Accueil Axe du Mal L’ordre du jour pour l’Iran – Hystérie et hypocrisie

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L’ordre du jour pour l’Iran – Hystérie et hypocrisie Imprimer Email
Écrit par Rédacteur de SOTT   
WEDNESDAY, 03 SEPTEMBER 2008 00:50
Sott.net
Dimanche 20 avril 2008
©John Cole

 

Où commence-t-on avec la nouvelle vague de propagande qui passe pour des actualités et des opinions étasuniennes concernant l’Iran ? Il est clair que le but est d’inonder les ondes (et nos cerveaux) avec tant de propagande follement ridicule que nous battons en retraite sans même essayer de comprendre les détails, et nous abandonnons à un état hébété de consentement.

Ce que nous voyons est de la pure propagande et du Novlangue[1], et pour ceux qui connaissent quelque chose au sujet de Pavlov et de son travail sur l’inhibition transmarginale, le scénario est classique. Les gens, les gens ordinaires, ne veulent pas partir en guerre s’ils sont laissés à eux-mêmes. Le coup ou la poussée pour fournir une réaction pour la guerre vient de l’extérieur. L’histoire nous fournit de nombreux exemples dans les 100 dernières années : le Maine, le Lusitania, Pearl Harbor, le Golfe du Tonkin, le 11 septembre. Dans chaque cas, l’événement a galvanisé l’opinion publique, et la guerre, qui était impensable la veille, devient une nécessité

Les médias dominants

Un article du Wall Street Journal rempli d’hystérie le 15 avril 2008 a attiré mon attention.

Donc : L’Iran contribue à la mort des GI's, arme nos ennemis en Irak, et continue d’ignorer le monde en enrichissant de l’uranium pour une arme nucléaire. L'administration Bush va-t-elle quitter furtivement le pouvoir en laissant cet héritage ?

Tout en sachant très bien que c’est de la pure propagande, j’ai décidé de voir ce qu’un petit peu de travail de recherche sur Internet pourrait donner par rapport aux accusations levées contre l’Iran. J’ai commencé avec l’article du Wall Street Journal (WSJ) et puis j’ai fouillé autour, en suivant les articles dominants circulant le même jour.

Listées ci-dessous se trouvent les déclarations du WSJ et en-dessous ce que j’ai trouvé.

WSJ : « L’Iran est la source des troubles en Irak,… »

En réalité, les États-Unis sont la nation agresseur, menant une guerre criminelle d’agression contre une nation souveraine qui n’a jamais menacé les États-Unis.

WSJ : « L’Iran a canalisé depuis longtemps des hommes et du matériel aux insurgés et fourni des abris sûrs de l’autre côté de la frontière…… Des roquettes fournies par l’Iran ont attaqué la Zone Verte à Bagdad, tandis que les Chiites armés par l’Iran se battaient contre le gouvernement iraqien pendant l’offensive de Bassorah. »

Les États-Unis ont une armée d’occupation qui compte approximativement 150 000 hommes (pic de 168 000 hommes en septembre 2007) ou 15 brigades de combat incluant (en 2005) 1 100 chars lourds Abrams M1 et Dieu sait combien d’autres véhicules blindés, avions et hélicoptères. On peut ajouter à cela jusqu’à 200 000 « contractants » militaires qui constituent en réalité une armée de mercenaires privée et sans restriction. Ces « hommes et matériels » ont à ce jour tué ou contribué à tuer plus de 1 000 000 d'iraqiens.

WSJ : « … Téhéran développe aussi des milices ‘proxy’ en Irak qui ‘sont réellement des instruments du gouvernement iranien ‘ ….ces ‘groupes spéciaux’ sont ‘financés, entraînés, armés et dirigés par l’Iran. »

Les États-Unis entraînent la plus grosse milice proxy en Irak – l'armée iraqienne – un instrument du gouvernement étasunien. Une force de 131 600 soldats, répartie en 105 bataillons séparée en 13 divisions. Une force qui est sans aucun doute « financée, entraînée, armée et dirigée par » les États-Unis (soutenus par le Royaume-Uni et l’Australie). En outre, la seule preuve pour ces « groupes iraniens spéciaux » sont les paroles des membres du commandement étasunien en Irak et au Pentagone.

WSJ : « Dans une récente interview avec un journal au Qatar, un insurgé sunnite iraqien s'exprimait au sujet du soutien iranien en faveur d'Al Qaida en Irak.: ‘Nous avons trouvé de l’argent iranien dans un quartier-général d’Al-Qaida que nous avons découvert.’ a déclaré Ahmad Salal al-Din à Al-Arab, tel que traduit par le Middle East Media Research Institute. ‘Nous avons aussi mis la main sur des armes iraniennes, sans parler d’enregistrements audio et vidéo contenant des annonces par des combattants d’Al-Qaida déclarant qu’ils avaient reçu un entraînement dans des camps militaires iraniens et que les blessés d’ Al-Qaida étaient transportés en Iran pour des traitements médicaux. »

Comme c’est pratique. De l’argent iranien trouvé dans un quartier-général d’Al-Qaida ! La source de cette histoire la rend totalement incroyable. Le Middle East Media Research Institute est une organisation de façade de la propagande israélienne. Ils traduisent mal des articles de la presse arabe et font circuler ensuite leurs traductions dans les services de presse occidentaux, les utilisant effectivement pour implanter les histoires qu’ils veulent dans la presse.

