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Podcast 70: « Je vous présente le nouveau patron : c'est le même que l'ancien ! » Imprimer Email
Écrit par SOTT   
lundi, 27 aot 2007 00:04

Traduction française de Podcast 70 "Meet the new boss, same as the old boss"
Podcast Signs of the Times
10 novembre 2006
Traduction Jérôme Louvel

Laura« Il y a un programme de désinformation pour littéralement tous et chacun, qui que vous soyez, quelque soient vos goûts, vos croyances, vos centres d'intérêt ; un site Web a été conçu spécialement pour vous, pour diriger votre pensée et votre attention et vous emmener dans la direction qu'ils souhaitent que vous preniez... »

« Vous écoutez Radio Libre Signs-of-the-Times qui émet au cœur d'une Amérique occupée »

Joe

Bienvenue sur le podcast Signs-of-the-Times de cette semaine ! Je suis Joe.

Scott

Je suis Scott !

Laura

Et je suis Laura.

Scott

Henry n'est pas là parce qu'on lui a confié une mission secrète. Il reviendra la semaine prochaine.

Joe

Cette semaine, nous allons traiter - cela ne surprendra personne - des récentes élections aux USA. Il s'agit des élections pour le Congrès et le Sénat, qui viennent d'avoir lieu, hier précisément. Alors même que nous parlons, les derniers bulletins, qui permettront de savoir à qui, au final, reviendra le contrôle du Sénat, ne sont pas encore connus, mais il semble qu'il y ait comme un changement de cap, car le contrôle des deux chambres va revenir aux Démocrates. Et vraiment, en lisant les commentaires des lecteurs de sites de News sur le Web, on ressent fortement que les gens, à cette nouvelle, reprennent un peu espoir ; qu'ils pensent réellement que c'est un changement, ou que cela va changer quelque chose, que cela aura un effet sur la manière dont le gouvernement Bush conduit les affaires, que ce soit à propos de l'Irak, de politique intérieure... bref, d'à peu près tout. Cela vient de l'idée qu'il existe encore un vrai système de partis aux USA... Mais en réalité il n'y a aucune différence de nos jours entre Républicains et Démocrates : nous avons, de notre côté, comme vous le découvrirez dans les vingt, trente minutes qui viennent, un regard quelque peu différent sur le sujet. Si vous avez lu la page Web de Signs depuis le huit novembre, vous avez déjà probablement une bonne idée de notre sentiment sur ce « changement » dans la politique américaine. Nous allons revenir sur tous les détails de notre opinion sur ce point, sur ce que nous pensons que cela signifie réellement pour l'Amérique ou, malheureusement, pour le monde entier - car telle est l'étendue, de nos jours, de l'influence de l'Amérique : ce que l'Amérique fait impacte presque tout le monde.

Laura

La triste réalité est qu'il n'y a pas de démocratie en Amérique. Il n'y a plus de démocratie en Amérique depuis que John Kennedy a été assassiné. Ceux qui lisent la page de Signs savent que j'ai été quelque peu occupée par le sujet de John Kennedy dernièrement. J'ai écrit une série d'articles, en y incluant des extraits du mystérieux livre Farewell America, qui est supposé avoir été écrit par des ressortissants des services secrets français, et probablement également russes, et qui décrit le « qui, où, quoi, quand et pourquoi » Kennedy a été assassiné. C'est bien un coup d'état qui s'est produit en ce jour de novembre 1963 - et les mêmes éléments qui sont à l'origine de l'assassinat de Kennedy ont accaparé la scène et mènent la danse depuis. Il n'y a donc aucune démocratie : c'est pur spectacle. Si vous y réfléchissez, donner ce spectacle leur est nécessaire : il leur faut jouer une pièce pour apaiser le peuple. Au fond, la politique américaine est le cirque du Carnaval des animaux d'Aldous Huxley : une dictature vraiment scientifique. C'est ce que vit l'Amérique : une dictature scientifique. Elle a été maintenue en fonctionnement et en place comme le Carnaval des animaux. Aujourd'hui nous avons simplement assisté à un nouveau numéro de cirque, à une pantomime de « relève de la garde » : tout le monde étant mécontent de Bush et de sa bande, le grondement de l'opposition se faisait un tout petit peu trop fort, un tout petit peu trop puissant et trop bruyant pour leur confort - pensez : si tous ces gens qu'ils gouvernent se réveillaient pour de vrai et se retournaient contre eux, ils seraient dans de sérieux draps ; alors ils montent ce petit spectacle qu'on appelle une élection, ce changement de représentants et tutti quanti - tout cela simplement pour garder le peuple occupé à quelque chose, lui laisser de l'espoir, et l'illusion qu'il est en démocratie...

