Relier les points : La vengeance d’Israël, les têtes nucléaires baladeuses et l’écocide dans le Golfe du Mexique

Éditeurs SOTT
Sott.net
Mardi 8 juin 2010


© Reuters/Luke MacGregor

Des manifestants pro-palestiniens protestent devant l’ambassade d’Israël à Kensington dans l’Ouest de Londres le 1er juin 2010.

En avril, l’effet pygmalion d’Israël a passé un nouveau palier vers son dénouement tragique avec l’effondrement de sa façade de normalité et le monde a entrevu la véritable nature du projet sioniste au Moyen-Orient. Le massacre d’innocents à bord du Mavi Marmara a galvanisé les citoyens du monde appelant à une levée définitive du blocus de Gaza. Mais la folie d’Israël est encore plus dangereuse après l’annonce officielle de l’ONU selon laquelle Israël est armé jusqu’aux dents et dispose d’un arsenal nucléaire. Sa volonté d’y avoir recours par le biais de tromperies augmente les probabilités d’une attaque nucléaire faux drapeau destinée à venger la « victimisation » illusoire de la « lumière parmi les nations » par le reste de l’humanité.

Nous examinerons le dernier cas ridicule de « terrorisme domestique » aux États-Unis qui a eu lieu la veille d’une discussion capitale sur le désarmement nucléaire organisée dans la ville de New-York, ainsi que la stigmatisation de la Corée du Nord comme responsable du naufrage du Cheonan. Israël était-il impliqué dans ces deux événements ? L’hystérie qu’ils ont provoquée ainsi que leur timing indique que quelqu’un est certainement en train de créer des écrans de fumée afin de cacher aux gens les mouvements sur le grand échiquier. L’attentat bouffon à la voiture piégée de Time Square n’était pas le véritable acte terroriste du mois dernier. Les terroristes financiers ont gardé le gouvernement étasunien otage jusqu’à ce qu’il revienne sur sa décision de briser le crime organisé sévissant à Wall Street. La crise de la dette de la zone euro est-elle orchestrée de la même manière ?

La dévastation dévorant le Golfe du Mexique est plus que l’équivalent de l’ouragan Katrina pour l’administration Obama. C’est un crime contre la nature qui aurait pu être aisément évité. La Terre continuera à saigner du pétrole jusqu’à ce que suffisamment d’individus sortent de leur sommeil. L’explosion de méthane dans le forage de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon est un rappel de plus quant aux dangers induits par notre tendance persistante et généralisée à prendre nos désirs pour des réalités en ce qui concerne le monde qui nous entoure, le rôle que nous y jouons et les conséquences de conférer notre pouvoir à ceux qui sont le moins capables de l’utiliser d’une manière responsable. En même temps la nature joue son propre rôle et la planète continue à ouvrir ses entrailles et le méthane à remonter à la surface. Le mois de mai a connu au moins trois éruptions volcaniques ce qui est bien plus impressionnant que la performance fort médiatisée de l’Eyjafjallajokull en avril. Nombre d’autres volcans ont été placés en « alerte ».

Désormais des événements majeurs et de portée mondiale surviennent pratiquement tous les jours. Tandis que certains peuvent être considérés comme des « événements naturels », reflétant l’état chaotique de notre monde, d’autres sont délibérément orchestrés afin d’accroître ce chaos et éloigner les regards des manœuvres désespérées de nos prédateurs intra-espèces voulant garder le contrôle d’un environnement qui change rapidement. À leurs yeux, aucun acte n’est trop répugnant et aucun mensonge n’est trop gros. Le peuple thaïlandais a peut-être perdu la bataille contre son gouvernement pathocratique, mais leur combat pour la justice et contre les forces fascistes trouve écho dans le vent de colère légitime soufflant sur le peuple grec qui ne se soumettra pas silencieusement aux dictats de terroristes financiers anonymes, et dans l’onde de choc et de révulsion qui a résonné autour de la planète suite au barbarisme d’Israël.

Relions les points de ce mémorable mois de mai

La vengeance d’Israël

 

© Inconnu

Le Rachel Corrie arrive à Ashdod en Israël après avoir été violemment intercepté par la marine israélienne.

Venant de Grèce, de Turquie et d’Irlande, la flottille qui, la semaine dernière a fait route vers Gaza, constitue la tentative la plus importante de briser le siège de Gaza et tirer la sonnette d’alarme concernant le génocide palestinien actuellement perpétré par Israël. Les tentatives fructueuses de 2008 ont pris fin la veille du début de l’opération Plomb durci lorsque le Dignity a été éperonné par [une vedette de] la marine israélienne. Le navire a pu à peine rallier un port libanais. Se trouvaient à bord le prix Nobel de la paix Mairead Maguire, le candidat des Verts aux élections présidentielles étasuniennes Cynthia McKinney, ainsi que des membres du parlement européen et des volontaires. Si Israël n’a éprouvé aucun scrupule à l’idée d’éliminer ces dignitaires dans les eaux internationales, quelles sont les chances que la tentative suivante visant à briser le blocus de Gaza ne subisse pas le même sort tragique ?

Les mois de préparation dévouée qui ont rendu cette mission possible témoignent du courage et de la conscience de ceux qui veulent ouvrir la voie à travers leur exemple. À de nombreux égards, briser le blocus de Gaza signifie en fait briser le blocus de l’esprit de l’homme. Le choc et la révulsion éprouvés dans le monde entier suite au massacre perpétré en mer par Israël nous font espérer que de petits efforts récurrents peuvent avoir des répercussions inattendues.

L’un des éditeurs de SOTT avait rencontré le capitaine de l’un des navires au cours d’une réunion organisée dans un hôtel de ville. Le marin avait fait un compte-rendu de ses voyages précédents vers la prison à ciel ouvert. Ce qu’il avait vu l’avait touché au plus profond de son âme et il avait juré de revenir avec un cargo rempli de matériaux de construction et de matériel médical de première nécessité à destination de la population gazaouie, sans-abri et moribonde.

Cet éditeur SOTT était sceptique. Même si les volontaires réussissaient à obtenir les fonds pour acquérir d’une manière ou d’une autre un cargo et à le remplir avec des milliers de tonnes de vivres nécessaires, il fit remarquer que les Israéliens empêcheraient simplement le navire d’approcher de Gaza. Mais ils savaient à quoi s’attendre après l’épisode du Dignity et puis celui du Spirit of Humanity, lorsqu’en juin dernier ils furent enlevés par la marine israélienne et emprisonnés pendant une semaine. Ils avaient décidé qu’ils se devaient de le faire. S’ils n’arrivaient pas à briser le blocus, ils pourraient au moins attirer l’attention mondiale sur ce crime. En réseautant avec d’autres organisations populaires, ils ont trouvé le soutien dont ils avaient besoin. Grâce à un petit coup de pouce de l’Univers (sous la forme d’une enchère réussie sur un cargo mis en vente suite à une saisie), ils disposaient de leur navire et de leur cargaison. Inspirés par leurs efforts, d’autres groupes aux États-Unis, en Turquie, en Suède et en Grèce les ont rejoints et à partir d’avril une flottille de 8 navires transportant plus de 700 volontaires, journalistes et dignitaires, des États-Unis à la Malaisie et de la Norvège à l’Afrique du Sud, était prête pour une mission humanitaire conjointe à destination de Gaza.


© Inconnu

Le 26 mai, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu recevait à Tel-Aviv le secrétaire général de la Maison Blanche Rahm Emanuel.

Peut-être que nous ne devrions pas être trop étonnés par le comportement d’Israël. Après tout, ils ont bien menacé d’envoyer la moitié de leurs navires de guerre pour « arrêter » la flottille. Parmi les héros de la flottille de la Paix se trouve l’américain Joe Meadors. C’est la deuxième fois qu’il est attaqué par les Israéliens alors qu’il est en mer. Il y a 43 ans, il faisait partie de l’équipage de l’USS Liberty, un navire de la marine étasunienne équipé d’appareils d’espionnage électronique, attaqué par des chasseurs et des torpilleurs israéliens pendant la guerre des 6 jours en 1967, l’une des innombrables guerres d’agression perpétrées par Israël.

Cette attaque fit 34 victimes et plus de 170 blessés parmi les rangs étasuniens. Son gouvernement tenta d’oublier cet incident tristement célèbre mais Joe ne l’a jamais oublié. Les informations erronées et trompeuses répandues par Israël pendant la semaine précédant le massacre ont vu son Premier ministre Avigdor Lieberman déclarer à la presse israélienne qu’ « Israël n’autoriserait pas une violation de sa souveraineté maritime » et qu’il n’y a « pas de crise humanitaire à Gaza » car, bien entendu, Israël s’y conduit impeccablement.

Cela alors que les bombardements aériens menés par Israël ciblaient l’aéroport de Gaza et détruisaient complètement une mosquée au cours de la nuit du 26 mai. Les Israéliens ont été submergés par un barrage de propagande suggérant que les prisonniers de Gaza n’avaient jamais été aussi bien et que la Turquie était désormais alliée à ses ennemis qui étaient derrière cette tentative sournoise de « livrer des armes aux Hamas ». Le 27 mai le commandant de la marine israélienne a donné des instructions à ses troupes avant de lancer l’opération militaire visant à intercepter la flottille de la Paix. À ce sujet, le secrétaire général étasunien Emmanuel Rahm était en Israël à ce moment-là pour une rencontre avec le psychopathe en chef Benyamin Netanyahu et le président psychopathe Shimon Peres. Netanyahu était invité à la Maison Blanche pour une réconciliation après la querelle (simulée) de mars due aux incessantes colonisations israéliennes en Cisjordanie. Nous ne pouvons que supposer que cette rencontre avec Emmanuel a également permis de donner le feu vert à Israël pour ce qui allait suivre.

La flottille de la Liberté avait prévu un rendez-vous à Chypre pour embarquer des passagers supplémentaires avant de faire route vers Gaza. Cependant, plusieurs navires furent sabotés et au moins deux d’entre eux durent totalement annuler leur voyage. Puis les autorités chypriotes grecques sont revenues sur l’accord qu’elles avaient passé avec les organisateurs de la flottille et leur ont interdit à la dernière minute de rentrer dans leurs eaux territoriales, obligeant les navires endommagés à se détourner tant bien que mal vers le Nord de Chypre où les autorités turques les ont autorisés à embarquer de nouveau passagers. Rétrospectivement, on peut se demander si les autorités gréco-chypriotes étaient au courant de l’issue de ce périple ? La trahison apparente par leur gouvernement a rendu les membres grecs et chypriotes de la flottille furieux, mais peut-être que les autorités étaient pressées de se laver les mains de toute complicité avec le bain de sang à venir ?

La propagande israélienne a passé la démultipliée afin de « légitimer » l’illégitime en prétendant qu’on ne pouvait être certain qu’il n’y avait pas d’armes à bord. La cargaison du Mavi Marmara a été minutieusement contrôlée et approuvée par les douaniers turcs : il n’y avait pas d’armes à feu à bord et « aucune arme de contrebande à destination du Hamas ». Ramzi Kysia du mouvement Gaza libre a expliqué les efforts surhumains consentis par les volontaires afin de prouver la pureté de leurs intentions :


© Spyraal

Avant leur départ, tous les navires ont été minutieusement fouillés par les autorités portuaires locales en Grèce et en Turquie. En outre, la coalition a fait appel à une entreprise de sécurité indépendante afin qu’ils fouillent les embarcations et certifient qu’aucune arme ne se trouvait à bord. Tous les passagers ont suivi des formations à la non-violence et ont subi des fouilles prouvant qu’ils n’embarquaient aucune arme à bord. Le gouvernement de la Turquie, État membre de l’OTAN, a contrôlé tous les passagers pour s’assurer qu’aucun n’était lié à des groupes extrémistes. Ces mesures de précaution ont été prises délibérément pour éviter que les agents de la propagande israélienne n’aient en aucun cas la possibilité de prétendre que la flottille de la Liberté constituait un quelconque « risque sécuritaire » à l’égard d’Israël.

Le voyage du Mavi Marmara était retransmis en direct par satellite, tandis que les transpondeurs GPS donnaient en permanence la localisation exacte de la flottille à tout visiteur du site Web de la coalition.

Si la version des Israéliens sur ce qui s’est passé tenait debout alors il aurait été inutile qu’ils bloquent toute communication dans la zone de la flottille. Gage de transparence et de bonne volonté, la flottille a fourni de multiples canaux de communication. Les volontaires ont démontré qu’ils n’avaient rien à cacher. Mais Israël préfère agir dans l’obscurité. On ne peut se permettre que le monde regarde lorsqu’on commet des actes crapuleux, n’est-ce pas ? Ils ont brouillé la zone pour s’assurer d’une copie blanche à partir de laquelle ils pourraient écrire leur version des faits a posteriori.


© Kalbimin Şehri Kudüs

Un des Turcs exécutés par les commandos israéliens.

Au départ, ils ont déclaré que les volontaires avaient ouvert le feu en premier. Lorsque personne hormis les États-Unis ne l’a cru, ils ont dit que leurs commandos avaient pour seule arme des « pistolets de paintball » mais que certains d’entre eux portaient leur pistolet de service, deux d’entre eux ayant été subtilisés par les volontaires qui les ont utilisés contre les forces israéliennes (qui ont alors ouvert le feu par légitime défense). Sentant peut-être que le monde ne gobait pas ce scénario abracadabrant, ils ont laissé tomber la question de « qui a tiré le premier » et se sont focalisés sur les autres « armes » trouvées à bord. Des photos montrant des billes, des lance-pierres, des couteaux, des gilets pare-balles (agrémentés de drapeaux turcs brodés pour un meilleur effet) et une meuleuse d’angle ont été distribués aux médias.

Mais les métadonnées de ces clichés ont révélé qu’ils avaient été pris et modifiés bien avant l’événement. Les seules « armes » dont la présence à bord du Mavi Marmara ait été confirmée par tous les témoins sont des morceaux de rambardes du navire que certains des volontaires ont utilisés pour désarmer les commandos et ce après que nombre de leurs camarades aient été abattus à l’armes automatiques et gisent dans une mare de sang sur le pont du navire. Un des volontaires, Ken O’Keefe, Étasunien d’origine irlandaise et ex-membre de la marine étasunienne, encore couvert de sang suite à son passage à tabac par les agents israéliens durant son emprisonnement au port d’Ashdod, a déclaré à la presse au moment de son arrivée dans l’aéroport d’Istanbul, que certains des volontaires avaient effectivement désarmé au moins trois membres des commandos israéliens.

Je l’ai directement dit aux agents israéliens, travaillant probablement pour le Mossad ou le Shin Bet, et je le répète maintenant, le matin de l’attaque, j’ai été directement impliqué dans le désarmement de deux membres des commandos israéliens. Nous avons retiré ces armes par la force, sans négociation, des mains des commandos qui avaient déjà abattu deux frères que j’avais vus le jour même. Un frère a reçu une balle en plein milieu du front, il s’agissait apparemment d’une exécution. J’ai su que les commandos commettaient des assassinats lorsque j’ai retiré un pistolet de calibre 9 mm des mains de l’un d’entre eux. J’avais cette arme entre les mains et en tant qu’ex-US Marine entraîné au maniement des armes à feu, j’étais totalement en mesure d’utiliser ce pistolet contre des membres des commandos qui sont peut-être les assassins de l’un de mes frères. Mais ce n’est pas ce que moi ou toute autre personne défendant le navire a fait. J’ai pris l’arme, enlevé les munitions, c’était de vraies balles de combat, je les ai mises loin de l’arme que j’ai ensuite cachée. J’ai fait ça dans l’espoir que nous repoussions l’attaque et puissions présenter cette arme en tant que preuve dans le cadre d’un procès contre les autorités israéliennes pour crime de masse.

 

© Ali Abunimah

Le quotidien turc Hurriyet a révélé des photos montrant des soldats israéliens désarmés recevant une assistance médicale de la part de volontaires participant à la mission humanitaire.

J’ai également participé au désarmement d’un membre du commando armé d’un fusil d’assaut, qu’un frère a apparemment jeté à la mer. Moi-même et des centaines d’autres connaissons la vérité qui est bien loin de l’image du militaire israélien courageux et intègre. Nous avions sous notre contrôle trois membres des commandos, totalement désarmés et sans défense. Ces garçons étaient à notre merci, ils étaient isolés à l’intérieur du navire loin de leurs camarades assassins, et entourés par 100 hommes ou plus. J’ai regardé dans les yeux de chacun de ces trois garçons et je peux vous dire qu’ils étaient terrifiés. Ils nous regardaient pensant que nous étions comme eux, et je suis convaincu qu’ils croyaient que quoiqu’il advienne c’était là leur dernier jour. Ils étaient comme des enfants effrayés par un père violent.

Mais ils n’eurent pas à affronter un ennemi aussi impitoyable qu’eux. Au lieu de cela les femmes leur ont apporté les premiers secours, et finalement ils ont été relâchés, battus et contusionnés bien sûr mais vivant. Capables de vivre encore, capables de sentir le soleil sur leur tête et les baisers de leurs bien-aimés. Ce n’est pas le cas de ceux qu’ils ont assassinés. Malgré la mort de nos frères, la rage ressentie à l’égard de ces garçons, nous les avons laissés partir. Les prostituées israéliennes de la propagande peuvent cracher toute la bile écœurante qu’elles souhaitent, les commandos sont les meurtriers, nous sommes les victimes et nous nous sommes défendus. Nous nous sommes défendus pas seulement pour nos vies, pas seulement pour notre navire, pas seulement pour le peuple palestinien, nous avons aussi combattu au nom de la justice et de l’humanité. Nous avons eu raison de le faire, à tous les niveaux.