À propos de l’argent liquide en Irak, nous apprenions ce qui suit du journal « Guardian » en mars 2006 :

Au cours des 14 premiers mois de l’occupation, 363 tonnes de nouveaux billets de 100 dollars furent expédiées – 12 milliards de dollars, en liquide. Et c’est là où tout a commencé à aller mal.

« L’IraK nageait dans l’argent – en billets en dollars. Des piles et des piles d’argent, » dit Frank Willis, un ancien fonctionnaire supérieur du gouvernement de l’Autorité Provisoire de la Coalition. « Nous jouions au football avec certains des paquets de billets de 100$ avant livraison. C’était une atmosphère folle de Far West qu’ aucun d’entre nous n’avait jamais vécu. »

À qui pensons-nous étaient destinés tous ces billets verts ? Ils n’allaient certainement pas aider le peuple iraqien qui devait supplier et implorer pour avoir quelques centaines de dollars de compensation quand les membres de leur famille étaient tués par les troupes étasuniennes.

De plus, Al-Qaida n’existe pas selon la CIA. C’est une façade pour les opérations de fausse bannière exécutées par les agences de renseignement étasuniennes, britanniques et israéliennes. Donc, s’il y a des agents d’Al-Qaida en Irak, ce n’est pas l’Iran qui les soutient.

WSJ : « Ces tactiques seront familières à quiconque a suivi l’histoire de l’Iran au Liban, où le Hezbollah, soutenu par l’Iran, essaie de faire chuter le gouvernement élu. »

De Wikipedia : « Le Hezbollah a un soutien populaire dans la société libanaise chiite et a mobilisé des manifestations de centaines de milliers de personnes. Le Hezbollah reçoit son soutien financier principalement des donations des Chiites libanais » et « Le Hezbollah avec Amal est un des deux partis politiques majeurs au Liban qui représentent les musulmans chiites. Il détient 14 sièges sur 128 au Parlement libanais et est membre du Bloc de la Résistance et du Développement.

« Le Hezbollah organise un programme de développement social étendu et dirige des hôpitaux, des services de presse et des installations d’enseignement. Sa Campagne de Reconstruction (('Jihad Al Binna') est responsable de nombreux projets économiques et de développement d’infrastructure au Liban. »

Les groupes qui ont cependant cherché à détruire à maintes reprises la démocratie au Liban sont Israël et les États-Unis, par l’assassinat de Rafiq Hariri et les bombardements subséquents du Liban à l’été 2006. Rétrospectivement, il est douloureusement évident que ces deux événements sont liés :

WSJ : « C’est assez remarquable – il existe une montagne de preuves que l’Iran mène une guerre par procuration contre les troupes étasuniennes et nos alliés en Irak. Encore plus remarquable, et déprimant, est que la majorité de Washington a réagi avec un collectif ‘Et alors ?’ C’est comme s’il était admis comme une évidence que les mollahs peuvent tuer des étasuniens et s’en sortir. Une partie de la faute réside dans l'administration Bush qui a parlé antérieurement de l’Iran seulement pour éviter de faire quoique ce soit sur le sujet. »

En réalité l'administration Bush a des plans très précis pour l’Iran qui prouve que cette déclaration est un mensonge et montre comment cette opération de propagande est bien orchestrée. (dont l’article du WSJ n’est qu’une petite partie). La politique de l'administration Bush sur l’Iran est expliquée dans « The National Security Strategy » (2006), un document dans lequel nous trouvons des mensonges et une propagande similaires conçus pour établir l’argument pour le « changement de régime » en Iran. Trois déclarations sur l’Iran dans le document nous fournissent de nouveaux fils à tirer :

-« L’Iran a violé ses obligations de mesures de précaution du Traité de non-prolifération et refuse de fournir des garanties objectives indiquant que son programme nucléaire n'existe que pour des buts pacifiques. »

-« Nous n’aurons pas à faire face à un défi plus grand de la part d’un seul pays que de l’Iran. Pendant presque 20 ans, le régime iranien a caché nombre de ses efforts nucléaires clés à la communauté internationale. Pourtant le régime continue à prétendre qu’il ne cherche pas à développer des armes nucléaires. Les vraies intentions du régime iranien sont clairement révélées par le refus du régime à négocier de bonne foi ; son refus à se mettre en conformité avec ses obligations internationales en fournissant l’accès de l’IAEA aux sites nucléaires et en résolvant les questions troublantes ; et les déclarations agressives de son président appelant à ce que « Israël soit rayé de la face de la Terre. »

« Aussi importants que soient ces problèmes nucléaires, les États-Unis ont des soucis plus grands concernant l’Iran. Le régime iranien sponsorise le terrorisme ; menace Israël ; cherche à contrecarrer la paix au Moyen Orient ; désorganise la démocratie en Irak ; ….. Notre stratégie est de bloquer les menaces posées par le régime tout en étendant notre engagement et l’aide aux nécessiteux que le régime opprime. »

Aucun doute que l’aide aux nécessiteux du peuple iranien que Bush a à l’esprit soit la même que celle si généreusement fournie aux Iraqiens. S’il réussit dans cette aide et libère la même proportion d'iraniens que d'iraqiens, il va massacrer environ 3 000 000 d'iraniens.

