un fort angle de chute a explosé à l’ouest de Yuba City en Californie. »
  • Le lendemain une boule de feu brillante a été photographiée au-dessus du Sud-Ouest du Nebraska. Le météore « n’était pas associé à une averse de météores connue. »
  • Un météore a été filmé passant à travers l’ouest de l’Alabama le 19 mars. « C’était un météore inhabituellement bas, » a dit Bill Cooke du Meteoroid Environment Office de la NASA. « Il a d’abord été enregistré à une altitude de 72,9 km et s’est consumé à une altitude de 32,5 km. »
  • Un énorme météore vert a été détecté en train de chuter très verticalement au-dessus du New Jersey le 23 mars.
  • Une boule de feu « se déplaçant à très basse altitude et très rapidement dans le ciel » a étonné les habitants des îles Anglo-normandes le 23 mars.
  • Le 28 mars, un météore a été encore la cause suspectée d’un autre bang sonique, cette fois au-dessus de Portland en Oregon.

L’augmentation constante du nombre d’observations de météores, combiné avec la recherche qui révèle que notre environnement est constamment affecté par l’interaction avec des débris de comètes et la radiation cosmique, nous dit que notre Grosse Boule Bleue est encore une fois au seuil de la rencontre avec une tempête cosmique. En fait, nous sommes en retard depuis longtemps pour le « Big One ». Mais n’espérez pas que nos chers leaders vont nous en informer bientôt. Comme Laura a écrit ailleurs :

Si nous ne pouvons empêcher qu’un astéroïde ou une comète nous percute, pensez-vous qu’ils vont semer la panique dans le public en annonçant une collision imminente à l’avance ? Néanmoins, semer la panique est de rigueur[3] pour les Pouvoirs en place, mais seulement pour les choses qu’ils peuvent gérer. Le réchauffement global qui jouerait lentement sur des décennies est le problème idéal pour ceux qui cherchent le pouvoir : des avertissements toujours plus terribles nourrissent les mains des contrôleurs alors qu’ils l’utilisent pour justifier des dépenses militaires toujours plus élevées, le démantèlement des libertés individuelles, davantage de contrôle pour les entreprises et les invasions préemptives à la quête de ressources en appauvrissement. Ce que le public ne réalise pas est que cela peut très bien être en préparation pour le moment où le premier essaim de comètes nous paniquera, nous les petits terriens qui n’avons pas de bases souterraines, pas de stocks de provisions, pas de protocole pour survivre à un tel événement, pour émerger de l’autre côté toujours en contrôle de la situation.


Des ‘séismes’ en Israël omis par l’USGS

Comme nous l’avons découvert horrifiés en janvier, tous les séismes ne sont pas créés égaux. Quelques séismes relativement petits ont été enregistrés récemment en Israël par l’institut de Séismologie local mais pas par l’US Geological Survey. En regardant les dernières données « autour du monde » à l’USGS, aucune activité n’est visible dans la région du Moyen-Orient. Les secousses enregistrées les plus proches sont en Turquie, en Inde et au Pakistan. Nous avons vérifié avec le site Internet Seismic Monitor, REV et un autre qui montre des données sismiques, mais tous n’indiquent rien pour cette région.

Aux dates où les deux séismes se sont produits, il n’y a pas d’enregistrement ni en Israël, ni au Liban, ni en Syrie, pourtant les séismes ont été enregistrés par les sismologues israéliens. Cela signifie l’une de deux choses : soit les données de l’USGS et des autres sont incomplètes, soit pour une raison quelconque, elles ne sont pas ajoutées à la base de données de l’USGS et quelque chose d’autre se passe. Il est possible que l’USGS s’amuse avec ses données. Nous recevons des mises à jour par courriels de tous les séismes de l’USGS autour du monde (en temps réel). Nous avons souvent reçu des notices de séismes, visité la page correspondante de l’USGS pour trouver qu’ils n’y sont pas, puis revenir pour voir que le lien d’origine a été remplacé par une remarque ‘effacé’. Que se passe-t-il ?


