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Les ventes de logements neufs sont tombées de 27,9% sur un an au premier trimestre 2008, pour s'établir à 26.700 unités, et le niveau des stocks n'a jamais été aussi élevé, ont annoncé mardi les services de l'Equipement du ministère de l'Ecologie. Sur cette période, les ventes sont en recul dans 18 des 22 régions de France métropolitaine. La baisse est particulièrement forte en Limousin (-64,8%), Lorraine (-68,4%) et Auvergne (-67,9%), a précisé le ministère dans un communiqué. Le nombre de logements neufs à vendre a également nettement reculé, au premier trimestre, de 28,3% sur un an à 28.800 logements. Le repli est de 19,3% par rapport au quatrième trimestre 2007. Cette baisse dépasse même les 60%, en rythme annuel, dans trois régions (Lorraine, Midi-Pyrénés et Auvergne). "Les mises en vente de logements en immeubles collectifs ont reculé de 29,4% et celles de maisons de 21%", selon le communiqué. Le niveau des ventes restant inférieur à celui des mises en ventes, le stock de logements neufs proposés à la vente "continue de progresser", selon le texte. Au 31 mars, ce stock est de "105.600 logements, chiffre qui n'avait jamais été atteint", a souligné le ministère. Selon lui, le délai d'écoulement de logement reste stable à 11 mois pour le collectif mais passe à 12 mois pour l'individuel. Quant aux prix au mètre carré, ils ont poursuivi leur progression dans le collectif (+3,7%) mais à l'inverse, dans l'individuel, le prix d'un lot a reculé de 1,8%, selon le ministère.
Article original : Le Monde Note de FQ : Malgré les déclarations délirantes d'optimisme de nos chers politiciens dont plus que jamais les promesses n'engagent que les quelques derniers illuminés qui continuent à y croire, la crise n'est nullement terminée. A vrai dire elle ne fait que débuter puisque seulement 200 milliards de dollars d'actifs "pourris" (principalement des prêts hypotécaires insolvables) ont été effacés des comptes des banques de la planète. Cela signifie que 1000 milliards de dollars de prêts hypothécaires immobiliers restent dans la nature sans parler des milliers de milliards de produits financiers comme les CDS qui intégrent en partie ces prêts hypothécaires et qui hantent les comptes des banques, des compagnies d'assurance et des hedges funds. Le refinancement de la majeure partie de ces prêts hypothécaires aura lieu à partir de la rentrée 2008, donc après un été où le dollar devrait rester en deça des 1,60 euro grace aux transfusions des banques centrales et où tous les regards seront tournés vers les jeux du cirque de Pékin. La fin 2008 devrait annoncer le véritable début de la crise.
Depuis des mois les Etats-Unis sont entrés dans une spirale infernale. Au niveau des consommateurs, la hausse des mensualités (remboursements progressifs) et l'effondrement des prix de l'immobilier ont mis en péril les prêts dont les garanties étaient ces mêmes biens immobiliers. Les citoyens étasuniens se sont retrouvés obligés de céder leurs maisons pour une valeur largement inférieure à leurs prêts, générant autant de pertes chez leurs banquiers. Ces ventes massives ont fait croître le nombre de biens à la vente, accélérant un peu plus la chute des prix, obligeant encore plus de propriétaires à vendre. Ces logements inoccupés constituent autant de manque à gagner pour la sphère publique (impôts locaux). Les banques qui pour 1 dollar détenu investissaient/prêtaient des dizaines voire des centaines d'euros se retrouvent face à des clients qui ne peuvent les rembourser, leurs rentrées d'argent se tarissent alors que les dettes s'accumulent. Elles doivent beaucoup d'argent et elles n'en ont pas. Ainsi la banque privée, abusivement dénommée banque fédérale, qui détient le monopole sur la création de monnaie et le niveau des taux d'intérêts a créé des centaines de milliards qu'elle a cédé aux banques à des conditions extrêmement avantageuses. De cette manière les banques offrent l'illusion, pour un temps, de ne plus être au bord de la faillite. Cette création de monnaie à destination des banques est extrêmement perverse (qu'attendre d'autre de la part de nos chères élites ?. En effet, plus d'argent est créé moins il a de valeur. Ainsi les citoyens étasuniens, déjà en faillite, voient les quelques dollars qui leur restent se déprécier encore plus parce que la Fed a décidé de diluer leur monnaie afin d'aider les banques. Alors que ce sont ces mêmes banques qui, animées par un insatiable appétît de lucre, ont créé des produits financiers toujours plus acadabrants et ont déclenché cette crise à côté de laquelle 1929 fera figure de promenade de santé. Ces mêmes banquiers qui ont gagné des milliards de bonus, primes et autres intéressements en mettant en sacrifiant l'économie de leur pays se retrouvent à nouveau privilégiés, aidé par la Fed sur le compte des citoyens obligés d'abandonner leur logement et ignorés des plans de soutien financier. Ah le rêve américain, on comprend de mieux en mieux pourquoi Sarkozy bade, telle un cocker servile, la plus grande "démocratie du monde". La gravité de cette crise se confirme jour après jour malgré la propagande éhontée entonnée par les politiciens et les médias, il suffit de consulter ses factures pour connaitre la réalité. L'Europe fait face à une inflation grandissante alors que les Etats-Unis ont d'ores et déjà sombré dans l'hyperinflation. Deux facteurs se combinent : d'une part une hausse des matières premières en raison surtout de spéculations grandissantes. En effet, après avoir détruit le marché action (2000) et le marché immobilier (2007) les apprentis sorciers de Wall Street ou de la City se sont retournés vers le dernier gros marché, celui des matières premières. D'autre part une chute des monnaies en général et du dollar en particulier. Aujourd'hui les propagandistes nous serinent des histoires de rebond du dollar. Nous verrons fin 2008 et nous reparlerons du rebond du dollars. Les banquiers centraux maintiennent artificiellement le dollar aux dessous de 1,60 euros mais cette perfusion ne sera pas éternelle et lorsqu'elle s'arrêtera, alors commencera la véritable chute. Cette dégringolage découle etre autre des indicateurs économiques US qui sont tous au rouge foncé : consommation en chute libre, donc recul des ventes, profits et cours de bourse s'effondrent, entrainant des licenciements de masse, qui réduisent encore les niveaux de consommation.
Ce phénomène de forte récession est cette fois-ci couplé à une hyperinflation chronique (banques au bord de la faillite -> création de monnaies injectée dans les banques -> perte de valeur de la monnaie -> hausse des prix). En résumé nous constatons la formation d'une bulle des matières premières et nous nous dirigeons vers l'explosion d'une bulle des monnaies. En effet la valeur du pétrole ou du blé par rapport à l'or restent stables. Ce qui change c'est la valeur des monnaies qui ne cesse de chuter. Lorsque récession (croissance négative) et hyperinflation se combinent, l'on assiste au terrible phénomène dénommée "recflation". Cela veut dire qu'au-delà des chiffres manipulés par les médias et les agences gouvernementales, les US connaissent d'ores et déjà des taux de croissance négatifs, avant inflation compris entre 0 et -2% et après inflation de -5 à -10%. Ce raz de marée ne sera bien évidemment pas circonscrit aux Etats-Unis et dès la fin 2008, il touchera l'Europe de plein fouet. Il ne reste donc que quelques semaines pour adapter notre patrimoine. Fuir les banques (épargnes, prêts, actions, SICAV, assurances-vies), vendre l'immobilier tant qu'il a encore de la valeur, ne pas conserver de monnaies papier, acheter des matières premières, métaux précieux en particulier.
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