WSJ : « Entre temps, la semaine dernière, Téhéran a annoncé qu’il avait commencé à installer 6000 autres centrifugeuses dans son complexe d’enrichissement en uranium de Natanz. »

Un nombre guère substantiel et tout à fait dans les droits de l’Iran dans le cadre du Traité de Non-prolifération Nucléaire. Cependant, examinons ces déclarations en détail.

Le Traité de Non-prolifération Nucléaire

« L’Iran a violé ses obligations de mesures de précaution du Traité de non-prolifération et refuse de fournir des garanties objectives prouvant que son programme nucléaire n'existe que pour des buts pacifiques. »

L’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (IAEA) est l’organisme responsable pour déterminer si c’est le cas, et l’IAEA n’a dit nulle part quelque chose de la sorte. Dite simplement, la déclaration est un mensonge. Certains des détails du comportement de l’Iran en relation avec l’IAEA ont besoin d’être explorés, mais nous y viendrons un peu plus tard. Également, depuis quand a-t-il été possible de prouver objectivement une négation ?

Pendant qu’on est sur la soi-disant violation du TNP par l’Iran, on devrait se souvenir que l’Iran en tant que signataire du Traité de Non-prolifération Nucléaire a un « droit inaliénable » de développer l’énergie nucléaire dans des buts pacifiques, garantis par l’Article IV de ce traité qui dit :

1. Rien dans ce Traité ne devrait être interprété comme affectant le droit inaliénable de tous les membres du Traité de développer la recherche, la production et l’utilisation de l’énergie nucléaire dans des buts pacifiques sans discrimination et en conformité avec les articles I et II de ce Traité.

2. Tous les membres du Traité entreprennent de faciliter et ont le droit de participer à l’échange possible du plus grand nombre d’équipement, de matériels et d’informations scientifiques et technologiques pour des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire. Les membres du Traité en position de le faire coopéreront également à contribuer seul ou ensemble avec d’autres États ou organisations internationales au développement futur des applications de l’énergie nucléaire dans des buts pacifiques, surtout dans les territoires des États membres du Traité sans armement nucléaire, avec juste considération des besoins des zones en développement dans le monde.

Les actions des États-Unis, en niant à l’Iran son droit inaliénable et en ne facilitant pas « l’échange possible du plus grand nombre d’équipement, de matériels et d’informations scientifiques et technologiques pour des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire » pour le bien de l’Iran, sont deux violations incontestables des obligations des États-Unis dans le cadre du traité. Ce sont les États-Unis qui sont en violation du TNP, pas l’Iran.

Saviez-vous à propos du Complexe 2030 ? Vous devriez. Les plans de l'administration Bush sous le Complexe 2030 incluent la construction d’une nouvelle arme nucléaire, La « Reliable Replacement Warhead[2] » (RRW). Bien que les plans actuels appellent à développer la RRW sans essai nucléaire, cette attitude pourrait changer si le programme avance vers un déploiement. En outre, le programme RRW établira l’infrastructure nécessaire pour développer de nouvelles têtes avec de nouvelles capacités dans le futur. Comme le note le département de l'énergie dans son propre résumé du plan du Complexe 2030, un des buts majeurs de l’effort est d’améliorer la capacité à concevoir, développer, certifier et terminer la production de têtes nouvelles ou adaptées en cas d’exigences militaires. » [Programmes du Bureau de la Défense, National Nuclear Security Administration, U.S. Department of Energy, "Complex 2030: An Infrastructure Planning Scenario for a Nuclear Weapons Complex Able to Meet the Threats of the 21st Century," DOE/NA-0013, October 23, 2006, p.5].

C’est par conséquent les États-Unis qui devraient être sujets à des sanctions internationales, pas l’Iran. L’Iran pourrait s’être épargné tous ces ennuis s’il n’avait jamais signé l’accord. Israël ne l’a jamais signé, mais nous ne sommes pas assez naïfs pour penser que les Iraniens ne seront jamais mesurés à l’aune que le monde utilise pour mesurer Israël. Comme aucune des nombreuses résolutions de l’ONU condamnant Israël n’a jamais eu aucun effet, cet état de fait se trouve éminemment démontré. Israël est estimé avoir entre 200 à 300 têtes thermonucléaires. Ils ne développent pas un programme nucléaire pour une date dans le futur ; le programme et les armes existent déjà. Mais nous ne voyons aucune pression sur Israël pour signer le TNP. Nous ne voyons aucune pression pour qu’il ferme ses réacteurs.