Scott

Toute cette histoire d'élections, du fait que Bush a été quelque peu mis sur la selette, et tout ça, c'est de la farce ! Parce que quand vous prenez le Military Commissions Act, quand il a été promulgué, avec d'autres choses du même genre, au cours du mois qui a précédé les élections, avec toutes ces informations qui ont été diffusées... il semble bien que malgré toute cette pression qui a été mise sur l'administration Bush - il semble bien qu'ils se tirent une nouvelle fois de ce guêpier ! Et non seulement cela, mais beaucoup de Démocrates ont apporté leur soutien à la torture... Ils ont fait ce qu'ils ont toujours fait : leur soutien à l'invasion et l'occupation de l'Irak, ils continuent de le donner ! Donc c'est... c'est...

Laura

C'est une plaisanterie. Nancy Pelosi se pointe, et déclare « Oui, oui, on va changer de politique sur l'Irak »... mais elle se garde bien de mettre le doigt sur le point qui préoccupe principalement le peuple américain, à savoir la corruption de son gouvernement. Quand les gens s'expriment dans les sondages d'opinion et font part de leur souci quant à la corruption au sein du gouvernement, ils ont certainement à l'esprit la conscience qu'ils ont eue que George Bush leur a menti au sujet des armes de destruction massive... ils ont à l'esprit les nombreux scandales qui ont éclaboussé divers républicains, et qui mettent en lumière que des criminels complètement dénués de conscience tiennent en mains les rênes de leur pays. C'est cela qui préoccupe les Américains : d'avoir des criminels à la tête de leur pays. Et Nancy Pelosi de dire « vous savez, je ne suis pas favorable à frapper Bush d'impeachment, ni à faire quoique ce soit... mais sans doute allons-nous mener une enquête... » Allons donc ! Quelle plaisanterie ! La seule chose que cette femme ait besoin de dire est : « OK c'est l'heure des comptes : mettons en route le processus de l'impeachment. Démarrons une enquête indépendante - et je veux dire vraiment indépendante - sur le 11 septembre... » Parce que c'est le 11 septembre, pardi, qui est à l'origine de la guerre en Irak ! Revenons à « ground zero » ! Enquêtons sur le 11 septembre. Frappons Bush d'impeachment. Faisons ce que désire le peuple américain, qui est de se débarrasser de la corruption de la cave au grenier. Et Pelosi qui fait son petit blabla : « Je vais être la présidente de la chambre... » Allons donc ! Elle est désormais la troisième personne du pays !

Scott

A propos du 11 septembre, j'ai trouvé particulièrement curieux que la veille des élections, les néo conservateurs sionistes - les « Ziocons » si on veut - se soient exprimés. Richard Perle, et une poignée d'autres de la même eau, ont fait le sujet d'un article dans Vanity Fair, dans lequel ils se « paient » Bush , et se montrent plutôt critiques à son égard. Gardons à l'esprit que ce sont les mêmes qui ont œuvré en coulisses en faveur de l'invasion de l'Irak et de l'Afghanistan, et ont tiré les ficelles...

Laura

Ils étaient ses supporters acharnés, et même les architectes de son œuvre... Maintenant ils le critiquent. Voyez-vous ça.

Scott

Ils s'expriment ainsi la veille des élections, et c'est publié. Et puis ils se rétractent et disent : « Au fond, Vanity Fair n'a pas été fair play : nous avons été cités hors de contexte ; et nous ne pensions pas que nos commentaires seraient publiés avant janvier, plusieurs mois après les élections... » (Laura rit) Que voilà une manœuvre rusée : ils savent que Bush est en difficulté... Vous savez, ces gens - la « cabale » sioniste - s'en fichent pas mal : Républicains, Démocrates, c'est tout pareil, pour autant que leurs buts soient atteints. Ils utilisent Bush, ils utiliseront Pelosi, comme ils utiliseront quiconque sera en mesure de les aider à atteindre leurs objectifs. Rien n'a changé.

Laura

Et je constate qu'ils ont mit Pelosi dans leur poche. Avant les élections, elle a été citée assurant qui voulait l'entendre que « la politique envers Israël ne changera pas d'un iota si les Démocrates accèdent au pouvoir » : ils ont été achetés en bonne monnaie... ou on les fait chanter.

Joe

Cela explique pourquoi nous disons qu'il n'y aura aucun changement, qui que ce soit qui arrive au pouvoir aux Etats-Unis...

Laura

Ils ne sont pas réellement au pouvoir, c'est ça l'affaire...

