Relier les points: Siffler en passant devant le cimetière

Éditeurs SOTT
Sott.net
Samedi, le 14 août 2010


En juillet, des conditions météorologiques extrêmes se sont manifestées et l’avancement de l’effondrement évident de l’écosystème de notre planète est devenu plus apparent. Malgré ces terribles signaux d’alarme, les psychopathes au pouvoir continuent à faire de leur mieux pour dissimuler les faits et mêler le plus possible d’humains normaux au conflit, à la discorde, à la souffrance et à la mort.


Le 15 juillet, 3 mois après que la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon ait explosé et coulé au fond du Golfe du Mexique, BP a annoncé qu’un couvercle avait pu être posé sur le puits de pétrole jaillissant. Son vice-président Kent Wells était si soulagé qu’il a déclaré :  « Je suis très content qu’il n’y ait pas de pétrole dans le Golfe du Mexique. » Il est difficile de savoir que faire d’une telle déclaration après que sa société ait laissé échapper 5 000 000 de barils de pétrole dans le Golfe du Mexique. Peut-être pensait-il qu’une fois le flux endigué, BP serait soudainement hors de cause et libre de continuer comme si tout était normal ? C’est apparemment le cas, la société ayant déclaré quelques jours plus tard qu’elle commencerait bientôt à forer à des profondeurs encore plus importantes au large des côtés lybiennes. Ces derniers efforts pour poser un couvercle ont-ils finalement porté leurs fruits ? Nous n’en sommes pas sûrs car nous devons simplement croire BP. Rappelez-vous qu’il était dans l’intérêt de BP de sous-estimer le flux de pétrole ; plus le flux de pétrole était minime, moins ils ont à payer d’amendes et de dommages au gouvernement étasunien et aux populations du Golfe. Le véritable coût pour la planète pourrait être plus élevé que quiconque ait pu l’imaginer.

Continuez à lire ci-dessous le résumé du meilleur de l’Internet sur l’état actuel de notre planète…


Golfe toxique

Réussir à boucher le puits aurait dû produire une pression incroyable sous le couvercle, mais lorsque cela ne s’est pas manifestée, il est devenu évident que le pétrole continuait de s’écouler ailleurs. Ne faisant pas confiance aux évaluations de BP, le gouvernement étasunien a envoyé ses propres contrôleurs sur le site le 18 juillet et ces derniers ont immédiatement remarqué que le pétrole et le méthane remontaient depuis le sous-sol marin. La nouvelle a juste eu le temps d’être transmise à la presse que des responsables gouvernementaux anonymes ont confirmé que le pétrole « s’échappait à proximité du puits », faisant peut-être allusion à ce dont parlait Matt Simmons, expert du secteur pétrolier, lorsqu’il critiquait le fait absurde de se concentrer sur le rebouchage du puits alors qu’un autre énorme trou déverse du pétrole à des « kilomètres » du site de Deepwater. Une fois encore, BP a été pris en flagrant délit de mensonge tandis que CBS News rapportait que du pétrole et du méthane avaient été détectés en surface à trois kilomètres du puits. Exemple typique de brouillages de piste auxquels nous avons eu droit depuis avril, le Miami Herald nous rassurait en déclarant que « les appareils de détection ont senti des fuites ayant lieu naturellement, un phénomène commun dans le Golfe. » Tout est en ordre, vous voyez, nous avons bouché le puits ; toutes ces autres fuites sont de la faute de Mère Nature. À ce propos, Matt Simmons est maintenant décédé. Il est « mort noyé chez lui » ou « est décédé d’une crise cardiaque », selon le rapport que vous croyez.


© thepolarproject.com

Pour l’opération “static kill”, le puits a été rempli d’une épaisse boue de forage qui sera bientôt mélangée à du ciment pour, en théorie, boucher le puits définitivement. Cette technique avait déjà été tentée en mai mais avait échoué, la pression étant trop importante pour insérer quoi que ce soit dans le puits. Le fait que la tentative ait porté ses fruits cette fois-ci vient renforcer l’hypothèse émise par certains rapports, de fuites à divers endroits autour du puits. Le puits lui-même a probablement été endommagé pendant l’explosion de méthane initiale le 20 avril. Ceci expliquerait la pression plus basse que prévue sous le bouchon récemment mis. Le pétrole et le méthane fuient du fuselage du puits et s’infiltrent par des fissures dans le sous-sol marin. Si l’on considère les mensonges purs et simples de BP au sujet du puits ayant été rebouché, que devons-nous penser de l’annonce ridicule faite le 4 août disant que non seulement le puits a été rebouché définitivement, mais que la majorité du pétrole dans le Golfe a disparu ! Comme ça ! La Maison blanche a affirmé que « Mère Nature s’est occupée du pétrole – ou il a été consommé par les bactéries des eaux profondes ou il s’est tout simplement évaporé. »

Des mensonges, des mensonges, de maudits mensonges. La majorité du pétrole a « disparu » parce que BP a soudoyé bon nombre de scientifiques, parce que les médias ne sont pas autorisés à filmer, et parce que le Corexit toxique s’est dispersé plus profondément dans la colonne d’eau. Des psychopathes déclarant que la réalité est telle qu’ils désirent nous la faire voir ne rend pas celle-ci réelle pour autant. Il suffit de penser à la manière dont BP a été pris en flagrant délit de retouche des images du désastre, non pas une fois, mais à diverses occasions. Tout comme les médias qui n’avaient pas accès aux sites où les dommages ont eu lieu, BP contrôle maintenant la recherche académique sur ce gâchis. Le mois passé, il s’est avéré que la société avait dépensé une fortune pour acheter le silence des scientifiques et contrôler toute recherche sur les implications environnementales du désastre et son impact sur la santé. BP a cherché effrontément à engager tout le département des sciences maritimes d’une université en Alabama tandis qu’il se prépare à se défendre contre des procès, alors que des scientifiques de l’Université d’État de Louisiane, de l’Université d’État du Mississippi et l’Université Texas A&M ont signé des contrats avec BP pour déterminer l’étendue des dommages écologiques infligés à la région du Golfe du Mexique. Le contrat « interdit les scientifiques de publier leurs recherches, de les partager avec d’autres scientifiques ou de discuter des données collectées pour les trois années à venir au moins. »

© thepolarproject.com

Ils prennent leurs rêves pour des réalités, une caractéristique typique de la psychopathie, et c’est ce qui les pousse à croire que la perception du public au sujet de ce qui se passe vraiment dans le Golfe peut être maîtrisée. L’utilisation intensive du Corexit pour masquer la visibilité du pétrole signifie que « 75 % » restent dispersés dans la mer. L’étendue totale du problème reste cachée. Mais ce n’est qu’une question de temps avant que les gens apprennent la vérité lorsque les retombées affecteront chaque aspect de leur vie. Les concentrations de méthane, 100 000 fois supérieures aux limites normales des eaux du Golfe, ont déjà altéré la chaîne alimentaire complexe qui est la base de l’écosystème du Golfe. Une « zone morte » causée par des niveaux d’oxygène bas s’étend maintenant sur une superficie équivalente à celle du Massachusetts depuis l’ouest de la Louisiane et le long des côtes texanes. Les autorités publiques nous rassurent en nous informant que l’eau est sans danger et pourtant, tests après tests d’échantillons d’eau et de pétrole révèlent des taux dangereux de toxicité. Nous devrions nous rappeler que le gouvernement Bush avait dit au public étasunien que l’air environnant le « Ground Zero » de la tour WTC était sans danger. À ce jour, des milliers de secouristes souffrent encore toujours de maladies respiratoires, et sont les témoins vivants du mensonge flagrant et inhumain du gouvernement.

Des sondages menés pour mesurer l’impact sur l’homme ont démontré que pratiquement la moitié des classes ouvrières du Golfe se plaignent d’irritations cutanées et de problèmes respiratoires, sans parler des dommages causés à leur bien-être psychologique et économique durant ce qui devrait être l’apogée de la saison touristique. Une étude du Centre de Contrôle des Maladies (Center for Disease Control – CDC) a trouvé que 10 % de la population de Key West en Floride était infectée par le virus de la dengue, une créature portée par les moustiques et qui produit des symptômes chez les humains étonnamment similaires à ceux causés par l’exposition au Corexit et au pétrole brut :


Risque d’éruption du virus de la dengue dans les quartiers de Floride dû à la Toxicité de la marée noire et du Corexit


H.P. Albarelli Jr. & Zoe Martell

Truthout.org

Mercredi 21 juillet 2010

Le moment où éclate cette épidémie de dengue présente deux problèmes supplémentaires: les symptômes de la dengue sont similaires à ceux causés par l’exposition aux produits chimiques comme ceux contenus dans le pétrole brut et les dispersants utilisés dans les endroits contaminés du Golfe du Mexique, rendant difficile le diagnostic des gens présentant les symptômes. Pire encore, il reste la menace que le Corexit et d’autres toxines présentes dans le Golfe du Mexique pourraient affaiblir le système immunitaire, et de ce fait, préparer le terrain pour des formes plus aiguës de la maladie chez des gens qui sont ou ont déjà été exposés au virus.

Dans un rebondissement bizarre, le département de l’Administration de la Sécurité Nationale a ensuite publié une « alerte à la terreur » sur le sujet, bien que la raison n’ait jamais été avancée. Est-ce bien « la dengue » qui touche les gens en Floride ? Les résidents du Golfe sont furieux contre BP et sa dissimulation de l’amplitude de l’écocide, mais nous nous demandons comment ils se sentiraient s’ils apprenaient que la dengue a été introduite volontairement en Floride par la CIA dans les années 1950, comme partie intégrante du Projet Artichoke :

Divers documents de la CIA, ainsi que les découvertes d’un Comité congressionnel de 1975 révèlent que trois sites en Floride, Key West, Panama City et Avon Park, ainsi que deux autres sites en Floride centrale, ont été utilisés pour faire des expériences sur la dengue transmise par les moustiques et d’autres substances biologiques. […]

Les expériences à Avon Park, à environ 270 kilomètres de Miami, ont été menées secrètement dans un quartier habité principalement par une population afro-américaine à faibles revenus où se trouvaient plusieurs bâtiments de logements sociaux nouvellement construits. Les documents de la CIA liés à son projet top secret Projet MK/NAOMI indiquent nettement que les moustiques utilisés à Avon Park étaient du type Aedes aegypti. Des avions spécialement équipés, lors d’une expérience de plus grande envergure, ont relâché 600 000 moustiques sur la région. Durant l’une des expériences à Avon Park, environ 150 000 moustiques furent jetés dans des sacs en papier conçus pour exploser lors de l’impact avec le sol. Chaque sac contenait environ 1000 insectes. En plus de la dengue, certains moustiques étaient également porteurs de la fièvre jaune.

Lorsque des dizaines de milliers de menhadens du Pacifique ont été retrouvés morts et boursouflés dans les eaux peu profondes du Mississippi début août, le Département pour la Qualité environnementale (Department of Environmental Quality) a cherché à dissimuler la vérité en nous affirmant que les poissons avaient glissé à travers les mailles d’un filet de pêche d’un chalutier. Allez dire ça aux tortues et aux dauphins échoués sur les plages. De toute façon, quelques jours plus tard, un autre événement de ce type a été reporté à Gulfport, Mississippi. Une quantité sans précédent de poissons morts avait déjà été rapportée en juin. Tandis que nous écrivons ces lignes, un autre banc de menhadens du Pacifique morts a été retrouvé au large des côtes du Massachusetts, mais cette fois-ci c’est l’eau inhabituellement chaude qui serait soi-disant responsable. Les riverains disent n’avoir jamais connu cela. Des dizaines de milliers de menhadens du Pacifique flottaient au large de Delaware Bay dans le sud du New Jersey le 11 août dernier.

Prétextant “des formulaires incomplets”, BP a annoncé le 12 juillet qu’il réduirait ses paiements pour les demandes d’indemnisation pour la marée noire aux 40 000 riverains directement affectés par la catastrophe. De concert avec le gouvernement étasunien, BP est même allé plus loin la semaine suivante :


Le complot de BP pour arnaquer les “petites gens”

Dahr Jamail

Truthout.org

Mercredi 21 juillet 2010

© Inconnu

Des pêcheurs de la Côte du Golfe et d’autres ayant fait une demande d’indemnisation à BP pour perte de revenus sont scandalisés par l’annonce faite récemment que le fonds d’indemnisation du gouvernement d’une valeur de 20 milliards de dollars déduira l’argent qu’ils gagnent en travaillant au nettoyage de toute indemnisation future qu’ils percevront de BP. […]

Kenneth Feinberg, nommé par le président Obama administrateur indépendant du Gulf Claims Facility pour le fonds de compensation du désastre pétrolier du Deepwater Horizon de BP d’un montant de 20 milliards de dollars, a déclaré hier  que les salaires perçus par les gens travaillant au nettoyage organisé par BP verront leurs salaires déduits des indemnisations perçues.


C’est ce que font les dirigeants d’entreprise, bien sûr : réduire les coûts et maximiser les profits. Pourquoi payer des gens pour nettoyer votre bordel quand vous pouvez réquisitionner des esclaves sortant tout droit de l’immense population carcérale des États-Unis ? Avec le taux le plus élevé d’incarcérations du pays, les prisonniers de Louisiane offrent à BP une manière géniale d’économiser de l’argent et de déduire les faibles coûts d’embauche de leurs impôts sur les sociétés (déjà peu élevés) par la même occasion. Ces nettoyeurs qui ont été embauchés par les moyens traditionnels ne s’en sortent guère mieux. Ils sont payés une misère, le moral est au plus bas et lorsqu’ils tombent malades, on leur dit :  « On vous appellera », ce qui signifie qu’ils viennent juste d’être renvoyés pour avoir osé tomber malade et, de ce fait, contredire la position officielle que les dispersants chimiques sont sans danger. D’autres ont été renvoyés pour avoir parlé aux médias. Combien de temps encore avant que des histoires comme celles-là deviennent communes ?


Une bombe emballée se déclenche au domicile d’un dirigeant d’un groupe pétrolier à Houston

Stephen C. Webster
Raw Story
Dimanche 11 juillet 2010

Une bombe artisanale dissimulée dans une boîte de chocolats envoie une femme à l’hôpital

Un cadeau apparemment anonyme laissé sous le porche d’une maison de Houston appartenant à un dirigeant d’une compagnie pétrolière a mis la population affluente de la ville en émoi ce week-end, après que le paquet ait explosé et blessé grièvement une femme de 62 ans.

Des voisins de la victime ont déclaré à la branche locale d’ABC News à Houston que la bombe ressemblait à une boîte de chocolats dans un sac-cadeau et avait été laissée sur les marches de la maison jeudi.

À la place des chocolats, le sac contenait ce que les autorités ont décrit comme une bombe artisanale contenant des punaises et des clous. Lorsqu’elle a ouvert le paquet le vendredi soir, sous le porche arrière vers 18 h 30, la dame a reçu des éclats dans le visage, des blessures que la police a déclaré ne pas être mortelles.

Nous nous demandons naturellement si BP est derrière le procès au nom des pêcheurs, riverains et travailleurs du pétrole qui tente de rejeter la faute sur des bateaux de pompiers qui auraient causé la marée noire, arguant que leur arrosage de la plate-forme l’aurait fait couler et aurait cassé le tuyau connecté au puits. Évidemment, ils ont laissé de côté la partie où les nains avides de BP ont insisté que les employés de la plate-forme ignorent les signaux d’alarme et continuent à percer jusqu’à ce qu’ils meurent dans une boule de feu. Nous apprenons ensuite que les employés fainéants avaient « désactivé » le système d’alarme afin de pouvoir dormir en paix. Cela aurait pu faire la différence en termes de sauvetage de vies sur la plate-forme, mais quelques secondes supplémentaires n’auraient rien changé à l’impossibilité d’empêcher l’explosion et la marée noire qui en a résulté.


© Associated Press

Que peut faire une société quand elle devient la cible de la colère d’un pays tout entier ? Changer de marque ! Oui, BP pense à changer le nom de ses stations essence étasuniennes, et de peut-être revenir à American Amoco, tandis que les manifestations, le vandalisme et des ventes en chute libre viennent frapper ses distributeurs. Il faudra plus que des changements superficiels pour sauver la société de la faillite totale. Un procès vient d’être annoncé contre BP demandant 10 milliards de dollars de dommages en rapport avec un incident entièrement isolé ayant eu lieu dans une raffinerie de Texas City en mai. Le dirigeant de BP Tony « J’aimerais retrouver ma vie d’avant » Hayward a finalement été forcé de quitter la société le 26 juillet, renvoyé avec un parachute doré de 18 millions de dollars. Hayward a peut-être écopé pour la négligence grossière de BP mais il a été remplacé par le dirigeant étasunien de BP, Bob Dudley, qui était en fait responsable de la gestion de l’opération de réponse à la marée noire. L’une des premières tâches du nouveau PDG a été d’aplanir les différends avec ses ex-complices russes, qu’il avait fuis en 2008 à cause d’un marché BP-pétrole russe ayant tourné au vinaigre. Son autre devoir important est d’accélérer la vente d’actifs d’une valeur de 20 milliards de dollars, apparemment pour financer le désastre du Golfe, mais il est important de remarquer que les actifs étasuniens de la société sont les premiers à être enlevés des livres de comptes. Avec l’ancien dirigeant d’Amoco Bob Dudley aux commandes et un changement de nom probable dans le futur, BP se préparerait-il à abandonner les côtes étasuniennes ?