Étant donné que le TNP est la clé des revendications de l'administration Bush faites au cours de la Revue Nationale de Sécurité, cela vaut la peine de s'y intéresser [ici]

Dans le préambule on peut lire ceci :

« Rappelant que, selon la charte des Nations Unies, les États doivent s’abstenir dans leurs relations internationales de la menace ou l’utilisation de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou dans toute autre manière non conforme aux Buts des Nations Unies, et que l’établissement et le maintien de la paix et la sécurité internationales doivent être promus avec le moins de détournement pour les armements des ressources humaines et économiques du monde. »

Quel est donc le plus grand exportateur d’armes au monde ? Qui a envahi et occupe actuellement deux (Irak et Afghanistan) nations souveraines (Je ne compterai pas le Kosovo parce qu’on ne lui a jamais permis d’avoir le statut de nation souveraine avant d’être occupé). Qui menace de guerre une autre nation souveraine (l’Iran) ? Ce sont des violations flagrantes de la Charte des Nations Unies aussi bien que des prémisses essentielles du TNP par les États-Unis. Peut-être le point le plus important par rapport au programme d’armes nucléaires de l’Iran cependant est qu’il n’existe pas actuellement, du moins selon le renseignement étasunien.

Manipulation des médias

En parlant de menacer les autres nations, et continuant à tirer les fils, la deuxième déclaration ci-dessus de la Stratégie de la Sécurité Nationale qui déclare que « …les déclarations de son président appelant à ce qu’Israël soit rayé de la face de la Terre. » nécessite d’être explorée. Ahmadinejad a-t-il réellement dit cela?

En fait ….. NON, il ne l’a pas dit. Il a dit quelque chose de tout à fait différent à une conférence sur « Le Monde sans le Sionisme », comme cet article l’indique.

[Ahmadinejad] a dit « Des tas de gens désespérés demandent si un monde sans Amérique ni Sionisme est possible ou non » ? et puis, ajouta que la réponse à cette question était absolument positive car la même chose était arrivée dans le cas de la monarchie d’Iran, le cas de l’URSS, ainsi que de la dictature de Saddam Hussein. Il a fait remarquer que le célèbre rideau de fer s’est écroulé et on ne peut le trouver que dans les livres d’histoire de nos jours. Il a déclaré qu’un cas similaire récent est Saddam, qui se supposait immortel et éternel, mais dont aujourd’hui bras et jambes sont enchaînés et qui est jugé par ses anciens collaborateurs » et à la suite de ces exemples, il a fait une citation du discours de l’imam Khomeyni , déclarant « Comme l'imam disait, le régime d’occupation de al-Qods doit être rayé de la carte ».

Puis il continua à défendre le droit des Palestiniens à avoir leurs propres territoires et leur propre gouvernement. Le reste de son discours concerne le soutien de la Palestine dans son cas justifié, la confrontation du régime sioniste et l’avertissement des autres pays islamiques de ne pas coopérer avec Israël.

Après avoir donné un résumé de son discours, il sera plus facile d’interpréter la signification des mots.

Tout d’abord : le slogan frappant n’appartient pas à M. Ahmandinejad et c’est une citation du discours de l'imam Khomeyni.

Deuxièmement, il fut utilisé pour dire qu’aucun système n’est éternel et aucun régime injuste ne peut rester invaincu.

Troisièmement : les phrases peuvent être interprétées de beaucoup de manières et le résultat dépend de l’intention et du bon vouloir de l’interprète. Et finalement, les mots disant « le régime occupant d’AL-Qods doit être rayé de la carte » veut juste dire le régime sioniste, pas Israël et le peuple juif.

L’approche anti-sioniste et anti-américaine de la république islamique d’Iran n’est pas chose nouvelle. Les slogans « mort à l’Amérique » et « mort à Israël » existent depuis les premiers jours de la révolution. Mais ces slogans visaient le gouvernement étasunien et le régime sioniste, pas leur nation ni leur peuple. D’autre part, à la fois l’Amérique et Israël déclarent que le régime islamique en Iran s’effondrera à chaque occasion. Donc quelle est la différence entre les intentions des deux côtés ? Devons-nous interpréter qu’à la fois Israël et l’Amérique souhaitent que l’Iran soit rayé de la carte, ou devons-nous comprendre que leur problème est le système islamique actuel en Iran ? En conséquence, il sera utile d’évaluer les événements objectivement.

Ce n’est qu’un exemple de la menace fabriquée de l’Iran qui est présentée aux peuples de l'occident, tandis que les menaces très réelles faites par les États-Unis et Israël contre l’Iran sont ignorées ou traitées comme des déclarations purement défensives.

Entre temps, les déclarations de l’homme avec un réel pouvoir en Iran ne sont pas rapportées. Scott Ritter le résume tout à fait bien dans une interview avec Amy Goodman sur Democracy Now ! :

« Le vrai pouvoir en Iran est dans les mains du Chef Suprême. Le Chef Suprême est l’ayatollah Khomeyni. Il est soutenu par une organisation appelée le Conseil des Gardiens. Puis il y a un autre groupe appelé le Conseil du Discernement. Ce sont les gens qui contrôlent l’armée, la police, le programme nucléaire, tous les instruments du pouvoir. Et non seulement le Chef Suprême a émis une fatwa qui stipule que les armes nucléaires ne sont pas compatibles avec la loi islamique, et le système de croyance chiite dont il est responsable, mais en 2003 il a vraiment tendu la main à l’administration Bush via l’ambassade suisse en disant ‘Regardez, nous aimerions normaliser les relations avec les États-Unis. Nous aimerions initier un processus qui mène à un traité de paix entre Israël et l’Iran.’ »

Combien de fois les ouvertures de paix iraniennes envers les États-Unis ont-elles été mentionnées dans les médias étasuniens ?