Un détail intéressant sur l’un de ces séismes était qu’il s’était produit dans la région du lac Kinneret. Avant 1967, le lac Kinneret était à la frontière entre Israël et la Syrie. Maintenant, c’est un peu plus éloigné de la frontière puisqu’Israël occupe les hauteurs du Golan à l’Est. Il est difficile de savoir réellement si ce furent des séismes authentiques, juste comme avec les autres événements « inexpliqués » qui se produisent en Israël, comme le flot de rapports sur des bangs soniques dans le ciel. Un des lecteurs de Sott.net a partagé avec nous ce qui suit :

En 2006, mes amis et moi avons vu une grande traînée de météore longue et orange au-dessus de la mer à Tel-Aviv. Nous n’avons rien entendu à ce propos dans les nouvelles. Plusieurs mois plus tard, Ynet a publié une image prise par un témoin d’une traînée similaire qui avait été prise aussi à Tel-Aviv.

Et puis avant, en 2005, il y a eu plusieurs bangs soniques mystérieux au dessus d’Israël qui ont été expliqués comme une « inversion de température » ou autres phénomènes météorologiques rares ou bien pas expliqués du tout. Voici les liens correspondants :

De mystérieux bangs secouent les maisons
L’armée israélienne explique la cause des mystérieuses explosions

De 2006 à 2008, il y a eu d’autres cas de bangs soniques inexpliqués, mais ils n’ont pas reçu une attention ou une explication sérieuse. Les citoyens israéliens d’autre part, étaient sûrs que cela faisait partie de la préparation militaire pour envahir l’Iran et que l’IDF réalisait des expérimentations nucléaires souterraines/sous-marines, puisque tous les bangs soniques ont été entendus en direction de la mer ou le long de la côte.

Et qui sait, peut-être que c’était le cas. Difficile de dire ce qui s’est réellement passé.

Cela nous amène à nous demander si les ‘séismes’ israéliens sont gardés délibérément « secrets » pour faciliter ses préparations militaires pour détruire l’Iran ?


Extraterrestres, cryptoterrestres et habitants hyperdimensionnels

Le mois de mars a vu la publication du livre très attendu The Cryptoterrestrials de l’auteur et blogueur Mac Tonnies, « Une méditation sur les humanoïdes indigènes et aliens parmi nous. » Tonnies est mort tragiquement dans son sommeil le 18 octobre 2009, au jeune âge de 34 ans, soulevant beaucoup de questions quant à savoir si sa mort était entièrement naturelle. Il était à quelques semaines de remettre son manuscrit à son éditeur et avec l’aide de membres de sa famille et amis, son brouillon final a maintenant été publié par Anomalist Books.



Le livre n’est pas tant un éclaircissement de sa théorie qu’une critique dévastatrice de l’hypothèse extraterrestre (ETH) et la pensée rigide de l’ufologie « dominante ». Le livre de Tonnies est riche de questions et de spéculations perspicaces sur ce qui peut être derrière le phénomène OVNI. Il suit les pas de Jacques Vallée et John Keel en mettant le doigt sur les nombreuses raisons pour lesquelles une nouvelle approche de l’étude des OVNIs et des « aliens » est désespérément nécessaire. Bien que Sott.net ne soit pas nécessairement d’accord avec toutes ses conclusions, et il est par moments trop optimiste (un fait qu’il admet dans son dernier chapitre), le livre de Tonnies donne beaucoup de grain à moudre sur le sujet des OVNIs, des « aliens » et du paranormal. Il fait remarquer les liens entre le « petit peuple » du folklore et les Gris d’aujourd’hui, demandant s’ils sont les mêmes « représentations déformées d’une espèce réelle » :

Peut-être que le Gris omniprésent est simplement un costume qui fonctionne, auquel cas on ne peut que désirer un aperçu de la mode de l’année prochaine… Pendant trop longtemps nous les avons appelés aliens, en supposant que nous représentons le meilleur et le plus brillant de notre planète. C’est peut-être exactement ce qu’ils veulent que nous pensions. (p.26)

Il met en contraste cette idée avec l’idée de Vallée d’un « pacificateur omniscient semant des idées culturelles pour s’assurer que notre évolution se conforme à un certain idéal alien » par un « conditionnement psychosocial placé artificiellement ». Il note aussi la contradiction inhérente entre la nature « explicitement physique » des OVNIs et leurs qualités paranormales, citant la recherche de Keel. On observe les OVNIs qui réalisent des « disparitions mystérieuses, » des manœuvres « impossibles » et [montrent] une prédilection pour la duperie. » Autrement dit, ils se comportent plus comme des projections holographiques, et l’absurdité de leur apparence et les comportements de leurs « occupants » sont ce qui poussa Keel à proposer qu’ils sont des « filous cosmiques. »