Nous avions spéculé en mai et en juin que BP empêchait l’étendue des dégâts d’être montrée au public car il essayait de profiter de la crise elle-même. L’« US Securities and Exchange Commission » a confirmé nos soupçons la semaine passée lorsqu’il est apparu que le régulateur financier « enquêtait pour savoir si les employés de BP profitaient de manière illégale de l’information non transmise au public suite à la marée noire du Deepwater Horizon ». Le gouvernement étasunien est apparemment furieux contre BP après que celle-ci ait demandé un crédit d’impôt de 10 milliards de dollars, encourus supposément pendant toute la durée de la marée noire. À quoi s’attendait le gouvernement en créant un environnement régulatoire aussi laxiste qui invite pratiquement les barons-voleurs à piller les ressources du pays à leur guise ? Ailleurs, les nains avides d’Halliburton ont vu leurs profits du second trimestre augmenter de 83 %, en majorité grâce au forage horizontal sur le sol étasunien, ce qui empoisonne petit à petit la nappe phréatique. Les applaudissements les plus retentissants de l’industrie pétrolière vont à Royal Dutch Shell, qui a annoncé une augmentation de 34 % dans les profits du second trimestre, c’est-à-dire 4,2 milliards de dollars après avoir « réduit les coûts » en sacrifiant 7000 emplois. Ne vous inquiétez pas, nous pensons qu’Halliburton et Shell recevront la monnaie de leur pièce très bientôt. Nous ne pouvons qu’acquiescer à ce qu’a déclaré Hiram Lee qui écrivait sur le World Socialist Web Site que ces parasites « doivent s’attendre à un dur choc. La criminalité évidente exposée par la marée noire de BP, combinée à la réaction tout à fait corrompue et cynique du gouvernement n’a fait qu’augmenter la colère du public étasunien. Une rage qui trouvera une expression politique très bientôt. Et lorsque cela aura lieu, elle devra être basée sur la réalisation qu’il ne peut y avoir aucune réaction sérieuse à un désastre tel que celui de la marée noire – et aucun effort sérieux pour éviter le prochain désastre – qui n’adresse pas également le problème à sa source : le système capitaliste.» Une fois que les gens auront compris que les nains avides qui font tourner la machine capitaliste sont des psychopathes, ce sera la fin pour eux…

Issues de la combinaison fatale de malfaisance de l’entreprise et du changement de climat cosmique, d’autres marées noires importantes ont fait la une le mois passé. Une marée de six mètres de haut projetant du pétrole et du gaz dans l’air, s’est déversée à quelques mètres des marécages de Louisiane après qu’une source de pétrole ait été touchée par un remorqueur qui faisait partie du nettoyage du Deepwater. Un désastre a également frappé le Michigan à la mi-juillet lorsqu’un oléoduc souterrain connectant les États-Unis au Canada s’est cassé et a déversé plus de trois milliards de mètres cubes de pétrole dans la rivière Kalamazoo qui se jette dans le lac Michigan :


La marée noire dans la rivière Kalamazoo dans le Michigan fait écho au désastre du Golfe du Mexique

Kari Lydersen & David A. Fahrenthold

Washington Post

Vendredi 6 août 2010

“Ce que nous voyons émerger comme schéma est celui d’une surveillance et d’une supervision inadéquates [dans le gouvernement] et une industrie qui semble prendre des raccourcis, » a déclaré Tim Warman de la National Wildlife Federation (Fédération nationale pour la protection de la nature), qui a participé à l’élaboration d’un rapport reprenant les centaines d’accidents en rapport avec l’industrie pétrolière et du gaz durant la décennie passée. […]

« Le schéma tend à faire croire que nous allons en voir davantage », a-t-il déclaré.


© AP Photo/Jiang He, Greenpeace

Un pompier aide son collègue qui s’est retrouvé embourbé dans l’épaisse couverture de pétrole durant une tentative de réparation d’une pompe sous-marine à Dalian en Chine le mardi 20 juillet 2010.

En quelques jours, la marée du Michigan a été évincée par un incident portuaire spectaculaire dans la ville de Dalian au nord de la Chine le 16 juillet. Une énorme explosion et un incendie ont brisé un tuyau reliant un pétrolier à quai à un entrepôt. Lorsque l’incendie a menacé de se propager aux réservoirs contenant du pétrole brut et un produit chimique hautement inflammable appelé le diméthylbenzène, PetroChina a ordonné de vider le réservoir le plus proche avant qu’il n’explose et ne fasse un carnage dans la ville de 6 millions d’habitants. Le feu s’est déchaîné pendant 15 heures et a apparemment brûlé une grande partie du pétrole. Quelque 350 000 barils d’épais pétrole brut se sont écoulés vers la mer, faisant une marée noire plus importante que celle de l’Exxon Valdez. Ce désastre a ravagé près de 2000 kilomètres de littoral alaskien, et pourtant, de manière étonnante, les autorités chinoises affirment que la combinaison des 23 tonnes de bactéries pétrophages, une armée de 8000 nettoyeurs et 800 bateaux de pêche utilisant des nattes de paille et des bas remplis de cheveux ont suffi à rendre à Dalian et aux eaux avoisinantes leur état d’avant la marée noire et ce en 9 jours. Les volontaires recevaient une prime pour s’exposer à la boue toxique et étaient payés 44 $ pour chaque baril de pétrole récolté, ce qui provoqua une frénésie de nettoyage. Tandis que nous écrivons ces lignes, deux énormes pétroliers sont entrés en collision au large des côtes indiennes, ce qui a provoqué une fuite de la cargaison de pétrole de l’un de ceux-ci qui menace également de faire naufrage.


BP vient-il de provoquer le Changement climatique ?

Il y a une toute autre facette à  l’écocide du Golfe que nous devons examiner. À la mi-mai une observation satellite a remarqué que la nappe de pétrole était attirée dans le Loop current du Golfe du Mexique. Le Loop current est comme la salle des machines du tapis roulant océanique global, également connu sous le nom de Gulf Stream ou la circulation thermohaline nord-atlantique. L’eau chaude entre dans le Golfe depuis les Caraïbes et génère un courant circulaire qui la ramène vers les côtes du Golfe de Floride et l’envoie autour de l’État du Soleil ainsi que dans l’Atlantique nord, où elle protège l’Europe de plaques de glace de cinq kilomètres de haut. Le 18 mai, une longue coulée de pétrole a pu être observée s’étendant dans le Loop current. Ce même jour, le Loop current a commencé à se briser ! Plus spécifiquement, il a commencé à se déconnecter du courant maritime sortant du Golfe vers l’Océan Atlantique, laissant derrière lui un tourbillon tournant dans le sens horaire dans le Golfe et qui est devenu complètement déconnecté à la mi-juin. Ces découvertes importantes ont été publiées par l’Institut National de Physique nucléaire (Istituto nazionale di fisica nucleare – INFN) en Italie et les auteurs du rapport ont mentionné dans le résumé que « la marée noire de BP pourrait causer des dommages irréparables à l’activité de thermorégulation climatique globale du Gulf Stream. »


Risque de changement de climat global provoqué par la marée noire de BP

Gianluigi Zangari

Frascati National Laboratories (LNF) – Istituto nazionale di fisica nucleare (INFN)

Frascati 00044, Via E. Fermi, 40, ITALY


Correspondance: Gianluigi Zangari Courriel : gianluigi.zangari@lnf.infn.it

Résumé : la marée noire de BP pourrait causer des dommages irréparables à l’activité de thermorégulation climatique globale du Gulf Stream.

L’importance du Gulf Stream dans les processus de thermorégulation du climat global est bien documentée. Les dernières données par satellite en temps réel (Jason, Topex/Poseidon, Geosat Follow-On, ERS-2, Envisat) de mai-juin 2010 traitées par CCAR1,2 (Colorado Center for Astrodynamics Research), et vérifiées aux laboratoires Frascati par SHT calculus3 et comparées avec les données des années précédentes, montrent pour la première fois, la preuve directe de la division précipitée du Loop Current, un courant océanique chaud qui est d’une importance capitale pour le Gulf Stream. Comme le montrent les données sur la vélocité et la hauteur de la surface de la mer, le Loop Current s’est divisé pour la première fois aux alentours du 18 mai et a généré un tourbillon dans le sens horaire qui est toujours actif (voir Fig. 1).

 

Figure 1 : Données satellites en temps réel. Données de la hauteur de la surface de la mer en temps réel (ci-dessus) et données de vélocité de la surface de la mer (ci-dessous) du 22 avril au 9 juin traitées par CCAR 1,2 et vérifiées aux Laboratoires Frascati par SHT calculus3. L’étoile indique l’emplacement de la plate-forme de BP Deepwater Horizon. La flèche jaune indique l’endroit où le Loop Stream se divise.

 

En date d’aujourd’hui, la situation s’est détériorée au point que le tourbillon s’est détaché complètement du courant principal, détruisant totalement le Loop Current, comme l’indique la figure 2 ci-dessous, datée du 12 juin 2010.

 

Figure 2: Données satellites en temps réel mises à jour. Données de la hauteur de la surface de la mer en temps réel (ci-dessus) et données de vélocité de la surface de la mer (ci-dessous) mises à jour le 12 juin traitées par CCAR 1,2 et vérifiées aux Laboratoires Frascati par SHT calculus3. L’étoile indique l’emplacement de la plate-forme de BP Deepwater Horizon. La flèche jaune indique l’endroit où le Loop Stream se brise.

Comme l’analyse comparative des données satellites jusqu’à mai 2010 ne présentait aucune anomalie, il pourrait être possible de mettre ce changement dans le Loop Current en relation avec l’action biochimique et physique de la marée noire de BP dans le Gulf Stream. Il est par conséquent raisonnable de prévoir qu’un changement d’un courant chaud comme le Loop Current puisse générer une réaction en chaîne de phénomènes critiques et d’instabilités dus aux changements qui pourraient avoir des conséquences graves sur la dynamique de l’activité thermorégulatrice du Gulf Stream sur le climat global.

Références :

1. Site web du CCAR ;

2. Leben, R. R., G. H. Born, B. R. Engebreth, 2002, Operational altimeterdata processing for mesoscale monitoring. Marine Geodesy, 25, 3-18;

3. G. Zangari patent SIAE-OLAF n. 9903198/1999

En d’autres termes, le Gulf Stream pourrait ne plus atteindre l’Europe et nous entrerions dans la prochaine Ère Glaciaire. SOTT.net a déjà évoqué la probabilité de ce scénario se développant sur des années, mais nous n’avions pas anticipé que certains déviants dans la société humaine pourraient être un facteur significatif dans le changement de climat. Nous avons une situation intéressante suivant laquelle, au beau milieu d’un changement de climat, une société psychopathique fait ce que les psychopathes font : foutre le bordel par avidité, et se retrouver responsables d’un hiver d’un froid extrême. Peu importe que l’hiver prochain allait déjà être hors normes !

Il ne fait pas bon être psychopathe de nos jours

La dernière fois que nous avons remarqué le changement dans le Gulf Stream pendant une semaine à la mi-décembre 2006, une météo instable et des catastrophes naturelles avaient eu lieu partout dans l’hémisphère nord pendant deux semaines, arrivant à son point culminant trois semaines plus tard en janvier 2007. Cette fois, la réaction en chaîne nous a menés un peu plus loin en terre inconnue : le Jet Stream s’est divisé en deux, un phénomène qui a produit des conditions météorologiques extrêmes le mois passé comme jamais auparavant. Cela n’est en lui-même pas inhabituel, mais les observateurs sont alarmés car ils n’ont encore jamais vu la partie australe du Jet Stream divisé se déplacer autant vers le sud. La question à 64 000 $ que nous devons nous poser est la suivante : L’avidité de BP a-t-elle causé l’explosion de la plate-forme ; causant la marée noire dans le Golfe du Mexique ; causant la séparation du Loop Current du Gulf Stream ; causant une brisure du Gulf Stream ; causant la division du Jet Stream en deux; causant les conditions météorologiques extrêmes au Pakistan, en Russie et en Chine ? Les médias ont attribué la vague de chaleur en Russie, les inondations au Pakistan et les glissements de terrain en Chine à la division du Jet Stream. Mais notez, une fois encore, ce que les scientifiques ont écrit ci-dessus : « une réaction en chaîne de phénomènes critiques et d’instabilités dues aux changements énormes. » Ce que cela signifie, c’est qu’à présent, les rapports de cause à effet deviennent plus prononcés, sinon impossibles à démêler. Tout est possible maintenant. Détraquer artificiellement les courants océaniques produira des effets non linéaires dans des régions apparemment non connectées en termes de schémas météorologiques établis. Qui plus est, d’autres facteurs entrent en jeu dans ces cas-ci qui ont contribué aux phénomènes météorologiques extrêmes partout sur la planète. Nous reviendrons sur ceux-ci plus loin.

On remarque une nette augmentation des tremblements de terre de forte magnitude rapportés le mois passé. Regardez la liste suivante. Notez les deux passages en gras :

7 juillet – Californie du sud, USA: Magnitude 5,4, presque 1000 secousses jusqu’au 14 juillet

14 juillet – Bio-Bio, Chili: Magnitude 6,5

16 juillet – Washington, DC, USA: Magnitude 3,6

18 juillet – Îles Fox, Îles Aléoutiennes, Alaska, USA: Magnitude 6,7

18 juillet – Région de Nouvelle-Bretagne, Papouasie-Nouvelle-Guinée: Magnitude 6,9

18 juillet – Région de Nouvelle-Bretagne, Papouasie-Nouvelle-Guinée (2): Magnitude 7,3

20 juillet – Région de Nouvelle-Bretagne, Papouasie-Nouvelle-Guinée: Magnitude 6,3

21 juillet – Nord d’Halmahera, Indonésie: Magnitude 6,1

22 juillet – Vanuatu: Magnitude 6,2

23 juillet – Région de la vallée du Saint-Laurent, Québec, Canada: Magnitude 4,1

23 juillet – Golfe de Moro, Mindanao, Philippines: Magnitude 7,3

23 juillet – Golfe de Moro, Mindanao, Philippines (2): Magnitude 7,6

23 juillet - Golfe de Moro, Mindanao, Philippines (3): Magnitude 7,4

23 juillet – Golfe de Moro, Mindanao, Philippines (4): Magnitude 6,5

24 juillet – Tonga: Magnitude 6,0

28 juillet – Au large de la côte de l’Oregon, USA: Magnitude 5,3

29 juillet – Golfe de Moro, Mindanao, Philippines: Magnitude 6,6

30 juillet – Au large des côtes de Kamtchatka, Russie: Magnitude 6,2

3 août – Mer des Moluques, Indonésie: Magnitude 6,3

4 août – Papouasie-Nouvelle-Guinée: Magnitude 6,4

4 août – Sud des îles Fiji, Fiji: Magnitude 6,0

4 août – Wyoming, USA : magnitude 4,8

10 août – Vanuatu : Magnitude 7,5


© NOAA and NSF

Le véhicule opéré à distance Jason filme en gros plan des explosions de magma et d’écoulements de lave du volcan West Mata


Jim Holden, scientifique responsable de l’expédition pélagique USA-Indonésie, a rapporté que les 4 séismes de forte magnitude enregistrés dans le Golfe de Moro au large du sud des Philippines le 23 juillet étaient en fait des interprétations sismiques d’une éruption volcanique sous-marine importante. Kawio Barat, un énorme volcan sous-marin s’élevant à 3800 mètres au-dessus du niveau du plancher marin de moins de 6000 mètres entre l’Indonésie et le sud des Philippines, n’a été découvert que deux semaines avant son éruption. Nous pouvons nous demander si les autres groupes de séismes dans la région sont purement d’origine tectonique ou s’il s’agit d’éruptions sous-marines de volcans inconnus. Une chose est certaine : chaque nouvelle expédition qui balaye les fonds sous-marins ramène des surprises quant au niveau bien plus élevé d’activité volcanique que prévu.

Ceci, bien entendu, chauffe les océans. De grandes parties de récifs coralliens ont blanchi cette année à cause de « températures maritimes élevées ». Les scientifiques ont récemment remarqué d’énormes étendues de « récifs auparavant intacts devenus des paysages sous-marins blancs et arides au large des côtés thaïlandaises et indonésiennes, » tandis que des équipes de contrôle ont rapporté la décoloration massive de récifs coralliens au large des côtes de la Malaisie, du Vietnam, du Cambodge, de l’Indonésie, des Maldives, des Caraïbes, du Sri Lanka, de l’Australie et de l’Afrique orientale. La température de l’eau a augmenté de 3 degrés au large des côtes cambodgiennes où 100 % du corail est maintenant blanc. Une étendue d’algues bleues-vertes de la taille de l’Allemagne s’est formée dans la mer Baltique suite à la vague de chaleur prolongée en Europe de l’Est. Pire encore, ce type d’algues est « toxique pour l’homme et peut causer des inflammations cutanées ». Cela arrive chaque été, mais cette année, elles ont colonisé environ 90 % de cette mer semi-enclavée. Ailleurs le mois passé, les habitants d’Orange County ont paniqué suite à l’apparition d’un « dépôt gluant vert fluo » le long de la côte californienne. Le plus inquiétant est le rapport d’une étude publiée dans Nature révélant que les niveaux de  phytoplancton ont baissé de 40 % depuis les années 50. Les adeptes de la théorie du réchauffement climatique ont essayé de faire rentrer ces données dans leur modèle, mais il s’agit d’un autre signe évident que le seul réchauffement ayant lieu vient d’en dessous et non pas de l’activité humaine sur terre.