Un des traits des psychopathes est une croyance arrogante en leur infaillibilité. Au point qu’ils laissent parfois passer une anecdote ou deux. Prenez par exemple les paroles de l’ancien chef du Mossad Ephraim Halevy en octobre dernier :

En faisant référence au président iranien Mahmoud Ahmadinejad, « S’il n’avait pas existé, nous aurions dû le créer. Il fait de grandes choses pour nous. »

C’est un commentaire fascinant à faire pour l’ancien chef du Mossad et cela explique une grande part du comportement d’Ahmadinejad. Mais même si un tel scénario n’est pas le cas, il existe quantité de preuves de la fabrication israélienne d’histoires qui sont implantées dans les médias. Le journal israélien Ha’aretz a rapporté en 2005 que la Force Israélienne de Défense implante de fausses histoires dans les médias arabes, qu’elle a ensuite traduites et essayer de revendre aux journalistes israéliens. Le travail de l’Institut de Recherche du Moyen Orient (MEMRI) mentionné antérieurement semblerait faire partie de cette initiative. Le MEMRI est connu pour être la source de « traductions » hautement non fiables comme la citation de « rayer Israël de la carte. »

Vous pourriez même dire que le Mossad a créé « le » Ahmadinejad que les gens lisent dans la presse occidentale.

En parlant de citations non fiables, plus tôt cette semaine, l’Agence France Presse (AFP) a attribué cette déclaration au Brigadier général Mohammad Reza Ashtiani (chef adjoint des forces armées iraniennes) :

« Nous ne sommes pas inquiets au sujet des manœuvres israéliennes, mais si Israël entreprend une telle action contre la république islamique d’Iran, nous l’éliminerons de la scène mondiale. »

L’AFP a rapporté cette déclaration comme étant transmise par l’agence de presse Mehr et l’agence de presse officielle de l’Iran, IRNA.

La déclaration fut répétée dans tous les médias occidentaux. Cependant une recherche du site Internet de l’agence de presse Mehr sur une mention de Mohammad Reza Ashtiani ne retourne que 2 liens pertinents dont aucun des deux n’inclue une telle déclaration ou quoi que ce soit qui y ressemble.. Quant à l’IRNA, son nom ne semble pas avoir été mentionné par l’agence de presse le mois dernier.

En cherchant les deux agences de presse pour la citation elle-même , cela ne donne rien. Peut-être les Iraniens n’aiment-ils pas mettre ces citations sur Internet en anglais, ou peut-être ces choses ne furent-elles jamais dites. Je parierais sur ce dernier point en me fondant sur une expérience passée, et je parierais sur MEMRI ou un autre bras de la vaste machine de propagande israélienne comme étant la source.

Il semble donc assez évident que le leadership iranien NE menace Israël d ’AUCUNE manière, pourtant le contraire est répété inlassablement dans les médias dominants.

Par conséquent, il devient tout aussi évident que tout l’ensemble de ‘faits’ tels que présentés dans les médias dominants et dans les documents politiques étasuniens soit une fabrication. Ils pensent qu’ils peuvent fabriquer la réalité. Que feriez-vous donc si vous étiez dans la position de l’Iran ? Il est évident que les États-Unis et Israël se préparent à attaquer et qu'ils préparent le terrain afin d’avoir un vernis de légitimité, au moins autant que la présentation des médias est concernée. Peut-être auriez-vous ouvert les bras à l’IAEA et aurait-elle prouvée une fois pour toutes que vous poursuivez juste la recherche à des fins pacifiques sur l’énergie nucléaire et non des armes nucléaires.

Pour que cela fonctionne, vous devez faire confiance à l’IAEA, n’est-ce pas ? Donc, est-ce que l’Iran peut faire confiance à l’IAEA ? Scott Ritter était contrôleur des armes en Irak. Selon son blog, dans son livre de 2006, « Target Iran : The Truth About the US Plans for Regime Change » il révèle :

- le niveau de collusion entre le renseignement israélien et l’IAEA, qui à l’occasion a donné toutes ses données collectées aux Israéliens, dans le but d’avoir leur « analyse d’experts. »

-« Les équipes du renseignement israélien voyageaient souvent à Vienne, et des rendez-vous avec du personnel de l’IAEA dans des chambres d’hôtel utilisées comme des maisons sécurisées impromptues. Sur la question de l'Irak, les Israéliens avaient établi un niveau similaire de coopération avec l’Équipe d’Action de l'Irak de l’IAEA… La relation impliquait non seulement la fourniture par Israël à l’IAEA d’informations de renseignements, mais aussi la possibilité de placer à la disposition de l’IAEA les ressources étendues de la communauté analytique du renseignement israélien, où l’IAEA pourrait poser des questions à des experts techniques sélectionnés, ou avoir les résultats des contrôles ou d’autres données de renseignement revues par les Israéliens. Cette relation…opérée avec la permission explicite du directeur général… » (p.49)