Le témoignage d’O’Keefe mérite d’être lu dans son intégralité. Les récits d’Haneen Zuabi, membre israélien de la Knesset et de Jamal Elshayyal, journaliste à Al Jazeera sont diamétralement opposés aux mensonges proférés par Israël : juste après 4 heures du matin, heure locale, le lundi 31 mai, deux navires de guerre israéliens se sont approchés de part et d’autre du Mavi Marmara alors qu’il se trouvait dans les eaux internationales. Ils ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles métalliques recouvertes de plastique vers le pont du navire. Un hélicoptère, puis un deuxième ont survolé l’embarcation, larguant bombes fumigènes, bombes lacrymogènes et bombes aveuglantes sur le pont, qui furent suivies par des tirs à balle réelle avec des armes automatiques, arrosant au hasard les civils sans défense qui se trouvaient au-dessous. Ensuite, des commandos transportés par un troisième hélicoptère sont descendus en rappel sur le pont. Certains des volontaires, terrorisés, se demandant s’ils allaient tous finir massacrés en pleine mer sans personne autour pour entendre leurs appels à l’aide, se sont jetés sur les commandos descendant en rappel et ont réussi à les désarmer. Ensuite les volontaires se sont mis à l’abri des tirs à balle réelle et des bombes aveuglantes (dont la détonation est similaire à celle d’une vraie grenade). Voilà pour le « premier acte ». La terreur ne s’est pas arrêtée là. Les passagers ont reçu des décharges de Taser et on leur a pointé des armes contre le crâne tandis que les terroristes israéliens refusaient que les blessés reçoivent des soins. Un australien a été laissé là, se vidant de son sang jusqu’à la mort, il a survécu grâce aux premiers secours dispensés par son épouse.


© Kalbimin Şehri Kudüs

Le décalage entre les 9 victimes avancées par les autorités israéliennes et les 20 victimes annoncées par les activistes pourrait avoir une horrible explication : des témoins ont vu au moins 4 blessés jetés par-dessus bord, par conséquent certaines victimes pourraient avoir connu un sort similaire. Les autopsies pratiquées sur les 9 Turcs dont la mort a été confirmée ont révélé qu’ils avaient été abattus à bout portant, 5 d’entre eux ayant reçu une balle en pleine tête. Selon le Dr Haluk Ince, président du Conseil turc de la médecine légale (ATK), « le tir le plus proche a été effectué à 20 cm de la victime. Seule une victime n’a reçu qu’une balle. Les 8 autres ont souffert de plusieurs blessures par balle. [L’homme ayant reçu une seule balle] a été abattu d’une balle en plein milieu du front tirée à distance. » La victime la plus âgée, Ibrahim Bilgen, avait 60 ans, c’était un homme politique turc, ingénieur et activiste marié et père de 6 enfants. Il a reçu une balle dans la tempe droite, une dans le côté droit du thorax, une dans le dos et une dans la hanche. Le plus jeune était Furkan Dogan, un citoyen étasunien, qui a reçu 4 balles dans la tête et une balle dans la poitrine, apparemment tirées à bout portant.

Au milieu du chaos ambiant les volontaires ont récupéré une liste des personnes à abattre qui étaient apparemment tombée de la poche de l’un des commandos. Cette liste comportait les noms et les photos d’identité des passagers devant être assassinés. Ceci expliquerait pourquoi les victimes ont été abattues à bout portant, certains d’entre eux alors qu’ils étaient au lit. C’est une explication d’une froide logique. Il est logique que les Israéliens aient considéré cette intervention comme une opération militaire. Le journaliste télé qui se trouvait à bord a déclaré que la première victime était « une personne qui avait aidé la presse à disposer d’un accès Internet à bord, sa tâche était de configurer les ordinateurs portables qui avaient été embarqués. » Un soldat israélien s’est dirigé directement vers lui et l’a abattu d’une balle entre les deux yeux. Il devait être éliminé dès le début de l’opération afin de « neutraliser » les capacités de communication du navire. À nouveau, cet élément suggère que les commandos avaient une mission préétablie visant à éliminer les cibles définies. Michel Chossudovsky suspecte fortement que les services secrets étasuniens aient assisté les Israéliens à ce niveau.


© Unknown

Pour l’amour de la Palestine : des manifestations monstres ont lieu à Istanbul depuis le massacre perpétré à bord du Mavi Marmara.

La « coupure des communications » de la flottille qu’ont organisée les Israéliens n’a pas été un succès total. Un journaliste d’Al-Jazeera a réussi à retransmettre des images du Mavi Marmara peu de temps après que les commandos de la marine israélienne aient abordé le navire dans la terreur. L’information selon laquelle l’opération avait fait plus de 20 victimes et nombre de blessés s’est répandue. Pourquoi le Mavi Marmara a-t-il reçu un traitement aussi sévère ? Un colonel israélien a déclaré à un média de son pays qu’ « il devait être abordé car il était trop gros pour être arrêté. » Même s’il n’y a pas eu de victimes à bord des autres embarcations, des volontaires ont rapporté que des grenades aveuglantes avaient également été tirées vers les autres navires, avant que les commandos ne montent à bord et frappent des passagers ayant perdu connaissance. On leur a bandé les yeux, mis des cagoules sur la tête, attaché les mains si fort que la circulation du sang s’est arrêtée, puis ils ont été enlevés vers Israël où ils ont été à nouveau passés à tabac, forcés à rester dans des positions douloureuses sous un soleil de plomb, dépossédés de leurs biens, et obligés de signer des aveux pour les crimes dont ils avaient été victimes s’ils voulaient revoir leur famille. Les médias n’ont pas été autorisés à discuter avec les volontaires emprisonnés. Leur version des faits n’émerge que maintenant petit à petit grâce à la pression diplomatique constante exercée par leur pays d’origine.

Les porte-paroles des médias israéliens affirment même qu’il existe des liens entre la mythique organisation Al-Qaeda et la flottille, selon des documents secrets mis en avant par les services de sécurité danois, qui accusent le groupe humanitaire turc IHH de « financer le terrorisme international ». Cette déclaration est intéressante car, en Europe, les services de sécurité danois font le sale boulot pour le Mossad depuis longtemps. Dans The Other Side of Deception, la suite autobiographique de By Way of Deception, Viktor Ostrovsky, ex-agent du Mossad raconte son expérience au sein du « bureau danois ».

D’après ce que j’avais trouvé dans le dossier des services secrets danois, je voyais que nous avions un « bon copain » au Danemark, plus sympathique et coopératif que les membres israéliens du Shaback l’étaient envers nous [Mossad]. Les Danois disposaient de services secrets modestes qui voulaient jouer en première division mais ils ne possédaient ni le savoir-faire ni le soutien financier pour y parvenir. D’un autre côté, ils pouvaient obtenir des informations à l’intérieur du Danemark et faire des choses dont on ne pouvait même pas rêver. En échange des opérations qu’ils menaient dans notre intérêt, nous les avons fait se sentir importants (pp 36 – 37).

La révulsion éprouvée par le monde entier suite aux actes écœurants d’Israël a été malheureusement en partie neutralisée par le déploiement de son imposante machine de relations publiques également connue sous le nom de propagande sioniste hasbara. Tant que les gens ne réaliseront pas la simple vérité selon laquelle Israël ment tout le temps, même quand il dit la vérité, ses mensonges trouveront toujours un endroit où s’implanter dans leur esprit. En ne divulguant pas les informations relatives au nombre de victimes et de blessés, en bloquant l’accès aux avocats et aux représentants des consulats, en exerçant une censure médiatique totale sur l’état de santé des prisonniers, en volant les biens de ces derniers et en les isolants du reste du monde, Israël a créé un vide informationnel dans lequel il a déversé sa version des faits par le biais des médias contrôlés par des Sionistes afin de s’assurer qu’il n’y ait aucune contradiction dans sa version des faits pendant la période critique que furent les premiers jours suivant le massacre.


© Inconnu

Avec l’aide d’une armée de 40 000 soldats branchés à Internet et équipés du logiciel de spamming « Megaphone » et de la désactivation du compte Twitter de la flottille, Israël a été également en mesure de diriger la couverture de l’événement sur internet. Dans une tentative pathétique visant à accuser les activistes d’antisémitisme, le gouvernement israélien a ajouté des enregistrements audio contrefaits à un film retranscrivant des échanges radio entre ses navires de guerre et les équipages de la flottille. Nous savons qu’ils ont été contrefaits car le gouvernement israélien l’a reconnu ! La même vidéo avait été distribuée à des journalistes plusieurs jours auparavant avec la réplique contrefaite « Tais-toi, retourne à Auschwitz ». Ce commentaire rajouté était si comique et puéril, que naturellement nous nous sommes demandé si Israël tentait de se moquer du reste du monde avec cette manœuvre. Ce fut certainement le cas avec leur ruse suivante.

Un abominable clip vidéo produit Caroline Glick, ex-membre de l’armée israélienne et éditorialiste pour le Jerusalem Post, représentait le soi-disant « chœur de la flottille » déguisé en Arabes, se moquant de la « réaction excessive » de la communauté internationale au massacre du Mavi Marmara et sous-entendant que les déclarations faites par les activistes étaient toutes mensongères. Des paroles comme, « personne ne meurt, donc la meilleure chose à faire est de bluffer à fond » signifiaient que la crise humanitaire de Gaza n’existait pas. Ils l’ont intitulée « nous dupons le monde » sur la musique du hit de 1985 « We are the World ». Le bureau de la presse du gouvernement israélien l’a en fait publiée sur son site Web, tendant son majeur avec défiance au reste du monde.

Un appel à des manifestations aux quatre coins d’Israël a été lancé par des groupes palestiniens en réponse à cette attaque barbare. Elles ont provoqué des réactions prévisibles. Un étudiant étasunien a perdu un œil après que l’armée israélienne lui ait tiré dans la tête avec un lance-grenades lacrymogène au cours d’une manifestation au point de contrôle de Qalandia près de la ville de Ramallah en Cisjordanie. Cinq Palestiniens ont été tués par balle au cours de la manifestation de Gaza. Pendant ce temps, les Israéliens célébraient cette « victoire » avec une contre-manifestation devant l’ambassade de Turquie à Tel-Aviv.



Retardé par le sabotage perpétré par Israël, l’équipage irlando-malaisien du Rachel Corrie, soutenu par le gouvernement irlandais appelant à ce que les autorités israéliennes laissent passer ce navire à travers leur blocus illégal, a courageusement quitté Malte le weekend suivant. Il s’est approché à 55 km des côtes de Gaza avant d’être intercepté et dérouté de force vers le goulag d’Ashdod, son équipage a été enlevé et sa cargaison saisie. Les médias présentent cet acte de piraterie sous son meilleur angle, décrivant comment cette situation a été « réglée pacifiquement. » Vous savez que le monde marche sur la tête quand forcer, à l’aide d’un baril de poudre, quelqu’un à faire quelque chose contre sa volonté est considéré comme « pacifique. »

Manifestations unies aux quatre coins de la planète pour condamner unanimement Israël



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À l’occasion d’une manifestation devant la Maison-Blanche, Edward Peck, ex-ambassadeur des États-Unis, qui était à bord de l’un de plus petits navires de la flottille, a rappelé aux Étasuniens que « lorsque ce type d’événement se produit au large de la Somalie, on le qualifie de piraterie ». Et pourtant, lorsqu’Israël en est l’auteur, le gouvernement étasunien déclare qu’« Israël a le droit de se défendre. » Il n’est pas difficile de deviner quel pays a suggéré que toutes les enquêtes soient dirigées par Israël alors que le Conseil de l’ONU pour les droits de l’Homme avait voté à l’unanimité pour l’envoi d’une équipe d’enquêteurs internationale. Soutenu tout le long par les États-Unis, Israël a immédiatement rejeté la décision de l’ONU, affirmant que 50 soldats turcs « lourdement équipés de grenades et d’armes étaient cachés à l’intérieur des navires. » Mark Regev, porte-parole idiot du gouvernement israélien, a publiquement remercié les États-Unis pour leurs efforts visant à « minimiser au sein du Conseil de sécurité la décision de l’ONU. » À quoi d’autre devrions-nous nous attendre sachant que chaque personnalité nommée au sein du gouvernement étasunien doit subir au préalable un examen détaillé de son parcours mené par la communauté juive étasunienne car Israël veut s’assurer que personne soutenant une vision ne serait-ce que modérément indépendante sur le Moyen-Orient soit nominée. Cenk Uygur, animateur de Young Turks [émission de Web TV] pose des questions légitimes aux Étasuniens qui pensent que leur gouvernement défend leurs intérêts :




Si les autorités israéliennes souhaitaient terroriser les civils afin qu’ils ne retournent plus jamais dans les eaux gazaouies, leur décision s’est totalement retournée contre eux. Les actions de bienfaisance au profit de la flottille ont d’ores et déjà permis d’obtenir plus d’aide humanitaire pour Gaza . Un groupe de juifs allemands projette d’envoyer un navire en juillet. L’activiste infatigable George Galloway a annoncé qu’un convoi terrestre et un convoi maritime allaient prendre la direction de Gaza cet été. L’Iran a également déclaré qu’il est prêt à envoyer des navires d’aide humanitaire sous escorte militaire ou à protéger le prochain convoi civil. Nous espérons que son gouvernement bluffe car un tel acte entraînerait inévitablement une guerre.



Il est rafraichissant d’entendre des chefs d’État appeler à la fin du siège de Gaza, pourtant, au bout du compte, les politiciens sont paralysés par leur soumission devant l’autel sioniste. Ce n’est toutefois pas le cas des peuples. Ils se font entendre à travers leurs actions. Un élan nouveau a rejoint la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions visant à isoler Israël. Les dockers suédois ont annoncé leur volonté de bloquer les navires israéliens à partir du 15 juin et pour une durée de 2 semaines. Des groupes de rock annulent leurs concerts en Israël (amenant les Israéliens à qualifier ces décisions de « terrorisme culturel » !)

Depuis longtemps la Turquie est un allié régional d’Israël, mais, depuis l’opération Plomb Durci, ses décisions allant dans le sens d’une alliance régionale avec l’Iran et la Syrie sont perçues comme une menace pour Israël. En tant que membre de l’OTAN, la Turquie a une carte maîtresse à jouer. Pour l’instant elle qualifie l’attaque contre la flottille de la paix d’ « acte de piraterie » mais elle pourrait changer de tactique et la qualifier d’acte de guerre. Ce qui activerait l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, mettant les membres européens et étasuniens dans une position gênante où ils devraient choisir à qui ils font allégeance : aux autres membres ou à l’enclave raciste qui cherche à s’opposer au monde entier. Le gouvernement turc a réduit « au minimum » toutes ses relations avec Israël, annulant des exercices militaires conjoints et interrompant tous les projets dans les secteurs énergétiques et hydrauliques avec Israël.

Étant donné qu’un acte de piraterie contre un navire portant son pavillon vient de se produire dans les eaux internationales, étant donné son jus ad bellum [droit d'entrer en guerre, supposant un motif tel que se défendre d'une menace ou d'un danger – NdT] selon le droit international de la guerre, les réponses tempérées de la Turquie jusqu’à maintenant ont été admirables. Seulement 4 heures avant que la flottille soit violemment détournée, une attaque à la roquette a fait 6 victimes dans la base navale turque d’Iskenderun, à proximité de la frontière syrienne. Le PKK, un groupe terroriste kurde entretenant des liens étroits avec le Mossad israélien, a revendiqué cet acte. La veille, des attaques simultanées lancées par des hommes armés du PKK ont tué également 6 membres du personnel de sécurité.

Le peuple kurde nourrit des griefs légitimes à l’encontre du gouvernement turc, mais leur « armée » est devenue l’instrument d’intrigue pilotée depuis l’étranger. Qui d’autre que leurs sponsors israéliens auraient pu pousser le PKK à livrer ces attaques latérales contre la Turquie juste au bon moment pour faire diversion et rappeler à son gouvernement et à son Premier ministre Erdogan qu’ « ils peuvent les frapper à tout moment ». Pour sa part, Erdogan semble avoir finalement réalisé qu’Israël n’est pas une démocratie dirigée par des êtres humains, mais une pathocratie dirigée par des psychopathes, agissant au-delà des limites de toute morale. Il est impératif que la Turquie ne réponde pas comme Israël le souhaiterait. Israël veut entretenir la spirale du terrorisme afin de poursuivre sa quête futile d’une hégémonie mondiale. Ainsi, il rejoint Ahmadinejad et seulement une poignée d’autres chefs d’État prêts à révéler la menace mortelle que pose cette horrible expérience antisociale et inhumaine :



Gilad Atzmon, musicien et écrivain originaire d’Israël a résumé cet agissement méprisable en ces termes :

Une fois de plus, il est terriblement évident qu’Israël n’essaye pas de dissimuler sa véritable nature : un groupe inhumain et meurtrier animé par la psychose et dirigé par la paranoïa. […]

Ce que nous avons vu hier n’était pas seulement un échec sur le terrain. C’était en fait l’échec institutionnel d’une société morbide qui a perdu son humanité depuis longtemps.[…]

Désormais, Israël est officiellement une nation folle et meurtrière. Non seulement, l’État juif n’accorde aucune valeur à la vie, mais, comme nous l’avons constaté en suivant la campagne médiatique menant à ce carnage, Israël prend en fait du plaisir à faire souffrir et à anéantir autrui.