Joe

Oui. C'est le nœud...

Laura

... Ce sont juste des marionnettes !

Joe

Oui. Comme tu l'as mentionné, Nancy Pelosi apporte depuis longtemps son soutien au sionisme. Ca fait des années qu'on la voit intervenir dans des conférences de l'AIPAC[1] et répéter à l'envi que l'implication de l'Amérique en faveur de la sécurité de l'état d'Israël est inébranlable, et que cela ne changera pas. C'est un aspect des choses dont on ne parle pas. Laura a mentionné que même la guerre d'Irak, même la corruption aux Etats-Unis - bien sûr vous trouverez des gens pour dire « On va éliminer la corruption du sein du gouvernement, on va arrêter la guerre en Irak et retirer les troupes »... mais personne, dans le paysage politiques des Etats-Unis, n'a émis d'opinion qui s'écarte d'un plein et constant soutien à l'état d'Israël. Cela donne une idée précise de ce que nous appelions le réel pouvoir derrière la politique aux Etats-Unis.

Laura

Je vous présente le nouveau patron : c'est le même que l'ancien !

Joe

Ce matin, je comptais descendre, et me renseigner sur les résultats des élections pour voir ce qui s'était passé, mais avant que j'aie pu trouver quoique ce soit sur la façon dont les gens avaient voté et ce vers quoi nous allions, j'ai été confronté aux nouvelles de Palestine, de Gaza, plus spécifiquement du village de Beit Hanoun où, dans les premières heures de ce huit novembre, un mercredi, les militaires israéliens ont tiré plusieurs obus de chars sur ce village d'à peu près trente cinq milles personnes...

Laura

Trente cinq mille, ou trois mille cinq cents ?

Joe

Trente cinq mille...

Laura

OK...

Joe

... ont tiré plusieurs obus de char et ont touché plusieurs maisons, tuant vingt personnes alors qu'elles dormaient dans leurs lits, dont neuf étaient des enfants : tous des civils innocents - mais à nos yeux tout le monde en Palestine est « civil innocent » ; bien sûr, il y a des militants, mais d'une cause juste, contre un oppresseur... il s'agit donc ici d'un acte de meurtre de masse. Et ce n'est pas du tout une surprise que cela soit arrivé le jour même où les sites Web de News, et où les journaux allaient être envahis par les comptes-rendus des élections aux Etats-Unis. C'est un stratagème très cynique en vérité. La machine de propagande israélienne, les média israéliens, le gouvernement israélien ont clamé qu'il s'agissait d'un accident, mais il ne s'est trouvé aucun représentant officiel, ni parmi les militaires, ni au sein du gouvernement, qui se soit senti enclin à exprimer une quelconque forme de regret ou de remords pour avoir tué vingt enfants palestiniens innocents, littéralement réduits en miettes, leur sang répandu dans la rue... Donc, le fait est que c'est très lié, bien que cela n'ait pas vraiment été présenté - cela a été relégué à l'arrière plan par les élections - mais ce meurtre de vingt Palestiniens est très lié à ce dont nous parlions : aux élections aux Etats-Unis. Et les élections, comme nous le disions, sont aux mains des gens, du groupe qui contrôle le pouvoir aux Etats-Unis.

Laura

C'est une annonce, vous savez : les gens sont préoccupés des élections... et c'est le moment idéal pour Israël pour annoncer ce qu'ils vont faire, ce qu'ils vont continuer à faire, et ce qu'ils sont capables de faire. Bien sûr, cette excuse qu'il s'agissait d'une erreur... Allons donc, est-ce qu'ils ne l'ont pas utilisée souvent déjà lorsqu'ils bombardaient l'enfer sur le Liban ? Alors qu'il s'agit soit disant, comme ils l'affirment eux-mêmes souvent, du groupe humain le plus intelligent de la planète...

Joe

... Oui, dites-moi simplement comment tuer par inadvertance plus de mille quatre cent personnes en un mois ?...

Laura

... ils font tellement d'erreurs : c'est incroyable combien ils en font !

Joe

Non, ce n'est pas croyable. En fait, c'est parfaitement incroyable.

