Accueil Le blog Economie il faudra des années pour rembourser la Banque d'Angleterre

Avis

Copyright © 1997-2007 Arkadiusz Jadczyk et Laura Knight-Jadczyk. Tous droits réservés. “Cassiopaea, Cassiopaean, Cassiopaeans”, est une marque déposée par Arkadiusz Jadczyk et Laura Knight-Jadczyk.

Les lettres adressées à Cassiopaea, à la Quantum Future School, à Futur Quantique, Ark ou Laura, deviennent la propriété de Arkadiusz Jadczyk et Laura Knight-Jadczyk.

La réédition et la rediffusion du contenu de cette page ou d‘une quelconque portion de ce site web sont expressément interdites sans approbation écrite préalable.

il faudra des années pour rembourser la Banque d'Angleterre Imprimer Email
Écrit par Axel Dunor   
TUESDAY, 19 FEBRUARY 2008 00:11

494154df52b63e9542a6e0fd8eabbb87.jpgL'ancien patron du Lloyd's, désigné dimanche par le gouvernement britannique pour prendre les rênes de la banque en difficultés, a jugé que la nationalisation de celle-ci était "une bonne chose". Il est resté vague sur la restructuration que pourrait connaître Northern Rock.

Il faudra des années à la banque britannique Northern Rock, dont le gouvernement a annoncé dimanche la nationalisation après cinq mois de crise, pour rembourser les dizaines de milliards de livres qu'elle doit à la Banque d'Angleterre, a déclaré lundi son futur patron Ron Sandler. Le délai de remboursement "n'est pas une question de mois, mais plutôt d'années", a affirmé M. Sandler lors d'une conférence de presse à Newcastle (nord-est de l'Angleterre), siège du groupe bancaire, tout en se refusant à donner de calendrier précis à ce stade.

Selon des estimations concordantes, Northern Rock a emprunté au total environ 26 milliards de livres (35 milliards d'euros) à la Banque d'Angleterre (BoE) depuis la mi-septembre, lorsqu'elle avait dû demander à la banque centrale britannique de la sauver de la faillite suite aux répercussions de la crise du crédit.

Note de FQ : Il semblerait que le scénario selon lequel la crise financière majeure qui affecte les États Unis s'arrêtera, telle le nuage de Tchernobyl, à la frontière européenne soit de moins en moins d'actualité.

Concrètement cette nationalisation signifie que le contribuable ayant contracté un prêt auprès de Northern Rock va rembourser trois fois :

1/ remboursement de la somme prêtée (jusque là rien d'anormal)

2/ remboursement des intérêts sur une somme que Northern Rock n'a jamais possédée (la plupart des versements de prêt consiste en un jeu d'écriture ou aucune sortie de monnaie réelle n'est réalisée).

3/ contribution au remboursement des dettes faramineuses accumulées par Northern Rock en raison de l'enrichissement de quelques dirigeants et actionnaires à travers des produits spéculatifs totalement délirants.

Il est étonnant de constater qu'à l'heure où les néo libéraux vantent toutes les vertus des marchés dérégularisés une banque soit nationalisée, n'est ce pas ?

Il est également piquant de noter que les 35 milliards d'euros de dettes seront payés par les contribuables anglais (soit approximativement 1500 euros par foyer fiscal) et qu'ils iront directement dans la poche de la banque privé dénommée Bank of England et détenue par la famille Rotschild.

Vous aurez également noté qu'aucune poursuite judiciaire concernant les dirigeants de cette banque faillitaire n'a été engagée.


M. Sandler, 55 ans, ancien dirigeant du groupement d'assureurs Lloyd's, a été désigné dimanche par le gouvernement pour prendre la tête de l'entreprise dès qu'elle sera devenue publique, d'ici quelques jours.

Interrogé sur l'ampleur de la restructuration que pourrait subir le groupe, et sur les éventuelles suppressions d'emplois qui pourraient en découler (ses effectifs s'élèvent actuellement à 6.000 personnes), M. Sandler est resté vague, tout comme le premier ministre Gordon Brown, qui avait décliné tout commentaire sur le sujet dans la matinée.

Il a dit cependant vouloir adresser un "message positif" à l'ensemble des équipes de la banque et les convaincre que la nationalisation temporaire décidée par le gouvernement était "une bonne chose". "Cela va donner à la banque une période de stabilité, pour récupérer une partie de ses forces et repartir de l'avant", a-t-il déclaré.

Note de FQ : N'avez-vous jamais entendu ce refrain ? Lorsqu'une entreprise est rachetée les nouveaux propriétaires annoncent à grand cris qu'il n'y aura aucune suppression d'emploi et quelques mois plus tard lorsque le dossier ne fait plus la une des médias, les plans de licenciement drastiques commencent.

En synthèse les contribuables vont payer la dette accumulée par les dirigeants de Northern Rocks et les salariés vont être les victimes des réductions de coût à venir.

Ce que ne précise pas Les Echos c'est qu'en raison de sa faillite Northern Rock (8e banque anglaise dans le domaine du prêt immobilier) recherche un repreneur depuis septembre 2007 (!) et que personne n'ayant accepté de récupérer ses comptes gangrénés c'est l'état (c'est à dire les contribuables) qui va s'y coller.

Mais il y a encore plus grave. La nationalisation de banques aux comptes pourris et aux dettes abyssales va mettre en péril la solvabilité même des états.

Rien de fortuit dans cette crise qui à travers la montée dramatique du chômage, l'hyperinflation, les faillites des entreprises et des états devrait apporter les résultats escomptés par ceux qui tirent les ficelles.

Le LIESI a mené une analyse fort lucide de la situation actuelle dans sa publication de juin 1983 :

"Le Dr Louis de Brouwer écrivait avec lucidité :« Les sociétés secrètes et leurs dirigeants, banquiers et financiers sans scrupules, ont mis en marche une banqueroute à l'échelle internationale afin d'instaurer un nouvel ordre économique mondial. Ils agissent de manière à faire penser que plus rien ne marche au niveau économique mondial de façon à ruiner les nations, créer un chômage inouï, empêcher les programmes sociaux de s'accomplir ou de perdurer, créant ainsi une récession fantastique qui provoquera une agitation sociale sans précédent et la misère dans les couches moyennes des populations, jusqu'ici épargnées.

L'argent perdu en bourse sur des actions est de l'argent qui part en fumée, irrécupérable. Si une action de 300 frs. perd 150 frs. en quelques jours, ces 150 frs. sont partis en fumée. Ainsi ce sont non seulement les actionnaires qui sont lésés et ruinés mais également les entreprises, les compagnies d'assurances, les organismes de retraite, les banques et les États.
C'est exactement ce que veulent les sociétés secrètes ou les lobbies mondialistes afin que les États ne puissent plus rembourser les dettes contractées auprès du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale. Seront alors proposées aux États des formules mondialistes ayant pour objectif de leur faire perdre leur souveraineté nationale."

Article original publié par Les Echos.

Rétrolien(0)
Commentaires (0)add comment

Ecrivez un commentaire

busy
 
 

Pause pensée

Je vous l'ai déjà dit auparavant : le sacrifice est nécessaire, répondit G. Sans sacrifice, rien ne peut être atteint. Mais s'il est une chose au monde que les gens ne comprennent pas, c'est bien l'idée du sacrifice. Ils croient devoir sacrifier quelque chose qu'ils ont. [...] Non, ce que les gens doivent sacrifier, c'est leur souffrance : rien n'est plus difficile à sacrifier.

Il faut lire

Bannière
Forum Signes des temps