© Inconnu

Des manifestants protestent devant l’ambassade d’Israël à Washington le lundi 31 mai 2010.

Complètement schizoïde, le « Conseil rabbinique de Judée et de Samarie » a publié une déclaration selon laquelle la condamnation émanant du reste du monde […]

« nous place au début de la phase de Gog et Magog où le monde est contre nous, mais qui se termine avec la troisième et dernière rédemption. […]

« La légitimité de notre peuple ne découle pas des nations du monde et de leurs traditions empoisonnées, mais plutôt de la Torah d’Israël qui nous enseigne qu’ [Israël] ‘est un peuple qui ira seul, et qui ne sera pas reconnu par les autres nations.’ »

C’est la vengeance d’Israël. Vengeance contre les États-Unis pour avoir trahi le secret sur son arsenal nucléaire. Vengeance contre l’ONU pour l’avoir encouragée à rejoindre le Traité de non-prolifération nucléaire. Vengeance contre les Palestiniens pour refuser de se rendre. Vengeance contre l’humanité pour avoir failli à reconnaître qu’il ne pouvait y avoir qu’une victime : Israël.

Désormais il ne peut y avoir de doute pour ceux qui ont des yeux pour voir : aujourd’hui, Israël est la première source d’antisémitisme dans le monde, et elle met en danger tous les juifs. Se déclarant comme l’« État juif » et se comportant comme un État voyou, Israël expose tous les juifs aux révulsions et aux châtiments.

Le meurtre d’activistes pour la paix à Gaza démontre que le véritable objectif du sionisme n’est pas de protéger les juifs de l’antisémitisme mais de créer ce même antisémitisme.

L’objectif est de faire d’Israël un paria parmi les nations.

C’est la vengeance des psychopathes contre l’humanité.


Partie d’échecs nucléaires


© Xinhua/Reuters

Des manifestants portant des banderoles participent à une marche contre l’Armement nucléaire à New-York le 2 mai 2010.


La conférence de l’ONU sur le désarmement nucléaire tenue à New York ce mois-ci a permis de faire des progrès significatifs en direction d’accords multilatéraux assurant un Moyen-Orient libéré de toute arme de destruction massive à l’horizon 2012, et tout au moins de conjurer toute course à l’armement nucléaire. Mais, ce qui est évidemment sous-entendu dans cette déclaration est qu’il y a bien une « course à l’armement nucléaire », soi-disant menée par l’Iran avec Israël en deuxième position loin derrière en termes de culpabilité. Cependant, la vérité est qu’il n’y pas de « course ». Au Moyen-Orient, une seule nation détient des armes nucléaires. En effet Israël possède tant d’ogives nucléaires et depuis si longtemps qu’elle a pu se permettre d’en vendre à l’Afrique du Sud en 1975 pendant l’apartheid. Israël n’était pas présent à la conférence car elle n’est pas signataire du Traité de non-prolifération.

Israël espère que le monde fasse comme si d’une certaine manière elle ne possédait pas d’ogives nucléaires afin que la menace qu’elle représente à l’encontre du Moyen-Orient et de toute la planète puisse être niée d’une manière plausible. On peut comprendre pourquoi les États-Unis ont été réticents à l’idée de fournir des visas aux représentants iraniens participant à la conférence, vu que leur message était que « les armes nucléaires constituent la pire des menaces pour le monde » ce qui est en totale contradiction avec la propagande sioniste selon laquelle l’Iran développe sa technologie nucléaire dans l’objectif d’« éradiquer » Israël. Alors que des milliers de personnes se rassemblaient dans les rues pour exprimer la vision d’un monde tout simplement débarrassé d’armes nucléaires, dans la salle de conférence les hôtes étasuniens investissaient toute leur énergie à éloigner les discussions du thème de l’arsenal israélien.

Le seul leader mondial présent à la conférence était le président iranien Ahmadinejad. À écouter les médias internationaux, vous serez pardonné de penser que ce ‘maniaque’ menaçait de détruire le monde entier. Voyons ce que les centaines de délégués ont manqué quand ils sont sortis de la chambre en signe de protestation pendant son discours :

« La bombe nucléaire est un feu contre l’humanité plutôt qu’une arme pour la défense, » a-t-il dit.

« La possession de bombes nucléaires n’est pas une source de fierté ; c’est plutôt répugnant et honteux, » a déclaré Ahmadinejad.

« Et la menace d’utiliser ces types d’arme est encore plus honteuse, ce qui n’est pas même comparable à n’importe quel crime commis dans toute l’histoire, » a-t-il déclaré.

Nettement les mots d’un fou qui délire, prononcés alors qu’il était dans le pays qui possède plus de 5000 bombes nucléaires. Qu’est-ce qu’Israël et les États-Unis espèrent que nous pensions quand nous entendons ces mots ? Que Ahmadinejad ment effrontément ? Peut-être veulent-ils nous faire croire que c’est un stratagème astucieux pour apaiser le monde dans un sens erroné de sécurité sur les intentions de l’Iran, tout en construisant secrètement des bombes nucléaires avec lesquelles il sera possible de « rayer Israël de la carte » ? Mais c’est précisément parce que l’Iran a été totalement cohérent dans son message de paix mondiale et de désarmement nucléaire que les États-Unis et Israël ont mis les bouchées doubles pour nous convaincre du contraire.

En l’espace de trois jours, il y a eu deux fuites significatives concernant les capacités nucléaires d’Israël. D’abord le gouvernement d’Afrique du Sud a divulgué des documents contenant la signature du ministre israélien de la Défense de l’époque, Shimon Peres, pour la vente d’armes nucléaires à l’Afrique du Sud de l’apartheid en 1975 ; cela a été suivi par les États-Unis qui ont déclassifié un « rapport secret » révélant ses contrats atomiques avec Israël dans les années 1950-1960. Entre 1957 et 1967 le gouvernement des États-Unis a fourni à Israël de l’uranium enrichi de qualité armement. Vous avez donc la réponse. Mordechai Vanunu a été enfermé en lieu sûr tout ce temps comme une leçon pour les Israéliens consciencieux qui souhaitaient parler du programme d’armes nucléaires du pays. Et maintenant il est confirmé que les États-Unis ont effectivement donné la technologie à Israël pendant l’administration Eisenhower. Il reste à voir la part qui a été volée (l’affaire d’espionnage Pollard vient à l’esprit) et la part qui a été faite clandestinement par des marchés secrets entre les administrations américaines et israéliennes. Mais comme l’écrit Gordon Duff, ce qui est évident, c’est que cela rend illégale toute aide étasunienne à Israël. Si Israël est nucléaire, ce qui est maintenant officiel et en violation des traités internationaux, juste comme avec l’Irak et l’Iran, alors les États-Unis doivent exiger des contrôles et un désarmement. Il n’y a pas le choix. C’est la loi. La position étasunienne comme « policier du monde » est intenable avec sa position qui finance et entretient de bons rapports avec des états terroristes.


© Press TV

Comme le passé a rattrapé Israël, le nouveau chef de l’AIEA lui a demandé de s’aligner et d’ouvrir ses opérations nucléaires aux inspections. « Cela n’arrivera jamais, » a déclaré la délégation étasunienne à la conférence sur le désarmement nucléaire. Obama a promis l’an dernier à l’Iran que « nous tendrons la main si vous êtes disposé à desserrer votre poing » Belles paroles de M. Nobel, mais qu’en est-il de ses actes ? Des négociations révolutionnaires ce mois-ci sur un « marché d’échange » nucléaire entre la Turquie, le Brésil et l’Iran, ce que le Premier ministre turc Erdogan a correctement décrit comme une « opportunité unique » pour aboutir finalement à un accord sur le programme nucléaire civil de l’Iran, ont été sabotées le lendemain lorsque les États-Unis ont annoncé qu’une nouvelle série de sanctions serait lancée contre les finances et le commerce internationaux de l’Iran. Le président brésilien Lula a divulgué une correspondance qu’il avait eue avec la Maison Blanche pendant les négociations avec l’Iran, ce qui illustre le double jeu de l’administration Obama. L’authenticité de la lettre n’est pas contestée par la Maison Blanche. Cela signifie que les gouvernements brésilien et turc ont été délibérément poussés à croire à tort que leurs actions avaient le soutien des États-Unis, qui, apparemment, n’avaient pas espéré un résultat positif et avaient agi pour y mettre leur veto et ensuite sont passés au mode distorsion totale.

Israël est déterminé à avoir une confrontation avec l’Iran. Il n’y a rien que l’Iran puisse faire pour apaiser ce désir sioniste pour la guerre. Mois après mois, il satisfait aux normes exigeantes établies par le Conseil de Sécurité des Nations Unies et l’AIEA pour trouver que la barre a été montée d’un cran à chaque fois grâce au double jeu des États-Unis. Et pendant ce temps, les ennemis de l’Iran admettent ouvertement s’engager dans une guerre clandestine à l’intérieur et autour de ses frontières.

Comme nous le notions précédemment, le délégué sioniste d’Obama, Rahm Emmanuel, a rencontré les leaders israéliens peu avant l’attaque de la Flottille de Gaza. Sa visite peut avoir été un feu vert par ailleurs. Malgré une pression israélienne énorme tout au long de la conférence, les États-Unis ont fait un acte sans précédent : ils ont soutenu une résolution des Nations Unies appelant Israël à signer le Traité de Non-prolifération et ouvrir ses installations nucléaires aux inspections. Nous sommes menés à croire que cela a été une « gifle en plein visage » pour Israël, une « surprise totale » pour le gouvernement israélien et une trahison de l’ancien pacte avec les États-Unis vieux de plusieurs décennies de taire son programme d’armes nucléaires. Avec ses armes nucléaires ouvertement reconnues, Israël a répondu à la résolution des Nations Unies le jour même en envoyant trois de ses sous-marins de classe Dolphin construits par les Allemands près de la côte iranienne… verrouillés et chargés de missiles de croisière nucléaires. Si l’influence d’Israël sur le gouvernement étasunien est liée étroitement par leur complicité commune dans le 11/9, son contrôle du passé allemand prend la deuxième place juste derrière : le gouvernement d’Angela Merkel a effectivement donné à l’État dément six de ces sous-marins au cours des six derniers mois.

Mais nous nous demandons toujours : cette trahison étasunienne n’est-elle qu’une partie du mélodrame sioniste, un spectacle pour égarer le monde ? Bien que la plupart des gouvernements mondiaux aient condamné l’attaque d’Israël contre la flottille de Gaza, Obama en a profité pour rassurer publiquement Israël que ses « intérêts nucléaires étaient garantis. » Ce qui signifie que les États-Unis ne feront rien pour contraindre Israël à s’engager vers un Moyen-Orient sans armes nucléaires. Ils continueront à ménager la chèvre et le chou et à parler un double langage.


© Sott.net


La complicité des États-Unis dans les crimes d’Israël est évidente. Obama feint l’ignorance en choisissant de croire en l’absurdité d’Israël sur la flottille apportant en fraude des armes à Gaza. Mais tout le monde au sein du gouvernement étasunien n’est pas satisfait de danser sur l’air sioniste. Au cours des derniers mois, SOTT a publié de nombreuses révélations intéressantes faites par l’équipe éditoriale chez Veterans Today. Il semble que quelqu’un ou un groupe à l’intérieur des États-Unis le considère comme un canal utile pour divulguer des renseignements qui incriminent Israël. Les sources de Veterans Today ont suggéré qu’Israël avait dit spécifiquement aux États-Unis qu’il suspectait que des « armes nucléaires » se trouvaient dans la cargaison de la flottille de Gaza. Cette histoire de « bombes nucléaires » manquantes circule maintenant depuis un certain temps. L’argument avancé est que des bombes fabriquées illégalement (avec l’aide d’Israël) en Afrique du Sud de l’apartheid étaient inscrites pour être retirées du service aux États-Unis et en Grande-Bretagne, mais qu’elles ont fini dans les mains israéliennes via ses agents sur les marchés d’armes internationaux. Elles ont été utilisées depuis dans un jeu de cache-cache pour inciter les États-Unis à déployer leur puissance militaire pour les traquer, à moins qu’elles ne finissent dans les mains de terroristes islamiques qui veulent les utiliser contre des cibles étasuniennes. Selon ses dires, l’administration Bush croyait vraiment qu’elle allait en Irak faire la chasse aux ADM de Saddam, à part qu’ils ne cherchaient pas des laboratoires chimiques mobiles comme l’avait dit Colin Powell au Conseil de Sécurité des Nations Unies, mais de vraies bombes nucléaires situées quelque part en Irak. Si quelqu’un au Pentagone considérait cela comme un renseignement valable dans ses délibérations avant l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, alors il est resté remarquablement silencieux à ce propos. Que ces bombes nucléaires existent réellement ou qu’elles fassent partie d’une ruse actuelle par le Secret Team pour pousser le gouvernement des États-Unis à les rechercher là où on leur a dit qu’elles ont été déplacées, nous ne pouvons le dire. Cela reste une spéculation intéressante pour l’instant.


Torpille malhonnête

Nous avons noté précédemment (descendez jusqu’à ‘Barking Dog’ (chien qui aboie)) comment les ennuis entre la Corée du Nord et celle du Sud ont une capacité étonnante à exploser lors de conjectures critiques reliées à l’Iran. Fin mars, un patrouilleur sud-coréen a coulé avec 46 membres d’équipage près des eaux de la Corée du Nord. À ce moment-là, le gouvernement de la Corée du Sud était avide de créer des rapports disant que son voisin du Nord l’avait torpillé. Qui alimentait alors les médias avec ces rapports ? Le service de renseignement de la Corée du Sud avait changé de ton un mois plus tard et avait déclaré que des « torpilles humaines » constituées de « mini-sous-marins » nord-coréens de style kamikaze étaient responsables. Et pourtant tout le monde sait que les capacités militaires du Nord sont petites par rapport à celles de son voisin du Sud (grâce à l’aide militaire US) et qu’il serait grotesque pour elle d’attaquer en premier. La Corée du Sud est effectivement un protectorat étasunien avec des milliers de soldats US stationnés là depuis la Seconde Guerre mondiale et la Guerre de Corée. C’est une extension de la puissance militaire étasunienne ; son appareil de renseignement-sécurité est une extension de la même structure militaire impériale globale conçue et bâtie par les États-Unis. En bref, la Corée du Sud est une garnison asiatique de l’Empire étasunien. La même chose pour le Japon, d’ailleurs. Son Premier ministre a démissionné à cause de la pression étasunienne énorme pour maintenir son énorme forteresse à Okinawa.

Il est intéressant que le gouvernement sud-coréen a été prudent d’éviter d’accuser explicitement Kim-Jung-II pour cet incident, malgré le fait que les insinuations de son agence de renseignements portaient les accusations sur la Corée du Nord pour cet incident. Nous demandons à nouveau, qui est derrière ces rapports ? Une enquête initiale sur la torpille récupérée comprenait une analyse de débris chimiques et métalliques des pièces à conviction et a conclu que la cause de l’explosion qui a coulé le Cheonan était une torpille de fabrication allemande. Pour autant que nous puissions l’affirmer, la Corée du Nord ne possède pas de sous-marins ou de torpilles allemands. Hummm, des sous-marins allemands…


© AP Photo

L’épave du navire sud-coréen Cheonan est récupérée par une grue marine géante.

Deux semaines plus tard, un rapport consécutif a été publié par le Groupe d’enquêtes militaro-civil, une équipe de recherche internationale constituée « d’experts militaires » provenant des États-Unis, du Royaume-Uni, d’Australie et de Suède. Présenté aux médias comme une action impartiale pour enquêter sur l’épave récupérée et la torpille, cet obscur groupe, portant tous les signes d’un travail de désinformation du Secret Team, a contredit totalement le précédent rapport et a conclu que la torpille récupérée correspondait parfaitement à la torpille CHT-02D que la Corée du Nord a soi-disant sur ses brochures d’exportation d’armes. Le rapport déclarait que, « les preuves pointent décisivement vers la conclusion que la torpille a été tirée d’un sous-marin nord-coréen. Il n’y a pas d’autre explication plausible. » En fait, comme Scott Creighton le fait remarquer, les torpilles ne correspondent pas du tout. L’hélice de la torpille coupable ne correspond pas à celle du modèle CHT-02D nord-coréen. De surcroît, un membre de l’enquête sud-coréenne, Shin Sang-cheol, a émis ses soupçons que le marquage “1번” (numéro 1) trouvé sur une pièce de la torpille (pour essayer de l’attribuer à la Corée du Nord) avait été fait après sa récupération. Pas étonnant alors que ce second rapport ne soit pas signé et donc difficile à tracer ; c’est une complète fabrication créée pour accuser la Corée du Nord et masquer les traces du vrai coupable. Le gouvernement de Séoul censure effectivement Shin Sang-cheol en le soumettant à une enquête pour « répandre de fausses rumeurs » sur l’incident du Cheonan. Entre-temps les médias étasuniens se sont déchaînés avec l’histoire de la « Méchante Corée du Nord ». Mais les fonctionnaires de Pyongyang nient véhémentement ces allégations et ont demandé à voir les preuves pour les inspecter eux-mêmes, mais l’accès leur a été refusé.