Mais ces idées contradictoires – des humanoïdes physiques par rapport à des semeurs d’idées culturelles omniscients, le physique par rapport au paranormal – sont-elles mutuellement exclusives ? Ici à Sott.net nous pensons que l’existence d’une quatrième dimension spatiale pourrait réconcilier ces apparentes contradictions. Une telle dimension de physicalité variable pourrait rendre compte de la « singularité postbiologique » que propose Tonnies. Autrement dit, ce n’est pas tant postbiologique (c’est-à-dire un mariage de la technologie physique avec la biologie) qu’une sorte totalement différente de biologie, dans la ligne de la spéculation de Tonnies sur l’Interprétation des nombreux mondes de la théorie quantique, « dans laquelle notre univers bifurque chaque fois que s’effondre une fonction d’onde d’un événement subatomique » :

Le cerveau humain, convenablement « ajusté » pourrait-il produire des résultats comparables ? Étant donné les rapports d’humanoïdes « se matérialisant » et « disparaissant, » il est tentant de spéculer que nos visiteurs ont maîtrisé une technologie de la conscience, capable de manipuler leurs propres fonctions d’onde et aller et venir entre de multiples univers à la vitesse de la pensée. C’est une explication (indubitablement pittoresque) pour le manque de preuve physique ; « ils » pourraient rester tapis dans « l’hyperespace » aussi bien que notre espace-temps 3D familier. De surcroît, cette forme de voyage pourrait être accomplie sans le besoin de machinerie grande consommatrice d’énergie ; si les expériences chamaniques sont une indication, la capacité à transcender l’espace et le temps pourrait être un sujet plus adapté aux parapsychologues qu’aux physiciens théoriques. (p.32)

Bien que Tonnies admette que son hypothèse soit plus « chair et sang », il note que les théories ne sont pas mutuellement exclusives et que « nous serions timides d’éviter de soulever les aspects parapsychologiques du phénomène OVNIs. » (p.33) Critiquant le multivers de Vallée et le superspectrum de Keel, il fait remarquer à juste titre que les deux théories ne nécessitent « rien de moins qu’une redéfinition de l’univers physique. » (p.37) Il a tout à fait raison, et nous à Sott.net sommes d’accord de tout cœur. Bien que l’hypothèse de Tonnies soit intéressante et rende compte d’un tas de données, nous pensons toujours que l’hypothèse hyperdimensionnelle couvre davantage de terrain et même prend en compte une certaine variante de l’hypothèse « CT ».


© Peter Rye

Richard Dolan a appelé un tel scénario une « civilisation séparée » – un groupe d’humains ou d’humanoïdes, vivant très probablement dans de vastes bases souterraines, recherchées par le Dr Richard Sauder, qui peut très bien influencer les hommes dans les coulisses du pouvoir mondial. Une telle civilisation peut avoir été ici pendant très longtemps, et nous pouvons même partager une ascendance commune, comme Tonnies en fait l’hypothèse. Mais nous pensons qu’une telle idée est mieux vue comme simplement une facette d’une réalité qui englobe bien plus de choses et nécessite une redéfinition radicale de l’univers physique et notre place à l’intérieur.

Tonnies propose une spéculation éminemment plausible et effrayante dans la ligne de Keel. Par exemple :

Étant donné le grand nombre d’expériences hors du corps et proches de la mort, je trouve cela difficile de rejeter la perspective d’une conscience « non locale » ; peut-être qu’une technologie suffisamment avancée peut manipuler « l’âme » aussi facilement que nous fractionnons les gènes ou mélangeons les produits chimiques dans des tubes à essai. Si tel est le cas, les rencontres avec des « extraterrestres » peuvent aider à fournir une connaissance pratique sur la manière de modifier et transférer la conscience. (p.53)