© Reuters

Des denrées alimentaires de secours jetées d’un hélicoptère de l’armée dans le district de Rajanpur

Le nombre de morts n’a fait qu’augmenter au Pakistan où la pluie n’a cessé de tomber depuis presque un mois maintenant. Quelque 4 millions de domiciles ont été balayés par un véritable tsunami. En fait, l’ampleur de cette catastrophe est telle que l’Organisation des Nations Unies l’a décrite comme le pire désastre humanitaire auquel elle a été confrontée – pire encore que le tsunami de l’Océan Indien de 2004. Au moment d’écrire, le gouvernement pakistanais a mis à jour son estimation du nombre de personnes sans abris à 20 millions, disant qu’il s’agissait de la pire crise qu’avait traversé le pays depuis sa scission avec l’Inde en 1947. Peut-être que toutes ces ressources militaires de l’OTAN dans la région peuvent être utilisées à bon escient pour dégager et reconstruire les dommages énormes causés aux infrastructures par les glissements de terrain et les rivières sorties de leur lit ? Mais nous n’allons pas nous bercer d’illusions. Le gouvernement pakistanais déclare que le désastre dépasse ses capacités de réponse. Des crues subites se sont produites jusque dans le Kashmir et dans le nord de l’Inde où la boue a recouvert les maisons et a tué des centaines de personnes.

Des pluies “de proportions bibliques” sont tombées à Mombasa au Kenya à la mi-juillet. Cet événement exceptionnel a transformé les rues en canaux, faisant flotter les voitures en stationnement. Le premier typhon de l’année a fait au moins 80 morts aux Philippines, sa taille et sa férocité ayant pris le pays par surprise. Devenu tempête tropicale le temps d’arriver au Vietnam, le typhon Conson a été suivi par le typhon Chanthu une semaine plus tard et cette fois, le Vietnam a subi des inondations et des glissements de terrain.

Pendant ce temps, la Chine a été touchée par les pluies de mousson qui ont détruit le Pakistan et par des typhons en provenance de l’est. Des glissements de terrain multiples et des inondations partout dans le sud-ouest de la Chine suite aux typhons ont laissé plus de 2000 morts et ont détruit presqu’un million et demi de maisons durant cette saison qui a été la plus humide que le pays ait connu depuis 1998. Il y a trois mois seulement, le sud-ouest de la Chine connaissait sa plus grande sècheresse depuis 50 ans. Maintenant, 25 rivières sont à un niveau élevées jamais connu auparavant et plus de 100 villes sont inondées. Pendant ce temps, dans le nord-ouest, Zhoukou dans la province de Gansu a été inondée par une coulée de boue spectaculaire qui a charrié des immeubles de six étages.



Tandis que le sud de l’Asie est sous les eaux, la Russie cuit dans ce qui est la plus chaude vague de chaleur continue que le pays ait connue depuis au moins 1000 ans, selon le directeur du Centre météorologique russe. Une chaleur dépassant tous les records a fait grimper le thermomètre à 45 ° dans certaines régions de Russie européenne. À Moscou uniquement, au moins 700 personnes meurent chaque jour et les morgues ne savent plus que faire des corps. Des milliers d’incendies de forêt brûlent de vastes étendues de terre arable, détruisant les récoltes et produisant une épaisse fumée qui s’est rapidement transformée en smog toxique lorsqu’elle s’est mêlée à la pollution industrielle. À la fin juillet, un tiers des récoltes céréalières russes avaient été détruites, menant le premier ministre Poutine à imposer une interdiction d’exporter toute céréale. Au moment d’écrire, l’estimation est passée à 40 % des récoltes de la Russie détruites et les semailles de l’hiver vont poser problème. En date du 15 juillet, 1000 personnes, recherchant désespérément une source d’eau pour s’y rafraîchir, s’étaient noyées parce qu’elles ne savaient pas nager et ont eu des difficultés. Le nombre de morts suit les caprices du mercure en augmentation et nous estimons qu’une fois la canicule passée, plusieurs milliers de personnes encore auront trouvé la mort à cause de la chaleur et des milliers d’hectares supplémentaires auront été brûlés. Les conditions caniculaires devraient continuer pendant le mois d’août. Au moment d’écrire ces lignes, des rapports émergent faisant part de la décision de certains pays d’évacuer leurs ambassades à Moscou.


© NASA/Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer

Hmm… Moscou se trouve quelque part là-dessous. Des images de la Russie et des régions avoisinantes du 4 août 2010. Les incendies particulièrement intenses sont soulignés en rouge.


© Associated Press

Valentina Kotikova, dont la mère est décédée d’une crise cardiaque quand leur maison a brûlé, est sur le site d’un incendie dans le village de Peredeltsy dans la région du Riazan en Russie le jeudi 5 août 2010.


© AP

Vague de chaleur record: les températures devraient atteindre les 38 °C en Russie la semaine prochaine, nourrissant les craintes de propagation d’incendies


Les médias traditionnels déclarent maintenant à qui veut l’entendre que ces conditions météorologiques extrêmes n’ont en fait qu’une seule cause. Eh oui, le comportement imprévisible du Jet Stream de haute altitude qui « s’est divisé en deux » et qui a causé tous ces évènements météorologiques » (résultant en un grand anticyclone comme celui au-dessus de l’ouest de la Russie) est causé par… vous l’avez deviné, le changement climatique dû à l’homme, bien sûr !

Le Jet Stream glacé lié aux inondations aux Pakistan et aux incendies en Russie

Michael Marshall

New Scientist

Mardi 10 août 2010

Selon les météorologues observant l’atmosphère au-dessus de l’hémisphère nord, les schémas irréguliers de maintien du Jet Stream sont en faute. Ceci a eu comme conséquence que les systèmes météorologiques sont restés immobiles. Les températures ont fortement augmenté et les pluies ont atteint des niveaux extrêmes.

Connu pour son influence sur les conditions météorologiques européennes et asiatiques, le Jet Stream se déplace entre 7 à 12 km au-dessus du sol. Dans sa forme basique, il s’agit d’un courant d’air se déplaçant rapidement et qui ondule du nord au sud quand il se déplace autour de la planète d’ouest en est. Sa forme en vague est due aux ondes de Rossby – des courants puissants tourbillonnants qui poussent le Jet Stream au nord et au sud comme dans un jeu géant de flipper.

Ces dernières semaines, les météorologues ont remarqué un changement dans le schéma normal du Jet Stream. Ses ondes se déplacent normalement vers l’est, entraînant avec lui certains systèmes météorologiques. Mais à la mi-juillet, elles se sont arrêtées, dit Mike Blackburn de l’Université de Reading, en Grande-Bretagne (voir diagramme). Une situation similaire s’est présentée au-dessus des États-Unis en juin dernier.


© New Scientist

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Mais quelle est la cause de tout ceci ? Les météorologues n’en sont pas certains. Les modèles de changement climatique prédisent que l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère va augmenter le nombre de canicules extrêmes. Il est impossible de dire si les concentrations de gaz à effet de serre sont liées aux blocages du Jet Stream ou s’il s’agit d’un autre mécanisme.

Arrêtons-nous un instant pour réfléchir à ce qui vient d’être dit. L’auteur déclare que les modèles de changement climatique prédisent que l’augmentation de la concentration de gaz à effet de serre mènera à une augmentation du nombre de canicules extrêmes, MAIS il est impossible de prévoir ce qu’en sera le mécanisme.

Pour utiliser un registre linguistique vulgaire, ce sont des conneries. Les ordinateurs ne sont pas des oracles magiques donnant des réponses précises à n’importe quelle question posée. Ce sont des machines qui sont programmées pour analyser des données et donner des réponses basées sur les données introduites. En d’autres termes, si nous voulons qu’un ordinateur nous donne la valeur de 2 + 2, nous devons d’abord programmer l’ordinateur avec les règles de l’addition. Si notre programme est bien écrit, notre ordinateur nous donnera la réponse correcte, c’est-à-dire 4. Si notre programme est défectueux,  nous obtiendrons une réponse différente.

Bien sûr, nous pourrions aisément impressionner les gens en déclarant que le modèle informatique nous a révélé que 2 + 2 = 5, mais il n’en restera pas moins que notre modèle informatique est faux, tout simplement.

Nous aurons deux choix quant à la façon de construire notre modèle informatique. Le premier sera basé sur les absolus connus, comme la théorie des nombres (pour l’addition par exemple) ou les lois de la physique. Le second sera  basé sur l’analyse statistique.


© Josh

Si, par exemple, nous voulons savoir où une plume va atterrir sur le sol quand on la lâche depuis le toit, nous pourrions construire un modèle basé sur les lois de la physique et l’aérodynamique qui essaiera de calculer le vol complet de la plume depuis le toit jusqu’au sol. Ce type de calcul exigerait une connaissance de la température de l’air pour calculer sa densité, le type de vent, la taille et la forme de la plume, etc.

Le modèle statistique, par contre, serait une supposition basée sur une série de mesures antérieures. Il pourrait prendre en compte l’époque de l’année et la température de l’air, puis faire le lien entre ces données et les mesures précédentes de l’endroit où était tombée la plume pendant les différentes époques de l’année. Durant une journée d’été calme, la plume tomberait relativement droit, tandis que durant une journée d’hiver, elle serait transportée par le vent.

Remarquez que dans le modèle statistique, il est impossible de dire exactement pourquoi la plume a été emportée ou dans quelle direction elle le serait, tandis que dans le modèle basé sur des règles, cette question pourrait recevoir une réponse absolue. Remarquez également que le modèle statistique est basé sur l’ignorance des lois qui gouvernent le mouvement de la plume, ce qui augmente considérablement les risques d’erreurs et de suppositions erronées.

C’est le cas avec les modèles climatiques dont parle l’article. Ils sont statistiques et basés sur des mesures précédentes, mais ne peuvent pas (comme ils l’admettent librement ici) répondre à la question sur les résultats particuliers obtenus. En d’autres termes, il ne s’agit ici que d’un jeu de devinettes haut de gamme.

Comme la majorité des gens l’ont appris l’hiver passé, le changement climatique causé par l’homme est une connerie. Nous pensons plutôt que quelqu’un proteste un peu trop en voyant toute cette information disséminée concernant le Jet Stream. Il n’est pas dans les habitudes du pouvoir en place de faciliter aux gens la tâche de « relier les points » (on ne peut quand même pas laisser les masses penser de manière différente !). Que faut-il donc comprendre ici ?

Le Pakistan est justement dans le collimateur du pouvoir en place pour le moment. Nous savons que le pouvoir en place considère l’Asie comme le prix ultime dans les aspirations mégalomaniaques à la domination mondiale, et que la stratégie étasunienne est focalisée sur la maîtrise de la Russie et de la Chine. Nous savons que le gouvernement au sein du gouvernement étasunien a fait des recherches, a testé et lancé une technologie de modification climatique. Lisez l’article suivant écrit par le scientifique politique, le Dr Andrey Areshev et publié dans le journal International Affairs. Cette publication est l’organe officiel du ministère russe des Affaires étrangères et est présidée par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov. L’article d’Areshev a ensuite été repris par les médias traditionnels russes :


Armes climatiques: plus qu’une Théorie du Complot?

Dr. Andrey Areshev

International Affairs

Mardi 27 juillet 2010

Les températures anormalement élevées exclusivement en Russie et dans les territoires adjacents invitent les explications alternatives.

Dans les années 70, Zbigniew Brzezinski a évoqué dans son livre Entre Deux Âges le thème du contrôle climatique, qu’il considérait comme une forme de régulation sociale à grande échelle. Sans aucun doute, le poids lourd de la pensée géopolitique étasunienne devait s’intéresser non seulement aux implications sociales immédiates mais également aux implications géopolitiques potentielles d’influence sur le climat. Il n’est pas le seul auteur à sonder ce sujet, mais pour des raisons évidentes, l’information sur les progrès dans la sphère de l’armement climatique n’en est pas encore au stade de dépasser les barrières du secret dans un avenir proche.

Commentaire: l’auteur parle ensuite de HAARP comme source potentielle de manipulation climatique, mais comme SOTT.net l’a dit plusieurs fois, son but est principalement la modification du comportement des masses.

Des hypothèses radicales se présentent naturellement en pareille situation. Le président vénézuélien H. Chavez a été ridiculisé pour avoir attribué le tremblement de terre en Haïti à l’impact de HAARP mais, par exemple, des soupçons similaires ont été avancés pour le tremblement de terre dans la province de Sichuan en Chine en 2008. De plus, il existe des preuves que le programme d’influence climatique étasunien s’étend à un nombre de pays et de régions mais est aussi partiellement basé dans l’espace. Par exemple, le véhicule commandé à distance X-37B mis en orbite le 22 avril 2010 transporterait de nouveaux types d’armement laser. Selon le New York Times, le Pentagone rejette tout lien entre le X-37B et les armes de combat mais reconnaît que son but est de soutenir les opérations au sol et de gérer un nombre de tâches auxiliaires. Le véhicule a été construit il y 11 ans dans le cadre du programme de la NASA qui a été repris par l’US Air Force il y a 6 ans et est classé comme top secret.

Aux États-Unis et dans plusieurs autres pays, la révélation des détails du programme expérimental mis en pratique en Alaska a été exigée. La Russie ne s’est jamais jointe à ces voix, mais l’impression est que les efforts vers un changement climatique délibéré ne sont pas un mythe, et que dans un avenir proche, la Russie – ainsi que le reste du monde – va devoir faire face à une nouvelle génération de menaces. Pour le moment, les armes climatiques peuvent atteindre leur capacité cible et être utilisées pour provoquer des sècheresses, éradiquer des récoltes et induire des phénomènes anormaux de toutes sortes dans certains pays.

Références


© Inconnu

Dans le Relier les Points de février (“Meutres de masse en Haïti, avions fous dans les cieux“), nous avancions le scénario suivant : que le tremblement de terre en Haïti était un acte meurtrier prémédité par les États-Unis pour imposer à nouveau une hégémonie régionale et pour annoncer l’arrivée à ses compétiteurs d’un nouveau moyen de se faire respecter par la planète grâce à des jouets dans l’espace comme le X-37B mentionné plus haut. Le gouvernement russe dit-il que ces armes dans l’espace sont responsables de la crise en Russie ? Nous savons que par le passé, Poutine et compagnie avaient déjà été alarmés par leurs implications :


La Russie émet des avertissements sur les armes spatiales

New York Times
mardi 27 septembre 2007

Moscou – Le chef des forces spatiales russes a déclaré jeudi que le pays entreprendrait des représailles si d’autres pays déployaient des armes dans l’espace – un strict avertissement aux États-Unis.

Bien que le général d’armée Vladimir Popovkin ne désignait aucun pays en particulier, il faisait nettement référence aux plans des États-Unis pour des armes spatiales, auxquels le Kremlin s’est opposé en vociférant.

« Nous ne voulons pas mener une guerre dans l’espace, nous ne voulons pas avoir la dominance dans l’espace, mais nous ne permettrons pas à une autre nation de dominer l’espace, » a affirmé Popovkin dans des remarques télévisées. « Si un pays déploie des armes dans l’espace, alors les lois de la guerre sont telles que des armes de représailles feront certainement leur apparition. »

Le président Vladimir Poutine a critiqué les plans des États-Unis pour des armes spatiales, disant qu’ils pourraient déclencher une nouvelle course aux armements. […]

La Russie et la Chine ont fortement fait pression pour un accord international interdisant les armes spatiales, mais leurs propositions ont été bloquées par les États-Unis.

Le président George W. Bush a signé un ordre en octobre 2006 affirmant tacitement le droit des États-Unis aux armes spatiales et s’opposant aux développements de traités ou autres mesures qui les restreignent.

© Anonyme
Surf des neiges hors saison à la station de ski Marmot Basin près de Jasper dans l’Alberta au Canada… en juillet !