Au début mai, le président israélien Shimon Peres a soupiré devant la presse à propos de la Corée du Nord qui vend de la technologie nucléaire à ses ennemis, la qualifiant de ‘boutique duty-free’ pour des armes à destination de l’Iran. Pourtant, c’est ce qu’Israël – y compris Shimon Peres – fait précisément depuis des années ! Considérez tous les États voyous auxquels Israël a vendu une technologie nucléaire et conventionnelle au fil des décennies – même à ses plus « mortels ennemis. »  Israël est effectivement un comptoir général pour le marché des armes mondial. Il n’est pas déraisonnable de demander si Israël a transmis un ou deux sous-marins à la Corée du Nord. Nous ne suggérons pas qu’Israël soit directement impliqué dans le dernier petit jeu à la péninsule coréenne, mais il est diablement curieux que ce point chaud géopolitique soit encore une fois actif juste quand le Conseil de Sécurité des Nations Unies discute de la possibilité d’une zone libre d’armes atomiques au Moyen-Orient et tout ce que cela implique pour l’hégémonie régionale d’Israël. Kim Myong Chol en écrivant pour Asia Times rapporte que la Corée du Nord accuse les États-Unis d’avoir coulé le Cheonan et argumente que ce soit un cas de ‘tir ami’ durant le jeu de guerre Foal Eagle qui avait lieu entre les navires étasuniens et sud-coréens dans la région à ce moment-là. Les conséquences prévisibles de cet incident ont été une série d’escalades « œil pour œil » alors que les deux Corées s’approchaient d’une confrontation ouverte à la mi mois quand la Corée du Sud a tiré des coups de semonce vers des navires nord-coréens. Pyongyang a réaffirmé qu’il n’avait rien à voir avec l’incident de la torpille, puis a menacé d’une guerre ouverte et Séoul a répondu en coupant tout commerce avec le Nord. Ayant été gardées au frais par le Secret Team pendant les 57 dernières années, elles peuvent être au bord de la guerre cette fois-ci.


Fiasco du feu d’artifice


© Associated Press

Attention ! Cette voiture a du fertilisant non explosif et des feux d’artifice à l’intérieur !

Si l’antagonisme excité en Corée, a servi à distraire l’attention « là-bas », alors l’attentat presque-terroriste de Time Square a été synchronisé pour absorber l’attention la veille des meetings importants ayant lieu au quartier général des Nations Unies à proximité. Dans notre numéro de mars, nous avons regardé la prise de conscience grandissante aux États-Unis que le 11/9 était un travail intérieur/extérieur, un complot de pathologiques sionistes contre l’humanité. Aller contre cette tendance était cas après cas des « terroristes domestiques suspectés », des citoyens étasuniens incriminés pour « complots prétendus » contre les États-Unis, qui a culminé dans le projet de loi draconienne McCain-Lieberman appelant à des mesures plus strictes pour contrer ces scénarios totalement fictifs clamés par les médias.

Dans les jours précédents l’incident de Times Square, des nouvelles sont apparues disant qu’un autre croquemitaine terroriste précédemment supposé mort était en fait bien vivant et se cachait dans les collines du Nord du Pakistan. Un officiel de l’ISI du Pakistan, « qui parlait sous couvert d’anonymat » a dit que Hakimullah Mehsud avait miraculeusement survécu à une attaque de drone de la CIA en janvier. En outre, ses camarades étaient encore une fois essaimés dans la vallée de Swat après que l’armée pakistanaise les eût éliminés au cours d’une opération en 2009.

La veille de l’incident, le président Obama régalait la presse corporatiste au dîner annuel de l’Association des correspondants de Washington, racontant des blagues sur les drones Predator, Goldman Sachs et son prix Nobel. Times Square fut évacué spectaculairement pendant dix heures le lendemain après qu’un vétéran du Vietnam – maintenant un vendeur de T-shirts apparemment – passait par là et remarqua une voiture suspecte qui « fumait » sur Broadway. La police enleva plus tard trois réservoirs de propane, des feux d’artifice, deux récipients d’essence de 5 gallons (env. 19 litres), deux réveils bon marché, du fil électrique et un meuble à tiroirs métallique rempli d’un mélange de fertilisant dans le coffre de la Nissan Pathfinder. En fait, ce n’était pas le bon type de fertilisant à utiliser comme explosif. Les feux d’artifice ont été soi-disant retracés jusqu’à Ponocos en Pennsylvanie où ils avaient été achetés 8 semaines auparavant. Un porte-parole de Ponocos a déclaré que les feux d’artifice comprenaient une fontaine, un tube, une fusée et jusqu’à huit paquets de M-88, dont aucun ne peut causer de réel dommage. » Les réveils étaient des articles d’importation bon marché en plastique. Il est évident que le terrorisme international ressent la récession globale. C’est une longue descente depuis les multiples détournements simultanés dans l’espace aérien le plus contrôlé sur la planète.

© Anonyme

Articles meurtriers ! Pétards M-88 de Ponocos

Les médias étasuniens ont été naturellement prompts à impliquer les musulmans, mais il est remarquable qu’aucune revendication de responsabilité n’a été faite avant que SITE Intelligence, un genre de pseudo enquêteur renseignement/privé dirigé par l’ancien soldat israélien Rita Katz, a découvert des vidéos produites soi-disant par le taliban pakistanais qui revendiquait la responsabilité. Hummm, Rita Katz… le nom rappelle quelque chose… oh oui, la même Rita Katz qui s’est spécialisée dans l’invention de faux terroristes musulmans et l’hystérisation des États-Unis en lâchant des messages douteux sur Internet, des enregistrements audio et vidéo aux médias, tous déterrés de bons à rien musulmans « radicalisés » qui ont marre des guerres de conquête impériale étasunienne et israélienne.

Observer les médias en train d’essayer de modifier cette farce pour en faire quelque chose qui ressemble à un récit cohérent serait risible si les conséquences pour tous n’étaient pas aussi sérieuses. Le récit initial était du genre : le véhicule a été laissé devant les bureaux du géant des médias Viacom. Viacom possède Comedy Central. Comedy Central diffuse la série de dessins animés South Park. Ses producteurs avaient récemment parodié l’hystérie créée par le quotidien danois Jyllands-Posten (quand il avait publié un dessin du prophète Mahomet) en décrivant un épisode où Mahomet apparaît dans un costume avec barbe. Le mois dernier, « Revolution Muslim », un site Internet basé aux États-Unis, a posté une diatribe menaçant d’attentats contre les créateurs de South Park pour ce blasphème. Cependant, il est devenu bientôt évident que ce « motif » pour l’attentat terroriste de Times Square – appelons-le le Fiasco du feu d’artifice – ne tiendrait pas longtemps : « Revolution Muslim » est un lieu de résidence connu pour des Juifs étasuniens qui se sont « convertis à l’Islam » et sont libres de cracher leur haine pendant que d’innocents musulmans étasuniens sont continuellement harcelés et exportés pour être torturés.

Regardez bien ce site Internet. Il est aussi proche d’Al-Qaïda que n’importe lequel d’entre nous ne le sera jamais, car c’est « Al-Qaïda », la « base de données. » C’est la base de données des boucs émissaires, des acteurs et des dupes malchanceux pris en charge et/ou piégés pour devenir des atouts des agences de renseignement occidentales. Rempli de faits, de graphiques, de diagrammes, de profils et de commérages terroristes, IntelCenter est un autre mécanisme du Mossad prétendant recouper des informations sur les malfaisants dans le monde. En fait, c’est la base de données par laquelle il assemble des morceaux de données, dont la plupart sont entièrement fictives et sans fondement réel, pour concocter des scénarios fantastiques sans fin qui sont ensuite clamés sur les ondes. L’histoire la mieux adaptée est celle qui colle le mieux avec le récit général actuel. Avec le terroriste aux sous-vêtements à Noël, il était nécessaire de relier l’événement au Yémen alors que des navires étasuniens rasaient activement des villages de rebelles Houthi en partenariat avec les régimes despotiques saoudiens et yéménites. Dans ce cas, la sale guerre d’Obama non déclarée au Pakistan a un besoin urgent d’une injection de rigueur étasunienne ; une justification défendable a été demandée pour continuer à bombarder les Pachtounes à l’aide de drones de la CIA.


Une fois que SITE et IntelCenter ont « découvert » la revendication de responsabilité du taliban pakistanais « sur un site Internet islamiste » et que la suggestion a été placée dans l’esprit du public que la source du Fiasco du feu d’artifice se trouvait au Pakistan, la route était ouverte pour introduire le bouc émissaire. Faisal Shahzad a été arrêté deux jours plus tard d’une manière spectaculaire à l’aéroport JFK à bord d’un vol d’Arab Emirates pour Dubaï. Le FBI a pris d’assaut son domicile au Connecticut alors que la police pakistanaise arrêtait ses amis et sa famille au pays. Il était apparemment poursuivi en tant que propriétaire de la Nissan Pathfinder, qui avait été achetée en espèces trois semaines auparavant. Initialement, il « n’était pas considéré comme suspect. » Et pourtant, le soir de son arrestation, le citoyen à la double nationalité pakistanaise-étasunienne a confessé être un « loup solitaire », et d’autre part seul responsable d’avoir essayé de faire exploser une boule de feu dans un des lieux marquants les plus lourdement protégés sur le sol des États-Unis, tout en étant aussi relié indirectement au « Taliban pakistanais. » Il a été accusé d’avoir essayé de déclencher une « arme de destruction massive. » Oui, apparemment, les réservoirs de fertilisants et de propane passent pour des ADM. Si Cheney et compagnie avaient su que les matériaux de la ferme pouvaient être qualifiés d’ADM, ils auraient pu s’en donner à cœur joie en listant les vastes inventaires de Saddam.

Il était sur la liste ‘no-fly’ et pourtant il était autorisé à retourner au pays pour aller à son domicile dans le Connecticut. Nous connaissons tous la fiabilité des lits no-fly pour filtrer les terroristes potentiels. Le terroriste aux sous-vêtements adolescent était aussi sur la liste et n’avait pas de passeport, pourtant il passa rapidement à travers la sécurité d’aéroport gérée par les Israéliens à Schiphol, Amsterdam (avec un peu d’aide de ses amis). Ce genre d’inadvertance n’est tout simplement pas crédible lorsque nous considérons le compte rendu suivant sur le renseignement militaire de haut niveau dans le cas de Shahzad. CBS news a publié une histoire révélant l’implication des Opérations spéciales du Pentagone dans l’arrestation du Raté au feu d’artifice, puis l’a rapidement effacée :

À la fin, ce furent les avions secrets de renseignement de l’armée qui le coincèrent. Armés du numéro de son téléphone portable, ils ont volé dans le ciel en cercles au-dessus de la zone de New York, interceptant un appel vers les réservations d’Emirates Airlines avant de décoller pour l’intercepter à l’aéroport international John F. Kennedy. […]

The Nation fait remarquer que les deux types dirigeant l’enquête ont des antécédents importants dans les « Programmes d’accès spécial » secrets du Pentagone. » […]

À un certain moment de leur enquête, le FBI a commencé à suivre Shahzad ; puis l’a perdu jusqu’au moment où il est apparu sur la liste des passagers pour les Émirats. Il est possible que les avions étaient utilisés pendant ce temps pour essayer de le trouver. Bien que le compte rendu original de WCBS disant que des avions ont « intercepté un appel vers Emirates » ne colle pas avec le rapport du New York Times disant que les autorités ne savaient pas que Shahzad était sur le vol jusqu’à la dernière vérification aux douanes de dernière minute. […]

Peut-être que c’était vraiment un drone ? À Pajamas Media, Annie Jacobs a parlé avec une source retraitée de la NSA, qui lui a dit ceci :

Une source retraitée de la NSA (National Security Agency), parlant sous couvert d’anonymat, dit que le renseignement électronique était un facteur clé pour attraper le terroriste de Times Square Faisal Shahzad.

Travaillant avec la Task Force contre le terrorisme du FBI, des agents de la NSA ont traqué apparemment les mouvements de Shahzad en localisant les signaux de son téléphone cellulaire, peut-être via un drone.


© Anonyme

Des pilotes de drone assassinent des Pakistanais depuis une console aux États-Unis.

Les programmes d’accès spécial du Pentagone et la NSA ? Cela suggère que Shahzad était surveillé si étroitement qu’ils pouvaient chronométrer précisément son arrestation pour faire en sorte qu’il semble fuir le pays. L’implication du Pentagone est aussi un fort marqueur indiquant que c’était une opération du Secret Team de A à Z. Ayant secoué ses proches et ses amis au Pakistan, les autorités ont décidé qu’il n’y avait rien du tout qui reliait Shahzad à des « terroristes » au Pakistan. Hilary Clinton a catapulté promptement la propagande en accusant le Pakistan « d’abriter Ben Laden » – langage codé de la War on Terror pour « si vous ne jouez pas notre jeu, vous allez le payer cher. » Ses menaces furent soutenues par une troisième attaque de drone depuis la peur de la bombe de Times Square, cette fois-ci tuant 14 « militants. »

On a beaucoup profité du fait qu’il était revenu récemment aux États-Unis après un hiatus de 5 mois à Peshawar au Pakistan, un « foyer du terrorisme d’Al-Qaïda » ont claironné les médias étasuniens. C’est en réalité le foyer de millions de Pakistanais ordinaires terrorisés par Blackwater et les unités de contre-terrorisme américano-israéliennes. C’est aussi le foyer de la riche famille Shahzad. Le père de Faisal se trouve être Baharul Haq, vice-maréchal de l’Air Force pakistanais et directeur général adjoint de l’autorité de l’aviation civile du pays en retraite. Maintenant quelle est la probabilité que le terroriste aux sous-vêtements et le Raté au feu d’artifice soient tous les deux de familles dont les parents étaient membres de l’élite du pays ? Personne ne trompe Kifyat Ali, un cousin du père de Shahzad, qui a dit que la détention de Faisal était « un complot afin que les Étasuniens puissent bombarder davantage de Pachtounes. »

Faisal avait vécu trois ans aux États-Unis à faire des analyses financières dans une société contrôlée par la firme de capital-investissement de Leon Black, Apollo Management LP. La recherche de Jeff Gates a découvert les niveaux étroits de séparation reliant l’employeur de Faisal à des crimes importants à Wall Street. Il avait un emprunt sur une maison dans le Connecticut (dont les clés avaient été laissées par ce dangereux terroriste international dans son SUV verrouillé garé sur Broadway, ainsi que les clés de son véhicule). Son éducation, son statut d’emploi, sa connexion inexistante avec les terroristes pakistanais, l’implication des « Programmes à accès spécial » du Pentagone et la NSA dans son arrestation et le timing de l’incident la veille d’une conférence qui mettrait en pleine lumière l’arsenal nucléaire d’Israël aboutissent à ce que Faisal soit un bouc émissaire mûr pour déformer dans les deux sens – en tant qu’ « atout du taliban pakistanais » ou en tant que « terroriste élevé dans le pays. » Aucun des scénarios ne convient bien entendu, mais ne laissez pas cela entacher une bonne histoire. L’hystérie qu’elle crée alimente la machine de guerre étasunienne à l’étranger, réactive une législation en sommeil (le Terrorism Prevention Act sur la radicalisation violente et le terrorisme intérieur de 2007) et prolonge la survie d’Israël au sommet de la chaîne alimentaire en renforçant la War on Terror™ et « l’affrontement des civilisations. »


© Rehan Khan / EPA

Laissez-nous tranquilles !

Depuis son arrestation, Faisal n’a été ni vu, ni photographié, et rien n’est venu de lui concernant les accusations. Nous devons prendre tout ce que les autorités étasuniennes disent sur lui pour argent comptant. S’est-il réellement confessé ? A-t-il été torturé avant ? Comme le « loup solitaire » et tireur de Fort Hood, le major colonel Malik Hasan avant lui, nous ne saurons jamais parce que les enquêtes sur les terroristes sont considérées comme exemptées des procédures appropriées : accusations secrètes, témoins secrets, preuves secrètes… ils sont coupables comme incriminés avant d’avoir mis le pied dans un tribunal. L’Agence France-Presse a annoncé que « des officiels ont dit qu’il coopérait avec les interrogateurs qui utilisaient une loi peu connue pour retarder sa lecture des droits Miranda. » « Peu connue » peut-être parce qu’elle n’existe pas (ou a été ajoutée secrètement ex post facto au Code criminel étasunien). Cela suggère qu’ils ne lui ont pas lu ses droits parce qu’ils cherchaient soit à le piéger, soit à le forcer à faire une confession. Très commode que Shahzad ait « confessé » avoir été entraîné au Waziristân, la région du Nord-Ouest du Pakistan dans laquelle les drones étasuniens ont concentré leurs attaques cette année. Une autre attaque de drone dans la province a tué au moins 6 « militants » le lendemain du Fiasco du feu d’artifice, portant le nombre de tués à plus de 300 cette année. La presse pakistanaise rend compte d’une estimation du nombre de morts civils à plus de 600 depuis le commencement de la campagne de bombardement à la mi 2008. Le taux de tués est prévu d’augmenter spectaculairement, puisque la CIA vient de recevoir l’approbation de la Maison Blanche pour étendre son programme de drones.