Comme l’observe Tonnies, les lumières clignotantes et l’enjouement attractif des « autres » semblent mis en scène. C’est comme s’ils veulent que nous les voyions. Qu’ont donc montré nos cohabitants CT/HD ce mois-ci ? La première semaine de mars a vu des observations dans tous les États-Unis (y compris une observation collective à Seattle, de nombreuses observations au Tennessee et des observations répétées dans l’Ohio), et le monde, comprenant la Norvège, l’Argentine, le Pays de Galles et l’Ontario au Canada. Les objets de cette semaine sont arrivés avec une variété de formes et de couleurs, peut-être directement d’un marchand d’engins hyperdimensionnels. Nous les avons trouvés en forme d’ovale, comme des blocs empilés, sphériques, en forme de pyramide avec des lumières oranges et rouges, en forme de diamants des variétés blanc-vert et oranges, en forme de soucoupe avec des lumières oranges, de même que des boules lumineuses oranges ; des lumières multiples bleues, un engin circulaire noir, triangulaire, un anneau circulaire, un disque blanc, un engin en forme de méduse à l’envers et encore d’autres lumières orange clignotantes. Le reste du mois a vu d’autres observations en Israël, en Russie et en Australie ainsi que de nouvelles formes : en forme de cône, en diamant avec des pointes vertes, des boules métalliques argents, en forme de boomerang, rectangulaires et en forme de cigare. Et bien sûr, encore et encore d’autres observations de triangles et de lumières oranges mystérieuses.



Une diversité de rapports de « rayons de lumière » ont fait surface dans une période de temps relativement courte : à la fin janvier à Oswestry et Boothville au Royaume-Uni et quatre incidents séparés en Californie le 31 janvier, le 27 février et le 28 février. (Une autre observation d’un OVNI émettant des rayons de lumière s’est produite en Nouvelle-Écosse le 25 mars.) L’observation du 27 février était accompagnée d’une figure humanoïde reptilienne noire », qui a été rejointe en mars par un humanoïde géant en Argentine, un Bigfoot en Pennsylvanie, des oiseaux verts lumineux en Californie, des oiseaux comme des raies mantas qui disparaissent au Texas et des mutilateurs de bétail en Colombie. Et parmi seize observations différentes d’OVNIs la veille du séisme au Chili, de multiples témoins ont observé ce qui suit :


Un objet cylindrique vertical est apparu sur la côte, ressemblant à un tube fluorescent. En même temps, une structure en forme de cône est apparue en sortant de la mer, entourée de lumières. Subitement, ils ont vu une entité humanoïde debout avec de longs bras, de près de trois mètres de haut, émettant de la lumière et marchant vers l’autoroute.

Qu’allons-nous faire de toutes ces diverses formes d’engins et de crypto créatures ? Et comment expliquer que les observations semblent correspondre aux attentes des observateurs et changer de forme avec le temps (p.ex. les grands vaisseaux aériens de la fin des années 1800) ? De Cryptoterrestrials :

Si l’intention de l’ET est de tester nos réactions à sa présence (ou quelque chose de plus profond, comme l’impact du phénomène sur notre mythologie pourrait indiquer), assembler rapidement des « vaisseaux » et même des « aliens » à partir de matériaux bruts permettrait la disparité des formes vues dans le ciel. La flexibilité d’une construction nanotechnologique permettrait à l’intelligence OVNI de répondre à nos préconceptions en « temps réel, » assurant ainsi un accès permanent dans l’inconscient collectif tout en maintenant un déni plausible… (p.25)

Bien qu’on puisse argumenter sans fin en faveur d’une interprétation extraterrestre littérale, une approche holistique nous amène à considérer que l’intelligence OVNI, non seulement veut se perpétuer via des rencontres spectaculaires avec des occupants ostensibles, mais a l’intention de discréditer ses propres machinations : elle met en scène des événements OVNIs excitants qui infectent la communauté des chercheurs et l’imagination populaire, sachant que l’absurdité inhérente du phénomène inspirera en final une dissonance cognitive et sapera les tentatives pour arriver à une accusation. Nous sommes donc conditionnés à accepter l’ETH à un moment donné, seulement pour succomber au « facteur gloussement » l’instant d’après… (p.44)

L’étrange et l’absurde continuent sans faiblir. Au début du mois, ce qui suit a été filmé au Japon. Si les ETs/CTs/HDs voulaient vraiment rester secrets, comment pouvons-nous expliquer des observations comme ce qui suit ?