Nous devons garder à l’esprit qu’une telle activité a lieu dans le contexte du changement climatique global. Des événements météorologiques extrêmes se produisent sur toute la planète. Les pouvoirs en place désirent-ils que nous croyions qu’ils peuvent influencer le climat au point qu’ils peuvent choisir les pays ciblés ? Est-ce juste une autre gestion rusée de la perception pour rassurer les gens que quelqu’un ou un groupe contrôle les choses ici sur la GBB, impliquant donc que les événements ne sont pas devenus incontrôlables ? À mesure que les gens s’éveillent à ce qui se passe, la dernière chose que les psychopathes au pouvoir veulent voir arriver est que les gens fassent un lien conscient entre l’avènement de l’Âge glaciaire et le rôle des psychopathes dans le blocage de la prise de conscience de cela et, comme nous avons vu avec le courant circulaire dans le Golfe du Mexique, en initiant en fait la « réaction en chaîne. »

Nulle part ailleurs le contraste de température extrême n’a été plus prééminent récemment qu’au Canada, ou l’Alberta a été frappée par de fortes chutes de neige à la mi-juillet et la Colombie-Britannique brûlée par plus de 400 feux de forêts et un glacier en train de fondre a provoqué une grande avalanche sur la montagne Capricorne juste deux semaines plus tard ! Les partisans du réchauffement ont été excités par la nouvelle qu’un morceau de glace de la taille de Manhattan s’était séparé du Groenland au début août, mais ils ont semblé oublier – ou étaient joyeusement inconscients – la probabilité qu’un facteur significatif dans le début des précédents âges glaciaires était que la branche de l’Atlantique Nord de la circulation thermohaline – le Gulf Stream – s’arrêtait à cause des morceaux de banquise qui fondaient. Vous ne les entendrez certainement jamais mentionner le glacier Berlingske au Groenland qui a cru régulièrement de 5 km en longueur au cours du siècle dernier. En tout cas, la calotte glaciaire antarctique augmente d’épaisseur et l’étendue de la banquise s’accroît.

Les gens annoncent des chutes de grêle de plus en plus fortes qui accompagnent des orages. Il y a eu une époque où des grêlons de la taille d’une balle de golf étaient étranges, comme ceux qui ont frappé Calgary au Canada au début juillet, mais quand des ballons de foot en glace de 25 cm de diamètre et pesant plus de 500 grammes commencent à tomber, comme c’était le cas au Dakota du Sud le 30 juillet, vous savez qu’il est temps de courir s’abriter.

Il y a eu aussi récemment des inondations étendues en Europe. Juillet a été le plus humide pour le Royaume-Uni et l’Irlande, où il y a eu un rapport d’observation d’une tornade. Des inondations soudaines ont tué 10 personnes en Pologne et en Europe Centrale alors que la tendance humide continue depuis le mois d’avril. La vague de chaleur russe s’est étendue à travers l’Europe de l’Ouest au début juillet. Une autre tornade rare, cette fois au large de la côte allemande, a blessé 8 personnes sur la petite île de Duene. Jetez un coup d’œil sur ce monstre alors qu’il passait le 9 août au-dessus de Helsinki en Finlande :




Un peu d’ Independence Day !

En parlant de cela, la saison des ouragans vient de commencer aux États-Unis et on s’attend à ce qu’elle produise « 6 à 8 ouragans majeurs. » La majorité des États-Unis a cuit aussi durant tout le mois de juillet quand les températures sont montées à 38°C le long de la côte du Sud-Est. Le Midwest a vu des orages formidables comme celui à Chicago fin juillet qui a donné 190 mm de précipitation, ce qui représente environ une précipitation normale de deux mois d’été, sur juste deux jours.  D’autres endroits en Iowa ont annoncé 230 mm, causant la rupture du barrage du lac Delhi. Encore deux effondrements ont été annoncés aux États-Unis le mois dernier ; un à Milwaukee au Wisconsin en juillet qui s’est ouvert pendant la pluie record pour la ville ; mais l’autre à Tampa en Floride, s’est produit par beau temps. Les deux effondrements se sont produits soudainement, et les deux ont avalé des voitures ! C’étaient les derniers dans une série d’effondrements qui apparaissent partout dans le monde entier depuis avril.


© AP
Trou béant : une Cadillac Escalade gît au fond d’un effondrement à Milwaukee après qu’une portion de route se soit écroulée pendant la pluie torrentielle d’hier.



À l’heure où nous mettons sous presse, un troisième effondrement a été annoncé aux États-Unis le mois dernier, cette fois à Cheektowaga dans l’État de New York. Une famille nageait à l’extérieur quand toute l’eau a soudainement été aspirée dans un effondrement qui s’est ouvert sous la piscine à l’arrière de leur maison !


© Anonyme
Il neige au Brésil en août !

Des températures de –25 °C au Pérou ont tué des centaines de personnes, forçant le gouvernement à déclarer l’état d’urgence. Au cours des quatre dernières années, les hivers péruviens sont devenus plus froids et ont atteint même des altitudes plus basses, tuant même un plus grand nombre d’alpagas et de gens qui n’ont pas l’infrastructure pour survivre au nouveau climat. Des parties du Nord de l’Argentine subtropicale ont été couvertes par de rares chutes de neige à la mi-juillet alors que l’Amérique Latine enregistrait sa plus longue période de froid en 17 ans. Plusieurs centimètres de neige ont couvert Cordoba, pendant que Buenos Aires vivait son jour le plus froid depuis dix ans le 16 juillet. Au moment où le grand froid s’étendait au Chili, au Brésil, à la Bolivie, à l’Uruguay et au Paraguay, des milliers de têtes de bétail et des centaines de personnes sont mortes dans des régions subtropicales où les températures descendent rarement en dessous de 20 °C. Le choc a été trop grand pour les créatures de rivière en Bolivie où on a rapporté la mort de 6 millions de poissons, alligators, tortues et dauphins en quelques jours au maximum du froid. Les températures en dessous de zéro dans la jungle amazonienne où le thermomètre tourne normalement autour de 35°C ont coïncidé avec l’échouage de centaines de pingouins morts sur les plages de São Paulo.

Entre l’approvisionnement en nourriture russe décimé, les récoltes trempées en Europe et le temps froid en Amérique latine, attendez-vous à ce que les prix alimentaires augmentent rapidement dans les mois qui viennent. Les fermiers en Afrique du Sud demandent aussi où est passé le réchauffement global alors que les températures ont plongé le mois dernier et que des gelées étendues ont détruit les récoltes.

Remarquez ci-dessus que la donnée de séisme récente la plus notable a été le pic dans le nombre de séismes le 4 août. Qu’est-il arrivé le 4 août ? La chose qui se distingue est une « éruption complexe » solaire qui a envoyé une éjection de masse coronale vers nous le 1er août et qui a atteint la Terre les 3 et 4 août :

Un tsunami solaire révélé sur une étonnante photo d’actualité

Space.com
Vendredi 6 août 2010

 

© NASA/SDO/AIA
L’Observatoire de dynamique solaire de la NASA a pris cette image du Soleil en multi-longueurs d’onde d’ultraviolet extrême, montrant l’éruption solaire du 1er août qui a envoyé des particules chargées vers la Terre. L’éruption solaire de classe C3 a déclenché des aurores boréales et des orages géomagnétiques étonnants qui ont duré environ 12 heures.

L’orage solaire, que la NASA a appelé un « tsunami solaire » dans une déclaration vendredi, s’est produit le 1er août. C’était une éruption solaire de classe C3 au cours de laquelle presque tout le côté faisant face à la Terre est entré en éruption dans une vague d’activité tumultueuse.

Les particules solaires ont commencé à frapper le champ magnétique de la Terre mardi et ont allumé un puissant orage géomagnétique de 12 heures et des aurores spectaculaires.

Spaceweather.com a rapporté que l’impact a allumé un orage géomagnétique de classe G2 qui a duré presque 12 heures, temps suffisant pour que les aurores s’étendent de l’Europe à l’Amérique du Nord. Cette image a été prise depuis un point de vue qui domine le Lac Supérieur au Michigan :


© Shawn Malone


Après un silence mystérieux et prolongé qui s’est prolongé bien au-delà du minimum solaire, le Soleil est revenu à la vie récemment et a ébloui les observateurs par de multiples spectacles de taches solaires et d’éruptions si grandes qu’elles sont visibles à l’œil nu.

Un vent solaire à grande vitesse a frappé le champ magnétique terrestre à la fin juillet, causant une activité géomagnétique autour des pôles. Zoltan Kenswell d’Edmonton dans l’Alberta a été témoin de ce spectacle le 27 juillet :


© Zoltan Kenwell/InFocus Imagery Inc.

Le 7 août, une autre éruption solaire, cette fois une éruption encore plus forte, de classe M1, a envoyé une autre éjection de masse coronale vers nous et a produit d’autres aurores spectaculaires :


© J. Dana Hrubes
Pôle Sud géographique, 90 degrés de latitude sud, le 9 août 2010


Se pourrait-il que l’orage géomagnétique des 3 et 4 août soit relié au groupe de séismes du 4 août ? Ou bien est-ce la même cause qui affecte à la fois le Soleil et la Terre ? Le champ magnétique de notre planète est connecté au Soleil au moyen de FTE ou « évènement de transfert de flux » :

Des portails magnétiques connectent la Terre au Soleil

Tony Phillips
NASA
Jeudi 30 octobre 2008

Toutes les huit minutes environ, les deux champs fusionnent ou « se reconnectent » brièvement, formant un portail au travers duquel des particules peuvent passer. Le portail prend la forme d’un cylindre magnétique à peu près aussi grand que la Terre.

L’activité solaire n’est pas le seul facteur derrière le changement climatique. Il est connu que la haute atmosphère se refroidit et on a découvert récemment que le minimum solaire n’est pas la raison principale pour cela. La plus grande couche de l’atmosphère, la thermosphère, se gonfle et se contracte avec l’activité solaire, mais sa dernière contraction pendant le minimum solaire de 2008-2009 l’a vu s’effondrer à une basse altitude record pour laquelle la seule activité solaire ne peut rendre compte. Les halos solaires comme celui-ci sont devenus fréquents, peu-être comme résultat d’une augmentation dans la densité des cristaux de glace dans la haute atmosphère :


© Chris Skone-Roberts

Halo solaire photographié de Bournemouth en Angleterre le mardi 20 juillet 2010.

Peu importe ce qui change la composition de l’atmosphère, sa présence est reconnue de manières subtiles. Il y a eu de nombreuses observations de météores le mois dernier. Par « météores » nous ne voulons pas dire des « étoiles filantes » où des petites traînées de lumière scintillent en l’air pendant des averses de météores, comme la traînée de comètes des Perséides à travers laquelle la Terre vient juste de passer. Nous sommes plus intéressés par les morceaux de météores et de comètes qui brûlent tellement dans l’atmosphère qu’ils soit atteignent le sol ou explosent en altitude ou produisent des spectacles lumineux extraordinaires. En voici un qui tombe sur le Chili ; un géant observé au-dessus du Cap en Afrique du Sud ; un qui a « transformé la nuit en jour » au-dessus du Nouveau-Mexique aux États-Unis ; un autre en Arizona trois jours plus tard ; une « large traînée de lumière verte brillante » observée dans la campagne anglaise ; un autre pris à la caméra au-dessus de la Russie la nuit du 5 août ; et une vision similaire en Italie le 8 août. Celui-ci filmé à Lima au Pérou semblait initialement être la réflexion d’un sillage d’avion au soleil couchant. Mais quand la caméra a zoomé sur « l’avion », eh bien, il n’y en avait pas ! Il y a des rapports qui remontent à loin sur certains de ces visiteurs cosmiques qui se déplacent très lentement à travers l’atmosphère – presque surnaturellement lents.



En parlant de bolides surnaturels, peut-être que notre rapport le plus étrange de ce mois vient de Bosnie, où des météorites ont récemment frappé la même maison pour la sixième fois !

Des météorites ‘aliens’ ont frappé la maison d’un Bosniaque six fois

Lundi 19 juillet 2010
UK Telegraph

Radivoke Lajic, âgé de 50 ans, a déclaré que le fait que sa maison soit frappée par des roches de l’espace était le résultat d’une animosité extraterrestre.

« Je suis manifestement visé par des extraterrestres, » a-t-il dit.

 

© CEN
Radivoje Lajic et les météorites qui ont frappé sa maison.

« Je ne sais pas ce que j’ai fait pour les embêter mais il n’y a pas d’autre explication logique.

« La chance d’être frappé par une météorite est si petite qu’être frappé six fois doit être délibéré. »

M. Lajic, qui vit dans le village de Gornji Lajici dans le Nord de la Bosnie, près de Prijedor, a dit que les chutes de météorites se produisent toujours quand il pleut.

La première météorite a frappé sa maison en novembre 2007.

Les scientifiques de l’université de Belgrade ont confirmé que les roches sont toutes des météorites.

« Je suis sûr que je suis visé par des aliens, » a-t-il déclaré.

« Ils s’amusent avec moi. Je ne sais pas pourquoi ils font cela. Quand il pleut, je ne peux pas dormir par crainte d’une autre attaque. »

M. Lajic a renforcé son toit avec de l’acier par peur qu’une météorite puisse toucher sa maison.

M. Lajic a fait la une des journaux il y a deux ans quand la cinquième météorite a frappé sa maison.

Les scientifiques étudient maintenant les champs magnétiques autour de la propriété pour essayer d’expliquer la fréquence de ces frappes.

Une autre météorite a frappé un homme dans la poitrine alors qu’il observait le mois dernier un match de cricket en Angleterre. Jan Marszel et Richard Haynes ont été étonnés de voir la petite roche frapper le sol devant eux, se briser en deux puis rebondir dans leur direction. Le 8 août, un autre homme dans l’Ohio aux États-Unis a entendu un sifflement avant d’être frôlé sur une épaule par une météorite qui a ensuite atterri dans sa piscine. Elle était encore chaude quand il l’a récupérée.


Quelles fuites ?


© RedactedNews.com

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, a été sur toutes les ondes en train de donner des interviews pour expliquer la position de son organisation en tant que dépositaire neutre d’informations vers qui les dénonciateurs de partout dans le monde peuvent envoyer des documents et des fichiers dont les autorités voudraient qu’ils ne voient jamais le jour. La divulgation de milliers de fichiers militaires étasuniens aux médias le mois dernier est apparue avec une telle fanfare et battage publicitaire qu’il semblait assez évident que quelqu’un voulait que les gens prêtent attention aux révélations de WikiLeaks et mettent la pression sur les crimes de guerre du gouvernement US en Afghanistan. Les documents sont des données brutes de rencontres de militaires étasuniens avec tout, depuis des soi-disant talibans jusqu’à des chèvres afghanes, dont les renseignements ont été largement fournis par des espions et des informateurs afghans payés. Le fait est que les documents ne nous disent rien que nous ne sachions déjà sur l’occupation militaire étasunienne illégale de l’Afghanistan.

Chris Hedges l’a bien résumé quand il a écrit :

l’effet global de la couverture médiatique en plusieurs parties des documents est de brosser un portrait de courageux Étasuniens mal utilisés, qui essayent de leur mieux de faire le travail malgré les machinations vicieuses et les situations maladroites des malheureux ingrats basanés que nous essayons de sauver d’eux-mêmes.

WikiLeaks remplit la plupart des critères d’une opération du Pentagone ou d’un projet d’un Julian Assange plein de bonnes intentions, mais largement dupé, qui ne comprend pas la gravité du cauchemar global actuel dans lequel nous nous trouvons. En tombant dans les bras des grands médias, il a assuré que si WikiLeaks avait jamais eu une chance de faire la différence, cette chance est maintenant partie.

Pour un prétendu dénonciateur, Assange semble étrangement opposé à accepter le plus grand complot de tous. Il a récemment déclaré :

« Je suis constamment navré que les gens soient distraits par de faux complots comme le 11/9, quand tout autour, nous donnons des preuves de complots réels, pour la guerre et la fraude financière massive. »

Le problème cependant est que les complots du gouvernement pour justifier la guerre sont une question de faits historiques. Peut-être qu’Assange a manqué la récente reconnaissance de l’incident du Golfe du Tonkin comme une opération sous faux drapeau exécutée par le gouvernement des États-Unis ?

Les lettres de créance de WikiLeaks ont cru régulièrement depuis sa fondation en 2006, raflant des prix et des applaudissements pour avoir jeté une lumière sur les méfaits des entreprises et du gouvernement. Il a remporté le prix de la censure de l’Economist en 2008 et le prix des médias d’Amnesty International en 2009. Il a publié des documents internes de Trafigura qui ont abouti à l’inculpation de la compagnie de transport international pour avoir déversé des déchets toxiques en Côte d’Ivoire. Mais sa première « fuite » est provenue d’un « initié » de Al Shabbab en Somalie. Al Shabbab est le groupe de résistance que les Néocons au Pentagone ont cherché à relier au fictif « al-Qaïda » mais qui est en réalité l’opposition légitime au « gouvernement fédéral de transition de la Somalie » soutenu par les États-Unis. Observez Assange décrire comment WikiLeaks a joué un rôle clé dans les élections du Kenya en 2007. Un fait complètement omis est que la National Endowment for Democracy (Contribution Nationale pour la Démocratie) du gouvernement des États-Unis incitait en même temps des émeutes au nom de la CIA. De plus en plus curieux. Avec chaque fuite publiée sur son site Internet, WikiLeaks – qu’Assange décrit comme « une agence de renseignements du peuple » – a attiré un public toujours plus grand. La vidéo Collateral Murder d’un hélicoptère d’attaque Apache fauchant des Irakiens innocents a été diffusée en avril et est rapidement devenue virale bien qu’il n’y avait rien d’extraordinaire pour le comportement militaire étasunien en Irak. WikiLeaks prêche une « totale transparence »,  pourtant il envisage « la mise en place d’un service d’abonnement où les membres qui paient auraient un accès précoce aux fuites. » Il a précédemment essayé de mettre aux enchères 7000 courriels internes d’un compte d’un ancien écrivain de discours pour Hugo Chavez. Hummm… Assange est dépeint comme un croisé de gauche, pourtant il se met du côté de l’establishment US en poursuivant Chavez ?