-« Grâce aux contrôles de l’IAEA, les États-Unis (et Israël) avaient des renseignements extrêmement détaillés sur le programme d’enrichissement nucléaire de l’Iran… » (p.147)

Beaucoup d'allemands soutenaient secrètement la position israélienne concernant le besoin d’une frappe préemptive. Des agents de renseignement allemands, agissant sous une couverture économique, se sont rendus en Iran depuis des années, maintes fois en soutien d’objectifs de mission commune Allemagne-Israël… Alors même pendant que des diplomates allemands négociaient en soutien d’une approche fondée sur des incitations pour résoudre la crise nucléaire iranienne, les fonctionnaires allemands du renseignement délimitaient leurs paris vers un effort soutenu par les étasuniens pour saper et renverser le régime des Mollahs. » (p.154-155)

-« Quand on en vint à définir ce qui constituait l’intérêt national, John Bolton, comme beaucoup de ses collègues néo conservateurs, sembla posséder une personnalité résolument dédoublée, surtout quand on en vint à des questions impliquant l'état d’Israël … Bolton a développé une relation forte avec Israël, une relation qui lui a fait saper la politique étasunienne en empêchant des documents politiques critiques des actions d’Israël de traverser le bureau du secrétaire d’état comme Bolton l’avait fait antérieurement au début du mandat de l’administration de George W. Bush, en bloquant un mémo qui suggérait qu’Israël avait violé les lois étasuniennes avec l’assassinat en juillet 2003 de Salah Shehada, un activiste principal du Hamas à Gaza.

Israël a utilisé un chasseur-bombardier F-16 de fabrication américaine pour lâcher une bombe sur une maison dans la bande de Gaza, tuant Shehada et quatorze autres personnes (incluant des femmes et des enfants), et blessant plus de cent autres personnes. Dans sa position de sous-secrétaire d'état, Bolton s’est engagé dans de nombreuses réunions à deux avec des fonctionnaires israéliens sans avoir d’autorisation des bureaux concernés dans le département d'état. Bolton se rend souvent en Israël où il a développé une forte relation avec des fonctionnaires israéliens du renseignement, à nouveau en dehors des canaux bureaucratiques officiels… » (p.141)

-« Le 22 mai 2006, à un déjeuner réunion du B’nai B’rith dans laquelle Bolton avait déjà parlé, l’ambassadeur d’Israël aux Nations Unies Dan Gillerman déclara à Bolton être le sixième diplomate assigné aux Nations Unies. Gillerman nota également que si l’effectif du B’nai B’rith, historiquement sans aucun doute pro-Israël, était compté, la mission israélienne serait en fait une des plus grandes aux Nations Unies. (p.208)

-« L’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France se comportaient d’une manière qui était étonnamment similaire au comportement du Premier ministre britannique Neville Chamberlain en 1938 quand il céda devant les exigences d’Hitler sur les Sudètes[3] en Tchécoslovaquie. Dans un effort pour faire échouer une autre guerre d’agression américaine, les Européens négociaient avec l’Iran pour convaincre les Iraniens d’abandonner un programme nucléaire qui fonctionnait de façon évidente dans le cadre de la loi internationale. L’Europe s’engageait au principe des droits légaux iraniens par rapport à l’enrichissement de l’uranium, tout en s’affaissant sous la pression des États-Unis pour nier à l’Iran ce droit. (p.163)

-« Quand Israël échoua lors de ses premières tentatives pour vendre la menace des ADM iraniennes à Washington, malgré le lobbying personnel d’Ariel Sharon et de Benjamin Ben-Eliezer (George Tenet rejeta le renseignement jetant le doute sur sa crédibilité), les Israéliens cherchèrent un nouveau moyen pour faire passer le message, susceptible d'inciter plus sérieusement l’Amérique à prendre cette menace posée par l’Iran. »

-Sobhani [un escroc iranien] et le CDI [Comité pour un Iran Démocratique, un sous-produit de l’AIPAC] fournit une solution idéale, à savoir que le gouvernement israélien utilise Reza Pahlavi comme porte-parole pour dire au monde où en étaient les Iraniens dans le domaine des armes nucléaires, en échange de quoi il recevrait une crédibilité immédiate et avec elle un statut de premier rang dans la course des éventuels dirigeants au sein de l’Iran post-mollah. Malheureusement pour les Israéliens et le CDI, Reza Pahlavi refusa… Non découragés, [Michael] Ledeen et le CDI se tournèrent vers le MEK, ou plus spécifiquement, sa façade politique à Washington D.C., le NCRI, comme la prochaine meilleure option pour mettre le renseignement israélien au centre de la scène. Selon la rumeur, le CDI sollicita le représentant du NCRI, Alireza Jaferzadeh, pour servir de porte-parole pour présenter le renseignement israélien au public… Le renseignement israélien avait maintenu une relation avec le MEK qui remontait au milieu des années 1990. (p. xxv)

Avez-vous saisi cela ? Israël fabrique les preuves, mais ils ne peuvent les passer eux-mêmes aux médias. Ainsi tout le renseignement israélien sur l’Iran, en majorité de qualité douteuse, a été présenté au public américain, et au reste du monde, par un tiers, le Conseil National de la Résistance de l’Iran, l’aile politique de Mujahedin-e-Khalq (Organisation Moudjahidine du Peuple de l’Iran)

Souvenez-vous des années avant l’invasion de l'Irak quand la même chose se passait et alors que Israël transmettait des renseignements aux États-Unis comme quoi Saddam avait des ADM ?