Charles Fort rit probablement dans sa tombe alors que notre planète continue à vivre des « fafroskies » (objets qui tombent du ciel) anormaux, ce qui continue à prouver que le grand synthétiseur de l’inexpliqué n’était pas aussi cinglé que ses détracteurs l’ont dépeint. Il a plu des poissons vivants deux fois en Australie à la fin février. Nous pouvons ajouter ceci à la liste : une pluie d’araignées en Argentine en avril 2007 (au fait, la même région a été récemment hantée par un petit homme lumineux avec une coiffure originale), une pluie de grenouilles en Espagne en mai 2007, une pluie de grenouilles en Serbie en juillet 2005. En août 2008, une pluie rouge à La Sierra, Chocó, a été analysée comme étant du sang par un bactériologue de la région. Cependant, le milieu religieux étant ce qu’il est (la plupart ont interprété la pluie comme un « miracle » de Dieu, ou les larmes de sang de la Vierge Marie), nous ne pouvons exclure qu’un contenu élevé en fer d’une autre source (peut-être d’origine cométaire ?) a mené à la conclusion sanglante.


La résistance en tant que spiritualité

La religion n’est pas quelque chose de séparé et distinct de la vie ordinaire. C’est la vie – la vie de chaque sorte vue du point de vue de la signification et du dessein : la vie vécue dans la pleine conscience de sa qualité humaine et sa signification spirituelle.

- A. Powell Davies



À la lumière de l’émergence de l’Hutaree – une soi-disant milice chrétienne pas différente de votre soi-disant groupe terroriste islamique moyen – et le scandale de la pédophilie de l’Église catholique,  il vaut la peine de demander si la religion et la spiritualité devraient s’écarter des intérêts politiques ou sociaux de peur d’être corrompues en fanatisme violent – comme la propagande l’implique manifestement – ou si nous devrions oublier entièrement la religion. Devrions-nous suivre la signification implicite des dernières nouvelles sans juger et nous enfermer dans nos tours d’ivoire où nous pouvons facilement regarder notre nombril en chantant « omm » ? Ou encore mieux, passer nos vies devant la télé dans des bulles plastiques de la ’vie bourgeoise’ et nous désabuser de toute notion que la vie a un sens et un but ?

Nous ne le pensons pas. En fin de compte, la spiritualité n’est rien de plus qu’un engagement vers la vérité et l’objectivité. En tant que tel, il est impossible d’être vraiment spirituel sans faire un effort conscient pour connaître la réalité, et dans le processus devenir conscient de nos limitations personnelles et l’absence de limites du potentiel créatif de travailler en réseau avec les autres.

C’est pourquoi il y a quelque chose d’égoïste à propos des pratiques ‘spirituelles’ qui ignorent la réalité sociale, qui est la réalité de la souffrance des autres personnes comme nous. Toute résistance réelle et effective à l’injustice dans le monde vient d’une évaluation réaliste des possibilités du changement, étant donné les circonstances matérielles inégales. Nous pouvons donc oublier la révolution violente et « reprendre » l’État (qui n’a jamais existé que pour nous oppresser de toute façon).

Une grande partie de la bataille contre la pathocratie se situe dans le monde des idées et comment elles sont communiquées dans le monde entier. C’est une guerre de la pensée. Y aurait-il des conflits armés si chaque soldat dans le monde était pleinement conscient de ce qu’on lui demande ? À quoi ressemblerait la société si chaque citoyen comprenait comment on lui ment, on l’empoisonne et on le manipule quotidiennement ?

Nous vous quittons ce mois-ci avec des fragments de l’article de Chris Hedges, ‘Point zéro de l’effondrement systémique’, qui fait puissamment des remarques similaires :

[…] L’utilisation de plus en plus fréquente de la force par les élites pour maintenir le contrôle ne devrait pas mettre fin aux actes de résistance. Les actes de résistance sont des actes moraux. Ils commencent parce que les personnes de conscience comprennent l’impératif moral pour remettre en question les systèmes d’abus et de despotisme. Ils devraient être exécutés non pas parce qu’ils sont efficaces mais parce qu’ils sont justes. Ceux qui commencent ces actes sont toujours peu nombreux et rejetés par ceux qui cachent leur couardise derrière leur cynisme. Mais la résistance, quoique marginale, continue à affirmer la vie dans un monde dominé par la mort. C’est l’acte suprême de la foi, la plus haute forme de spiritualité et il rend l’espoir possible à lui seul. Ceux qui ont réalisé de grands actes de résistance ont souvent sacrifié leur sécurité et leur confort, souvent passé du temps en prison et dans certains cas ont été tués. Ils ont compris que vivre dans le sens le plus complet du mot, d’exister comme des êtres humains libres et indépendants, même dans la nuit la plus sombre de la répression d’état, signifiait défier l’injustice.