La peur des bombes et les fausses alarmes sont quotidiennes à New York, mais les explosions d’hystérie les jours suivant cet événement hyper-hystérisé ont frôlé le pathologique. Un camion en panne a poussé la fermeture du pont Triborough. Apparemment son « état abandonné » signifiait qu’il était « mystérieux » et ne pouvait être démythifié que par l’intervention sur place des équipes SWAT et anti-bombes. Times Square a été évacué deux fois le 7 mai alors qu’un « paquet suspect était découvert sur un trottoir » qui s’avéra être un refroidisseur d’eau contenant… des livres et des bouteilles d’eau. Un autre paquet suspect a été confirmé plus tard être… le repas de quelqu’un. À une époque où aucune bonne crise – réelle ou imaginaire – n’est permise d’être gâchée, les autorités de New York ont tiré profit en annonçant que la grille de surveillance Hi-Tech de la ville serait développée plus rapidement et étendue pour couvrir l’ensemble de Manhattan.


Barrière de fréquence


© ZianoPhoto

”Nouvel Ordre Mondial”

La nature envahissante des scanneurs corporels et le type d’individus qui les utilisent ont été illustrés nettement par l’arrestation d’un garde de sécurité TSA pour avoir battu un collègue qui se moquait de lui. Après que M. Negron soit passé à travers un des nouveaux scanneurs de sécurité Hi-Tech au cours d’une séance de formation récente, un collègue se moqua de ses petits organes sexuels. Negron l’affronta dans un parking des employés et le frappa avec une matraque de police sur le bras et dans le dos. Des parallèles ont été tracés avec le vigile à l’aéroport Heathrow de Londres qui avait reçu un avertissement légal pour un délit similaire. Quand un officier de sécurité féminin est passé dans un scanneur, le collègue a vu l’image et a fait ensuite des commentaires sur elle. Cette immaturité des employés à ces postes de responsabilité n’inspire guère confiance chez le public pour accepter ces « mesures de sécurité » supposées. Il est vrai qu’être arrosé de rayons X est plus rapide que d’être forcé d’enlever ses chaussures, sa ceinture et autres articles personnels, mais l’effet de la terreur surexcitée pour justifier une sécurité accrue a signifié que là où une alternative existe, moins de gens choisissent de prendre l’avion. Peut-être que restreindre les voyages en avion est une des conséquences intentionnelles, cependant, les principaux motifs sont de resserrer la surveillance, le contrôle et d’accroître les profits des sociétés technologiques et de sécurité. Comme Kevin Mitchell, le président de la Business Travel Coalition, un groupe de défense, l’a dit : « La sécurité est anti-récession. Elle est globale et elle croît. »

Depuis 2006, plus de 3000 officiers de « détection de comportement » ont été stationnés à plus de 160 aéroports dans tous les États-Unis pour fournir une « mesure discrète de sécurité. » L’équipe engagée pour détecter les terroristes aux aéroports étasuniens a échoué à attraper un seul « terroriste » malgré le coût de 200 millions de dollars pour le contribuable l’an dernier. Le TSA a déclaré que la simulation est une « couche vitale de sécurité fondée sur la science », mais la science dit autrement :

Un rapport de 2008 établi par une équipe de la National Academy of Sciences a dit que la « surveillance comportementale » avait un « potentiel énorme pour violer la vie privée » et qu’il n’y avait pas de preuve qu’elle fonctionnait. Le rapport dit qu’une personne se comportant bizarrement pourrait aussi facilement planifier une relation extra-conjugale qu’un attentat terroriste.

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Durant tout le mois de mai, nos ‘amis’ sur Facebook et Google étaient très occupés à détruire leurs réputations sur le respect de la vie privée. De même que d’être pris à envoyer des données d’utilisateurs à des annonceurs sans leur consentement, Facebook a sorti de nouvelles caractéristiques destinées à soutenir la vie privée des utilisateurs. Après une réunion qu’ils ont démentie, les directeurs de Facebook ont fait un peu machine arrière. Bien que le « Quit Facebook Day » ait fait un flop, leur modèle de business fatal est condamné à échouer et ce ne sera pas long avant que des produits alternatifs comme le projet « joindiaspora » n’offrent aux fans de Facebook une alternative de réseau social éthique.

Le sinistre motif caché de Google a été révélé alors que ses voitures « streetview » sillonnaient les rues de l’Allemagne, de l’Amérique et du Royaume-Uni, cartographiant chaque routeur sans fil Wi-Fi en vue. Chaque endroit qui utilise ce dangereux système pour se connecter à Internet a été entré dans une base de données Google.

Le projet a été tenu secret jusqu’à ce qu’une enquête en Allemagne force Google à admettre qu’il a téléchargé « par erreur » des courriels et d’autres données à partir des réseaux sans fil non sécurisés qui n’étaient pas protégés par mot de passe. Cependant, il est maintenant évident que ce n’était pas du tout une erreur étant donné qu’un brevet soumis par Google au Bureau des brevets des États-Unis en novembre 2008 montre que le géant de la recherche a créé à dessein une technologie pour collecter, analyser et utiliser les données envoyées par les utilisateurs via les réseaux sans fil.

Le Fiasco du feu d’artifice à Times Square a été utilisé pour un bon effet de marketing fondé sur la peur pour accroître les dépenses sur la surveillance massive à New York. Le maire, Michael Bloomberg, s’est rendu au siège de Big Brother de vidéosurveillance orwellienne à Londres pour voir leur système de caméras de surveillance et rapporter « Big Brother Britain » à New York. « Nous vivons dans un monde de terroristes kamikazes. Nous vivons dans un monde de terrorisme international, » a dit Bloomberg, régurgitant le mythe de la propagande de la war on terror. La réalité est que nous vivons dans un monde où les leaders nous disent de craindre le terrorisme international afin qu’ils puissent emplir les poches du complexe industriel de surveillance et verrouiller les libertés individuelles.

La peur est l’outil de choix pour faire taire la résistance à la technologie de surveillance et encourager sa prolifération. Au Royaume-Uni, le National Health Service (Service de santé national) informe les gens des « conséquences négatives » s’ils choisissent de sortir de son réseau informatisé, qui a été critiqué comme chaotique par les médecins. Plus de 1,25 million d’informations des patients sont déjà entrées dans la base de données qui pourrait contenir en final 50 millions d’enregistrements. Le gouvernement reconnaît que les données ne sont pas en sûreté et a arrêté le recensement national après qu’il est apparu que les données pouvaient avoir été captées dans le système à l’insu des patients.

Aux États-Unis, au même moment où les législateurs fédéraux poussent à réguler l’accès à Internet, le nouveau Cyber Command étasunien (« CYBERCOM ») est devenu officiellement opérationnel après des années de préparation. CYBERCOM entend démarrer un programme ‘protecteur’ pour les réseaux civils et pour justifier son existence, est accompagné d’une rhétorique alarmiste sur les « menaces en ligne potentielles. » Un protagoniste en chef est l’ancien chef de la cybersécurité de l’administration Bush Michael McConnell qui a averti que les États-Unis « mènent aujourd’hui une cyberguerre et nous sommes en train de la perdre. »


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La police anti-émeutes du Québec en 2007 arrête des agents provocateurs

Pour gagner cette guerre, il est nécessaire de siphonner des tas d’argent public vers les contractants de la défense comme Booz Allen Hamilton qui a collecté plus de 400 millions de dollars en contrats rien que depuis le début avril. Il ne devrait pas être surprenant d’apprendre que le « cyber-guerrier » Michael McConnell est le vice-président exécutif de Booz Allen Hamilton.

Du 25 au 27 juin 2010, les leaders et banksters du G8/G20 se réunissent à Toronto au Canada pour prendre des décisions qui poursuivront leur politique d’exploitation des gens et de l’environnement. Le gouvernement conservateur canadien et l’establishment police-sécurité ont mis de côté près de 1 milliard de dollars à dépenser dans la sécurité pour cet événement. Ils n’ont pas exclu l’utilisation ouvertement illégale de provocateurs qu’ils avaient employée en 2007 lors d’un sommet des leaders Nord-américains à Montebello au Québec. L’opération inclura des canons soniques, des milliers de policiers, des « zones de liberté de parole », le recrutement de conducteurs de camions et de messagers pour espionner les manifestants et 70 nouvelles caméras de vidéosurveillance. Comme un bulletin de responsabilité de la police de Toronto l’a proclamé, « Au nom de la sécurité, la police a toute liberté d’agir dans la ville. » Paul Franklin propose une réalité bien plus sinistre pour l’opération de méga-sécurité : que les autorités « utilisent les sommets des prochains mois pour raffiner leurs techniques et capacités opérationnelles à utiliser dans le cas de troubles sociaux et pour acclimater la population aux mesures de type état policier. »


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Donner à manger aux oiseaux est criminel

Ce mois-ci, SOTT attribue sans hésitation le prix Big Brother pour l’étrangeté orwellienne à un conseil britannique pour avoir infligé à une femme âgée une amende immédiate de 80 £ pour le crime honteux de donner à manger aux oiseaux. C’est le résultat orwellien de groupes bénévoles de surveillance de proximité qui distribuent la justice ; en espionnant les résidents et en faisant des enregistrements illégaux par caméra cachée :

Des espions enregistrent les résidents qui répandent des déchets puis postent la vidéo sur YouTube. Les voisins sont ensuite encouragés à nommer et humilier ceux qui jettent des déchets. Les films de gens qui répandent des déchets sont transmis à l’autorité locale qui est ensuite capable de l’utiliser comme preuve pour infliger des amendes.

C’est exactement ainsi que la Gestapo opérait. Le gros de son travail était exécuté par des citoyens zélés. Il peut y avoir une petite lueur d’espoir pour arrêter le pas de l’oie de l’état policier britannique. Le nouveau gouvernement de coalition ‘ConDem’ a promis une loi sur la Liberté qui promet de modérer le pouvoir de l’intrusion de l’État en limitant l’utilisation des caméras de vidéosurveillance, les bases de données d’ADN et autres registres d’identité.

Nous le croirons quand nous le verrons.


Terrorisme du krach-flash

Le 6 mai, l’index de la bourse Dow Jones a plongé de 999 points en moins d’une demi-heure et a récupéré aussi soudainement les deux tiers de cette perte dans ce qui a été une des journées les plus turbulentes du marché boursier étasunien. Des rapports initiaux ont mis le blâme sur « des peurs que les problèmes de dette de la Grèce pourraient stopper la récupération économique globale, » alors que des courtiers observaient sur leurs écrans les manifestations grecques contre l’austérité de leur gouvernement. Le problème avec cette explication est que les manifestations grecques ne sont pas nouvelles – en plus il ne faut pas être un génie pour comprendre que les problèmes de la Grèce ne sont pas finis et que l’économie globale ne s’en est pas encore sortie. Il est sûr que les courtiers le savent. En effet, caché dans les rapports initiaux, nous trouvons une spéculation sur la soudaine chute comme étant causée « par un courtier qui a mal tapé un ordre pour vendre une grande quantité d’actions. » Apparemment, la baisse dans le prix de cette action a été suffisante pour déclencher des ordres de « vente » dans tout le marché ! Ce devrait être un grand « oups ».

Pourtant cette explication semble aussi insuffisante. Fondamentalement, on nous dit que, quelque part le long de la chaîne complexe des transactions d’actions, un événement malheureux a eu lieu. En fait, quelques jours plus tard, un rapport de la Commission des échanges et des sécurités (SEC) n’a pas trouvé de preuve que ces événements avaient été déclenchés par des erreurs de frappe, un piratage informatique ou une activité terroriste, bien que nous ne pouvons pas complètement éliminer ces possibilités. » Cela nous laisse avec le scénario évident ; que c’était nettement un cas de manipulation du marché :



Mais manipulation par qui ? Qui était derrière le soi-disant krach-flash ? En cherchant des indices, nous devrions nous demander ce qui se passait d’autre à ce moment-là. Par exemple, l’administration Obama pressait le Sénat pour modifier une provision poussée par le sénateur Bernie Sanders qui aurait largement abrogé une loi vieille de 32 ans qui protège la politique monétaire de la Réserve Fédérale des auditeurs du Congrès. La Fed a gagné ce match quand le Sénat a cédé devant la pression des banksters et a accepté un compromis.

Notamment, le président de la Fed Ben Bernanke a déclaré dans une lettre au Congrès que la mesure menacerait « sérieusement l’indépendance de la politique monétaire, accroîtrait les peurs de l’inflation et les taux d’intérêt du marché et endommagerait la stabilité économique et la création d’emplois. » Une menace pas trop voilée, peut-être ?

Comme le fait remarquer David DeGraw, la Fed a pompé près de 4,3 billions de dollars en fonds de sauvetage dans le système bancaire depuis le début de la crise. On ne connaît presque rien d’où et à qui cet argent est allé. L’amendement de Sanders aurait finalement révélé au public la pleine étendue des opérations de sauvetage de Wall Street.

Plus tard ce même jour, le Congrès a voté et rejeté un amendement qui aurait forcé la scission des six plus grands géants financiers étasuniens en banques qui peuvent faire faillite sans détruire l’économie, y compris Goldman Sachs. Puisqu’elles ne seraient plus « trop grosses pour faire faillite, » il n’y aurait plus de nécessité de les sauver chaque fois qu’elles menacent d’effondrer l’économie.


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Un autre article intéressant cette même semaine a été la révélation exclusive suivante par le New York Post (démentie par JPMorgan) :

The Post a appris que des agents fédéraux avaient lancé des enquêtes criminelles et civiles sur JPMorgan Chase et son activité de trading sur le marché des métaux précieux.

Les enquêtes se concentrent pour savoir si oui ou non JPMorgan, un grand détenteur de produits dérivés dans les métaux précieux, a agi improprement pour faire chuter le prix de l’argent, selon des sources.

La Commodities Futures Trade Commission regarde les accusations civiles et la division antitrust du département de la Justice dirige l’enquête criminelle, selon les sources, qui ne souhaitent pas être identifiées à cause de la nature sensible de l’information.

Rappelez-vous l’histoire du mois dernier concernant le dénonciateur Andrew McGuire, qui, avec sa femme, a failli être fauché par une voiture le lendemain du jour où il avait informé de délits d’initié en prédisant précisément pour le régulateur US comment se révéleraient les manipulations sur le marché des métaux précieux.

Étant donné les menaces des législateurs et des autorités envers l’impunité criminelle des terroristes financiers, n’est-il pas probable que JPMorgan, Goldman Sachs ou tout autre de leur clique soient – encore une fois – derrière cette dernière attaque financière ?

Supposez que vous soyez un psychopathe et que vous ne vouliez pas chuter – détruiriez-vous le monde pour l’éviter si vous en aviez les moyens ? Dans ce cas, Goldman Sachs a le contrôle du bouton rouge. Ellen Brown explique :

Les marchés peuvent être trafiqués avec des ordinateurs qui utilisent des programmes de transactions à haute fréquence (HFT) ce qui compose actuellement 70 % des transactions du marché ; et Goldman Sachs est le leader incontesté dans cette nouvelle technique de jeu de hasard. Matt Taibbi maintient que Goldman Sachs « fabrique chaque manipulation du marché depuis la Grande Dépression. » Quand Goldman ne fait pas ce qu’il veut, il est en position de montrer sa colère et d’effondrer le marché. Il peut le faire avec des technologies de création de marché automatisées comme celle inventée par Max Keiser, dont il prétend qu’elle est utilisée actuellement pour surcharger la manipulation du marché.

Max Keiser résume l’explication la plus probable du krach-flash :


© Anonyme

« Le 6 mai a été un acte sans équivoque de terrorisme financier domestique en Amérique. Un jour qui restera dans l’infamie.

Pour effrayer les législateurs, eux-mêmes grands détenteurs des banques et des actions qu’ils sont supposés réguler, une Arme de Destruction Massive financière a été placée contre leur tempe et ils ont acquiescé.

En tant qu’inventeur de la technologie de création du marché à double enchère continue (Brevet VST tech.US n° 5950176) qui est référencé 132 fois par transaction de programme et brevets HFT depuis 1996, je peux vous dire que Goldman, JPMorgan et le gang ont simplement retiré les ‘achats’ de leurs programmes informatiques de transactions et ont fabriqué un krach. Et quand l’horizon s’est dégagé, il était évident que les politiciens n’allaient pas voter quelque chose qui détruirait les banques ‘trop grosses pour échouer’ ; toutes les ‘ventes’ furent retirées des ordinateurs et le marché a repris en rugissant.

Comme l’a dit DeGraw, les États-Unis ont été pris en mains par un réseau terroriste financier. Non seulement ils sont amis de criminels, ils sont eux-mêmes des criminels.