Comme l’a dit Wayne Madsen, l’accumulation constante de ses lettres de créance a aidé « à booster la bonne foi du site Internet comme partie d’une campagne de guerre cyber-psychologique. » Il fait remarquer que

dans le comité consultatif de WikiLeaks se trouve Ben Laurie, un ancien programmeur et expert en sécurité d’Internet pour Google, qui a récemment signé un accord coopératif avec la National Security Agency (NSA) et a été accusé par la Chine de faire partie d’une campagne étasunienne de cyber-espionnage  contre la Chine. D’autres membres consultatifs de WikiLeaks sont des dissidents chinois dominants, comprenant Wan Dan, qui a remporté en 1998 le prix de démocratie du National Endowment for Democracy (NED) ; Wang Youcai, fondateur du Parti démocrate chinois ; Xiao Qiang, directeur du Projet Internet chinois à l’université de Californie à Berkeley, membre du comité consultatif de la Campagne internationale pour le Tibet et commentateur sur Radio Free Asia affiliée à George Soros ; et l’exilé tibétain et activiste Tashi Namgyal Khamsitsang.


© Andrew Winning / Reuters

Les ventes de journaux ont reçu un coup de pouce bienvenu le mois dernier grâce à l’Opération WikiLeaks.

Curieusement, WikiLeaks s’est retenu de publier une partie des fichiers disponibles qui couvraient des opérations des Forces Spéciales US en Afghanistan. S’il y a des choses intéressantes à trouver dans ces fichiers, alors c’est sûrement enfoui là ? Le New York Times et le Guardian nous ont déjà dit les détails sanglants sur la rafle et l’exécution d’écoliers. Ce que le monde a besoin de savoir avant que le massacre des Afghans puisse être arrêté est la vérité de ce que cause réellement  la contre-insurrection US: explosion de bombes dans des lieux bondés puis accuser les insurgés ; transporter par avion le « Taliban » dans tout l’Afghanistan pour faire croire que le côté opposé est une force assez crédible pour justifier l’occupation US du pays pendant la prochaine décennie ; la CIA amassant rapidement des profits dans la fabrication et la vente d’héroïne de haute qualité. Nous voulons voir les reçus qui prouvent que ce n’est pas une guerre mais une industrie de mort à partir de laquelle les mêmes personnes peu nombreuses deviennent extrêmement riches (encore).

Mais à la place, tout ce que nous avons, ce sont ces « journaux de guerre » qui accordaient aux États-Unis et ses alliés de multiples coups de propagande, tous assemblés sur un plateau, en dépeignant le Pakistan comme le grand méchant derrière le carnage. Non seulement cela, Oussama Ben Laden a eu aussi une mention : un rapport d’août 2006 l’a placé dans une réunion à Quetta au Pakistan, où il complotait et intriguait avec Mullah Omar pour réaliser des attentats suicides en Afghanistan. Aucune mention encore sur l’officiel de l’ISI qui câbla à Mohammed Atta 100 000 $ peu avant le 11/9. Ou le fait que tout traitement de militants islamiques que l’ISI fait en Afghanistan est fait à la demande de la CIA. Un autre rapport « divulgué » prétendait que la Corée du Nord interférait avec la « démocratisation » de l’Afghanistan par l’Amérique ! L’Iran aussi, bien entendu !

Des comparaisons historiques ont été immédiatement effectuées avec la diffusion des Papiers du Pentagone au sommet de la Guerre du Vietnam. Elles sont tout à fait appropriées, mais pas pour les raisons étalées dans les grands médias. Fletcher Prouty explique dans The Secret Team comment les Papiers du Pentagone ont été entassés en faveur de l’élite par quelqu’un qui voulait que l’employé du Pentagone Daniel Ellsberg informe sur la manière dont la guerre était devenue atroce. Cela justifiait l’escalade des campagnes de bombardement alors que le gouvernement US agissait comme s’il faisait « tout en son pouvoir » pour mettre fin à la guerre, tandis qu’en réalité il faisait tout ce qu’il pouvait pour justifier un budget militaire massif. La promotion que WikiLeaks a reçue dans les grands médias est un drapeau rouge majeur. Regardez cette première page du Guardian deux jours après le grand scoop :

Visages de l’Armée d’Afghanistan – Faites connaissance avec l’avenir du combat contre le terrorisme

29 juillet 2010

 

© Guardian/Kevin Frayer


La légende du Guardian dit :

« Soldats afghans, articles d’avant-poste, Sud de l’Afghanistan

Images de 10 soldats sur presque 40 de l’armée nationale afghane qui patrouillent à partir d’un avant-poste étasunien dans la vallée d’Arghandab près de Kandahar. L’armée est largement constituée de personnel du nord qui a combattu le taliban dominé par les Pachtounes du Sud du pays. » Portraits de Kevin Frayer

Le Guardian pouvait publier des bios brillantes sur les mercenaires afghans, pourtant il a manqué un rapport sur les 6 milliards de dollars d’équipement militaire qui est « porté manquant », selon un audit gouvernemental britannique. Et en ce qui concerne le 11/9 ? Cette guerre n’est-elle pas fondée sur le prétexte du 11/9 ? Quelqu’un a sûrement divulgué quelque chose pour aider à boucher les trous dans la théorie du complot officielle ? Assange a dit : « Je suis constamment navré que les gens soient distraits par de faux complots comme le 11/9, quand tout autour, nous donnons des preuves de complots réels, pour la guerre et la fraude financière massive. »

Les médias pakistanais se demandent à juste raison comment WikiLeaks est tombé sur ces documents largement déformés à un moment où les États-Unis se reposent fortement sur le Pakistan pour soutenir la « crise » Obama-Petraeus. Le nouveau commandant étasunien en Afghanistan est le même général qui a dirigé le massacre de Fallujah. Le général Mattis a admis librement qu’ « il est amusant de tuer en Afghanistan. » Avec des pertes s’élevant à des niveaux records et sans une fin en vue, Joe Quinn suggère que l’Opération WikiLeaks a servi un but très différent que de révéler la « vérité sur la Guerre en Afghanistan. »

Attention à Julian Assange et WikiLeaks – Chéris des grands médias

De temps en temps, les gens qui ont pour priorité de mesurer le pouls du sentiment public vis-à-vis des crimes de plus en plus flagrants des officiels publics, croient essentiel de présenter un faux héros du peuple. Quelqu’un qui, apparemment, a les tripes et l’impudence pour jeter le pavé dans la mare et être la voix de la majorité silencieuse. Le but et l’effet sont de fournir un récipient pour aspirer toute cette colère et cette indignation latentes et croissantes qui sont présumées exister et les disperser de la même manière que Corexit a été utilisé pour disperser le gâchis de l’industrie pétrolière dans le Golfe du Mexique. Je suggère qu’Assange est un de ces « récipients », et je dois admettre que je me demande si cet homme pâlot et laconique a été choisi délibérément pour représenter la voix du peuple – est-ce une vraie estimation par les pouvoirs en place de la puissance de la menace potentielle d’une population en colère ou est-ce simplement ce qu’ils aimeraient que nous croyions… ?

Aujourd’hui le gouvernement étasunien diabolise ce qu’il appelle le “Taliban”. Mais il y a moins de trente ans, les mêmes personnes étaient louées comme des Combattants de la Liberté :

« Regarder les combattants de la liberté afghans combattre des arsenaux modernes avec de simples armes tenues à la main est une inspiration pour ceux qui aiment la liberté. Leur courage nous enseigne qu’il y a des choses dans ce monde dignes d’être défendues. Au peuple afghan, je dis, au nom de tous les Étasuniens, que nous admirons votre héroïsme, votre dévotion à la liberté et votre lutte sans relâche contre vos oppresseurs. »

~ Ronald Reagan, 1983

Et si vous préférez quelque chose de plus récent, voici l’actuel secrétaire d’État, Hillary Clinton, qui explique comment les États-Unis ont créé « le Taliban ».



Le point saillant ici étant que les temps ne changent pas, mais les intérêts oui. Entre temps, voici une liste d’articles qui souligne ce qui se passe réellement en Afghanistan et nous n’avons pas eu besoin d’être en possession de milliers de documents ‘secrets’ pour vous apporter cette information :

11 juillet : L’évacuation des Britanniques de Sangin met en évidence l’aggravation de la crise de l’intervention US en Afghanistan

13 juillet : Un soldat afghan tue trois soldats britanniques
17 juillet : Une double explosion de bombes a secoué Lahore au Pakistan : Aucun groupe ne revendique la responsabilité
17 juillet : Deux soldats étasuniens et six soldats britanniques tués en A1fghanistan
17 juillet : Des ‘militants pro-Taliban’ tuent 16 civils au Pakistan
19 juillet : Un attentat suicide en Afghanistan tue au moins 3 personnes et en blesse des douzaines
19 juillet : Pakistan : 42 « militants » tués à Orakzai, Kurram
19 juillet : 22 militants du Taliban tués dans l’ouest de l’Afghanistan
19 juillet : Afghanistan : Deux soldats étasuniens tués dans des attentats séparés
24 juillet : Une attaque de drone US tue 16 personnes au Pakistan
26 juillet : Afghanistan : Karzai annonce que 52 civils afghans ont été tués lors d’une frappe de l’OTAN
27 juillet : Israël forme des pilotes allemands au pilotage de drones en Afghanistan
13 août : Une frappe aérienne US tue 8 civils afghans


Derniers jours de l’empire

© Mustafa Khalili/guardian.co.uk
Port-au-Prince est toujours en ruine

Six mois après la destruction de Haïti dans ce que nous suspectons fortement avoir été un acte d’éco-terrorisme qui a tué quelque 250 000 personnes et laissé 1,5 million de sans abri, les milliards de dollars en aide humanitaire donnés par la communauté internationale n’ont toujours pas atteint les survivants désespérés. La plupart des gens n’ont pas accès à un abri sûr, à une eau potable propre, à l’électricité ou aux soins médicaux élémentaires. Le prochain ouragan qui passera apportera davantage de dévastation au pays le plus pauvre dans l’hémisphère occidental. Les médias occidentaux se sont faits l’écho des déclarations recommandées dépeignant l’effort de reconstruction comme « en panne » à cause de luttes internes et d’une désorganisation entre les donateurs et condamnent un « manque de leadership » de la part du gouvernement haïtien qui a été paralysé par l’inertie. »

C’est déloyal à l’extrême de jeter le blâme sur Haïti. Une agence d’aide humanitaire a rapporté que le scénario opposé est en réalité en train d’être joué. La reconstruction a été proche de la non-existence parce que le gouvernement étasunien (grâce à  Bill Clinton et l’incomparable ‘Dubya’(surnom de G.W. Bush – NdT)) s’est mis lui-même en charge des projets de construction qui sont spécifiés selon les souhaits des pays donateurs – principalement les États-Unis et l’U.E. – plutôt que les besoins des Haïtiens eux-mêmes. » Nous avons vu venir cela dès que les vautours capitalistes ont commencé à faire des cercles en l’air en janvier dernier. Le gros des 12 000 soldats étasuniens stationnés à Haïti a été retiré le 1er juin, ayant empêché avec succès un soulèvement contre ce que Patrick Martin décrit rigidement comme « le président marionnette, René Préval, et la minuscule élite des multimillionnaires haïtiens. »

L’impérialisme américain et la catastrophe haïtienne six mois après le séisme

Patrick Martin
World Socialist Web Site
mardi 13 juillet 2010

Avec les possibles exceptions de l’Irak et de l’Afghanistan, aucun pays dans le monde n’a été autant spolié par l’agression, la subversion et la domination économique de Washington qu’Haïti.

Cette relation continue dans la soi-disant reconstruction sponsorisée par les Nations Unies. La commission établie en mars pour surveiller l’utilisation des 5,3 milliards de dollars promis à la reconstruction d’Haïti est co-présidée par le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive, mais le vrai pouvoir repose entre les mains du co-président étasunien, l’ancien président Bill Clinton et l’administration Obama.

C’est Washington qui prend les décisions sur l’utilisation de l’argent de l’aide, malgré la « feuille de vigne »  de la participation haïtienne. La commission ne s’est même pas réunie officiellement avant le 17 juin, plus de cinq mois après le séisme, et ensuite seulement parce que le début de la saison des ouragans a rendu nécessaire d’approuver 31 millions de dollars en projets pour bâtir des abris anti-ouragans pour une petite fraction de la population.

L’ancien président Clinton a déclaré à plusieurs reprises que son but principal est d’encourager les investissements privés à Haïti, et dans ce but, il a systématiquement promu la politique pour assurer les profits des banques et des entreprises des États-Unis et autres puissances impérialistes.


© Frederic Dupoux/Getty Images
Wyclef Jean

Des jeunes Haïtiens ont choisi le lendemain de la phase des six mois pour protester à Port-au-Prince et exiger que le président René Préval démissionne en tant que vice-roi étasunien. Il sera parti de toute façon le 28 novembre quand les Haïtiens rendront hommage au Dieu Démocratie et prendront part à un rituel de vote réduit au ridicule par 100 ans de constante intervention étasunienne. Cette élection ne sera pas différente, comme le candidat étasunien est Wyclef Jean, un musicien hip-hop de New York. Comment est-ce pour « catapulter la propagande » ? Des observateurs ont mis en doute son adéquation à un moment où les Haïtiens ont besoin d’un fort leadership, mais ce dont ils ont réellement besoin est d’être galvanisés par la vérité historique des pillages et meurtres étasuniens dans leur pays.

Le soudain remplacement du Premier ministre australien Kevin Rudd par son adjointe Julia Gillard le 23 juin avait tous les signes d’un coup d’État politique flagrant dans lequel les Australiens n’avaient rien à dire. Ce coup d’État habilement exécuté a eu lieu en 15 heures alors que les divers hommes de pouvoir dans le Parti travailliste se présentèrent au nom de l’élite pour protéger ses profits. Apparemment, « l’impôt de 40 %  sur les super-profits » (RSTP) proposé par Kevin Rudd est mal passé avec les magnats miniers qui dominent l’économie politique de l’Australie. John Pilger écrit que tout ce à quoi cet impôt se montait était un impôt modeste sur les profits des géants de l’exploitation minière comme BHP Billiton et Rio Tinto pour aider à payer la dette nationale : « La réponse a été une vicieuse campagne de publicité contre le gouvernement et une menace pour arrêter les mines. » Tom Albanese, PDG du géant de l’exploitation minière Rio Tinto, a réprimandé le « nationalisme des ressources » durant un discours qu’il avait donné lors d’un dîner peu de temps après le coup d’État. Devant les applaudissements des 500 directeurs des mines, il a déclaré, « Les politiciens dans le monde peuvent apprendre une leçon quand ils envisagent un nouvel impôt pour boucher un trou dans les revenus ou jouer aux politiques locales. » Autrement dit, que personne d’autre n’ose émuler l’exemple australien de taxer les corporations ou vous serez renvoyé comme Rudd, ou pire. Au milieu des démonstrations de ses lettres de créance à l’élite, Gillard a annoncé une élection anticipée ce mois-ci, nettement confiante que leur soutien cimentera son coup d’État.

Le discours d’un directeur d’exploitation minière désigne le rôle clé dans le coup d’état australien

Nick Beams
World Socialist Web Site
mardi 15 juillet 2010

Dans les conditions où de grandes parties de la population sont gravement perturbées par l’élimination de Rudd et les couches les plus politiquement conscientes deviennent averties des forces réelles qui opèrent derrière la façade de la démocratie parlementaire, les médias jouent un rôle critique : empêcher tout examen du coup d’État et des forces qui l’ont organisé. […]

La dissimulation des médias intensifiera toute la campagne d’élection prochaine, alors qu’ils travaillent à s’assurer que toute discussion des implications politiques du coup d’État est supprimée.

Mais c’est une histoire différente dans les conseils d’administration des entreprises et des échelons supérieurs de l’élite financière, où une discussion intense est en cours sur les événements australiens et leurs relations avec la turbulence économique globale qui s’aggrave.

Le coup d’État contre Rudd était un avant-goût des chocs politiques à venir. Il a démontré que les sections dominantes des élites financières et corporatistes mondiales invalideront de plus en plus les apparats de la démocratie parlementaire et emploieront des méthodes dictatoriales pour imposer leurs intérêts.


© J-wire
Julia Gillard rencontre des personnes du même avis lors d’un voyage en Israël en juin 2009

La proposition du super-impôt sur les ressources de Rudd a été immédiatement abandonnée par Gillard, le Premier ministre du pays nouvellement choisi, qui a ensuite annoncé le basculement à droite du gouvernement lorsqu’elle a promis que l’Australie chercherait à bâtir un « centre de traitement des réfugiés » offshore sur l’est de Timor et a écrit un éditorial pour The Age et le Sydney Morning Herald dans lequel elle jouait la carte de la War on Terror™ et rassurait Washington de l’engagement de l’Australie envers l’Empire en inversant une décision prise par le ministre de la Défense australien seulement quelques heures avant le coup d’État pour retirer les troupes australiennes d’Afghanistan.