Les rapports de l’IAEA sur l’Iran valent la peine d’être lus. Ils sont manifestement écrits soigneusement pour satisfaire aux impératifs des maîtres politiques du monde, mais il est clair qu’il n’y a pas de preuve que l’Iran possède ou cherche une capacité d’armement nucléaire. Ils se plaignent d’un certain manque de coopération iranienne et d’un manque d’accès aux sites, mais à la lumière de ce que Scott Ritter a à dire, il y a des raisons très pertinentes pour que l’Iran essaie de protéger ses intérêts de sécurité légitimes contre Israël et d’autres agents de renseignement. Il doit être assez évident qu’il y a une très forte probabilité pour que Israël et les États-Unis utilisent les contrôles de l’IAEA comme moyen d’acquérir des informations ciblées pour leur guerre d’agression planifiée contre l’Iran. Coopéreriez-vous dans ces circonstances ?

En parlant de « ciblage », considérez ceci :

« Une attaque iranienne contre Israël déclencherait une forte réaction qui amènerait la destruction de la nation iranienne, » a déclaré le ministre de l’Infrastructure nationale Benjamin Ben-Eliezer dans des remarques d’une rare virulence.

Étant donnée l’histoire de fausse bannière du Mossad sur Israël et ses alliés, nous ne devrions pas écarter l’idée qu’ils fabriqueront une attaque iranienne contre Israël, et ensuite exécuteront cette menace. Le truc a marché pour le 11/9, le 7/7 et à Madrid, donc pourquoi ne pas fabriquer une « attaque nucléaire ratée par l’Iran » contre Israël ?

À nouveau, l’ancien chef du Mossad Ephraim Halevy est des plus informatifs en notant que Israël ne serait pas détruit.

« Nous ne pouvons dire que la menace iranienne est une menace existentielle contre l'état d’Israël. Je crois que l'état d’Israël ne peut être éliminé. Il ne peut être détruit à cause de choses que vous connaissez et à cause de choses que vous pouvez imaginer. »

Adressant l’activité d’Israël à la face du programme nucléaire iranien, Halevy a dit :

« Vous devriez supposer que des choses ont été faites et que des choses sont en train d’être faites, et également que l’esprit juif peut créer des choses étonnantes. »

Il est donc abondamment clair que la question nucléaire est une fabrication, exactement comme la question des Armes de Destruction Massive était une invention pour l’invasion de l'Irak, et que les esprits juifs en Israël et que les États-Unis créent en effet des histoires étonnantes.

La déclaration porte à l’esprit la déclaration du conseiller de George Bush qui suggérait que, en tant qu’empire, ils étaient maintenant capables de « créer la réalité », une forme de pensée qui trahit des tons pathologiques, comme nous l'avons déjà montré auparavant.

En 2004, l’ancien journaliste et auteur du « Wall Street Journal » Ron Suskind écrivit dans le « New York Times » :

« À l’été 2002, après avoir écrit un article dans Esquire que la Maison Blanche n’a pas aimé au sujet de l’ancienne directrice des communications Karen Hughes, j’ai eu une réunion avec un conseiller supérieur de Bush. Il exprima le mécontentement de la Maison Blanche, et puis il me dit quelque chose que je ne compris pas totalement sur le moment – mais dont je crois qu’il s'agit d'une révélation d'importance au cœur même de la présidence de Bush.

«D'après le conseiller, « les types comme moi étaient ‘dans ce que nous appelons la communauté basée sur la réalité,’ qu’il définissait comme les gens qui ‘croient que des solutions apparaissent à partir de votre étude judicieuse de la réalité discernable.’ » J’acquiesçai et murmurai quelque chose sur les principes de l’illumination et l’empirisme. Il me coupa. ‘Ce n’est plus la manière dont le monde fonctionne réellement maintenant,’ continua-t-il. ‘Nous sommes un empire maintenant, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité – judicieusement comme vous le faites – nous agissons encore, créant d’autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier aussi, et c’est ainsi que les choses se mettront en ordre. Nous sommes des acteurs de l’histoire …et vous, vous tous, serez laissés tout juste bons à étudier ce que nous faisons. »

L’ancien chef du Mossad croit en outre que l’Iran fut le grand perdant dans la seconde guerre du Liban, en disant :

« Ce qui est arrivé au Liban a été une action israélienne qui a frappé les Iraniens pile entre les deux yeux. Ils n’ont rien fait, rien du tout. Cela a été un mouvement puissant et direct de la part d’Israël, et ils n’ont rien fait. »

Pardonnez-moi, mais n’avait-on pas dit que cette guerre était due à l’agression libanaise/Hezbollah, et l’Iran n’était-il pas supposé fournir tous ces missiles qui blessaient Israël au point d'être autorisés à continuer le massacre une semaine de plus ?