Mais ce n’est pas propre aux États-Unis. Comme vous le savez probablement, Goldman est un de ceux parmi les entités de Wall Street qui joue le jeu ‘faisons plonger l’euro’ en frappant son ‘maillon le plus faible’, à savoir la Grèce. Ellen Brown note ensuite que le fait d’avoir mis Goldman sur le grill devant le Congrès et la Commission d’échanges et de sécurités en avril a coïncidé avec un autre coup porté à la Grèce grâce au mauvais degré de solvabilité donné par Standard & Poor (agences de cotation complètement dans la poche de Wall Street). Selon ses propres mots,

La Grèce semble être le rôle sacrificiel dans l’U.E. juste comme Lehman Brothers l’a été aux États-Unis, « l’otage sur lequel tirent les kidnappeurs pour prouver leur sérieux. »


Combat de l’Europe

Cela nous emmène en Europe, où il semble que plus les banquiers font face aux conséquences de leurs actes, plus l’euro est impacté. Un autre cas « d’erreur typographique ? » Peu probable. Le lendemain du jour où le régulateur financier allemand a fait la chose sensée et a annoncé de nouvelles restrictions sur les spéculateurs financiers, les actions ont chuté sur tout le continent et l’euro a atteint un minimum depuis quatre ans. Le chancelier allemand Angela Merkel était alarmée : « Chacun d’entre nous ici peut sentir que la crise actuelle de l’euro est le plus grand défi auquel l’Europe a à faire face depuis des décennies, depuis la signature du Traité de Rome. » Apparemment, les spéculateurs n’ont pas aimé les actions menées par l’Allemagne pour imposer une interdiction sur les « naked short sellings » – la pratique de vendre des actions sans les détenir, les emprunter ou s’assurer qu’elles peuvent être empruntées à l’avenir. Imaginez le scandale – ne pas être capable de vendre quelque chose que vous n’avez pas à vendre ! Le secrétaire au Trésor étasunien Tim Geithner et le ministre des Finances britannique George Osborne ont pensé que c’était trop dur pour les pauvres joueurs financiers et se sont opposés à l’interdiction au nom de l’évangile du Libre Marché, accusant ces mesures d’être du « protectionnisme ». Cela a longtemps été un mot grossier dans un monde dominé par l’idéologie du libre marché libéral, mais cela se résume essentiellement à protéger les économies des attaques des prédateurs. Le « protectionnisme » est précisément ce à quoi s’engagent les spéculateurs et les banksters pour protéger leurs biens et leur droit divin pour se comporter comme des parasites sociaux.

L’U.E. et le Fonds Monétaire International ont approuvé un forfait de 1 billion de dollars pour « apaiser les marchés » et donc empêcher que la crise de la dette de la Grèce ne crée une hémorragie dans le reste de la zone euro. Ce qui se passera réellement est que l’argent ira aux terroristes financiers tandis que les états providence seront drainés. Non satisfaits de punir l’Europe pour son blasphème, les spéculateurs ont frappé aussi les actions étasuniennes.

Tandis qu’un autre billion de dollars de l’argent public est jeté aux loups, le peuple perd à nouveau alors que son bien-être est attaqué. L’Espagne a approuvé un plan d’austérité de 15 milliards d’euros. El Pais a observé que les dépenses publiques peuvent préserver la solvabilité de la dette du pays mais elles sapent les chances de récupération, ce qui cause une perte de confiance supplémentaire. L’Italie suit le même chemin alors qu’elle ampute 24 milliards d’euros de dépenses publiques. Comme Mark Weisbrot explique dans l’interview ci-dessus avec Amy Goodman, ils rétrécissent délibérément l’économie européenne en poussant les salaires à la baisse et en créant du chômage. Le taux de chômage dans la zone euro se trouve officiellement à 10,1 % (15,8 millions de personnes), mais le chiffre réel est probablement bien plus élevé. C’est complètement irrationnel si nous le regardons du point de vue du sauvetage de l’économie et de la restauration de la croissance au bénéfice de tous, mais entièrement rationnel du point de vue de liquider la classe moyenne et de briser sa résistance à un nouvel ordre économique où une minuscule élite internationale possède et contrôle tout. Et en plus, nous payons la facture pour ce projet psychopathe !


© Anonyme

Des nuages d’orage s’amoncellent au dessus de l’Europe : L’Acropole d’Athènes en Grèce

Au moins l’Islande mène un combat décent. Une enquête parlementaire du mois dernier sur la crise financière de 2008 a porté la plus grande partie du blâme sur les anciens directeurs des banques Kaupthing, Landsbanki et Glitnir – trois des plus grandes banques islandaises – qui avaient pris des « prêts inappropriés » de leurs propres banques. Depuis lors, la police a engagé des poursuites à l’encontre de plusieurs banquiers haut placés alors que d’autres font face à des procès de milliardaires :

La Glitnir Bank annonce qu’elle a entamé une action judiciaire à la Cour Suprême de l’État de New York contre Jon Asgeir Johannesson, anciennement son principal actionnaire, Larus Weldong, antérieurement PDG de Glitnir, Thorsteinn Jonsson, son ancien président et d’autres anciens directeurs, actionnaires et tierces parties associées à Johannesson pour un détournement frauduleux et illégal de plus de 2 milliards de dollars hors de la Banque.

La Glitnir Bank entame aussi une action contre ses anciens auditeurs PricewaterhouseCoopers (PwC) pour avoir facilité et aidé à cacher les transactions frauduleuses conçues par Johannesson et ses associés, ce qui a abouti finalement à l’effondrement de la banque en octobre 2008.

Aux antipodes, les opérateurs australiens de Goldman Sachs pourraient faire face à une action judiciaire par suite d’allégations de conduite trompeuse sur une série de contrats à options. De la même manière, la Grèce pourrait enquêter sur des banques étasuniennes et leur rôle dans le déroulement de la crise de la dette grecque. Ainsi c’est ce que dit le Premier ministre George Papandhréou. Nous applaudissons ces efforts, mais doutons que ce sera aussi facile de traîner n’importe lequel de ces chats dodus en justice. Ils sont protégés par un système cohésif de pare-feux conçus pour maintenir les gens normaux en dehors. Ils rédigent les lois et possèdent suffisamment de juges pour ce faire. C’est effectivement un syndicat global du crime organisé dont les membres se font impitoyablement concurrence mais qui se tiennent les coudes devant les outsiders – à savoir, nous, le peuple. Le site Internet du gouvernement des États-Unis considère maintenant quiconque voit ce racket en ces termes comme un « théoricien du complot marxiste » dont « l’imagination a pété les plombs » :



Un coup d’œil rapide aux États-Unis ne donne aucune raison d’être optimiste puisque le discours de son gouvernement parle d’une « reprise de l’économie » : plus de 60 % des Étasuniens qui reçoivent des indemnités de chômage sont payés dorénavant par des fonds gouvernementaux fédéraux parce que plus de la moitié des états sont officiellement en faillite. Comme conséquence, les gouverneurs de Californie, de l’État de New York et de nombreux autres états proposent des coupes budgétaires draconiennes pour l’année financière 2011 qui commencera le 1er juillet 2010, comprenant des services essentiels qui affecteront toute la population, même quand les dépenses pour la guerre dépassent un billion de dollars. Où est la clameur publique ? Pendant combien de temps encore les gens vont-ils accepter d’être pressurés dans le servage ?


Les Chemises Rouges thaï sont battues mais pas éliminées


© REUTERS/Adrees Latif

Le 15 mai 2010, des manifestants des Chemises Rouges forment une barricade en feu sur la route Rama IV pour empêcher des soldats d’avancer dans Bangkok.

Quand le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva a déclaré l’état d’urgence le 7 avril à Bangkok et dans 23 autres provinces pour tenter d’annuler la pression croissante des supporters de l’opposition cherchant la dissolution du parlement et de nouvelles élections sous 15 jours, il a redonné effectivement le pouvoir à la junte militaire du pays. La plupart des Chemises Rouges sont des pauvres des villes et de la campagne. Scandalisés par les deux tiers de la société de pauvres contre « l’élite de l’establishment » riche et aristocratique de royalistes, d’officiers militaires, de bureaucrates et de la classe moyenne éduquée. Beaucoup viennent du Nord et du Nord-Est du pays et soutiennent l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, qui fut évincé en 2006 lors d’un coup d’état imposé par l’armée (formée et équipée par les États-Unis). Le gouvernement dirigé par Abhisit a adopté une approche extrêmement dure contre le soulèvement. En utilisant la rhétorique populaire, dénuée de sens et émotionnelle que les gouvernements occidentaux utilisent pour briser la dissidence, il taxe Thatsin et ses partisans comme des ‘terroristes’. Mais les Chemises Rouges ne sont pas des hordes de voyous et de bandits de la campagne. Des familles entières ont pris part à la bataille de Bangkok, poussées par le désespoir à prendre les choses en main. Elles ont apporté nourriture et fournitures et ont créé une atmosphère de carnaval, défiant le couvre-feu et l’interdiction des réunions publiques en campant au centre de Bangkok. Elles ont occupé des hôtels 5 étoiles et des centres commerciaux – tous des symboles de statut dont un pays appauvri n’a pas besoin.

Le 9 avril, ils ont repris une chaîne de télévision satellite que le gouvernement avait fermée parce qu’elle donnait aux « sales paysans » des reportages honnêtes. Des milliers de Chemises Rouges ont attaqué l’ensemble de la station en passant par dessus une barricade de l’armée, en sautant par-dessus des rouleaux de fil de fer barbelé, puis ils ont remis en fonction leur chaîne de télévision. L’armée a répondu le lendemain de la seule manière connue des armées. Un massacre s’est produit. Comme nous avons vu précédemment avec les Israéliens  psychopathes, les Thaïs psychopathes ne sont pas différents. Au moins 26 personnes ont été tuées et un millier blessées quand le gouvernement a envoyé des soldats armés de M16 automatiques, d’explosifs et de tanks pour disperser une manifestation pacifique et disciplinée des Chemises Rouges.


© Pedro Ugarte/AFP/Getty Images


Un manifestant utilise un lance-pierre contre les forces de sécurité au cours des affrontements à Bangkok le 15 mai 2010. Quelques instants plus tard, il sera abattu par un sniper.


Les mesures de censure draconiennes comprenaient aussi le blocage de nombreux sites Internet, de stations de radio communautaires et la chaîne de télévision de UDD, People’s Channel. Pour « protéger la sécurité nationale », les autorités thaï ont interdit quatre publications liées au mouvement de protestation anti-gouvernemental. Le gouvernement a déclaré qu’il était dorénavant illégal pour les citoyens de poster tout commentaire ou clips vidéo sur Internet sur les prises de mesures militaires. Malgré cela, les Chemises Rouges ont été capables de s’organiser. Leur prochaine cible était le service Skytrain où ils ont provoqué des perturbations en occupant des gares. Ils ont également établi des points de contrôle pour empêcher les renforts de police d’entrer au centre-ville. Finalement, refoulés de tous côtés par des milliers de policiers et de soldats, les manifestants se sont établis pour un siège long, déterminés et de bonnes humeurs. La situation s’est stabilisée pendant quelque temps jusqu’à ce qu’un soldat soit tué par une balle dans la tête le 28 avril. Bien entendu, les troupes gouvernementales ont immédiatement attaqué les barricades des Chemises Rouges « en représailles », mais qui a réellement tué le soldat ? Oups, « un tir ami » a prétendu le gouvernement après que des preuves soient apparues que le soldat avait été tué par un des siens. Qu’ils aient été volontaires pour assassiner un des leurs pour justifier une attaque contre des manifestants désarmés en dit long sur l’état d’esprit des servants stupides qui dirigent notre monde.


© REUTERS/Cyrille Andres

Le major-général thaï renégat Seh Daeng, quelques instants avant d’être assassiné alors qu’il était interviewé le 13 mai 2010 par des journalistes thaïs et étrangers à Bangkok.


Le 10 mai, ils ont demandé l’arrestation du Premier ministre adjoint Suthep Thaugsuba, responsable d’avoir lancé les mesures disciplinaires qui ont fait 25 morts. Si cette seule demande avait été satisfaite, ils auraient été d’accord de lever le camp et repartir chez eux. Au lieu de cela, l’armée a sécurisé le camp principal et assassiné le chef de facto des Chemises Rouges. Le général Khattiya Sawasdiphhol, un général renégat mieux connu sous le nom de Seh Daeng (Commandant rouge), venait tout juste de terminer une interview avec l’Associated Press quand il fut abattu par un sniper, signalant l’intention du gouvernement d’écraser les manifestants. 22 personnes ont été tuées alors que les soldats commençaient à tirer à balles réelles sur la foule. Les Chemises Rouges ne pouvaient répliquer qu’avec des feux d’artifice et des pierres, ce que les médias ont rapporté comme des « roquettes de fortune » comme partie de son action pour déformer grossièrement les moyens de défense des manifestants. Le gouvernement a accusé les « terroristes » d’avoir initié la violence avec des armes « volées aux soldats. » À nouveau, cette même accusation exactement identique a été appliquée aux activistes de la flottille par le gouvernement psychopathe israélien. Mais il ne put y avoir de doute sur la source de la violence une fois que ce film fut sorti, montrant les troupes thaï qui abattaient les Chemises Rouges sous un tir de snipers :



Le 19 mai, la manifestation longue de deux mois s’est terminée quand l’armée thaï a envahi leur camp au centre-ville. Au moins six civils ont été tués au cours de l’assaut sanglant, y compris un journaliste italien. Après que les tanks furent apportés pour écraser les barricades des manifestants, les chefs des manifestants décidèrent de se rendre. Avec le gouvernement ne faisant pas de quartier, ils choisirent d’éviter d’autres bains de sang et pressèrent leurs camarades de rentrer chez eux. En échange de la dispersion de la situation, le gouvernement a été d’accord pour laisser la plupart des manifestants évacuer leur camp.


© Natthawat Wongrat / ZUMA

Ayant soumis sa propre population par la terreur, le gouvernement thaï a ensuite lancé un mandat d’arrêt contre l’ancien Premier ministre Thaksin sur des accusations de terrorisme. Le sort des chefs des Chemises Rouges qui sont en détention reste incertain. Le Premier ministre Abhisit a à peine survécu à un vote de non-confiance au parlement du pays. Abattue mais pas vaincue, la lutte continue. Les manifestants ont juré de retourner dans la rue, mais avec la majorité de leurs chefs en détention ou bien en fuite, il peut se passer quelque temps avant qu’ils ne se regroupent.


Écocide dans le Golfe


© AP Photo/Gerald Herbert

Une libellule essaie de se nettoyer alors qu’elle est collée à de l’herbe de marais couverte de pétrole venant de la fuite de pétrole de Deepwater Horizon, à Garden Island Bay sur la côte du Golfe de Louisiane près de Venice le mardi 18 mai 2010.


Si vous lisez notre chronologie de destruction couvrant l’écocide en cours dans le Golfe du Mexique, vous serez conscients que le déversement venant du sol marin a déjà détruit les moyens de subsistance de communautés entières le long du Sud-Est des États-Unis, ainsi qu’une quantité importante d’oiseaux et de créatures de mer. Bien que le nombre de morts dans la faune reste relativement modeste, bien en dessous des dizaines de milliers de créatures tuées après l’échouage en Alaska de l’ Exxon Valdez, ce n’est que parce que l’installation de Deepwater Horizon était à 80 km des côtes et le point zéro à 1 km de profondeur sur le fond de la mer. Jusqu’à présent, les conditions météo ont été favorables et la majorité du pétrole est restée en pleine mer. Il sera intéressant de voir ce qui arrivera quand un ouragan traversera le Golfe.

Bien que nous soyons au courant que le catalyseur de cet événement a été probablement une explosion de gaz méthane, il y a maintenant des preuves évidentes pointant vers une négligence criminelle de la part des responsables de ce désastre. BP, en tandem avec l’administration Obama, joue un jeu de relations publiques dont il espère qu’il apaisera le peuple étasunien juste assez pour le distraire de la réalité que les États-Unis sont un terrain de jeu corporatiste où des criminels sont les dirigeants et aucun tribunal ne peut les arrêter. Seule une pression soutenue de la part de personnes canalisant leur frustration vers l’information mutuelle sur les prédateurs parmi eux peut modérer leurs envies. Mais d’abord vous, les États-Unis, devez vous mettre en colère !

Il est apparu que l’administration Obama est intervenue l’an dernier pour soutenir l’annulation d’une décision de justice qui aurait arrêté le forage marin dans le Golfe du Mexique. Le secrétaire intérieur d’Obama, Ken Salazar, qui a eu longtemps des liens étroits avec l’industrie, a cité spécifiquement l’opération Deepwater Horizon de BP comme une opération qui devrait être autorisée à continuer. BP a été inondé par une avalanche de revendications de compensation. Elle s’est donc tournée vers personne d’autre que M. Halliburton lui-même et a engagé un ancien porte-parole de l’ancien vice-président Dick Cheney pour aider à « nettoyer son image » alors que ses actions plongent à pic dans le sillage de la fuite de pétrole. Ce n’est qu’une goutte dans l’océan pour cette société monstre : le 3 juin, la société a commencé avec un paiement de dividendes de 10 milliards de dollars à ses actionnaires sans conscience « pour soulager les soucis des investisseurs. » Au diable la souffrance de la planète, il y a de l’argent à se faire !