Laura

C'est ça. Et pourtant dans le même temps, nous avons cet autre événement survenu au Pakistan, où trente cinq personnes ont été tuées par un - j'ouvre les guillemets - « attentat suicide » - je ferme les guillemets. Et tout ça arrive le jour des élections, ce qui revient au fond à nous dire simplement : « c'est un jour comme les autres[2], les amis, il n'y a rien de changé : il n'y a pas de démocratie en Amérique, il n'y a pas de nouveau groupe au pouvoir, c'est simplement la même chose sous un nom différent. »

Il y a une question intéressante qui naît de tout cela, et qui est de savoir ce qui va se passer après. Parce qu'il existe un certain nombre de prédictions au sujet d'un nouvel événement du type du 11 septembre : de « fausses vraies » attaques terroristes sur les Etats-Unis... Il semble que le truc psychologique qui consiste à changer le gouvernement soit suffisant pour renvoyer la plupart des gens à leur sommeil, pour leur faire croire que le système fonctionne, et que ce qu'ils ont désormais à faire est d'attendre un peu pour voir ce que la nouvelle coordination démocrate au pouvoir va faire - prendre soin du cas Bush, nous extirper du marasme dans lequel nous sommes, redonner un peu d'argent aux pauvres et aux classe moyennes, diminuer les taxes pour les dépenses d'éducation, permettre à Medicare de réduire le coût des médicaments, remettre sur les rails la recherche sur les cellule souche... toutes ces choses sont littéralement du pain jeté dans l'arène, donner aux gens du « On va faire ceci, on va faire cela.... » - oublions que vous êtes mécontents de la corruption... Je pense donc que ce qui va se passer pendant un petit moment est que ça va calmer les gens, enlever de la pression et faire baisser la température : ça va chasser un peu de vapeur de la cocotte minute, pour leur donner un peu de temps. Parce qu'évidemment ils ne sont pas encore prêts à jouer leur va tout. Je ne crois pas une seule seconde que cela change quoique ce soit de manière significative aux Etats-Unis, parce que je ne vois pas les Démocrates se présenter devant le Congrès et dire « Bon alors les rigolos : vous avez passé cette loi sur les tribunaux militaires - on va la défaire ; vous avez passé cette loi illégale sur les écoutes - on va la défaire ; vous avez passé la loi du « Patriot Act » et avez virtuellement institué la loi martiale - même si elle ne s'appelle pas comme ça - et on va la défaire... » Ce sont les choses qui devraient être faites. Ce sont les choses qu'ils devraient mettre en priorité sur leur agenda : abolir la loi sur les tribunaux militaires, sur les écoutes, c'est à dire, au fond, abolir le « Patriot Act ». Ces choses devraient être faites - et, bien évidemment, la loi sur la torture - et être en tête des priorités de ces Démocrates - mais attendons de voir s'ils n'en font ne serait-ce qu'une seule. Et je suis prête à vous parier des cacahuètes qu'ils n'en toucheront à aucune - parce qu'ils servent les mêmes buts.

Joe

Evidemment, le problème pour abolir toutes ces lois, est qu'une majorité de Démocrates, dans la plupart des cas, ont en fait voté pour ces mesures, ces mesures draconiennes...

Laura

Et ils ont voté pour ces mesures alors que des millions de leurs sympathisants n'arrêtaient pas d'écrire, de téléphoner pour dire « Nous sommes contre cela ! ». Ce sont des choses auxquelles le peuple Américain s'oppose ! Et il n'est pas représenté par ses représentants, en aucune manière, au sein du Congrès des Etats-Unis.

Joe

Ce qu'on a vu au cours des six dernières années, c'est que Bush a utilisé, que son gouvernement a utilisé le 11 septembre et toute la « War on Terrorism » pour faire passer toutes ces mesures draconiennes qui sont au fond préparatoires, qui sont un pas en direction d'une sorte d'Etat ouvertement policier, où une dictature, où le gouvernement peut simplement faire tout ce qu'il veut. Il y a de nombreuses prévisions dans le sens d'une remise complète du contrôle à l'exécutif, dans le cas d'une nouvelle attaque terroriste. Tout est donc en place. La seule chose qui manque, c'est la nouvelle attaque terroriste, ou une autre guerre - car chacun sait que...

