27/04/08 Terry Savage
Imaginez que vous soyez une femme de 24 ans, diplômée de l’université avec plus de 65 000 dollars de dettes. A ce stade vous recherchez un premier emploi qui – si vous avez la chance de le trouver – pourrait vous rapporter 40 000 dollars par an. Et vous vous trouvez coincée, avec des paiements mensuels de près de 600 dollars sur vos emprunts consolidés. Ces remboursements représenteront plus du quart de votre paie, chaque mois, et ceci pendant 20 ans. Est-ce que cet enseignement universitaire en vaut la peine ?
C’est une question que nombre de parents et d'enfants se posent, tandis que les coûts universitaires continuent d'augmenter deux fois plus vite que l’inflation. En 2007-2008, le coût global moyen d'un enseignement universitaire privé est de 32 307 dollars par an. Dans une école publique, la moyenne est de 13 589 dollars par an. Nombre d’écoles coûtent beaucoup, beaucoup plus cher. Étant donnés les temps économiques difficiles et les taux d’intérêt relativement hauts des prêts étudiants, il ne faut pas s’étonner que ces familles s’interrogent sur les coûts. En moyenne, les diplômés de l’université gagnent 1 million de dollars de plus dans leur vie que ceux qui sortent juste du lycée – en supposant qu’ils continuent à travailler durant toute leur vie. Mais le fardeau immédiat des prêts étudiants va demander une réflexion ardue dans les semaines qui viennent. C’est l’époque de l’année où les candidats à l’université reçoivent leurs formulaires d’admission – et les courriers, désormais tout aussi importantes proposant des aides financières. Ces documents renseignent la famille au sujet du montant qu'elle doit s'attendre à devoir débourser, selon les chiffres basés sur la Free Application for Federal Student Aid (FAFSA). Le dossier comprend également une liste des types d’aide que l’école est susceptible d'offrir à l’étudiant. On trouvera certainement une combinaison de bourses directes et de bourses d’étude, de programmes travail-études, et de prêts étudiants fédéraux. Mais il peut y avoir encore un écart. Peut-être la famille ne peut-elle pas contribuer aux frais demandés. Peut-être l’école n’offre-t-elle pas assez d’aide financière. Ce n’est pas juste le coût direct de l’école, mais c’est la différence qui est importante. Sur CollegeAnswer.com, figure un outil en ligne pour analyser et comparer les offres d’aide financière, ce qui sans cela peut représenter un vrai casse-tête. Ce site vous fera aussi parcourir la procédure pour comprendre la lettre d’attribution et prendre une décision fondée sur des comparaisons. Quelque chose de capital : Si vous avez décidé d’accepter l’aide, faites-le savoir immédiatement à l’école. Puis allez voir les prêteurs suggérés par l'établissement – ou d’autres – pour sécuriser vos emprunts « Stafford ». De nombreuses institutions financières, en difficulté par rapport aux taux de crédits, réduisent les fonds disponible pour les prêts étudiants fédéraux. Votre demande de prêt peut avoir été validée, mais c’est à vous qu'il appartient de contacter directement la banque, de vous occuper des formalités administratives, et enfin de finaliser la transaction. Quand l'aide n’est pas suffisante Par contre, que faites-vous si vous recevez cette lettre et que l’aide financière proposée n’est pas suffisante ? Plusieurs voies se présentent. Tout d’abord, si les circonstances financières de la famille ont changé, pour raison de perte d’emploi, par exemple, il est important de réviser votre FAFSA – et de contacter le bureau d’aide aux étudiants pour les avertir de tout changement de situation. Vous pouvez être en mesure de recevoir une aide d'un montant supérieur... Si le manque d’aide a un impact négatif et rend l’inscription impossible, l’expert en aide financière Reecy Aresty de Paylessforcollege.com conseille aux étudiants d’écrire une lettre polie à l’école, demandant une aide additionnelle. Il suggère d’écrire au lieu de téléphoner, il sera donc plus difficile pour leur administration de vous ignorer. Aresty conseille que vous demandiez de « l’aide », pas de « l’argent ». Sa règle : « Si vous ne demandez pas, vous n’aurez pas ! » Un autre site Internet utile est SimpleTuition.com, qui peut vous aider à trouver la solution idoine à travers les alternatives mentionnées dans la lettre initiale. Parmi ces alternatives « bouche-trou » : prêts privés pour étudiants, prêts ADDITIONNELS accordés aux parents, ou des prêts sur valeur nette de la propriété immobilière, si vous y êtes éligible. Vous pouvez en réalité chercher et comparer les fournisseurs de prêts étudiant privés sur leur site, y compris les taux et autres renseignements sur BankingMyWay.com. Les taux d’intérêt ont un nouvel impact Commençant cette année, les prêts « Stafford » ont un taux fixe de 6,8% pour la durée du prêt. Les prêts PLUS aux parents ont un taux fixe de 8,5%. Les nouveaux prêts « Stafford » contractés après le 1er juillet ont un taux de 6%. (Il est honteux que le Congrès ait décidé de « fixer » les taux au moment où la Réserve Fédérale commençait à en réduire le montant. Les prêts étudiants sont maintenant relativement plus chers que les années précédentes, ajoutant encore au coût pour intégrer une université.) Cela en vaut-il la peine ? Cela dépend du fardeau que l’étudiant et la famille veulent porter. Il peut y avoir certainement des alternatives moins chères, comme les universités communautaires, les universités en ligne et les cours du soir. Vous seul pouvez décider si votre enseignement vaut la charge financière induite. Mais le moment pour y penser est avant que vous ne vous trouviez pris dans le piège du prêt-étudiant. Et ceci est la Cruelle Vérité. Terry Savage est une experte en finances personnelles et apparaît aussi comme commentatrice à la télévision nationale sur des questions liées à l’investissement et aux marchés financiers. Sa colonne sur les finances personnelles dans le Chicago Sun-Times est diffusé au niveau national. Elle a été la première femme courtier au Chicago Board Options Exchange et elle est une conseillère en investissement accréditée pour les actions et contrats à terme. Savage a actuellement le poste de directrice de la Chicago Mercantile Exchange Corp. Traduction française: Henri R.
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