© Dave Martin / AP

Le dimanche 6 juin 2010, Gwen Ward, à gauche, se joint à Rick Frye et d’autres manifestants devant une station BP à Pensacola en Floride. Le pétrole du désastre de Deepwater Horizon a commencé à toucher les plages d’Alabama et de Floride.


Avec leur moyen de subsistance détruit, les pêcheurs sont maintenant grassement payés par BP, ostensiblement pour aider à nettoyer ce gâchis, mais en réalité pour acheter leur silence. On ne peut pas dire la même chose des personnes en majorité noires qu’ils ont amenées pour nettoyer les plages : elles reçoivent 10 dollars de l’heure et déjà des paiements n’ont pas été effectués. Avec les nettoyeurs réguliers, ils doivent signer des accords de confidentialité qui les empêchent de diffuser les photos d’animaux morts étalés sur les rives du Golfe. Des journalistes du New York Daily News ont été parmi les nombreux groupes priés d’évacuer le refuge animalier d’Elmer Island en Louisiane alors qu’ils tentaient de documenter la scène du crime. BP compte apparemment que la mer emportera en final les milliers d’animaux morts ou en train de mourir qui souffrent le long des 200 km de côtes.

Le 2 juin, BP a annoncé qu’il essaiera sa septième méthode pour contenir la fuite. ‘Couper et chapeauter’ implique le sciage du tuyau puis un placement d’une coiffe de confinement au dessus qui permettrait au pétrole d’être canalisé à la surface sur un navire de forage. Cela a été tenté au début mai mais a du être avorté quand l’eau a fui dans la coiffe, causant la formation d’hydrates de méthane. L’opération nécessitait une coupure nette à travers le tuyau de sortie de la tête de puits pour réussir. Mais la scie en diamant s’est bloquée à mi-course et une autre opération devait être lancée, cette fois pour libérer la scie. La dernière situation est que la coiffe de confinement a été placée avec succès au dessus de la tête de puits, permettant à du pétrole d’être envoyé à des navires en attente. Mais des évents restent ouverts au dessus de la tête de puits pour permettre au pétrole de s’échapper à cause de la gigantesque pression du pétrole qui se déverse et le risque que l’eau ne puisse fuir dans la coiffe et former à nouveau des hydrates. Le PDG de BP Tony Hayward vient d’annoncer triomphalement que la moitié du flot de pétrole est récupéré, mais comme SOTT l’a suggéré dans ‘Mother of all Gushers’ (La mère de tous les puits de pétrole) sa joie peut être moins liée à l’environnement du Golfe qu’à la protection de la valeur en chute libre de l’action de BP en exagérant le plus petit indice de progrès. C’est le psychopathe, rappelez-vous, qui prétendait qu’il n’y avait pas réellement de panaches massifs de pétrole qui se répandaient en profondeur sous les vagues du Golfe, affirmant que tout le pétrole était monté à la surface. Si vous comparez l’estimation de BP de 10 000 barils de pétrole capturés, dont plus de la moitié a fui quotidiennement selon l’estimation du gouvernement, à celle avancée par des scientifiques indépendants qui estiment jusqu’à 70 000 barils de pétrole se déversant chaque jour dans le Golfe, il est évident que cette dernière action de confinement n’est qu’un autre exercice de relations publiques pour apaiser la juste colère du public. 46 millions de gallons (env. 175 000 m3) ont déjà fui dans le Golfe. Si cette dernière opération de ‘couper et chapeauter’ échoue, il pourrait y avoir plus de 138 millions de gallons (env. 522 000 m3) de pétrole répandus avant qu’un puits de secours ne soit terminé en août. Mais personne ne sait vraiment. Bloomberg a annoncé que le puits pourrait fuir jusqu’à Noël. D’autres pensent qu’il pourrait continuer pendant des années.

Alors que le pétrole commence à toucher les plages de Floride, on a dit peu de choses sur une autre fuite de pétrole en Alaska à la fin du mois de mai. Aucune récompense pour deviner quelle société est le principal actionnaire de l’oléoduc Alyeska qui a perdu du pétrole après une « panne de courant. » Entre temps, des images satellites ont été diffusées, démontrant une deuxième fuite dans le Golfe du Mexique. Nous nous demandons si c’est relié aux rapports d’une autre installation qui s’est effondrée au début mai.



Obama rassure les habitants du Golfe que BP devra casquer « chaque cent qu’il doit », mais si la fuite de l’ Exxon Valdez offre un précédent, BP dirigera son armée d’avocats pour ralentir les revendications de compensation en justice et réduire ses « coûts » jusqu’à ce qu’il émerge de l’autre côté en n’ayant payé qu’une fraction des coûts réels. Les pathologiques qui soufflent de la fumée dans nos yeux à propos de la véritable étendue du désastre comptent sur nous pour qu’on l’oublie d’ici août.

Professeur John Krozy : L’Amérique est-elle dirigée par des psychopathes ?

Dans Baker contre Exxon, un jury d’Anchorage a accordé 287 millions de dollars pour les dommages réels et 5 milliards de dollars de dommages-intérêts, mais après dix-neuf ans de jurisprudence d’appel, la Cour Suprême a prononcé le 25 juin 2008 une sentence réduisant les dommages-intérêts à 507,5 millions, grossièrement un dixième de l’attribution du jury d’origine. De surcroît, ce montant a même été réduit encore plus par dix-neuf années d’inflation. À ce moment-là, beaucoup de personnes qui auraient dû être indemnisées par ces fonds étaient décédées.


© AP Photo/Charlie Riedel

Un pélican couvert de pétrole sur la plage de l’île d’East Grand Terre sur la côte de Louisiane le jeudi 3 juin 2010.


Après avoir pressé pour un boycott de BP, les gens appellent maintenant à ce que l’opération de nettoyage soit prise en charge directement par le gouvernement des États-Unis et que les actifs de BP soient saisis. Justement ; comment peut-on s’attendre à ce que le malfaiteur assume son crime et s’occupe ensuite de la scène du crime ? L’attitude d’Obama est mise à nu par le fait qu’il savait dès le premier jour que l’explosion de Deepwater provoquerait une catastrophe environnementale jamais vue auparavant. Cela signifie que la Maison Blanche était au courant du défi environnemental bien avant qu’elle ne décide de montrer une inquiétude via les visites présidentielles dans le Golfe :

Carol Browner, directeur du Bureau de la Maison Blanche sur la politique de l’énergie et du changement de climat, a dit à Obama lors d’un des premiers briefings à la fin avril que l’explosion aboutirait probablement à un désastre environnemental sans précédent, selon les déclarations d’un assistant supérieur de la Maison Blanche au Daily Beast. Browner a averti que la mise en place d’une coiffe à une telle profondeur n’avait jamais été faite et qu’ils devaient s’attendre à ce qu’une fuite de pétrole continue jusqu’à ce qu’un puits de secours soit foré en août, a affirmé l’assistant.

Il est important de garder à l’esprit que cette fuite de pétrole est petite comparée à d’autres qui restent ignorées pour la plupart. Le Delta du Niger a vu plus de fuites de pétrole dans son délicat écosystème que le Golfe du Mexique. La seule compensation que Shell PLC a accordée au peuple Ogoni local est arrivée sous forme d’une suppression violente de ses protestations et le meurtre de ses activistes.

Lorsque nous avons reçu ce rapport sur Goldman Sachs qui prenait « un pari financier substantiel contre le Golfe du Mexique » la veille du naufrage de Deepwater Horizon, nous pensions initialement que c’était une revendication sérieuse. Puis on nous a fait remarquer que c’était une plaisanterie, un morceau de satire écrit pour… quoi ? éclairer la situation ? Comme d’autres agences de presse le rapportaient sur le ton de la comédie, nous avons suivi. Mais il vaut la peine de réfléchir encore une fois à la lumière des nouvelles que le PDG psychopathe de BP a vendu 1,4 million de ses actions de BP juste quelques semaines avant l’incident, ce qui signifie qu’il a évité de perdre plus de 423 000 £ quand l’action de BP a plongé après le début de la fuite il y a six semaines. » Il était manifestement au courant des drapeaux rouges sur la plate-forme dans la période précédant l’explosion. La pression pour ignorer les inquiétudes des techniciens sur la sécurité et les coupes sombres seront venues de lui. Cet homme ne devrait –il pas être arrêté pour massacre ou meurtre au second degré, au minimum ? Pourquoi ce petit Eichmann dirige-t-il toujours ce crime monumental ?

Ceux qui exécutent ce génocide global, les hommes comme le PDG de BP, Tony Hayward, qui nous assure que « Le Golfe du Mexique est un très grand océan. La quantité de pétrole et de dispersant que nous déversons dedans est minuscule par rapport au volume total » – sont, pour emprunter une expression à Ward Churchill, « de petits Eichmann. » Ils servent Thanatos, les forces de la mort, l’instinct obscur que Sigmund Freud a identifié chez les êtres humains qui nous propulse à annihiler toutes les choses vivantes, y compris nous-mêmes. Ces individus déformés n’ont pas la faculté de l’empathie. Ils sont en même temps ordinaires et dangereux. Ils possèdent la capacité particulière d’organiser de grandes bureaucraties destructrices et néanmoins rester aveugles aux conséquences.

Ouverture des cieux


Un cercle presque parfait dans le sol s’ouvre dans la ville de Guatemala suite à de fortes pluies au cours de la tempête tropicale Agatha.


L’été est arrivé dans l’hémisphère nord, mais la griffe de l’hiver hante encore certaines parties du globe. Les dernières chutes de neige hivernale dans les montagnes de Californie ont laissé une quantité de neige 2 à 4 fois plus grande que la normale à cause des températures printanières en dessous de la normale, qui ont retardé de presque un mois la saison propice à la croissance dans les vallées. Les plaines centrales du Canada ont surpris tout le monde en échappant à l’hiver froid, mais les dernières chutes de neige en mai en Ontario et en Alberta y ont aussi retardé la saison propice à la croissance. Combinées aux pluies records, les températures froides de la Saskatchewan pourraient laisser plus de 4000 km2 non semés cette année. En Europe, Paris a enregistré une température record de 7,6 °C le 11 mai, tandis que le centre de la Suède a enregistré sa plus longue période de couverture de neige dans la région depuis au moins 60 ans, alors que la neige restait épaisse jusqu’en juin et que les pistes de ski sont encore ouvertes en Écosse avec 10 cm de neige tombés à la fin du mois de mai. En Asie Centrale, une tempête de neige « sans précédent » au Pakistan a tué plus de 10 000 têtes de bétail, en plus des 8,2 millions d’animaux, un cinquième du bétail total de la Mongolie, qui ont péri dans le plus long hiver depuis des décennies. Plus à l’Est, un minium record de 1,7 °C a été enregistré au début juin en Corée du Sud.

Les inondations ont frappé de nombreux pays en mai, certaines assez de saison, mais la plupart très inhabituelles. Plus enclin à la sécheresse à cette époque de l’année, le Kenya a été trempé à la mi-mai par des déluges qui ont fait plus de 100 morts. Un glissement de terrain sur les pentes du volcan Nyiragongo dans la République démocratique du Congo a tué au moins 46 personnes et balayé plus de 200 maisons. La tempête tropicale Agatha en Amérique Centrale a provoqué de soudaines inondations et des glissements de terrain qui ont fait plus de 200 morts, la plupart au Guatemala, où il a plu si fort que le sol dans une banlieue de la ville de Guatemala a laissé un trou bizarre qui a englouti une maison et un immeuble de trois étages. La saison des cyclones dans le Nord de l’Océan Indien a démarré fortement avec 3 cyclones qui ont écrasé la Corne de l’Afrique et la péninsule arabique. Le cyclone Phet a tué 12 personnes à Oman avant de foncer vers le Pakistan à l’est et a tué sept personnes de plus au Pakistan, en inondant la ville de Karachi. Au moins 51 personnes ont été tuées et environ 2 millions affectées par les glissements de terrain et les inondations déclenchés par des pluies encore plus fortes dans la région de Guangxi Zhuang au sud de la Chine à la fin mai. Des tornades et des orages ont trempé les Carolines et transformé des parties du Midwest des États-Unis en « zone de guerre », prenant la vie de 5 personnes au début juin, tandis que quatre autres étaient tuées durant une explosion de tornades en Oklahoma au début mai. Regardez cette vidéo d’une tempête de grêle monstre qui a frappé Oklahoma City le 16 mai :



Une vague de chaleur dans le nord de l’Inde ce mois-ci a fait des centaines de morts avec une quantité innombrable d’animaux alors que les températures approchaient une température ahurissante de 50 °C à Gujarat sur la côte occidentale du pays. Entre-temps, l’est de Myanmar souffrait de températures de four similaires qui ont tué des centaines de personnes. La région a souffert d’une chaleur intense avec un des étés les plus chauds depuis le début des enregistrements. Comme cette vague de chaleur locale bouscule si nettement la tendance générale observée des températures globales en refroidissement, nous soupçonnons qu’une source de chaleur locale contribue à ces hautes températures. En fait, un suspect est un « méga panache » hydrothermal énorme d’un point chaud volcanique sous-marin trouvé dans l’Océan Indien il y a 5 ans. Il dégage des gaz et de l’eau enrichie en minéraux à 400 °C et « est au moins 10 fois – ou peut-être 20 fois – plus grand que tout ce qui avait été observé jusqu’à présent. » Bramley Murton du Centre océanographique national britannique dit que, « Un évent hydrothermal normal pourrait produire quelque chose comme 500 mégawatts, alors que celui-ci produit 100 000 mégawatts. C’est comme une bombe atomique là en bas. » Comparez maintenant cela avec la tempête de neige sans précédent » dans la région de Kishtwar du territoire disputé de Jammu au nord de l’Inde le 1er juin. Au moins 25 personnes ont été tuées avec de nombreuses autres encore disparues avec leur bétail. Bien que cette région soit à une altitude significativement plus haute que les plaines côtières de Gujarart, il est normal pour cette région d’avoir des températures de 30 °C à cette époque de l’année.


© EPA

Un nuage arcus[1] forme un grand anneau à Gyoer à 110 km à l’ouest de Budapest, suite à une averse torrentielle et une tempête de grêle.


Les scientifiques de la NASA ont été étonnés d’observer le cyclone Laila créer une cellule orageuse qui a atteint une hauteur de 11 km quand il a atteint le Sri Lanka et déversé tant de pluie qu’il a causé l’expulsion d’un demi million de personnes et tué 20 personnes. L’Europe Centrale a été frappée par de graves inondations plusieurs fois ces dernières années. Une inondation foudroyante à la mi-mai a vu des pluies de deux mois forcer l’évacuation en Hongrie et a tué 9 personnes en Pologne quand la Vistule a atteint son niveau le plus haut depuis 40 ans. Les habitants ont à peine eu le temps de récupérer avant que de plus fortes pluies arrivent pour balayer les autoroutes et transformer de nombreuses villes hongroises en lacs. Des orages ont apporté des inondations qui ont tué 4 personnes en République tchèque, tandis que la Macédoine a subi des dommages étendus de déluges jamais vus depuis 30 ans. »

D’où viennent toutes ces précipitations excessives ? Notre hypothèse que les éruptions volcaniques sous-marines chauffent les océans et donc évaporent plus d’humidité dans l’atmosphère, est soutenue par un ensemble d’activité volcanique spectaculaire ce mois-ci. La plupart des rapports suivants couvrent les volcans sur terre, mais souvenez-vous que la vaste majorité des volcans est sous l’eau. Les scientifiques reconnaissent généralement que nous savons très peu de choses sur ce qui se passe au fond des océans. Quelque chose à considérer à la lumière de l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon : elle a explosé juste après que des ouvriers « aient introduit de la chaleur pour que le ciment prenne autour de la tête de puits. » Une combinaison de considération irréfléchie pour le protocole de sécurité et la pression de leurs supérieurs pour « perce, bébé, perce » a signifié qu’ils étaient inconscients que les hydrates de méthane s’étaient accumulés dans la tête de puits, retournés sous forme gazeuse quand la chaleur a été appliquée pour sceller la tête de puits, puis a expulsé la colonne de forage comme une bulle de gaz méthane en expansion avant d’exploser dans la plate-forme à la surface de l’océan. Le méthane existe en grandes quantités sous la surface de la Terre sous forme de clathrates[2] et d’hydrates. Nous recevons tout le temps des rapports de ce gaz qui arrive à la surface. Juste avant que la plate-forme Deepwater Horizon n’explose, une fuite de gaz méthane sur un autre puits de pétrole avait forcé des centaines de personnes à évacuer leurs maisons en Louisiane. Rien qu’au cours du mois dernier, il y a eu trois explosions mortelles dans des mines dans le monde causées par le méthane qui sort du sol sous-jacent.