Laura

Il y a une chose qui m'apparaît, et qui a été tout de suite mentionnée dans certains des débats démocratiques dont on a parlé aux informations aujourd'hui, et c'est l'immigration clandestine. Ce qu'il y a de curieux au sujet de l'immigration clandestine, c'est qu'on en fasse un tel plat ! Je veux dire, il y a un tel nombre de groupes et de sites Web « patriotiques » qui rabâchent « L'immigration clandestine ! Quelle chose terrible : ils viennent nous voler nos jobs... » Allons donc ! Les immigrés clandestins ne prennent pas vos jobs : ils n'existent pas ! Le gouvernement accorde de tels rabais sur les taxes aux grandes firmes qu'elles installent leurs actifs à l'étranger. C'est meilleur marché, mieux, et elles gagnent plus d'argent si elles construisent leurs usines à Mexico, en Chine, en Thaïlande ou quelque part en Malaisie. C'est vraiment étrange que les Mexicains traversent la frontière des Etats-Unis quand les usines qui pourraient leur donner des jobs se trouvent précisément à Mexico, ou en Chine, peu importe... Donc s'ils font un tel problème de l'immigration clandestine, je ne pense pas que ce soit le problème qu'on nous dit que c'est : je pense que c'est une couverture pour quelque chose. Parce qu'ils ont tous ces intéressants petits camps de vacances, construits par Halliburton, pratiquement selon le même modèle que les camps de concentration de l'Allemagne Nazie. Qui peut dire qu'il ne s'agit pas de commencer à rassembler les gens, sous le prétexte de rassembler les immigrés clandestins ? Bien sûr, lorsque vous lisez l'histoire de la construction de ces camps, ils en parlent comme devant servir de logements aux immigrés clandestins. Donc ils commencent par rassembler ces immigrés clandestins, mais après il ne sera pas difficile de commencer à y jeter ennemis politiques, dissidents, terroristes arabes, ou que sais-je... combattants ennemis - tout ceux que vous voulez désigner comme méritant d'être mis dans des camps. Donc, je pense que c'est une tactique que les Démocrates vont suivre : ils vont commencer à promouvoir l'idée qu'ils s'en prennent à l'immigration clandestine, ce qui est une chose dont Bush ne s'est pas occupée, mais il n'y avait aucune raison pour ça : je veux dire, il fait une fixette sur les « combattants ennemis » et quiconque avec une couleur de peau autre que le « blanc anglo-saxon » ! Pourquoi permet-il que ça se poursuive, que cette distraction continue ? Voilà ce que je pense qu'il y aura : je pense que ce sera dissimulé, au départ. Et ils vont tester le public. Ils vont commencer par rassembler les immigrés clandestins, et à les placer en camps de concentration - ils les appellent « centres de détention », mais c'est la même chose. Et ils observeront la réaction du public à cela. Et ensuite, ils s'occuperont des « combattants ennemis », puis des soit-disant « terroristes de l'ombre » - et ces terroristes ne devront pas nécessairement êtres Arabes, il pourra s'agir de n'importe qui en désaccord avec l'administration, avec le gouvernement ou ses politiques. Et aussi longtemps que les gens laissent cela arriver d'abord avec les immigrés, qu'ils ont été câblés pour haïr, câblés pour penser qu'ils volent leur jobs leur nourriture, leurs femmes (oh mon Dieu !)... Tout le monde sera donc bien content de voir les immigrés parqués dans ces camps, et bien content de ce qu'on leur y fera faire : on les y fera travailler - ce sera de l'esclavage... Et ensuite, ce sera comme la grenouille dans la casserole d'eau...

Joe

... l'acclimatation des populations à l'emprisonnement de qui que ce soit qui...

Laura

... qui est différent...

Joe

... et tout d'abord vivant en Amérique. D'abord ceux qui s'y trouvent clandestinement - de telle manière que ceux qui y résident, qui y sont légalement, puissent se sentir en sécurité. Ensuite, ils peuvent être aisément poussés, s'il y a des réactions, des manifestations, et si un problème arrive, et que des arrestations sont faites lors des manifestations de masse... des citoyens américains pourraient être emprisonnés. Donc, comme tu le dis, cette affaire de l'immigration clandestine est fabriquée de toutes pièces. On dit aux gens, via les media, ce qu'ils devraient éprouver, ressentir. On leur dit où se situe leur problème. On leur dit qu'ils ont un problème avec l'immigration clandestine... Il n'y a pas de problème...

Laura

... Est-ce qu'on a jamais pu faire confiance aux media?...

Joe

...exactement. C'est la même chose avec le terrorisme : ces six dernières années, on a dit aux gens qu'ils devaient haïr et craindre les Arabes, les Musulmans, les « terroristes » entre guillemets... C'était un premier pas, avant le suivant, vers un état fasciste où, comme tu le dis, des citoyens américains seront emprisonnés, où des citoyens américains seront l'ennemi... Le pas suivant, ce sont les immigrés clandestins, après celui des terroristes - les « terroristes » sont, vous le savez, ceux d' « outre - mer », les terroristes arabes. Tout se passe en même temps : en même temps, on a toutes ces notions de terrorisme intérieur, d'immigrés clandestins, de centres de détention. Si vous ne pouvez pas voir où tout cela mène, c'est que vous êtes aveugle!