Les Timorais de l’Est ont été naturellement livides à l’idée de devenir le Gitmo (Guantanamo) de l’Australie. Beaucoup de ces réfugiés voyagent depuis l’Afghanistan, un pays que l’Australie a aidé à dévaster. Mais les médias soumis ont utilement déformé son idée comme une « gaffe » de politique étrangère d’une débutante naïve (la liberté durement gagnée du Timor Est est arrivée malgré le soutien de l’Australie à la boucherie de l’Indonésie dans l’État de la minuscule île). L’an dernier, Gillard a voyagé en Israël (tous frais payés par le magnat immobilier juif australien Albert Dadon, maintenant l’employeur de son mari) où elle a promis son engagement envers le sionisme et a été remerciée par le gouvernement israélien pour prôner le « droit à l’autodéfense d’Israël » durant l’Opération Plomb Durci. Est-ce juste une coïncidence que son coup d’État du 24 juin a eu lieu exactement un an après son arrivée en Israël ?


© Reuters/Jo Jung-Ho/Yonhap
Le porte-avions nucléaire américain USS George Washington et le navire porte-hélicoptère Dokdo de la Marine sud-coréenne font voile pour contrer la Chine et la Corée du Nord, le 25 juillet 2010. Nommé d’après un homme qui a libéré 13 colonies du joug impérial anglais, que penserait Washington des États-Unis à présent ?

Le « Relier les Points » du moi de mai a examiné l’incident de la ‘torpille malhonnête’ qui a coulé un vaisseau de guerre sud-coréen, le Cheonan. Pour autant que le gouvernement des États-Unis soit concerné, la Corée du Nord est responsable d’avoir coulé le navire malgré toutes les preuves du contraire. L’administration Obama a utilisé l’incident pour un effet de levier maximal contre la Corée du Nord et la Chine. Lorsque la Corée du Nord joue à des jeux de guerre dans la mer du Japon ou la mer Jaune, elle est accusée de belligérance, mais quand les États-Unis combinent leur matériel militaire à celui de la Corée du Sud pour des exercices militaires durant une semaine, comme ils l’ont fait à la mi-juillet et à nouveau au début août, ils le justifient sous le prétexte usé de la Guerre Froide vieux de 60 ans que la Corée du Nord est un danger pour sa garnison asiatique. Les gouvernements chinois et russe ne croient pas que la Corée du Nord fut responsable du naufrage du Cheonan et perçoivent les exercices US-Corée du Sud comme une danse de guerre agressive dans leur arrière-cour.

La seule belligérance affichée dans la région Asie-Pacifique est étasunienne. La Corée du Nord a menacé d’une « réponse physique », ce qui en retour a poussé Hillary Clinton à annoncer de nouvelles sanctions contre un pays qui souffre déjà d’un isolement extrême et d’une pauvreté énorme. Comme son prédécesseur Condoleeza Rice, les actions belliqueuses de Clinton au nom de l’empire l’ont vue siéger dans un sommet ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) sur la sécurité qui s’est réuni au Vietnam fin juillet où son exposé  était limpide dès le début : se mettre aux côtés du Vietnam dans une querelle territoriale avec la Chine sur une série d’îles dans la mer du Sud de la Chine. Les États-Unis ont un peu d’audace de prétendre « se lever pour défendre le petit gars » après ce qu’ils ont fait au Cambodge, au Laos et au Vietnam. L’histoire se répète elle-même ici (à nouveau) alors que les États-Unis deviennent belligérants avec un autre petit pays asiatique sur la base d’un incident naval arrangé. Le New York Times a couvert la divulgation le 16 juillet de plus de 1100 pages des transcriptions de l’époque de la Guerre du Vietnam antérieurement classifiées qui mettent au clair que le président américain d’alors, Lyndon B. Johnson, était pleinement au courant que l’incident du Golfe du Tonkin, dans lequel l’USS Maddox avait essuyé un tir de la marine nord-vietnamienne, était en fait un non-événement, un travail de fiction manifestement mis au point par le Secret Team, l’élément voyou qui relie les réseaux de renseignement du monde entier.


© Associated Press
Le nouveau président de Colombie, Juan Manuel Santos, prête serment le 8 août 2010.


Combien de guerres les États-Unis peuvent-ils entreprendre en même temps ? Les choses s’échauffent aussi sur le « théâtre de guerre » latino-américain. Lorsque l’Organisation des États Américains (OAS) s’est réunie à Washington le mois dernier, le gouvernement de la Colombie a accusé le Venezuela d’héberger des « terroristes » et a présenté des vidéos, des cartes et des photos pour étayer ses revendications sur le fait que le FARC colombien et les rebelles ELN ont des bases au Venezuela, avant de donner au gouvernement de Chavez un « ultimatum de 30 jours » pour permettre une intervention internationale. Bernardo Álvarez, l’ambassadeur du Venezuela aux États-Unis décrit le moment du Colin Powell de la Colombie :

La Colombie renverse la table des négociations

Venezuelanalysis.com
6 août 2010

À sa valeur nominale, la « preuve » supposée de la Colombie était risible, comme cela s’est passé lors de précédentes occasions lorsque des accusations similaires avaient été prononcées. [L’ambassadeur colombien à l’OAS, Luis Alfonso] Hoyos a montré des images d’insurgés FARC prétendant qu’ils étaient dans des camps sur le territoire vénézuélien loin de la frontière.  La preuve ? Un drapeau vénézuélien égaré et une bouteille de bière vénézuélienne – une preuve géographique guère incontestable. Il a ensuite montré des localisations de Google map de soi-disant camps FARC sur le côté vénézuélien de la frontière. Mais à nouveau, Hoys n’a pas pu montrer que des insurgés FARC ou ELN y étaient réellement ou qu’ils y avaient déjà été. Le plus important, il n’avait pas de preuves concrètes que leur présence supposée avait reçu l’approbation des plus hautes instances du gouvernement vénézuélien.

Hugo Chavez a dénoncé avec fureur la « preuve » comme étant un faux et a insisté que toute présence FARC dans les jungles du Venezuela n’a rien à voir avec lui. Il a annoncé à la télévision vénézuélienne que la Colombie n’avait pas laissé d’autre choix à son gouvernement que de couper les liens et a expliqué que le président colombien sortant Alvaro Uribe « est même capable d’installer un faux camp dans une des jungles du côté vénézuélien pour l’attaquer, le bombarder et déclencher une guerre entre la Colombie et le Venezuela. » Cela ressemble exactement au modus operandi des opérations spéciales étasuniennes. L’administration Obama nie toute ingérence au Venezuela, pourtant le département d’État US a été dénoncé en juin pour payer des millions de dollars à des « journalistes indépendants » dans toute l’Amérique Latine, mais particulièrement au Venezuela. La journaliste d’investigation Eva Golinger, qui a mis en lumière l’implication de la CIA dans le financement de la guerre de propagande étasunienne contre le gouvernement du Venezuela, a rapporté le 26 juillet que Chavez était entré en possession d’un mémorandum envoyé par une source aux États-Unis, l’avertissant que l’intervention militaire US au Venezuela était une chose sûre et certaine. Si c’était une manipulation du Secret Team pour pousser Chavez à réagir, alors cela semble avoir fonctionné parce que, sous quelques jours, Chavez a envoyé des troupes à la frontière colombienne du Venezuela. Bien qu’il ait été invité à assister à la cérémonie d’investiture du nouveau président colombien Manuel Santos, il est probable que ce soit aussi bien que Chavez n’y ait pas assisté car une voiture piégée a explosé à Bogota quelques jours plus tard, blessant 9 personnes. Peut-être était-ce un rappel du Secret Team, juste pour lui montrer qui est le patron.

La violence au Mexique a continué à augmenter le mois dernier alors qu’une voiture piégée a explosé le 15 juillet dans la ville frontière de Ciudad Juárez, tuant des policiers, des journalistes et du personnel médical qui étaient sur place en train de faire un reportage et de se diriger vers des blessés d’une fusillade qui avait eu lieu quelques minutes plus tôt. Un des incidents les plus sanglants dans la guerre des narcotiques du Mexique a eu lieu dans la ville de Torreon la nuit suivante. 17 personnes ont été tuées quand des tireurs ont fait irruption dans une réception et ont tiré plus de cent coups de feu « sur tout ce qui bougeait. » Mais la pire nouvelle est apparue fin juillet lorsque plus de 50 corps ont été trouvés dans une fosse commune en dehors de Monterrey, découverts après qu’un informateur ait prévenu la police locale. Depuis que le président mexicain Felipe Calderon a lancé sa campagne militaire contre les cartels de la drogue mexicains en 2007, quelque 25 000 personnes ont été assassinées, souvent dans des circonstances les plus horribles qu’on puisse imaginer.


© Warrick Page/Getty Images

Un garçon irakien terrifié observe un membre de la Brigade de réponse aux urgences (formée par les Forces Spéciales US) en train de piller la maison de sa famille après qu’un mandat d’arrêt ait été lancé contre son père.

Depuis que l’empereur Bush le Jeune a essayé de se laver les mains du sang irakien avec ce coup d’épate ‘Mission accomplie’, le monde a été traité avec une merveille de propagande occidentale qui nous convaincrait que les rivières de sang déversées en Irak sont le résultat d’une guerre civile pour laquelle les envahisseurs étrangers doivent rester dans les parages pour la pacifier.  Indubitablement, la raison essentielle pour laquelle Barack Obama a été mis au pouvoir en 2008 était parce qu’il s’était engagé à retirer les troupes étasuniennes d’Irak une bonne fois pour toutes. Deux ans plus tard, nous apprenons que non seulement elles restent, mais que leur nombre est prévu d’augmenter :

Retrait d’Irak ? Obama et Clinton augmentent la force paramilitaire US en Irak

Jeremy Scahill
The Nation
jeudi 22 juillet 2010

En tant que candidate à la présidence, le sénateur Hillary Clinton a juré d’interdire l’utilisation des contractants de sécurité privés, qu’elle qualifie de mercenaires. « Ces contractants de sécurité privés ont été imprudents et ont compromis notre mission en Irak, » a déclaré Clinton en février 2008. « Le moment de montrer la porte à ces contractants est passé depuis longtemps. » Clinton était l’un des deux sénateurs à sponsoriser la législation pour interdire ces entreprises. Avance rapide au présent et la secrétaire d’État Hillary Clinton préside ce qui prend la forme d’une expansion radicale d’une force paramilitaire financée par les États-Unis qui opérera en Irak dans un futur proche – le type même de force à laquelle Clinton prétendait s’opposer.

L’Irak n’a pas le temps de vivre son chagrin alors que de nouvelles vagues de bombardements et d’attentats terrorisent le pays à nouveau. Les États-Unis croient que cela justifie la continuation de sa guerre (maintenant) par procuration dans un pays qu’ils bombardent, assiègent, pillent, violent et terrorisent sous une forme ou une autre depuis presque 30 ans. La question que nous posons toujours est : qui sont réellement derrière les bombardements de civils innocents ? Pourquoi quelqu’un dans la résistance irakienne ferait-il exploser son voisin pour essayer d’expulser l’occupant étranger ? La réponse bien entendu est qu’ils ne se font pas sauter ; cela est aussi le travail d’une intervention étrangère. Pensez juste aux firmes israéliennes qui forment les groupes paramilitaires kurdes dans le Nord de l’Irak au summum du carnage avant le « pic » de Bush pendant que le Mossad avait des interrogateurs qui travaillaient la nuit à Abu Ghraib. Ou bien les unités SAS britanniques déguisées en autochtones attaquant les postes de contrôle de la police avec des voitures chargées d’explosifs.

Qui fait des attentats en Irak ?

Christopher King
Voltairenet.org
dimanche 18 juillet 2010

Cette dernière série d’attentats au sommet d’une longue série d’attentats moindres mais toujours meurtriers n’est pas l’œuvre d’un petit groupe. C’est un grand groupe très discipliné, bien financé avec un soutien substantiel.

© AP Photo/Alaa al-Marjani

Une femme embrasse le corps en linceul de sa nièce de quatre ans, Zainab, qui a été tuée dans un attentat à Bagdad le 21 juin 2010. L’enfant a été tué le dimanche avec toute sa famille – mère, père et sœur – lorsque des « terroristes suicides » ont attaqué à Bagdad un quartier commercial bondé.

Les habituels officiels anonymes de nationalité non spécifiée disent qu’Al-Qaida réalise ces attentats. Bien, ils les réaliseraient, n’est-ce pas ? Est-ce que je me trompe en me souvenant que le grand succès du général David Petraeus en Irak était l’élimination d’Al-Qaida ? Ou bien était-ce seulement lorsqu’il payait les Conseils d’éveil pour les pourchasser – si bien entendu Al-Qaida n’avait jamais été en Irak. Puisque l’invasion de l’Irak était fondée sur un ensemble de mensonges, il n’y a pas de raison de croire quoique ce soit que l’on nous dit plus tard sur ce qui se passe ici ou ailleurs où les États-Unis sont impliqués.

En réalité, même les gens sur le terrain en Irak souvent ne savent pas qui fait quoi et les allégeances changent constamment. On suggère qu’Al-Qaida ne veut pas que les Étasuniens partent parce que le coût de l’occupation endommage les États-Unis. […] Je n’accepte pas Al-Qaida. C’est l’histoire étasunienne standard pour faire peur et elle est usée jusqu’à la corde, comme les douzaines d’accusations qui disent que l’Iran était derrière la résistance irakienne et fournissait des armes et une technologie des bombes sans l’ombre d’une preuve. Tout cela n’est que propagande et sornettes – comme le programme nucléaire de Saddam, ses armes de destruction massive, sa collaboration avec Al-Qaida, ses laboratoires chimiques mobiles. Rien que des mensonges officiellement certifiés maintenant.

Ceci est certain : l’invasion étasunienne a causé une dévastation extraordinaire en Irak et sa présence continuelle est le problème pour les Irakiens. C’est très probablement cela parce qu’ils n’ont pas l’intention de partir, ce sont les États-Unis eux-mêmes qui sont derrière les attentats. Ou peut-être les Israéliens en leur nom en utilisant des groupes organisés localement. […]

Les Israéliens, la CIA, les armées étasunienne et britannique assassinent régulièrement des militants suspectés ainsi que des hommes, des femmes et des enfants innocents. Ils ne considèrent personne comme innocent.

Un audit du département de la Défense US a trouvé récemment que plus de 95 % des 9,1 milliards en argent du pétrole irakien qu’il était censé mettre de côté pour reconstruire des hôpitaux, des écoles, des routes, des usines, des installations, etc. que les États-Unis avaient détruits… ont disparu. Plus de 95 %. Disparus. Seulement la veille, on avait révélé que les auditeurs britanniques avaient refusé lundi de signer les états financiers du ministère de la Défense pour la quatrième année consécutive après que 6 milliards de livres d’équipement militaire « aient disparu » en Afghanistan. Mais le gouvernement britannique avait autre chose à traiter le 26 juillet : les médias britanniques eurent vent que l’Attorney général britannique regardait un rapport compilé par un ancien officier du KGB qui avait appris d’un officier du MI5 que la « firme concurrente », à savoir le MI6, avait « exterminé » le Dr David Kelly pour son « comportement irréfléchi. » Les lecteurs de SOTT.net ne seront pas surpris d’entendre cela, mais ce qui est surprenant est que la presse britannique l’ait publiée, peut-être signalant une lutte à l’intérieur de l’establishment britannique ? Le gouvernement de coalition Libéraux-Travaillistes était certainement d’humeur sincère toute la semaine. Le premier secrétaire à la Défense Liam Fox a admis que les forces britanniques ont utilisé des tonnes d’uranium appauvri (qui est considéré illégal selon les lois internationales en tant qu’arme de destruction massive) pendant leur génocide contre la population civile irakienne. Cela a été suivi par le nouvel adjoint au Premier ministre Nick Clegg qui a rappelé au parlement ce qu’il avait ‘oublié temporairement’ ce jour fatidique quand Blair les a envoûtés à croire que les armes nucléaires de Saddam n’étaient qu’à 45 minutes : que l’invasion de l’Irak avait été aussi illégale selon la loi internationale. Avez-vous saisi cela, la Cour criminelle internationale ? Poursuivez en justice Tony Blair dès maintenant !


Israël dérangé mentalement


© Dita Alangkara/AP

Quelle surprise d’apprendre que l’enquête militaire israélienne sur sa propre attaque de la Flottille de la Liberté qui faisait voile vers Gaza à la fin mai était « infectée d’erreurs de planning, de renseignement et de coordination », mais était néanmoins totalement « justifiée. » Le lendemain de la publication du rapport, la marine israélienne a commis un autre acte de piraterie lorsqu’elle a intercepté un navire d’aide libyen et l’a forcé à se détourner vers le port d’Al-Arish en Égypte. La période de sincérité du gouvernement britannique a continué lorsque le Premier ministre David Cameron a décrit Gaza comme un camp de prisonniers, poussant le président israélien Shimon Peres à dire que l’Angleterre était « profondément pro-arabe et anti-Israël » et que l’establishment britannique « a toujours travaillé contre nous, » une affirmation ridicule étant donné qu’Israël n’aurait jamais existé sans la Déclaration Balfour. Le gouvernement égyptien a empêché un convoi d’aide jordanien en route pour la Bande de Gaza de traverser la Mer Rouge le 19 juillet, mais alors que nous mettons sous presse, une autre mission humanitaire s’est mise en route vers le port de la ville de Gaza, cette fois avec un équipage du Liban entièrement féminin, un autre vaisseau astucieusement appelé Audacity of Hope (L’audace de l’espoir) (nommé d’après un des livres du Prix Nobel de la Paix Obama) envisage bientôt de faire route depuis les États-Unis vers le territoire assiégé, et la coalition de la Flottille de la Liberté, comprenant des vétérans de la mission humanitaire du mois de mai, a l’intention d’envoyer une autre flottille de volontaires plus tard cette année. Cette avant-garde sera sûrement confrontée avec davantage de brutalité israélienne mais leur courage a inspiré les dockers du monde entier à refuser de manipuler les marchandises israéliennes. Le pouvoir au peuple !