Ha’aretz le rapporte déclarant:,

« Une des grandes réalisations de la guerre a été la destruction de l’arsenal de missiles à longue portée du Hezbollah et des capacités stratégiques de l’Iran à cet endroit. Cela a été une des opérations les plus réussies de la force aérienne et du renseignement israélien. »

Selon Halevy , l’incapacité de l’Iran à répondre à un coup « pile entre les deux yeux » montre qu’ils ne sont pas des géants.

Nous voyons donc une autre des raisons pour l’invasion du Liban par Israël en 2006. C’était une attaque directe contre l’Iran via le Hezbollah.

Le « Wall Street Journal » et tous les autres médias dominants mentent. Il répètent comme des perroquets les accusations contre l’Iran quand ces mêmes choses dont l’Iran est accusé sont en fait perpétrées par les États-Unis et Israël.

Dans cette odyssée dans les rapports d’actualité incriminant l’Iran pour la guerre d’agression que Israël et les États-Unis désirent, il est devenu ridiculement apparent que les médias dominants considèrent les masses comme complètement stupides.

Un de mes rapports favoris est l’idée qui est vendue au Royaume Uni disant que l’Iran est responsable pour l’armement de la résistance iraqienne et la résistance afghane avec pour résultat la mort de troupes d’occupation britanniques. Le « Daily Telegraph » britannique a publié cette histoire en mai 2007 où on nous demande d’être scandalisés par l’Iran qui supplie les Afghans de résister à une troupe d’occupation étrangère. Cependant, bien que l’article répète la propagande standard, le diagramme inséré sur le missile SA-7 n’a pas été proprement traité car il déclare :

« Fourni aux Moudjahidines par la CIA pendant la guerre URSS/Iran, 1979-1989 ».

 

©Inconnu
Missile sol-air SA-7 tel que présenté dans le Daily Telegraph (23 mai 2007)

 

Donc la seule preuve concrète dans tout l’article déclare que les États-Unis ont été historiquement un fournisseur de telles armes.

Le « Times Online » britannique a publié cette histoire en juin 2007 dans laquelle on nous dit :

« Un hélicoptère de la Royal Navy …a été abattu par un missile sol-air sophistiqué fourni aux militants iraqiens par l’Iran…..L’Amérique savait que l’armée Mahdi, … avait eu le lance-roquettes par les Iraniens mais ne l’avait pas dit aux Britanniques… des témoins … ont vu une flamme jaune en boule, typique de ce type particulier de missile… »

« ….On demanda fréquemment aux familles des tués de quitter la salle quand des détails secrets du missile …..étaient discutés. Le rapport d’un comité d’enquête…est lourdement modifié et il était classifié Top Secret Codeword, la plus haute classification britannique. »

« C’était parce que des interceptions de communications téléphoniques, de rapports de renseignement et de pièces du missile récupérées sur les lieux confirmaient qu’il venait de l’Iran…

Trois jours avant l’attaque, les fonctionnaires du département d'état interviewèrent un Iraqien relié à l’armée Mahdi qui leur révéla que l’Iran avait fourni à la milice le missile russe sol-air….la CIA renvoya le détenu iranien comme étant un faussaire bien connu », prétendirent les sources.

Donc on nous demande de croire qu’un faussaire iranien notoire était la source du renseignement comme quoi l’Iran aurait fourni un seul missile, que le missile pouvait être seulement identifié par une « flamme en boule jaune » et que les familles des personnes décédées furent priées de quitter l’audience à cause du secret que l’Iran a fourni le missile, un secret si important qu’il figura dans tous les médias britanniques. N’est-il pas évident que la raison pour laquelle les familles furent écartées de l’audience est que la connexion iranienne n'était qu'une fabrication, une fabrication si importante qu’elle était dotée du plus haut degré de sécurité de classification britannique.

L’article du « Times » continue :

« Des Browne, le secrétaire à la Défense, a confirmé le niveau d’implication iranien dans le sud de l'Irak au début de ce mois. « Bien plus de 80% de la violence est dirigée contre les forces britanniques, dont la plupart est spécifiquement influencée par les Iraniens, » a-t-il déclaré.

« Nous nous trouvons entre eux et leurs ambitions de partager le butin de ce qui est potentiellement une des villes les plus riches au monde et de montrer à la population locale qu’elle peut nous forcer à partir ce qui consisterait en une prouesse de sa part . C’est dans leurs intérêts que leurs mandataires nous poussent hors d'Irak. »

Encore une fois, le psychopathe se confesse. L’Iran se trouve sur le chemin des ambitions impériales des États-Unis et du Royaume Uni, agissant comme toujours au nom d’Israël, et doit être supprimé.

 

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Novlangue

[2] Tête de remplacement fiable - NdT

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Sud%C3%A8tes

Traduction française: Henri R.

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Mis à jour de ( WEDNESDAY, 03 SEPTEMBER 2008 16:58 )
 
 

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"Quelques-uns des hommes les plus importants des Etats-Unis, dans le domaine du commerce et de l'industrie, ont peur de quelque chose. Ils savent qu'il y a quelque part un pouvoir si organisé, si subtil, si vigilant, si intriqué, si complet, si envahissant, qu'il vaut mieux qu'ils n'en parlent qu'à voix basse quand ils en parlent pour le condamner." Woodrow Wilson, The New Freedom (1913)

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