Laura

Oui. Et ils doivent tester, auprès de la population l'idée d'enfermer les gens dans des camps simplement sur la raison de qui ils sont - pas nécessairement parce que ce sont des criminels. Je veux dire : c'est une chose de placer des terroristes en détention, et c'en est une toute autre de commencer à ramasser les gens et à les mettre littéralement en camp d'emprisonnement simplement parce qu'ils font partie d'un groupe - y compris des enfants.... et combien il est facile d'habituer la population américaine à voir ces camps, avec tout le spectre des âges représenté dans leurs murs, tout cela parce qu'ils sont qui ils sont - pas parce qu'ils ont fait quelque chose de mal. C'est ce qu'ils ont fait en Allemagne avec les Juifs. Ils ont construit ces camps, et ensuite ils ont fait des Juifs des parias et des boucs émissaires, et ensuite ils ont commencé à les mettre en camps : des vieillards, des vielles femmes, des femmes enceintes, des bébés - tout le monde. Et la population allemande dans son ensemble s'est acclimatée à voir ce qui était fait à ce groupe de gens, qu'on voyait dépouillés de leur argent, de leur travail, à qui on causait des problèmes économiques, qu'on dérobait... et c'est exactement ce qui se passe avec les immigrés clandestins aux Etats-Unis. Et tout cela est fait là, sous nos yeux. Prenez-en conscience.

Scott

C'est le genre de montage parfait. Evidemment, l'administration Bush - tout le monde - sait que l'économie n'est pas exactement en grande forme. Et quand vous comparez ce qui est dit, y compris dans les principaux média, à propos de ce que les Américains ont à dire de l'économie en ce moment par rapport à un an auparavant, il est clair que la situation économique est devenue un souci majeur. Il est donc très facile de voir comment ils commencent à parler de cette histoire d'immigration , et puis l'économie commence à tituber un petit peu, et soudain... Il peut paraître étrange, à ce moment précis, que les gens... « Nous n'apporterons jamais notre soutien à la rafle d'immigrés clandestins pour les placer dans des camps... » Mais que se passe-t-il quand l'économie toute entière passe par la chasse d'eau, quand l'inflation augmente, avec une dette massive, ce serait... Beaucoup d'analystes prédisent qu'un crash qui affecterait les Etats-Unis maintenant affecterait l'économie à un niveau global, et ils en concluent plus ou moins que la situation aux Etats-Unis de nos jours conduirait à un crash pire que lors de la « grande dépression » . On a donc toute cette angoisse et cette colère, puis tout d'un coup la situation change : le blâme est porté sur les immigrés clandestins - et ça c'est au fond un test qui montre que l'après crash économique ne serait pas... Et probablement n'aura-t-on pas besoin d'un si gros crash que ça, parce que le décor est planté, et que même s'il ne s'agit pas d'un désastre grave, le décor est là avec l'immigration, l'hostilité entre les races. Ce serait un moyen très simple pour... Vous savez, vous distrayez les gens en plaçant les Démocrates aux affaires : « Ah, alors, les choses vont changer !... » Vous les distrayez juste le temps qu'il faut pour placer toutes vos cibles en ligne...

Laura

... et pour commencer ce petit processus...

Scott

... vous poussez le domino, et tout le reste commence à...

Laura

...tout le reste se met en place. En y pensant un peu, c'est vraiment triste que tant de gens ne réalisent pas ça, parce que le vrai problème de l'économie américaine est le fait que la législation permette aux entreprises américaines d'être des entreprises américaines, tout en n'étant pas sur le sol américain, et d' « out - sourcer » le travail. Par exemple, beaucoup de compagnies de téléphone, beaucoup d'agences, beaucoup de services à la clientèle « out - sourcent » leur force de travail en des endroits comme l'Inde et l'Indonésie, parce qu'elles y trouvent le travail à vraiment, vraiment bon marché. Elles devraient être forcées par la législation de garder ces jobs aux Etats-Unis, parce que les seuls jobs qui resteront aux Etats-Unis eux-mêmes seront ce qu'on appelle les industries de service, Mac Donald's, les infirmières, les infirmières assistantes, les médecins. La compétition pour ces jobs, en nombre minimum, est très forte entre les citoyens américains. Et puis vous avez ceux qui sont étiquetés « étrangers clandestins » qui arrivent et qui font le travail pour moins, parce que c'est toujours davantage que ce qu'il obtenaient des entreprises américaines dont les usines sont à Mexico, et qu'au moins, aux Etats-Unis, ils ont droit à un salaire minimum.

Joe

Et il y a aussi l'armée...

Laura

... Il y a aussi l'armée...

Joe

... En dernier recours.