La litanie des crimes d’Israël le mois dernier n’avait rien d’extraordinaire. Dans une guerre de propagande contre la Vérité, les psychopathes savent qu’ils doivent viser les journalistes pour minimiser l’exposition, comme mis en évidence par les attaques de l’IDF contre les journalistes de l’Associated Press qui couvraient les protestations palestiniennes en Cisjordanie. Dans un pays où 18 familles contrôlent 60 % du capital de toutes les sociétés, il ne faut pas s’étonner qu’il n’y ait rien pour distinguer un parti politique d’un autre. Avec une telle concentration de pouvoir de clan, une culture de société perd graduellement tout semblant d’humanité normale. Tandis que les adolescents dans les pays normaux vont dans des colonies de vacances pour apprendre à participer dans quelque chose de constructif, en Israël quelque 70 000 ados sont embrigadés comme bénévoles de la police et sont enrôlés tranquillement dans l’appareil militaire de l’état. « Colonies de vacances » dans ce contexte signifie aider à enlever les biens des Palestiniens avant que les bulldozers et la police antiémeute avancent pour détruire les habitations des gens. Tout un village a été détruit de cette manière à la fin juillet. Faut-il s’étonner qu’un adolescent israélien sur huit ait des troubles mentaux ? (Bien que nous suspections que ce chiffre est bien plus élevé chez les hommes israéliens). Entre temps, les enfants palestiniens sont détenus de manière routinière dans des prisons israéliennes et le gouvernement est prêt à expulser des centaines d’enfants ‘d’immigrants illégaux’ (dans leur propre pays) sur la base qu’ils représentent « une menace tangible pour le caractère juif et démocratique de l’État d’Israël, » selon le Premier ministre Netanyahu.

Le Palestinien Sabbar Kashur a été condamné à 18 mois de prison le mois dernier pour avoir commis un « viol par tromperie », un crime propre à Israël apparemment, après qu’il ait couché avec une femme avec laquelle il avait eu des rapports sexuels consensuels mais avait omis de lui dire qu’il n’était pas juif.

Le juge Zvi Segal a concédé que ce n’était pas “un viol classique par la force”

Harriet Sherwood
The Observer
dimanche 25 juillet 2010

« Je paie le prix pour une faute qu’elle a faite, » a dit Kushour, âgé de 30 ans, à l’Observer. « J’ai été choqué par la sentence – elle montre un racisme très vif et évident. » Le message du juge, dit-il, était que « parce que vous êtes un Arabe et que vous ne l’avez pas nettement exprimé, nous allons vous punir. »


© Said Khatib / AFP/Getty Images

Un enfant palestinien pleure pendant les funérailles d’un homme de 22 ans qui a été tué le 4 août 2010 dans une attaque aérienne de la ville de Khan Yunis au sud de la Bande de Gaza.

Une telle malhonnêteté choquante fait concurrence à l’histoire suivante dans laquelle la municipalité de Jérusalem a autorisé la destruction au bulldozer du cimetière musulman du 12e siècle sur la base qu’il avait été bâti illégalement pour prendre possession de la parcelle de la terre contestée. Apparemment ses nouveaux propriétaires, l’Administration de la Terre israélienne (ILA) voulait la « restaurer dans son état antérieur. »

Israël déclare que les antiques pierres tombales musulmanes ont été « bâties illégalement »

Soraya Bauwens-Nuseibeh
Ma’an News Agency
vendredi 6 août 2010

Remontant à 1000 ans, le cimetière Ma’man Allah était un sol de sépultures actif jusqu’en 1948 lorsque Jérusalem Ouest est devenue une partie de l’État d’Israël nouvellement déclaré. Selon la tradition musulmane, c’est le site des sépultures des compagnons du prophète Mahomet, des guerriers de Salah Ad-Din, des saints soufis, ainsi que des juges, des érudits et des dignitaires palestiniens.

Par « état antérieur » l’ILA faisait apparemment référence à avant 1000 apr. J.-C. ! Toute utilisation de cette terre au cours des 1000 ans écoulés est donc rétrospectivement déclarée illégale sous la loi israélienne ! Mais devrions-nous nous attendre à quelque chose de différent d’un pays qui a déterré plus de 1500 tombes en 2009 pour faire place à un « Musée de la Tolérance » ? La vraie raison de la profanation de ces pierres tombales est probablement liée à la liste des dignitaires spirituels listée dessus. Israël n’a pas d’histoire spirituelle à lui, donc il ne peut tolérer des restes des vraies racines spirituelles et culturelles de cette terre.


© Israeli army

Un soldat israélien fait fonctionner « Spot and Shoot » (Identifier et Tirer), un système qui lui permet de tirer une mitrailleuse contrôlée à distance pour exécuter les Palestiniens qui approchent de la barrière autour de Gaza en pressant un bouton sur son joystick. Israël est à l’avant-garde du développement de cette technologie de « meurtre à distance. »

Des témoins à Gaza ont décrit les récentes attaques israéliennes comme les plus féroces depuis l’Opération Plomb Durci. Les avions de guerre israéliens ont lancé une attaque aérienne contre le réseau de tunnels de survie de Gaza le 26 juillet, suivie de multiples attaques aériennes le 31 juillet qui ont tué un commandant des Brigades Al-Qassam et blessé 10 autres personnes qui étaient devenues des réfugiés suite à Plomb Durci. Les tirs d’artillerie des tours armées commandées à distance ont blessé le même jour 3 autres personnes au carrefour Erez au nord de Gaza. C’était totalement justifié, bien entendu, parce que le Hamas avait tiré une « roquette » sur la ville israélienne de Ashkelon au début de la journée. Excepté qu’il ne l’a pas fait, comme confirmé par un officiel de l’IDF qui a dit à Ynet qu’il ne croyait pas que le Hamas avait tiré la roquette Grad, qui n’avait pas réussi à exploser parce que, comme tous ces feux d’artifice glorifiés, il ne contenait pas d’explosifs. Cinq autres de ces roquettes Grad ont été lancées le 2 août vers le complexe hôtelier israélien en bord de mer de Eilat, mais ils ont passé par dessus la ville et une roquette a atterri dans la ville jordanienne de Aqaba, tuant un chauffeur de taxi. Quelque peu de façon absurde, l’Égypte et Israël ont prétendu que ces roquettes avaient été tirées par le Hamas de l’autre côté du Golfe d’Aqaba dans la péninsule du Sinaï, bien qu’aucune explication n’a été donnée sur la manière dont le Hamas a réussi à accomplir un tel exploit quand ses membres ne peuvent même pas patrouiller dans les eaux de Gaza sans être pulvérisés sur l’eau par les faucons israéliens. À la place, le Hamas a suggéré le scénario plus probable : Israël a exécuté l’attaque pour justifier l’escalade du « cycle de la violence » une fois de plus.


Subversion du Liban

Actuellement, jusqu’à 100 personnes ont été arrêtées au Liban, accusées d’espionner pour le Mossad israélien et de renverser le pays en exploitant sa population constituée d’un mélange d’ethnies et de religions. Certains sont décrits dans la presse libanaise comme des « fonctionnaires de haut niveau. »  On sait que certains sont des officiers des Forces Armées Libanaises et la liste peut inclure certains membres du parlement. Ce problème menace nettement l’ordre politique au Liban alors que le Premier ministre Hariri a ordonné que les détails de l’enquête soient classifiés. Maintenant que la Syrie a été exonérée de son implication dans l’assassinat du père de Hariri, le Tribunal spécial des Nations Unies pour le Liban (STL) a placé ses vues sur le Hezbollah, dont certains membres peuvent encourir des accusations en septembre. Il est évident qu’Israël et les États-Unis tiennent ce tribunal par la peau du cou :

L’assassinat de Hariri : les empreintes d’Israël font surface

Rannie Amiri
Counterpunch.org
dimanche 25 juillet 2010

 

© Anonyme
Résultats de l’attentat contre Hariri

Dans un discours télévisé le 16 juillet, le secrétaire général du Hezbollah Sayyid Hassan Nasrallah a spéculé que le STL utiliserait des informations glanées lors de communications israéliennes compromises pour impliquer faussement le groupe dans l’assassinat du ministre :

 

« Certains comptent dans leur analyse de l’accusation (du STL) de témoins, dont certains se sont révélés être de faux témoins, et sur les réseaux de télécommunications qui ont été infiltrés par des espions qui peuvent changer et manipuler les données.

« Avant la guerre (de 2006), ces espions ont donné des informations importantes à l’ennemi israélien et, basé sur ces informations, Israël a bombardé des bâtiments, des habitations, des usines et des institutions. De nombreux martyrs sont morts et beaucoup d’autres personnes ont été blessées. Ces espions sont partenaires dans les tueries, les crimes, les menaces et le déplacement. »

Nasrallah appelle la manipulation du STL un « projet israélien » conçu pour « créer du désordre au Liban. »

En effet, cette manipulation israélienne a provoqué un grand désordre au Liban où le Hezbollah soutenu par des Syriens et des Iraniens fait partie du gouvernement d’unité nationale de Saad Hariri. Saad Hariri, vous l’avez sûrement deviné, est le fils du défunt Rafik Hariri. Les chefs syriens et saoudiens sont venus au Liban le 30 juin pour un sommet d’urgence visant à désamorcer les tensions à propos de l’accusation possible contre le Hezbollah. C’était la première visite du président syrien Assad depuis l’assassinat et la première fois que lui et le roi Abdullah d’Arabie Saoudite se rencontraient depuis que les musulmans sunnites et chiites se battaient dans les rues de Beyrouth il y a deux ans. Nous ne savons pas les points d’accord du sommet mais Assad est sorti des discussions tripartites avec le pouce levé et a déclaré que c’était un « excellent sommet. » Puis arrivèrent le 2 août les mystérieuses attaques à la roquette sur les frontières de la Jordanie, d’Israël et de l’Égypte. Cela fut suivi par une étincelle qui pourrait avoir dégénéré en guerre ouverte entre Israël et le Liban : cinq personnes furent tuées dans un échange de coups de feu à la frontière entre les Forces Armées Libanaises (LAF) et l’IDF le 4 août. Les deux côtés se disputent naturellement à propos de la séquence des événements. Les commandants du LAF disent qu’ils ont tiré en l’air des coups de semonce après que les troupes israéliennes soient passées au-dessus de la barrière frontalière pour déraciner un arbre du côté libanais qui bloquait apparemment la vue d’une de leurs caméras de sécurité. Israël dit que ces coups de feu visaient directement une autre unité de l’IDF environ 200 mètres en arrière sur le territoire israélien, tuant un colonel. Sa « réponse » mesurée, si en effet c’en était une, impliquait un hélicoptère Apache, des roquettes et un tir d’artillerie lourde contre un véhicule de patrouille blindé dans un village libanais voisin, tuant trois soldats libanais et un journaliste d’Al-Ahkbar sur les lieux. Les forces libanaises disent qu’un de leurs snipers a tué le colonel israélien à ce moment-là. L’UNIFIL peut avoir joué un rôle d’intermédiaire pour briser le cessez-le-feu, après quoi les forces LAF ont reculé de la frontière, en se souvenant peut-être qu’Israël n’a besoin que du plus petit incident pour justifier sa soif de vengeance.


© AFP: Mahmoud Zayat

Un soldat libanais blessé est évacué du lieu des combats. Remarquez que c’était une altercation entre l’armée libanaise et l’IDF. Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah dit qu’il avait offert les services du mouvement de résistance libanais au gouvernement libanais pendant la crise mais à part cela restait hors du coup. Si cet incident était une provocation israélienne pour semer le chaos au Liban, alors il a eu l’effet inverse. Tout l’establishment libanais est unifié derrière son armée. Intentionnellement ou par hasard, Nasrallah a fait un discours le même jour dans lequel il accusait ouvertement Israël du meurtre de Rafik Hariri. Et puis le 9 août, le Hezbollah a publié un film de caméra de surveillance intercepté de drones aériens sans pilote (UAVs = Unmanned Aerial Vehicle) israéliens remontant à 1997. Dans ce qui paraît être un coup de surveillance spectaculaire (étant donné la taille relativement petite des ressources du Hezbollah comparées à celles d’Israël – et le fait que d’autres entités pénètrent rarement le renseignement israélien), le Hezbollah a diffusé via sa station de télévision affiliée al-Manar un discours de Nasrallah dans lequel il racontait une chronologie concise des événements autour de l’attentat qui a tué Hariri et 22 passants. Ce discours était truffé de vidéos d’UAVs récupérées par le Hezbollah en interceptant les données de surveillance quand elles étaient envoyées des drones vers un centre d’opérations israélien. Nasrallah fut capable de montrer que les drones israéliens surveillaient l’endroit où la voiture d’Hariri explosa, ainsi que la route prise par son cortège de son domicile jusqu’à Beyrouth, les jours précédents cette St Valentin fatidique en 2005. Bien qu’il admette que cela seul n’est pas une preuve concluante qu’Israël fut derrière l’assassinat, Nasrallah a encore déclaré, « Nous avons des preuves que Ghassan al-Jedd, un espion israélien prétendu qui hébergeait des équipes opérationnelles israéliennes, était présent sur les lieux du crime contre Rafik Hariri. » Combiné avec le flot continu des collaborateurs israéliens découverts au Liban depuis l’arrivée au pouvoir d’Hariri, le vent pourrait avoir tourné sur la manipulation israélienne de la politique libanaise.


Viser l’Iran

Les efforts qu’Israël et les États-Unis font pour nous convaincre que l’Iran est une menace pour les peuples libres dans le monde ont été montrés à tous le mois dernier lorsque Shahram Amiri, un scientifique qui avait travaillé sur le programme nucléaire civil de l’Iran, est retourné chez lui en Iran avec une version très différente des événements qui ont abouti à sa disparition l’an dernier. L’histoire officielle jusqu’à ce moment avait été qu’il avait démissionné de son propre chef. Il s’avère qu’il avait été enlevé par des agents étasuniens et saoudiens pendant un pèlerinage à Médine en Arabie Saoudite et mis sous « pression psychologique intensive » (c’est-à-dire torturé) pour « révéler de fausses informations sur le travail nucléaire de l’Iran. » Il s’est vu offrir aussi 50 millions de dollars pour rester un invité de la CIA, être d’accord pour dire qu’il était aux États-Unis pour chercher un asile politique et devenir leur porte-parole médiatique sur la méchanceté des méthodes de l’Iran. Encore plus dérangeant, Amiri a révélé que « des agents israéliens étaient présents lors de certains de mes interrogatoires et j’ai été menacé d’être livré à Israël si je refusais de coopérer avec les Étasuniens. » Faisant écho à l’échange d’espions russe au mois de juin, il est aussi apparu que les États-Unis ont offert d’échanger Amiri avec trois « randonneurs » étasuniens capturés et détenus par l’Iran l’an dernier après avoir passé la frontière depuis l’Irak, reconnaissant ainsi que les « randonneurs » étaient en fait des espions et non, comme la propagande médiatique US l’avait diffusé à l’époque, des ‘touristes innocents’ qui avaient pris une mauvaise route.


© Associated Press

Shahram Amiri est réuni avec son fils à l’aéroport Imam Khomeini près de Téhéran

Lorsque Amiri a atterri à l’aéroport Khomeini à Téhéran, une bombe puissante a déchiqueté une foule de fidèles chiites en dehors d’une mosquée à Zahedan, Sistan-Baluchistan, près de la frontière de l’Iran avec le Pakistan. 27 personnes ont été tuées et bien davantage ont été blessées.  Plusieurs attentats terroristes similaires ont eu lieu dans la région ces dernières années et ont été exécutés par Jundullah, un groupe séparatiste qui est financé par la CIA. Avec l’histoire du « scientifique nucléaire iranien » mort dans l’eau, les bellicistes sont revenus avec un petit coup.  Le gouvernement iranien a été forcé de nier les revendications israéliennes qu’il avait condamné à mort une femme par lapidation, soi-disant pour adultère. Tout comme le visage de Neda Soltani avait été répandu dans le monde entier après avoir été assassinée dans des circonstances mystérieuses pendant des émeutes orchestrées qui ont suivi l’élection présidentielle l’été dernier, une photo de Sakineh Mohammadi Ashtiani a accompagné des articles spéciaux sur elle qui ont été transmis par les organes de la grande presse du monde entier.