La fuite de méthane est aussi le principal suspect pour les explosions par ailleurs inexplicables et laisse une odeur caractéristique sur une grande étendue quand il arrive à la surface et se dilate. S’il y a un « gaz à effet de serre » significatif, c’est bien le méthane. Le méthane est fortement corrélé aux changements climatiques du passé :

James Kennett, un géologue de l’université de Californie à Santa Barbara, qui a découvert les preuves de l’extinction il y a 55 millions d’années, prévient que « la fonte et la libération d’hydrate de méthane à une échelle globale est le mécanisme qui convient pour favoriser un changement de climat, » dit-il. « Cela arrive très rapidement à l’échelle géologique — sur quelques décennies. Mais les fluctuations climatiques au cours des derniers milliers d’années sont petites en comparaison des grands événements d’il y a 55 millions d’années. »


© USCG

Deepwater Horizon avant qu’il ne coule au fond du Golfe du Mexique


La réalité des choses est que les « grands événements » ne sont pas limités à des millions et des millions d’années dans le passé. Le changement climatique catastrophique à cause d’un bombardement cométaire à une échelle globale a eu lieu aussi récemment qu’il y a 13 000 ans. Le catastrophisme régional a eu lieu aussi récemment qu’il y a 1500 ans. Ces scientifiques ne posent pas les bonnes questions.

Et si la libération de méthane dessous les océans fait partie du mécanisme pour pousser le changement climatique mais n’est pas le facteur causal de ce mécanisme ? Les lecteurs de SOTT seront conscients que nous suggérons qu’un catalyseur cosmique est responsable d’ouvrir périodiquement la surface de la planète. Là où le méthane ne s’échappe pas naturellement, les industries énergétiques l’aident à sortir en forant de plus en plus profond pour le pétrole et le gaz. Les puits de pétrole et de gaz sont réellement des endroits dangereux de nos jours. Un autre accident fatal a été évité de peu quand une explosion de gaz à un puits à fracturation en Pennsylvanie a allumé le gaz naturel et du ‘fluide de fracturation’ à 23 mètres en l’air le 3 juin. Alors que nous mettons sous presse, encore une autre explosion de méthane a été rapportée à un puits de gaz en Virginie occidentale, brûlant 7 ouvriers.

Reliées à ce problème, il y a les découvertes continuelles de volcans sous-marins et d’évents hydrothermaux. À la fin du mois d’avril, des scientifiques ont été excités d’annoncer la découverte d’un groupe de volcans d’asphalte au large de la côte de Californie. Il s’avère qu’une découverte similaire avait été faite dans le Golfe du Mexique il y a quelques années. De manière quelque peu ironique, les chercheurs avaient dragué le Golfe en prospectant le fond de la mer pour du méthane. Les petits Eichmann des compagnies énergétiques avaient l’intention de tirer profit de ce gaz hautement volatil. Ils en ont trouvé de grandes quantités avec ces volcans. Il y a eu une suggestion selon laquelle BP avait en réalité foré leur puits dans un de ces volcans. Le fait que le champ magnétique de la planète diminue vient en soutien de notre hypothèse que la rotation de la Terre ralentit. C’est sans aucun doute lié aux récentes observations que le manteau terrestre se déplace 20 à 30 fois plus vite qu’on ne le pensait auparavant.

Ce volcan islandais au nom impossible à prononcer s’est apaisé, mais son voisin d’à côté tremble tellement que le gouvernement islandais a émis un avertissement aux Européens pour s’attendre à d’autres perturbations à cause de l’éruption anticipée de Katla. Au moins il sera plus facile aux voyageurs de maudire ce volcan. Pas que le Eyjafjallajokull ait quelque chose à voir avec les vols annulés. En fait, l’activité sismique sous les nombreux volcans de l’Islande indique que plusieurs d’entre eux sont prêts à exploser. Deux volcans sont entrés en éruption le même week-end à la fin mai dans le détroit de Behring, le volcan Bezymianny du côté russe et le volcan Cleveland dans la chaîne des îles Aléoutiennes. Un grand nuage de cendres couvrant plus de 19 000 km2 (apparemment) menace les voyages en avion. D’autres observateurs au Sud avertissent que le Mont Baekdu, un volcan en sommeil à la frontière entre la Corée du Nord et la Chine, montre des signes d’une éruption possible dans un avenir rapproché, tandis qu’il y a eu un autre séisme puissant au large des îles Ryukyu au Japon le 26 mai.

Dans le Pacifique Sud, un fort séisme de niveau 7,2 sur l’échelle de Richter, suivi par une réplique de 6,4, a frappé Vanuatu le même jour. Cela a été suivi le 31 mai par une autre éruption du Mont Yasur sur l’île la plus au sud du pays. Ce ne sont que des amuse-gueules pour le moment, mais cela a été monté au niveau d’alerte alors qu’il menace « le big one » à tout moment. Le 31 mai a été une journée active pour la région alors qu’un volcan sous-marin au large de l’ile Sarigan près des îles Mariannes dans le Pacifique Nord a envoyé des nuages de cendres et de vapeur à près de 13 km dans le ciel et deux forts séismes ont frappé les îles Andaman et les Philippines. Plus tôt dans le mois de mai, un autre séisme de 7,2 a frappé au nord de Sumatra en Indonésie suivi une semaine plus tard par de multiples éruptions du Mont Baru Jari sur l’île de Lombok près de Bali, qui a craché des cendres et de la lave à 1500-2000 mètres de haut.


© Associated Press

Le volcan Tungurahua entre en éruption en Équateur


L’hémisphère occidental est aussi en train d’être secoué. Sur plusieurs jours successifs à la fin mai, deux éruptions énormes se sont produites en Équateur et au Guatemala. Les deux éruptions ont été précédées par le volcan Arenal du Costa Rica le 24 mai, où un fort séisme a aussi frappé la semaine suivante. Trois autres séismes notables ont été enregistrés à Porto Rico, au Pérou et au Brésil durant tout le mois. Le volcan Tungurahua en Équateur augmente régulièrement son activité depuis 1999. Son éruption du 27 mai est la plus grande au monde jusqu’à présent en 2010, envoyant un panache de cendres de 7 km de long qui a répandu de la cendre sur les villes voisines. Le volcan Pacaya au Guatemala se trouve juste à 15 km au sud de la capitale du pays. Son éruption le 28 mai a donc causé beaucoup de perturbations alors qu’une couche de cendres noires de 8 cm d’épaisseur couvrait les quartiers au sud de la ville et forçait la fermeture de l’aéroport international. Des milliers d’habitants près du volcan ont dû évacuer et il y a eu au moins un mort. Le journaliste de télévision Anibal Archila a été tué tragiquement par une pluie de roches brûlantes alors qu’il s’approchait trop près du volcan. Il se trouvait devant une rivière de lave et d’arbres en feu, au milieu d’une émission pour une chaîne de télévision locale, racontant comment la chaleur était intense. Étant donné que ces éruptions volcaniques simultanées se sont produites dans la même région en même temps et que les deux étaient plus grandes que l’éruption en Islande qui a bloqué au sol les vols pendant une semaine en avril, nous devrions nous attendre à des mesures similaires en Amérique Centrale. Eh bien non, tout ce que l’Associated Press avait à dire là-dessus était : « Aucune de ces éruptions ne devrait perturber les aéroports dans les pays voisins comme le volcan Eyjafjallajokul l’a fait en Europe. » Pourquoi ? Parce que la cendre latino-américaine est apparemment « différente » de la cendre européenne. Bien entendu ! La cendre volcanique européenne est « plus légère », elle reste donc plus longtemps dans le ciel. Absurde : le nuage de cendres européen était invisible parce qu’il était fictif. Les Pouvoirs en place se fichent de la fermeture du trafic aérien dans l’hémisphère occidental.

En l’espace d’une semaine, plus de 900 séismes ont été enregistrés par l’USGS dans tout le Sud-Ouest des États-Unis. La plupart n’étaient que des mini-séismes mais deux étaient au niveau 3,7, un dans le comté de San Diego et un à l’est de Phoenix en Arizona. Douze volcans sont en état d’alerte aux États-Unis, y compris le ‘super volcan’ de Yellowstone dans le Wyoming.

Avec le réchauffement climatique d’origine humaine complètement discrédité, il a été encourageant d’entendre la Royal Society annoncer qu’elle allait réviser ses déclarations publiques sur le changement climatique. Cependant, comme The Telegraph a fait remarquer,

Cette évolution ne signifie pas, bien entendu, que la Royal Society adopte le scepticisme sur le climat. Au contraire, elle modifie à regret sa position pour s’adapter à certains de ses membres qui adoptent la position qu’un certain degré d’agnosticisme est une bonne pratique quand les hypothèses restent non prouvées. Pourtant cette retraite de l’orthodoxie absolutiste du réchauffement global consternera profondément le lobby du Réchauffement Global. Durant des années, il n’y a pas eu de plus féroce partisan de la théorie du Réchauffement Global que la Royal Society. Son précédent président Lord May avait notoirement déclaré : « Le débat sur le changement climatique est terminé. »


© Time Magazine

Couverture du magazine Time du 17 janvier 1977, avec un article intitulé « Un autre âge glaciaire ? »


Deux voix prééminentes sur le changement climatique ont parlé ce mois-ci en faveur du refroidissement global à la 4e Conférence Internationale sur le Changement Climatique à Chicago. Le Dr Don Easterbrook, un géologue étasunien, a dit à la conférence que quel que soit le changement climatique qui a eu lieu dans la décennie précédente, il est maintenant terminé et que nous nous attendons à un refroidissement rapide « pour les 2 à 3 prochaines décennies qui sera bien plus dommageable que ne l’aurait été le réchauffement global. » Entre temps, Habibullo Abdussamatov, directeur de la recherche spatiale à l’observatoire astronomique Pulkovo à St Petersbourg en Russie, a prédit, fondé sur la corrélation de l’activité des tâches solaires et des températures globales, que le prochain âge glaciaire pourrait commencer en 2014. Nous n’attendrons pas anxieusement que quelqu’un rende public ce qui semble si évident pour nous : cette interaction cométaire avec le système solaire intérieur est le catalyseur des changements observés dans l’activité solaire et climatique.

En parlant de cela, tout indique qu’il se prépare une tempête dans l’espace également. La station de surveillance du ‘temps cosmique’ de la NASA, le Wide-field Infrared Survey Explorer (WISE) scrute le ciel depuis son orbite polaire. Sa vision infrarouge trouve de plus en plus d’astéroïdes et de comètes. En date du 24 mai 2010, WISE a observé plus de 60 000 astéroïdes. Il a observé plus de 70 comètes, dont 12 sont nouvelles, et environ 200 objets passant près de la Terre, dont plus de 50 sont nouveaux. Du moins, c’est ce que veut bien publier la NASA. Fondés sur les fréquents rapports que nous recevons des boules de feu et des météores en approche, les chiffres sont probablement bien plus élevés. Un météore spectaculaire a réveillé les habitants du Wisconsin au Maryland aux États-Unis tôt le matin du 10 mai. La « lumière brillante orange et verte se déplaçait lentement » dans le ciel « avec des morceaux qui se détachaient et brûlaient. » Deux jours plus tard, un météore a été détecté se déplaçant en sens inverse, traversant le ciel au-dessus de la Colombie-Britannique et l’Alberta. Les témoins ont décrit des « traînées de lumière d’une demi-seconde en durée » qui précédaient l’événement principal  qui « était très brillant et se déplaçait relativement lentement dans le ciel » avant de se briser en petits morceaux. « C’était absolument étonnant. C’était comme dans le film Armageddon. » La nuit du 16 mai, un météore « extrêmement lent », « non associé à une pluie de météores connue », a été photographié au-dessus du Colorado. Deux jours plus tard, les caméras de la NASA au Marshall Space Flight Center et au Walker County Science Center près de Chickamauga en Géorgie, ont suivi l’entrée d’un grand météore estimé être au-dessus du Nord-Est de l’Alabama. Malgré l’absence de rapports d’orages dans la région, des habitants de Pennsylvanie ont annoncé un « gros boum explosif » qui a secoué les maisons la nuit du 22 mai. Ce fut attribué plus tard à une météorite qui a impacté un champ de maïs et laissé des marques de brûlure. Le 26 mai, un météore très brillant a explosé au-dessus d’El Paso au Texas, tandis qu’un autre météore à faible vitesse au dessus du Canada a enthousiasmé les observateurs lors du coucher du Soleil le même jour.


© Anthony Wesley

Regardez le changement spectaculaire sur la planète depuis moins d’un an. La ceinture équatoriale du Sud s’est effacée pour laisser seulement la ceinture du Nord visible dans les petits télescopes.


Si les débris cométaires sont le catalyseur du changement climatique sur Terre, alors nos devrions aussi nous attendre à les observer sur d’autres planètes dans le système solaire. Les astronomes ont remarqué une tempête en préparation sur Saturne au mois de mars qui est devenue ce mois-ci une tache nettement visible. Mais une nouvelle encore plus importante est que Jupiter a perdu une de ses ceintures, des bandes de nuages composés de cristaux de glace d’ammoniaque, que l’on croit responsables de donner à la planète géante ses curieuses teintes rouge, brune et jaune. Quelque chose a causé l’effacement de la ceinture équatoriale du Sud, laissant juste visible la ceinture nord. L’astronome australien Anthony Wesley a été parmi les premiers à remarquer la tempête sur Saturne au mois de mars. Il a à son actif de nombreuses observations d’événements célestes. En juillet dernier, il a alerté les observatoires sur la présence d’une grande tache noire près du pôle Sud de Jupiter, les restes de cendres laissés par un impact d’une comète ou d’un astéroïde. Selon un article publié ce mois-ci par l’université du Pays Basque à Bilbao en Espagne, « la tache principale, un nuage très noir comprenant les matériaux produits par l’impact, a atteint la taille d’environ 5000 km dans l’atmosphère de Jupiter, bien qu’elle ait été entourée d’un halo provoqué par la chute de matériaux expulsés de l’atmosphère jusqu’à 8000 km, légèrement plus petit que la taille de la Terre. » La taille de la comète/astéroïde aurait été dans les environs de 500 mètres pour causer ce genre de dommage. Wesley a réédité son exploit ce mois-ci, avec Christopher Go aux Philippines, qui observaient tous deux Jupiter au moment chanceux pour capturer un autre impact. Celui-ci était plus petit que celui de l’an dernier car il n’a pas semblé laisser une marque, donc il s’est probablement consumé dans la haute atmosphère avant d’atteindre le haut des nuages, » suggère Wesley. Néanmoins, comme le fait remarquer Sean Walker, « Le flamboiement peut avoir paru petit depuis la Terre, mais il doit avoir été titanesque à la distance de Jupiter, et du côté éclairé de Jupiter. »



La réalité objective à gauche et à droite

Notre monde est en train de mourir. Nous avons empoisonné l’air, pollué les rivières et dévasté les terres. Bien qu’il soit vrai que certains soient plus responsables que d’autres, comme le dit le héros V dans V pour vendetta, si voulez connaître la vérité, vous n’avez qu’à regarder dans un miroir. Maintenant que vous connaissez les psychopathes et leur but biologique de détruire toute la création, vous allez probablement vous poser cette question, « Que puis-je y faire ? » Ce n’est pas votre faute si les machines ont pris le contrôle de notre planète, vous étiez ignorants de leur existence, bien que vous suspectiez que quelque chose n’allait pas très bien. Nous sommes nés esclaves et nous avons grandi en croyant que nous étions libres. Nous sommes libres de choisir. Chaque moment de chaque journée. Nous pouvons continuer à nous adonner à notre illusion de réalité programmée en nous par notre éducation et nos gouvernements. Ou bien nous pouvons choisir de reconnaître les signes qui nous hurlent de comprendre qu’il n’y a pas d’espoir à trouver dans notre confiance mal placée dans les anciennes manières de penser, les anciennes manières de faire. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Alors que la planète s’ouvre, nous faisons de même. Certains sont si terrifiés de perdre leur main mise sur les anciennes manières qu’ils préfèrent l’annihilation au changement. En témoigne, le pic extraordinaire d’attaques au poignard au début mai. Nombre de ces comportements violents et bizarres sont venus de personnes qui n’avaient pas montré antérieurement de signes comme étant capables de tels actes. Pourtant quelque chose en elles exige le sommeil à tout prix.

Quelque chose de mauvais arrive par ici. Comment nous émergerons de l’autre côté dépendra de notre capacité à voir ce qui se passe autour de nous. Pour ceux d’entre nous qui embrassent le changement et font face à l’inconnu, l’espoir dans nos cœurs sera multiplié par nos actions vers l’aide des autres dans cette période sombre. Notre force est dans notre communauté. Seuls nous périrons, mais ensemble nous pourrons réaliser quelque chose.


© Frank Laumen

Crop circle à Stonehenge dans le Wiltshire. Annoncé le 9 mai 2010


Traduction française: Équipe Les Signes des Temps



[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Arcus – NdT

[2] mélanges glacés d’eau et de méthane – NdT


2 comments

  1. Sacré says:

    Merci, quel travail !

    à quand la suite ?? ;-))

    comment être tenu au courant de la sortie d’une relier les points, avoir une alerte mail…?

    Pascal Sacré

  2. Équipe Signes des Temps says:

    Le prochain CTD est en cours de traduction. Si suffisamment de personnes sont intéressées, l’envoi d’une newsletter/alerte est une bonne idée ; à discuter. En attendant, vous pouvez voir les derniers CTD ici : http://www.futurquantique.org/?cat=63 ou sur la page d’accueil : pavé de droite intitulé “articles SOTT récents”.