Laura

Eh oui. Parce que « tirer l'économie avec des chars »[3] rend la carrière militaire très attirante. Tant de gens choisissent l'armée parce qu'il n'y a nulle part ailleurs où aller !

Joe

C'est une coïncidence extraordinaire que les Américains et les Israéliens planifient d'étendre leur « war on terror » pour laquelle ils vont avoir besoin de davantage de soldats. C'est étrange que cela arrive à peu près au même moment !

Laura

Oui. Au fond, ce que nous prédisons, c'est que cette question de l'immigration clandestine va être un rideau de fumée, et qu'il va s'agir d'un processus d'acclimatation. Cela aboutira ultimement à une assez vaste opération « camps de concentration » qui enfermeront non seulement des immigrés clandestins, mais probablement même aussi des SDF américains. Ils commenceront à les y placer. Vraiment, ce n'est pas un grand pas à faire des immigrés aux gens qui vivent dans la rue : l'économie les a maltraités, ils ne sont pas en mesure de garder leur famille sous un même toit... Et puis vous avez aussi une assez large proportion de gens qui seront expulsés des hôpitaux, parce qu'ils ne disposeront plus des services leur permettant de prendre leurs soins en charge. D'autres qui seront expulsés des hôpitaux psychiatriques, puisqu'il n'y aura plus personne pour prendre leurs soins en charge... J'ai d'ailleurs lu un article qui montre qu'à Los Angeles, il y a à peu près une semaine, un hôpital acceptait des patients, et les remettait à la rue. Il les chassait, et les mettait à la rue. La raison pour laquelle cela a attiré l'attention des média - ça n'a pas fait grand effet, cela s'est amorti plutôt vite - est que l'une des personnes qu'ils ont chassé de l'hôpital, libérée et déposée sur le trottoir se trouvait en fait avoir une adresse et une famille ; sa famille n'a jamais été contactée - elle a seulement été laissée sur le trottoir, dans la rue, ses maigres biens dans un petit balluchon, et on lui a dit « Sayonara ! ». C'est ce qui arrivera : ces personnes seront placées en camp de concentration, et ce ne sera pas long avant que tout le monde soit sujet à être cafeté par son voisin. C'était évidemment un des points principaux du soit disant « réseau total » des SS de l'Allemagne Nazie ; ce n'était pas tant qu'il était vaste, ou particulièrement compétent, c'était parce qu'ils avaient un « programme » dans lequel les voisins dénonçaient les voisins. Cela a été démontré. Il y a eu un documentaire télévisé à ce sujet, où ils ont montré, à partir de documents SS, que la majorité des renseignements collectés par les SS ne l'a pas été par des agents, mais par des gens qui dénonçaient leurs voisins, des gens de leur rue. Qui écrivaient des lettres du genre « Les untel agissent bizarrement, ils rentrent tard le soir, ils fréquentent untel et untel... » en conséquence de quoi ces personnes étaient arrêtées, interrogées, envoyées dans un camp... Cela va arriver !

Joe

C'est arrivé. Ce que je veux dire, c'est que c'est arrivé parce qu'une atmosphère de peur et de suspicion a été répandue... Prenez, sous le « Patriot Act », le « livre des citoyens[4] ». Ce programme que tu décris à propos de l'Allemagne nazie a été promu par le gouvernement !

Laura

Des enfants qui dénoncent leurs parents...

Joe

Oui. Les civils sont encouragés à rester vigilants, « parce qu'on ne sait jamais » en ce qui concerne les terroristes arabes, ou les immigrés clandestins, et si vous rendez compte de ces choses, vous ferez acte de civisme. Et l'ironie de tout cela est que, comme tu l'as dit, c'est ce qui s'est passé dans l'Allemagne nazie : les Nazis répétaient aux populations que les Juifs, ainsi que d'autres minorités, prenaient leurs jobs, et constituaient une menace pour la société allemande. C'est exactement ce que nous avons en ce moment en Amérique. Que les gens regardent et se penchent sur ce qui s'est passé en Allemagne pendant la deuxième guerre mondiale : comment cela a-t-il pu arriver ? Comment les gens ont-ils pu être si aveugles ?

Laura

Ou bien vous pouvez regarder autour de vous et voir comment c'est arrivé...

Joe

...Exactement !....

Laura

... car cela se passe en ce moment même !

Joe

C'est ce qui est étonnant. Les gens pensent que les Allemands d'alors devaient être sous médicament, ou quelque chose comme ça, pour ne pas voir...

Laura

...hypnotisés...