Quand le pasteur luthérien dissident Dietrich Bonhoeffer a été sorti de sa cellule dans une prison nazie pour être emmené à la potence, ses derniers mots furent : « C’est la fin pour moi, mais aussi le commencement. » Bonhoeffer savait que la plupart des citoyens dans sa nation étaient complices par leur silence dans une vaste entreprise de mort. Mais quoique cela apparut désespéré dans l’instant, il affirma ce que nous devons tous affirmer. Il n’a pas échappé à la mort. Il n’a pas survécu, en tant qu’individu distinct. Mais il a compris que sa résistance et même sa mort étaient des actes d’amour. Il a combattu et est mort pour la sanctification de la vie. Il a donné, même à ceux qui ne se sont pas joints à lui, une autre histoire, et son défi a condamné en fin de compte ses bourreaux.

Nous devons continuer à résister, mais faites-le maintenant avec la réalisation désagréable qu’un changement significatif ne se produira probablement jamais dans notre vie. Cela rend la résistance plus difficile. Cela déplace la résistance du tangible et de l’immédiat à l’amorphe et à l’indéterminé. Mais abandonner les actes de résistance est une mort spirituelle et intellectuelle. C’est se rendre à l’idéologie déshumanisante du capitalisme totalitaire. Les actes de résistance gardent vivante une autre histoire, soutiennent notre intégrité et donnent du pouvoir aux autres que nous pouvons ne jamais rencontrer, pour se lever et porter la flamme que nous leur passons. Aucun acte de résistance n’est inutile, que ce soit de refuser de payer des impôts, se battre pour la taxe Tobin[4], travailler à changer le paradigme économique néoclassique, révoquer des statuts d’entreprise, organiser des votes globaux sur Internet ou utiliser Twitter pour catalyser une réaction en chaîne de refus contre l’ordre néolibéral. Mais nous aurons à résister et ensuite trouver la foi que la résistance est louable, car nous ne modifierons pas immédiatement l’horrible configuration du pouvoir. Et dans cette longue, longue guerre, une communauté pour nous soutenir, émotionnellement et matériellement, sera la clé vers une vie de défi.

Le philosophe Theodor Adorno a écrit que la préoccupation exclusive des soucis personnels et l’indifférence aux souffrances des autres au-delà du groupe auto-identifié est ce qui a rendu possibles le fascisme et l’Holocauste : « L’incapacité à s’identifier aux autres était incontestablement la condition psychologique la plus importante pour le fait que quelque chose comme Auschwitz puisse être arrivé au milieu d’un peuple plus ou moins civilisé et innocent. »

L’indifférence au malheur des autres et l’élévation suprême du moi sont ce que l’état corporatiste cherche à instiller en nous. Il utilise la peur, ainsi que l’hédonisme, pour contrarier la compassion humaine. Nous devrons continuer à nous battre contre les mécanismes de la culture dominante, même si ce n’était que pour la seule raison de préserver par des actes petits, même minuscules, notre humanité commune. Nous devrons résister à la tentation de nous replier sur nous-mêmes et d’ignorer la cruauté au-dehors. L’espoir perdure dans ces actes de défi souvent imperceptibles. Ce défi, cette capacité à dire non, est ce que les forces psychopathiques en contrôle de nos systèmes de pouvoir cherchent à éradiquer. Tant que nous voulons défier ces forces nous avons une chance, sinon pour nous-mêmes, alors au moins pour ceux qui suivent. Tant que nous défions ces forces nous restons vivants. Et pour l’instant, c’est la seule victoire possible.


Traduction française: Équipe Signes des Temps


[1] http://en.wikipedia.org/wiki/Thermohaline_circulation – NdT

[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Wide-Field_Infrared_Survey_Explorer – NdT

[3] En français dans le texte.

[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Taxe_Tobin – NdT


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