SOTT.net a trouvé que cette histoire a été d’abord divulguée par Radio Farda, la branche iranienne de Radio Free Europe/Radio Liberty, une antenne de propagande de la CIA, en conjonction avec The Media Line, une antenne de propagande sioniste. Cet article du Jerusalem Post a abordé l’histoire de la non-lapidation dans les grands médias le 30 juin. Les médias britanniques ont rapporté que Ahmadinejad avait échappé de peu à un assassinat le 4 août quand quelqu’un a lancé une grenade « artisanale » vers son cortège dans la ville de Hamadan, mais un porte-parole iranien a insisté sur le fait que c’était simplement un pétard lancé par un « fan excité. » Ahmadinejad a rappelé au monde au cours d’un discours télévisé plusieurs jours plus tard pourquoi il est la cible nº 1 du sionisme :

« Quelle était l’histoire derrière le 11 septembre ? En l’espace de cinq à six jours, et avec l’aide des médias, ils ont fait pencher l’opinion publique au point de considérer une attaque contre l’Afghanistan et l’Irak comme autorisée et comme un droit [pour eux-mêmes]. »

L’U.E. a décidé que les sanctions du Conseil de Sécurité des Nations Unies du mois dernier contre l’Iran n’étaient pas suffisantes et a unilatéralement imposé plus de sanctions sur le commerce, l’énergie et les banques de l’Iran. « C’est l’ensemble de sanctions le plus substantiel et étendu sur lesquelles l’U.E. s’est mise d’accord sur l’Iran ou évidemment tout autre pays, » a déclaré un diplomate obséquieux de l’U.E., visiblement fier de la nouvelle contribution de son pays aux relations internationales du 21e siècle. Le lendemain, la Chambre des Représentants US a présenté la Résolution 1553 qui fournit un soutien explicite aux frappes militaires contre l’Iran, déclarant que le Congrès soutient l’utilisation de tous les moyens nécessaires par Israël contre l’Iran, « incluant l’utilisation de la force militaire. » En effet, ce que recherchent les NéoCons derrière ce projet de loi est une carte blanche pour qu’Israël attaque l’Iran et que les États-Unis interviennent et le protège de la contre-attaque iranienne.

Le but réel de la campagne au sujet du bombardement de l’Iran par Israël

Gareth Porter
CommonDreams.org
vendredi 30 juillet 2010

Cela a longtemps été la stratégie israélienne pour l’Iran, parce qu’Israël ne peut mener une guerre avec l’Iran sans une pleine implication des États-Unis. Israël a besoin de savoir que les États-Unis finiront la guerre qu’Israël veut commencer. […]

Gerecht suggère que la même logique s’appliquerait à tout « terrorisme iranien contre les États-Unis après une frappe israélienne. » Nous voulons dire par là toute attaque contre une cible étasunienne au Moyen-Orient. Gerecht écrit qu’Obama pourrait être obligé de menacer de représailles majeures « immédiatement après une attaque surprise israélienne. »

C’est la phrase clé dans ce très long argument de Gerecht. Obama ne va pas être « obligé » de se joindre à l’agression israélienne contre l’Iran à moins qu’il ne sente que les pressions politiques intérieures pour agir ainsi sont trop fortes pour y résister. C’est pourquoi les Israéliens sont déterminés à aligner une forte majorité au Congrès et une opinion publique pour la guerre pour bloquer les options d’Obama. […]

Gerecht a révélé la première fois ce fantasme israélien-néocon dès 2000, avant que le programme nucléaire iranien ne soit même pris au sérieux, dans un article écrit pour un livre publié par le Project for a New American Century. Gerecht prétendait que si l’Iran pouvait être pris dans un acte terroriste, l’US Navy répliquerait avec furie ». […]

Commentaire : C’est la définition du terrorisme sous faux drapeau : épingler l’accusation pour un acte terroriste sur votre objectif ou la victime prévue. Ce fantasme israélien-néocon précède la « menace nucléaire iranienne » parce que cette dernière est un prétexte écrit pour justifier l’intervention US pour « sécuriser la région » au nom d’Israël.

Et de crainte que quelqu’un ne comprenne pas ce qu’il entendait par là, Gerecht a été plus explicite : « C’est-à-dire, pas de missiles de croisière à minuit pour minimiser le nombre de victimes. Les religieux répliqueront presque certainement, à moins que Washington n’utilise une force écrasante, paralysante. »

[…] des sondages pour 2010 montrent qu’une majorité d’Étasuniens ont déjà été manipulés pour soutenir la guerre contre l’Iran – en grande partie parce que plus des deux tiers des sondés ont eu l’impression que l’Iran a déjà des armes nucléaires. Les Israéliens espèrent apparemment exploiter cet avantage. « Si les Israéliens bombardent maintenant, l’opinion publique étasunienne sera probablement avec eux, » écrit Gerecht. « Peut-être d’une façon décisive. » Netanyahu doit se sentir bien à propos des perspectives pour presser Obama de se joindre à une guerre d’agression israélienne contre l’Iran. C’était Netanyahu, après tout, qui a déclaré en 2001, « Je sais ce qu’est l’Amérique. L’Amérique est une chose que vous pouvez bouger très facilement, bouger dans la bonne direction. Ils ne se mettront pas en travers du chemin. »


© Agence France-Presse/Getty Images

Le pétrolier japonais M Star arrive au port de Fujairah dans les Émirats

Bibi[1] sait de quoi il parle : les États-Unis viennent juste de se mettre d’accord pour accorder à Israël sa plus grande aumône militaire – 2,775 milliards de dollars en « financement d’aide à la sécurité spécifiquement pour Israël ». Et cela ne couvre que 2010. Oh, et Israël obtiendra un prix réduit sur un nouveau système antimissile ainsi que des chasseurs-bombardiers F-35 ajoutés au marché. Un candidat pour l’attaque sous faux drapeau qui justifie d’attaquer l’Iran s’est présenté de lui-même fin juillet lorsqu’un pétrolier japonais a été « sujet à une attaque terroriste » pour laquelle « un groupe militant lié à al-Qaida » a été accusé. Les djihadistes ont prétendu qu’un terroriste kamikaze s’était jeté contre le flanc du M Star, mais d’après la taille de l’enfoncement, les enquêteurs ont rejeté les terroristes mystérieux et ont affirmé qu’il était plus probable que les explosifs avaient envoyés par bateau contre le navire de la même manière que l’USS Cole avait été attaqué, d’après les rumeurs.  Drôle comment les terroristes oublient leur texte !

Après son accord surprenant pour donner au compte-goutte des sanctions contre l’Iran au mois de juin, le gouvernement russe a suivi pleinement le battage médiatique quand le président Medvedev a averti que, « l’Iran se rapproche de la possession du potentiel qui en principe pourrait être utilisé pour la création d’armes nucléaires, » ce qui est le langage diplomatique pour, « Ouais c’est vrai, de toute façon nous suivrons, mais nous vous laissons deviner nos vrais motifs. » La Russie a-t-elle donc vraiment jeté l’Iran aux loups ? Il ne semble pas, car début août les Iraniens ont annoncé qu’ils avaient reçu la première installation de ces missiles S-300 que les États-Unis avaient supposé avoir dit à la Russie de ne pas les livrer. Nous ne savons pas non plus quoi penser de la collaboration soudaine et surprenante dans l’occupation de l’Afghanistan. Après neuf années et 110 000 morts, la campagne militaire étasunienne en Afghanistan était tout sauf finie jusqu’à ce que WikiLeaks et la Russie interviennent le mois dernier pour donner un coup de main. Poutine et Medvedev donnent-ils aux États-Unis une corde avec laquelle se pendre ? Ou bien ont-ils calculé que si l’Afghanistan implose, il créera un trou noir et les intérêts russes ne s’en sortiront pas indemnes ?

Qu’ils mangent du chocolat

Un effort récent de l’élite suggère que quelque chose est en vue :

Les milliardaires US se cotisent – pour donner la moitié de leur fortune à de bonnes causes

Andrew Clark
UK Guardian
4 août 2010

Les ultra-riches des États-Unis font la queue pour se joindre à un grand geste de générosité. Quarante milliardaires étasuniens ont signé pour s’engager à remettre au moins la moitié de leur fortune à une oeuvre de bienfaisance dans une campagne philanthropique initiée par Warren Buffett et Bill Gates.

Dans un engagement de masse sans précédent, des figures éminentes comprenant le maire de New York Michael Bloomberg, l’héritier des hôtels Barron Hilton, le dieu médiatique de CNN Ted Turner, et le metteur en scène de Star Wars George Lucas ont prêté leur nom pour la « promesse de don », une initiative fondée il y a six semaines pour encourager les plus riches familles de l’Amérique à engager de l’argent pour les problèmes les plus pressants de la société.

 

© Anonyme
Bill Gates et Warren Buffett partagent un rire étouffé sur l’injustice de tout cela.

La promesse n’est pas un contrat avec obligation légale mais est décrite comme un engagement moral. Inspiré par la Fondation Bill et Melinda Gates qui pompe des milliards pour combattre les maladies dans les pays en voie de développement, elle ne mentionne pas de causes charitables particulières mais une déclaration de principes. […]

À la valeur nominale, les sommes impliquées sont énormes. Parmi ceux engagés à donner de l’argent se trouvent le magnat du logiciel Oracle Larry Ellison, dont la fortune est estimée par le magazine Forbes à 28 milliards de dollars, le banquier David Rockefeller (2,2 milliards), le pétrolier Boone Pickens (1,1 milliard) et le magnat du fonds privé Pete Peterson (2 milliards)

Également sur la liste, l’entrepreneur des médias Barry Diller et la styliste Diane von Furstenberg, son épouse. Un ancien patron de banque du Citygroup, Sandy Weill, a signé comme l’ont fait des compagnons de Wall Street comprenant David Rubenstein, cofondateur du groupe de fonds privé Carlyle. […]

Certaines personnes sont sceptiques sur la manière dont Gates et Buffett créent une élite philanthropique hautement publique.

Pablo Eisenberg, un doyen à l’Institut de politique publique de Georgetown à l’université de Georgetown à Washington DC, a dit que les donateurs ultra-libéraux tendent à donner l’argent à l’éducation supérieure, aux arts et aux causes médicales établies, avec relativement peu qui va à la réduction de la pauvreté, aux causes d’handicapés ou aux communautés de minorités ethniques désavantagées. Les milliardaires donnent généralement des fonds via des fondations avantageuses pour leurs impôts.

« Ces méga-fondations, qui sont en réalité des entreprises familiales sans besoin de rendre des comptes, vont dicter les priorités de politique publique pour ce pays, » a dit Eisenberg. « Je ne suis pas sûr que les recettes des impôts n’aient pas fait un meilleur travail, avec le temps, que les philanthropes pour satisfaire les besoins de nos personnes qui sont le plus dans le besoin. »

La Fondation Bill et Melinda Gates investit de l’argent dans des projets Big Pharma qui produisent des vaccins et des médicaments et dans des compagnies pétrolières (comme BP) qui détruisent les pays qu’ils prétendent aider. Lorsque des gens deviennent malades par suite de leurs crimes, Gates et compagnie seront là avec les vaccins et médicaments pour les achever.

Bien entendu, ce ne sont pas juste les vaccins et les « médicaments pour le SIDA » pour les pauvres de ce monde qui intéressent les méga-corrompus ; ils utilisent aussi leurs gains mal gagnés pour sponsoriser des « nanovaccins » pour le reste d’entre nous. Un projet fou est « délivrance de vaccin déclenchée par la sueur », un programme basé sur des nanoparticules qui pénètrent dans la peau humaine. La technologie est décrite comme un moyen pour “…développer des nanoparticules qui pénètrent dans la peau au travers des follicules des poils et éclatent au contact de la sueur humaine pour libérer les vaccins. »

Ce serait le genre de truc qui peut être pulvérisé dans des endroits comme les aéroports, les centres commerciaux, les postes de contrôle de sécurité, les hôpitaux, etc. afin que vous preniez votre vaccin que vous le vouliez ou non, ou que vous en ayez connaissance ou non.

Puis il y a l’argent qu’ils dépensent sur ce qui ressemble beaucoup à une « réduction de la population. » Un des programmes financés récemment par la fondation de Bill est un programme de stérilisation qui utilise des impulsions d’ultrasons dirigés contre le scrotum d’un homme pour le rendre stérile pendant six mois (ou c’est ce qu’ils disent, quelqu’un veut se proposer et essayer ?) Ce pourrait être appelé plus précisément « technologie de castration sans chirurgie. »

Les ayant aidés à piller notre monde, nous sommes considérés maintenant comme consommables et du surplus à la demande. Ne pouvez-vous pas ressentir la bienveillance philanthropique de tout cela ?


Et maintenant une histoire courte avant d’aller dormir…

Il était une fois une sous-espèce connue sous le nom de psychopathes qui poussait les autres habitants de la planète à croire par erreur que les pôles fondraient, que les mers monteraient et que les villes mondiales disparaîtraient sous les eaux s’ils n’étaient pas d’accord pour donner des tas d’argent aux psychopathes qui l’utiliseraient ensuite pour parquer les hommes et s’en nourrir.

Pour les convaincre de suivre ce schéma, les psychopathes dirent aux hommes qu’un gaz dont on pensait antérieurement qu’il était essentiel à la vie sur Terre était en réalité responsable de surchauffer la planète. On dit aux hommes qu’ils produisaient trop de ce gaz, donc il serait mieux pour tous si quelques-uns d’entre eux disparaissaient. Donc les hommes commencèrent à pousser les plus pauvres d’entre eux par-dessus bord, pour ainsi dire, et se mirent d’accord sous de faux prétextes à bâtir une prison pour eux-mêmes, croyant pendant ce temps que cela sauverait la planète. Mais les hommes riches ne comprenaient pas que bientôt ils seraient aussi poussés par-dessus bord parce que les psychopathes étaient des parasites impitoyables qui se gavaient pendant que l’humanité embrassait volontairement la pauvreté.

Les psychopathes étaient diaboliquement intelligents. Ils avaient quelques idées de la nature réelle des changements qui allaient arriver mais ils ne voulaient pas que les humains le sachent. Ils préparèrent donc des refuges pour eux-mêmes et planifièrent d’accuser les humains d’avoir changé le climat une fois que la tempête aurait commencé ! Entre temps, les psychopathes commencèrent à terroriser et distraire les humains en provoquant des guerres parmi eux, puis se préparèrent assidûment pour le temps à venir bientôt tout en croyant qu’ils hériteraient de la planète pour eux tous seuls (et peut-être un petit groupe d’esclaves humains qui avaient survécu aux grands changements).

Pour que le plan fonctionne, les humains ne pouvaient à aucun prix être autorisés à découvrir le plan. Mais ils l’ont découvert. Ils commencèrent à comprendre que les psychopathes n’étaient pas de bons leaders du tout, et en fait étaient des créatures dangereuses. Puis ils ont partagé leur prise de conscience avec d’autres. Les psychopathes devinrent désespérés quand ils sentirent que les humains glissaient de leur emprise.  Pour empêcher leurs esclaves humains de se retourner contre eux, les psychopathes décidèrent d’acheter tout le stock mondial de chocolat parce qu’ils savaient que le chocolat rend les humains heureux. Mais ils étaient devenus si imprudents dans leurs actes que les humains ne pouvaient plus échouer à les voir pour ce qu’ils étaient réellement : des méchants parasites pour eux-mêmes et leur planète natale.


© Anonyme
Le chocolat, l’opium des masses

Nous ne savons pas comment l’histoire finira, mais nous voyons beaucoup de choses dans le chaos qui nous donne espoir. Il est important de se souvenir que, comme les histoires pour s’endormir avec lesquelles nous avons grandi, celle-ci est une histoire, une représentation qui aide les gens à digérer de nouveaux concepts qui semblent très menaçants au premier abord et qui mettront temporairement leur vie sens dessus dessous. Mais une fois passé, l’auditeur peut arriver à une vision de l’univers enrichissante pour la vie, objective et plus équilibrée et comprendre sa place à l’intérieur.

La vérité est qu’il n’y a pas de grand plan exécuté par un groupe quelconque de gens. Il y a de nombreux psychopathes qui conspirent les uns les autres contre les humains, mais leur nature même signifie qu’ils conspirent également les uns contre les autres ! Ils manquent tout simplement de prévoyance et d’intelligence pour être capables d’envisager des chaînes d’événements complexes sur la grande scène. Individuellement et – dans une proportion limitée – en groupes, ils peuvent avoir des succès temporaires en trompant les gens. Mais ce ne sont pas des magiciens. Oh bien sûr ils croient qu’ils le sont ! Et ils veulent que vous croyiez qu’ils le sont ! Et peut-être que nous voulons croire qu’ils le sont ; que quelqu’un au moins contrôle les choses ici-bas. Mais ce sont des pensées irréalistes. La machine fonce mais personne n’est aux commandes !

L’opportunité existe donc que même un petit nombre d’individus bien intentionnés et sincères puisse utiliser ses énergies créatives pour façonner un ordre hors du chaos croissant. N’ayez pas peur, vous n’êtes pas seul !

© Matthew Williams
Crop circle à Pewsey White Horse, près de Pewsey dans le Wiltshire en Angleterre. Rapporté le 8 août 2010


© Matthew Williams



Traduction française: Équipe Les Signes des temps


[1] Surnom de Benjamin Netanyahu – NdT

2 comments

  1. Neil says:

    Un excellent article! Bravo:)

  2. Bruno Breda says:

    Who knows what happens next… All I know is:

    What we anticipate seldom occurs; what we least expect generally happens. :)