Joe

...Oui ! C'était si évident ! Et pourtant ils n'ont pas été en mesure de le voir. Comment cela a-t-il pu arriver ? Comment ont-ils pu ne pas le savoir ? Ce dessein de commettre ces atrocités... et de faire en Allemagne ce que les Nazis ont fait : Comment ont-ils pu ne pas voir cela arriver ? Ils ne l'ont pas vu une seule seconde et pour les mêmes raisons que les Américains ne le voient pas aujourd'hui. Et quelles sont ces raisons ?

Laura

...La peur...

Joe

... Eh bien, c'est l'éternelle question. Pourquoi les gens ne s'arrêtent-ils pas un instant pour penser, et porter sur les choses un regard critique ? Pourquoi ne font-ils pas ce saut jusqu'à l'idée que les personnes même qui ont été élues pour nous représenter, ces personnes qui sont au pouvoir, qui nous régissent et qui sont soit disant nos bienfaiteurs et nos protecteurs, sont en fait dans le jeu pour leur propre compte - que beaucoup d'entre eux sont en fait mauvais, corrompus par le pouvoir ou nés tels - psychopathes - et ils n'en ont cure ! Ils ne pourraient se ficher davantage des populations. Ils en sont si éloignés qu'ils les voient comme du bétail dont user et abuser. Et ils les voient ainsi, parce que c'est la façon dont le système a fonctionné depuis toujours. Vous ne pouvez, sous un certain angle, blâmer ces personnes, ces politiciens au pouvoir, cette élite - ou soit disant « élite » - de voir les gens sous cet angle, parce qu'il est vrai que les gens se conduisent de cette façon : ils se soumettent ; ils ne posent pas de question. Quand ces personnes mentent, les gens gobent. Leur jugement, leur regard sur les gens ordinaires - ceux que Kissinger appelait « les bouches inutiles » - est, dans une certaine mesure, sous un certain point de vue, un « profil » fidèle du citoyen moyen. Vous devez vous poser la question, et décider pour vous-même, de savoir si vous désirez être peint de cette manière, et être traité comme une « bouche inutile ».

Laura

Le fait est que, en terme de background, ces « bouches inutiles » - comme Kissinger les appelait - la masse des populations en Amérique, et ailleurs dans le monde, eh bien ils en ont peur ! C'est pourquoi ils ont eu recours à cet artifice de scène appelé une élection, et qu'ils se sont assurés qu'on vote « démocrate » - ou pour des personnes étiquetées ainsi. Et bien sûr on remarque que certains républicains également gardent leurs sièges, à défaut de démocrates qu'ils puissent contrôler à leur opposer. Et maintenant nous avons un soit disant « changement de mer », qui n'a en fait rien du tout d'un « changement de mer ». C'est tout simplement « business as usual[5] » ; « Je vous présente le patron : c'est le même que l'ancien, juste sous un nom différent ! ».

Scott

Ceci clora notre entretien Signs-of-the-Times de cette semaine... Si vous souhaitez obtenir davantage d'informations à propos de ce dont nous avons débattu ce soir, vous pouvez visiter la page Web de Signs à http://www.signs-of-the-times.org/. Vous pouvez aussi écrire sur notre forum, dont le lien est sur la page d'accueil. Nous aimerions également, avant de nous quitter, dire merci à tous ceux qui ont effectué un don ou se sont inscrits à notre service de souscription mensuelle. Nous avions un objectif ; aujourd'hui, nous avons fait quarante pour cent du chemin. De toute évidence...

Laura

Ce n'est pas assez, mais c'est déjà ça !

Scott

Ce n'est pas assez, mais c'est assez pour nous permettre de continuer aujourd'hui.. Et il est vrai que nous en mesurons la valeur, étant donnée la situation économique dans le monde aujourd'hui.. Nous savons que cela a du, d'une certaine manière, faire mal financièrement. C'est pourquoi nous l'apprécions tant, comme nous apprécions ceux qui ont acheté nos livres, et nos livres électroniques - parce que les ventes, après que nous ayons lancé notre petit appel de fonds, ont assez bien décollé. Merci beaucoup à tous ! Merci encore d'être avec nous. On se retrouve la semaine prochaine !

[1] American Israel Public Affairs Committee

[2] Business as usual (NdT)

[3] « driving the economy into tank mode »

[4] « citizen's book »

[5] Le train-train, la routine, quoi... (NdT)

Mis à jour de ( samedi, 13 octobre 2007 14:07 )
 
 

Pause pensée

[G.] - Je vous demande de comprendre ce que je dis. Regardez ! tous ces gens que vous voyez -- il désignait la rue -- sont simplement des machines, rien de plus.

Pilule Rouge

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